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jeudi 29 janvier 2026

La Chute du dollar ....... JBCH N° 2601 - 834


Chute du dollar face à l’euro : qui gagne, qui perd ?






La dépréciation rapide du dollar dessine un paysage en deux dimensions pour l’économie mondiale, avec à la fois des opportunités et des risques. Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, le billet vert a perdu plus de 15 % face à l’euro, sous l’effet de tensions diplomatiques, de pressions sur la Réserve fédérale et de revirements de politique économique. 


L’imprévisibilité politique est indéniablement négative pour le dollar, note Joshua Mahony, analyste chez Scope Markets.François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, confirme : cette faiblesse traduit une  moindre confiance face à l’imprévisibilité de la politique économique américaine 




Pour moi c'est encore un coup de Trump ... Les voitures européennes, chinoises, coréennes seront plus cheres, les airbus prennent un coup de + 15%, et cela s'ajoute aux taxes déjà exercées sur tous les pays par ce président, qui je le pense sur-estime sa puissance, car la bulle se dégonflera face aux aléas des marchés.


En fait, pour les Européens, cette situation est un double tranchant. L’appréciation de l’euro améliore le pouvoir d’achat des consommateurs, rendant les produits importés moins chers et limitant la pression inflationniste. « C’est un des éléments qui guidera notre politique monétaire et nos décisions sur les taux d’intérêt », explique Villeroy de Galhau. 





Les particuliers et les voyageurs profitent ainsi d’une monnaie plus forte face au dollar, avec des achats et des voyages à moindre coût.


Mais les exportateurs européens subissent un coup dur. L’euro fort constitue un vent contraire pour des secteurs comme l’automobile, la mécanique ou les biens d’équipement. John Plassard, de Cité Gestion Private Bank, souligne : « Le luxe résiste mieux, mais pour beaucoup d’autres industries, la compétitivité sur le marché américain s’affaiblit. »






Sur les marchés financiers, cette volatilité inquiète autant qu’elle stimule. Mardi, l’euro a franchi la barre symbolique de 1,20 dollar, un seuil inédit depuis juin 2021, porté moins par la vigueur de la monnaie européenne que par l’affaiblissement du billet vert. Les autorités monétaires suivent cette évolution avec attention, conscientes de ses conséquences sur la croissance, l’inflation et la balance commerciale.




Aux États-Unis, la réaction présidentielle a été déconcertante. Donald Trump a qualifié la valeur du dollar de « formidable » et assuré pouvoir le faire monter ou descendre « comme un yo-yo », alimentant encore l’incertitude des investisseurs.


Dans ce contexte, le gagnant clair reste le consommateur européen, tandis que les exportateurs et certaines industries sensibles aux changes doivent composer avec un euro fort qui en  bénéficiera à l'avenir.


Entre opportunités et défis, la faiblesse du dollar illustre parfaitement la complexité de l’économie mondialisée.







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