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samedi 31 janvier 2026

Le Kuzari ... Une belle histoire du Judaïsme ... JBCH N° 2601 - 840

Le Kuzari à été écrit en arabe, en Espagne par Yehuda Halevy c'est une correspondance et la découverte d’un pays près de la Mer Noire dont le souverain a choisi entre les 3 religions monothéistes … 

Ce livre raconte l’histoire de la Conversion des Khazars : Une Quête Spirituelle qui a peut-être Changé l'Histoire






Imaginez un royaume lointain, niché au bord de la mer Noire, où un roi païen, las des idoles et des superstitions, décide de plonger dans les abysses des grandes religions monothéistes. C'est l'histoire captivante du Kuzari, un ouvrage philosophique du XIIe siècle, rédigé en arabe par le poète et penseur juif Yehuda Halevi en Espagne musulmane. 






Ce livre, présenté sous forme de dialogue fictif inspiré d'événements réels, raconte comment un souverain khazar, confronté à un rêve divin, choisit le judaïsme après un débat acharné avec des représentants du christianisme, de l'islam et même de la philosophie païenne. Une victoire triomphante pour le judaïsme, mais aussi une réflexion intemporelle sur la foi, la raison et la révélation. Plongeons dans cette saga comme si elle se déroulait sous nos yeux, à la manière d'un reportage exclusif.





Tout commence au VIIIe ou IXe siècle, dans les steppes eurasiennes, au cœur de l'empire khazar. Ce peuple nomade, originaire des régions turques, s'est établi entre la mer Caspienne et la mer Noire, contrôlant un vaste territoire qui s'étend de la Volga au Caucase. Les Khazars, connus pour leur tolérance religieuse et leur rôle de tampon entre l'Empire byzantin chrétien et le califat islamique, pratiquent initialement un chamanisme teinté de paganisme. Mais leur roi, Bulan – ou selon certaines sources, un souverain anonyme – est tourmenté par des visions nocturnes. Dans un rêve récurrent, un ange lui apparaît et lui intime : "Tes intentions sont pures, mais tes actes ne le sont pas." Intrigué et inquiet, le roi décide d'enquêter sur les voies spirituelles qui pourraient guider son peuple vers une vérité plus élevée.






Selon la légende rapportée dans le Kuzari, le roi khazar invite d'abord un philosophe païen à sa cour. Ce dernier, un érudit imprégné des idées aristotéliciennes, argue que la raison seule suffit à comprendre l'univers. "Les dieux ne sont que des métaphores," affirme-t-il, "et la vertu naît de la logique, non de la révélation." Mais le roi reste insatisfait : la philosophie explique le "comment" du monde, pas le "pourquoi" divin. Déçu, il se tourne vers un prêtre chrétien, envoyé peut-être par l'empereur byzantin Constantin. Le chrétien expose la doctrine de la Trinité, les miracles de Jésus et la rédemption par la croix. "Dieu s'est incarné pour sauver l'humanité," plaide-t-il avec ferveur. Pourtant, le roi pointe du doigt les contradictions internes et les persécutions historiques des chrétiens contre les juifs, source de leur propre foi.





C'est alors que l'islam entre en scène. Un savant musulman, dépêché depuis Bagdad ou Cordoue, vante les mérites du Coran, la simplicité du tawhid (l'unicité de Dieu) et les conquêtes fulgurantes des premiers califes. "Mahomet est le sceau des prophètes," déclare-t-il, "et l'islam apporte la paix par la soumission à Allah." Le roi est impressionné par la discipline et l'unité de cette religion, mais il relève un détail troublant : tant le christianisme que l'islam se fondent sur la Torah juive, qu'ils reconnaissent comme parole divine, tout en prétendant la surpasser. "Pourquoi ne pas interroger directement les juifs ?" se demande-t-il. Dans le récit de Halevi, le roi avait initialement écarté le judaïsme, le considérant comme une foi "humiliée" par l'exil et les persécutions. Mais le rêve angélique persiste, le poussant à convoquer un rabbin.


Le débat culmine avec l'arrivée du sage juif. Contrairement aux autres, il ne commence pas par des arguments rationnels ou des miracles spectaculaires. "Le judaïsme n'est pas une invention humaine," explique-t-il calmement, "mais une révélation directe de Dieu au mont Sinaï, devant 600 000 témoins." Il décrit la sortie d'Égypte, les commandements mosaïques et l'histoire ininterrompue du peuple juif comme preuves irréfutables. 


Le roi est conquis : le judaïsme n'exige pas de foi aveugle en un messie ou un prophète unique, mais repose sur une expérience collective et historique. "Vos religions dérivent de la nôtre," lance le rabbin aux autres débatteurs, "et pourtant, vous nous persécutez." Face à cette logique implacable, le roi khazar se convertit, entraînant avec lui une partie de sa noblesse et de son peuple. Le judaïsme devient la religion d'État des Khazars vers 740-860, un événement confirmé par des sources historiques comme les lettres du roi Joseph des Khazars au vizir cordouan Hasdaï ibn Shaprut au Xe siècle.






Cette conversion n'est pas qu'une anecdote exotique ; elle a des répercussions géopolitiques majeures. Les Khazars juifs servent de bouclier contre les invasions musulmanes vers l'Europe de l'Est, favorisant le commerce et la tolérance dans une région volatile. Des missionnaires juifs affluent, et des communautés s'établissent, influençant peut-être les origines des Juifs ashkénazes. Pourtant, l'empire khazar s'effondre au Xe siècle sous les coups des Rus' et des Pechenègues, et leur héritage judaïque se dilue dans les brumes de l'histoire.
Yehuda Halevi, né vers 1075 à Tudèle en Espagne, écrit le Kuzari en 1140 pour défendre le judaïsme face aux assauts philosophiques et religieux de son époque. Exilé spirituel dans une Espagne sous domination musulmane, où les juifs oscillent entre prospérité intellectuelle et pogroms, Halevi utilise cette histoire khazare comme allégorie. "Le judaïsme triomphe non par la force, mais par la vérité révélée," argue-t-il à travers ses dialogues. Le livre, traduit en hébreu sous le titre Sefer ha-Kuzari, devient un pilier de la pensée juive, influençant des figures comme Maimonide ou les kabbalistes.





Aujourd'hui, en 2026, alors que les tensions religieuses persistent au Moyen-Orient et ailleurs, le Kuzari nous rappelle que la quête de vérité peut transcender les frontières. Des archéologues fouillent encore les rives de la mer Noire à la recherche de traces khazares, et des débats similaires agitent les forums en ligne. Le roi Bulan, ce visionnaire des steppes, nous enseigne que choisir une foi n'est pas une affaire de mode, mais une révolution intérieure. Une histoire qui, huit siècles plus tard, continue de fasciner et d'inspirer.


Revenons sur les coulisses de cette conversion khazare, qui mélange faits historiques et embellissements littéraires. Des documents comme la "Correspondance khazare" – une série de lettres échangées au Xe siècle entre le roi Joseph et Hasdaï ibn Shaprut – confirment l'existence d'un royaume juif khazar. Hasdaï, un diplomate juif à la cour du calife de Cordoue, écrit au roi Joseph pour en savoir plus sur ce "pays juif indépendant". 

La réponse du roi décrit comment son ancêtre Bulan, après un rêve, consulta des sages et opta pour le judaïsme, convertissant des milliers. "Nous avons abandonné les idoles pour le Dieu d'Abraham," affirme-t-il, détaillant un rituel de circoncision massive et la construction de synagogues.





Mais les historiens débattent : était-ce une conversion massive ou limitée à l'élite ? Des sources arabes comme Ibn Fadlan, un voyageur du Xe siècle, mentionnent des Khazars musulmans, chrétiens et païens coexistant, suggérant une tolérance plutôt qu'un monolithisme juif. Néanmoins, des artefacts comme des pièces de monnaie khazares portant des étoiles de David ou des inscriptions hébraïques appuient la thèse d'une influence judaïque significative.




Yehuda Halevi, lui, transforme cette réalité en un manifeste philosophique. Écrit en arabe judéo-arabe (avec des caractères hébraïques), le Kuzari critique la raison pure des philosophes comme Averroès, et élève la révélation sinaïtique au-dessus des spéculations. "Le judaïsme est une religion de l'histoire, pas de la métaphysique," insiste Halevi, anticipant des penseurs modernes comme Kierkegaard. Son ouvrage, divisé en cinq essais, explore des thèmes comme la prophétie, la terre d'Israël et la supériorité spirituelle des juifs – idées qui résonnent dans le sionisme contemporain.


Halevi lui-même finit sa vie en pèlerinage vers Jérusalem, mourant en route vers 1141, peut-être assassiné. Son Kuzari inspire des générations, de la Renaissance à l'ère numérique, où des théories conspirationnistes (comme les "Khazars comme ancêtres des Ashkénazes") déforment son message pour des agendas antisémites.


Cette "découverte" d'un pays juif près de la mer Noire n'est pas qu'une victoire du judaïsme sur ses rivaux ; c'est un appel à l'authenticité spirituelle. Dans un monde fracturé par les fondamentalismes, le Kuzari nous invite à débattre, comme ce roi khazar, avec ouverture et humilité. Une leçon intemporelle, rapportée des steppes oubliées.







Boualem Sansal à l'Académie française .... JBCH N° 2601 - 839

Boualem Sansal à l’Académie française :

Une gifle symbolique au pouvoir algérien



L’élection de Boualem Sansal à l’Académie française n’est pas un simple événement littéraire. C’est un acte hautement politique, un geste symbolique d’une rare violence morale à l’égard du régime algérien.


 

À 80 ans, gravement malade, emprisonné pour ses idées, l’écrivain franco-algérien est aujourd’hui consacré par l’une des institutions culturelles les plus prestigieuses du monde francophone. L’image est saisissante : pendant que la France académique honore l’homme de lettres, l’Algérie officielle enferme l’homme libre.




 

Sansal n’a jamais été un opposant de circonstance. Il est de ceux qui ont méthodiquement, patiemment, révélé les mensonges fondateurs du régime algérien : la confiscation de l’histoire, l’instrumentalisation de la mémoire coloniale, l’écrasement des libertés au nom d’un nationalisme figé, et la négation obstinée de la question kabyle. Son œuvre, lucide et implacable, a fait ce que redoutent toutes les dictatures : elle a nommé les choses.


 

Le pouvoir algérien a répondu comme il sait le faire : par la prison. Un an de détention infligé à un vieil homme atteint d’un cancer. Une vengeance froide, bureaucratique, destinée à terroriser les intellectuels, à rappeler aux Algériens — et plus encore aux Kabyles — que la vérité reste un crime d’État. Mais cette fois, la manœuvre se retourne contre ses auteurs. L’Académie française transforme la cellule en tribune, et la sanction en consécration.




 

À Paris, l’embarras est palpable. Emmanuel Macron, déjà fragilisé par une relation franco-algérienne minée par les malentendus, se retrouve face à une contradiction cruelle : comment dialoguer avec un régime qui emprisonne un académicien français ? Le malaise est d’autant plus fort que le président a récemment assumé un choix géopolitique majeur en reconnaissant la souveraineté marocaine sur les territoires du Sud. Une décision courageuse, lourde de conséquences, qui a mis fin aux illusions algériennes d’une ouverture stratégique sur l’Atlantique par le Sahara occidental.




 

Car derrière la rhétorique idéologique, il y avait un projet : briser l’isolement géographique de l’Algérie, contourner le Maroc, accéder à l’océan. Ce projet a échoué. Et l’élection de Sansal intervient comme un coup de poing supplémentaire, rappelant que la diplomatie de la rancœur et de la répression mène à l’isolement moral et politique.


L’honneur fait à Boualem Sansal dépasse sa personne. Il s’adresse à tous les Algériens bâillonnés, à tous les Kabyles niés, à tous ceux que la peur empêche de parler. Il dit une chose simple : la littérature survit aux prisons, la vérité traverse les frontières, et les dictatures finissent toujours par être jugées — sinon par leurs peuples, du moins par l’Histoire.


Ce jour-là, ce n’est pas seulement un écrivain qui entre sous la Coupole. C’est un régime qui en sort un peu plus nu.







vendredi 30 janvier 2026

Talmud, la numérotation des pages ... qui l'a mise en place. JBCH 2601 - 838

Vers l’an 1400, la numérotation des pages — appelée foliotage — commence à se généraliser avec l’essor de l’imprimerie européenne. Ce ne sont pas encore des numéros de pages au sens moderne, mais des repères (recto/verso) destinés à faciliter la lecture et la référence. 


Cette innovation se développe surtout au XVe siècle, après Gutenberg, dans les grands ateliers italiens, allemands et vénitiens. Elle prépare le terrain à une révolution majeure dans le monde du livre… et du Talmud.




Daniel Bomberg, l’homme qui a révolutionné le Talmud


Au début du XVIᵉ siècle, un chrétien flamand installé à Venise va transformer à jamais l’étude juive : Daniel Bomberg.


Né à Anvers vers 1483, Bomberg n’est ni rabbin ni érudit juif. C’est un imprimeur ambitieux, fasciné par la culture hébraïque. À une époque où les livres juifs sont rares, coûteux et souvent censurés, il décide de se lancer dans un projet inédit : imprimer le Talmud dans une édition complète, standardisée et accessible.




Entre 1519 et 1523, dans son atelier vénitien, Bomberg publie la première édition intégrale du Talmud de Babylone. Il s’entoure des plus grands savants juifs de son temps, notamment Rabbi Yaakov ben Hayim, pour garantir la fiabilité des textes.


Mais sa véritable révolution est ailleurs. : Bomberg met en place une mise en page nouvelle, qui deviendra définitive : Au centre : le texte de la Michna et de la Guemara, Autour : les commentaires de Rachi et Tosafot En marge : d’autres gloses




Surtout, il introduit une numérotation systématique des feuillets (folios), identique dans toutes ses éditions. Chaque page est désormais repérable de façon universelle. C’est cette numérotation — encore utilisée aujourd’hui — qui permet à un étudiant à Paris, Jérusalem ou New York de se référer à la même page du Talmud. Par exemple : « Berakhot 2a » signifie exactement la même chose partout dans le monde.


Avant Bomberg, chaque manuscrit était différent. Après lui, le Talmud devient un livre mondialement unifié. Son œuvre dépasse le simple cadre technique. En donnant au Talmud une forme stable, Bomberg contribue à préserver le judaïsme à une époque de persécutions, de censure et d’expulsions. Ironie de l’histoire : ce non-juif joua un rôle décisif dans la survie intellectuelle du peuple juif.




Certes, ses éditions furent parfois brûlées par l’Inquisition. Mais son modèle résista. Tous les Talmuds imprimés depuis cinq siècles reprennent sa structure.


Aujourd’hui encore, chaque page étudiée dans les yeshivot du monde entier porte l’empreinte invisible de Daniel Bomberg. Sans le savoir, cet imprimeur chrétien de la Renaissance a offert au judaïsme l’un de ses outils les plus durables : un Talmud lisible, transmissible, universel. Une révolution silencieuse, née dans une imprimerie de Venise — et toujours vivante.




Conflits entre les EAU et l'Arabie Saoudite JBCH N° 2601 - 837



Arabie saoudite – Émirats arabes unis : 

les racines d’un nouvel antagonisme



Je pensais qu'ils étaient unis ... les arabes du golfe en fait se déchirent face à l'Iran ... Longtemps présentés comme les piliers d’un même front sunnite, alliés face à l’Iran et partenaires clés des États-Unis dans le Golfe, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis voient aujourd’hui leurs relations se tendre. 


Derrière l’image d’une coopération toujours affichée, un antagonisme stratégique discret mais réel s’installe, nourri par des divergences économiques, géopolitiques et de leadership régional.





La première fracture est économique. Riyad ne cache plus son ambition de devenir le principal hub financier et logistique du Moyen-Orient, un rôle longtemps occupé par Dubaï. En imposant aux multinationales d’installer leur siège régional en Arabie saoudite pour accéder aux marchés publics du royaume, Mohammed ben Salmane a directement défié le modèle émirati. Pour Abou Dhabi, cette politique constitue une remise en cause frontale de son avantage compétitif bâti sur l’ouverture, la stabilité réglementaire et l’attractivité fiscale.




Les désaccords s’étendent aussi au terrain énergétique. Au sein de l’OPEP+, les Émirats ont exprimé à plusieurs reprises leur frustration face aux quotas de production, jugés trop contraignants pour leurs capacités réelles. Là où Riyad privilégie la stabilité des prix et la discipline collective, Abou Dhabi défend une approche plus flexible, révélatrice d’intérêts nationaux de plus en plus divergents.





Sur le plan géopolitique, la guerre au Yémen a cristallisé les tensions. Si les deux pays sont intervenus ensemble contre les Houthis, leurs objectifs n’ont jamais totalement coïncidé. Les Émirats ont progressivement réduit leur engagement direct, privilégiant des alliés locaux dans le sud du pays et des intérêts portuaires stratégiques, tandis que l’Arabie saoudite s’enlise dans un conflit devenu coûteux politiquement et militairement.





La divergence est également idéologique et diplomatique. Les Émirats poursuivent une stratégie pragmatique de diversification de leurs alliances, assumant des relations ouvertes avec Israël, la Russie ou la Chine, et affichant une tolérance calculée vis-à-vis de certains régimes autoritaires laïcs. L’Arabie saoudite, tout en évoluant, reste plus prudente et soucieuse de préserver son rôle de leader du monde sunnite et islamique.


Enfin, cette rivalité reflète une compétition personnelle et générationnelle entre Mohammed ben Salmane et Mohammed ben Zayed. Tous deux incarnent des États modernisateurs, centralisés et ambitieux, mais leurs visions du futur du Golfe ne sont plus parfaitement alignées. Là où Abou Dhabi mise sur la discrétion et l’influence indirecte, Riyad affiche désormais une puissance assumée, parfois brutale, qui redessine les équilibres régionaux.




Cet antagonisme ne signifie pas une rupture. Les deux pays restent liés par des intérêts sécuritaires majeurs et une interdépendance régionale forte. Mais l’époque de l’alignement automatique semble révolue. À mesure que le Golfe entre dans une ère post-pétrole et multipolaire, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis apparaissent moins comme des alliés naturels que comme des concurrents stratégiques, contraints de coopérer tout en se disputant le leadership régional.






La vengeance d'Ackman ... JBCH N° 2601 - 836

Depuis vingt ans, les Frères musulmans par l'entremise du Qatar financent les Université de notre monde occidental.(Choix des ouvrages dans les bibliothèques, Choix des professeurs, des sujets de thèses, des bourses accordées)  Ils ont compris que se trouvait là la matrice des dirigeants de demain ... Vingt ans ... deux générations et le 7 Octobre 2023 a fait éclore ce que ces influenceurs avaient semé ... On l'a vu. Tout était préparé et millimétré, de Los Angelès à Paris, de UCLA à la Sorbonne .




Bill Ackman, le milliardaire qui veut tenir les activistes éloignés du pouvoir économique
Depuis les attaques du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 et la vague de manifestations pro-palestiniennes qui a secoué les campus américains, le financier Bill Ackman s’est imposé comme l’une des figures les plus intransigeantes du monde des affaires face à ce qu’il décrit comme une « dérive antisémite » dans les milieux universitaires et militants. 




Fondateur du fonds Pershing Square Capital Management, ce milliardaire new-yorkais, connu pour ses prises de position publiques et son franc-parler, a déclaré vouloir « protéger les valeurs fondamentales » des entreprises américaines contre ceux qu’il considère comme des vecteurs de haine.


Ackman a d’abord ciblé les universités d’élite en particulier Harvard pour leur supposée passivité face aux slogans hostiles aux étudiants juifs. Sur les réseaux sociaux, il a diffusé des images de rassemblements, appelé à la démission de responsables universitaires et exigé la publication des noms des étudiants à l’origine d’une lettre accusant Israël d’« apartheid » ou de « génocide ». 




Son message était clair : les grandes entreprises doivent savoir qui elles embauchent. Dans son esprit, rendre publics ces noms permettrait aux employeurs de faire un choix éthique — refuser de recruter ceux qui, selon lui, ont légitimé ou minimisé la violence antisémite.





Rapidement, Ackman a étendu ce combat à la sphère économique. Il a ouvertement appelé les dirigeants d’entreprises américaines à adopter une ligne de fermeté et à ne plus tolérer dans leurs rangs les activistes dont les propos ou actions ont pu alimenter la haine anti-juive. Certains de ses soutiens, dans le secteur financier et technologique, ont relayé cette idée d’une « liste noire » officieuse des militants jugés extrémistes. 


Ce mouvement vise à exercer une pression sociale et professionnelle sur les étudiants et cadres militants des causes anti-israéliennes, en les excluant des postes d’influence dans les firmes américaines.




Si ses prises de position ont été saluées par nombre d’organisations juives et de donateurs pro-Israël, elles ont aussi suscité des critiques véhémentes. Ses détracteurs y voient une atteinte à la liberté d’expression et une chasse aux sorcières politique. Ackman assume, au contraire, mener une bataille morale : celle de la responsabilité individuelle dans un contexte où, affirme-t-il, « l’antisémitisme s’est dissimulé derrière le langage des droits de l’homme ».



Devenu en l’espace de quelques mois un porte-voix de la cause pro-Israël au sein du capitalisme américain, Bill Ackman incarne désormais une volonté d’utiliser le pouvoir économique pour sanctionner les dérives idéologiques et replacer, selon lui, l’éthique au cœur de la sphère professionnelle.







jeudi 29 janvier 2026

Macron accepte de mettre le CGRI sur liste noire JBCH N° 2601 - 835

France Finally Backs IRGC Terror Listing


Après des années d’hésitation, la France a annoncé qu’elle soutiendra désormais l’inscription du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne une mesure exigée depuis longtemps par ses alliés mais systématiquement différée par Paris, qui craignait de froisser Téhéran.


Ce revirement intervient après la répression sanglante des manifestations en Iran, qui a fait des milliers de morts, soulignant que les grandes puissances européennes n’ont agi qu’après une effusion de sang prolongée.



Avec la France désormais alignée, les ministres des Affaires étrangères de l’UE devraient approuver cette désignation et de nouvelles sanctions, reconnaissant enfin le rôle central du CGRI dans la répression intérieure et le terrorisme international.




Ce changement brutal, annoncé le 28 janvier 2026 par l’Élysée et le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, marque une rupture nette avec la ligne traditionnelle du Quai d’Orsay. Depuis des années, la diplomatie française privilégiait une approche déséquilibrée privilégiant le dialogue avec Téhéran pour préserver le JCPOA (accord nucléaire)




Cette politique « réaliste » et souvent qualifiée de vieillotte et à la limite antisémite était critiquée pour son excessive prudence et son penchant gaulliste pro-arabe : elle a progressivement érodé l’aura morale et l’influence de la France au Moyen-Orient et aussi en Afrique, continent finalement perdu, et au-delà, faisant apparaître Paris comme hésitant, voire complaisant face aux violations massives des droits de l’homme et au rôle déstabilisateur de l’Iran et de la Turquie dans la région (Syrie, Liban, Yémen, soutien à la Russie en Ukraine).




Comment Macron a-t-il contré le Quai d’Orsay ? Le président a imposé cette décision de manière directe et présidentielle. L’Élysée a communiqué en premier, suivi immédiatement par le ministre Barrot sur X, signalant clairement que l’arbitrage venait du sommet de l’État. Face à l’ampleur de la répression récente (près de 50 000 morts et 300 000 blessés selon des sources, bien informées. Assassiner des milliers de de manifestants pacifiques, pour la plupart des 15 / 25 ans, dans un mouvement déclenché fin décembre 2025 , Emmanuel Macron a jugé que l’inaction n’était plus tenable.





Le courage des protestataires et l’« insupportable répression » ont été invoqués explicitement. Ce choix permet aussi à la France de se réaligner avec ses partenaires (Italie, Allemagne, États-Unis déjà engagés) et de répondre à une pression internationale croissante, tout en évitant d’être isolée dans l’UE.





Emmanuel Macron, souvent décrit comme changeant. Après avoir longtemps défendu la nécessité d’un « dialogue critique » avec l’Iran, il opère un tournant ferme, comparable à d’autres revirements (Libye 2011, Syrie, ou plus récemment sur certains dossiers africains).


Cette flexibilité est à la fois sa force: permettre des ajustements rapides face à une réalité brutale et sa faiblesse, car elle nourrit l’image d’un président imprévisible et opportuniste.




Aujourd’hui, avec ce revirement inattendu, la France essaye de retrouver une partie de sa crédibilité sur les questions de droits de l’homme et de lutte contre le terrorisme. L’UE devrait donner un feu vert politique très prochainement (probablement ce 29 ou 30 janvier).

N'a t il pas twitté hier en hébreux sa compassion quant à la délivrance du corps du dernier otage ... revirement ... va t il se réconcilier avec Nathanyaou ?


Reste à voir si ce geste symbolique (gel d’avoirs, interdiction de territoire, interdiction de financement) s’accompagnera de mesures plus concrètes, et si Téhéran répondra par une escalade diplomatique ou des représailles.




Pour le Président Macron, ce choix marque une évolution : la realpolitik cède parfois le pas à une diplomatie plus attentive quand les images de répression deviennent insoutenables.


Ce tournant redonne à Paris une voix un peu plus audible au sein de l’Union et sur la scène internationale, mais il souligne aussi les limites d’une politique étrangère trop longtemps marquée par la doxa négative imposée par de Gaulle il y a 50 ans.




La Chute du dollar ....... JBCH N° 2601 - 834


Chute du dollar face à l’euro : qui gagne, qui perd ?






La dépréciation rapide du dollar dessine un paysage en deux dimensions pour l’économie mondiale, avec à la fois des opportunités et des risques. Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, le billet vert a perdu plus de 15 % face à l’euro, sous l’effet de tensions diplomatiques, de pressions sur la Réserve fédérale et de revirements de politique économique. 


L’imprévisibilité politique est indéniablement négative pour le dollar, note Joshua Mahony, analyste chez Scope Markets.François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, confirme : cette faiblesse traduit une  moindre confiance face à l’imprévisibilité de la politique économique américaine 




Pour moi c'est encore un coup de Trump ... Les voitures européennes, chinoises, coréennes seront plus cheres, les airbus prennent un coup de + 15%, et cela s'ajoute aux taxes déjà exercées sur tous les pays par ce président, qui je le pense sur-estime sa puissance, car la bulle se dégonflera face aux aléas des marchés.


En fait, pour les Européens, cette situation est un double tranchant. L’appréciation de l’euro améliore le pouvoir d’achat des consommateurs, rendant les produits importés moins chers et limitant la pression inflationniste. « C’est un des éléments qui guidera notre politique monétaire et nos décisions sur les taux d’intérêt », explique Villeroy de Galhau. 





Les particuliers et les voyageurs profitent ainsi d’une monnaie plus forte face au dollar, avec des achats et des voyages à moindre coût.


Mais les exportateurs européens subissent un coup dur. L’euro fort constitue un vent contraire pour des secteurs comme l’automobile, la mécanique ou les biens d’équipement. John Plassard, de Cité Gestion Private Bank, souligne : « Le luxe résiste mieux, mais pour beaucoup d’autres industries, la compétitivité sur le marché américain s’affaiblit. »






Sur les marchés financiers, cette volatilité inquiète autant qu’elle stimule. Mardi, l’euro a franchi la barre symbolique de 1,20 dollar, un seuil inédit depuis juin 2021, porté moins par la vigueur de la monnaie européenne que par l’affaiblissement du billet vert. Les autorités monétaires suivent cette évolution avec attention, conscientes de ses conséquences sur la croissance, l’inflation et la balance commerciale.




Aux États-Unis, la réaction présidentielle a été déconcertante. Donald Trump a qualifié la valeur du dollar de « formidable » et assuré pouvoir le faire monter ou descendre « comme un yo-yo », alimentant encore l’incertitude des investisseurs.


Dans ce contexte, le gagnant clair reste le consommateur européen, tandis que les exportateurs et certaines industries sensibles aux changes doivent composer avec un euro fort qui en  bénéficiera à l'avenir.


Entre opportunités et défis, la faiblesse du dollar illustre parfaitement la complexité de l’économie mondialisée.