France Finally Backs IRGC Terror Listing
Après des années d’hésitation, la France a annoncé qu’elle soutiendra désormais l’inscription du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne une mesure exigée depuis longtemps par ses alliés mais systématiquement différée par Paris, qui craignait de froisser Téhéran.
Ce revirement intervient après la répression sanglante des manifestations en Iran, qui a fait des milliers de morts, soulignant que les grandes puissances européennes n’ont agi qu’après une effusion de sang prolongée.
Avec la France désormais alignée, les ministres des Affaires étrangères de l’UE devraient approuver cette désignation et de nouvelles sanctions, reconnaissant enfin le rôle central du CGRI dans la répression intérieure et le terrorisme international.
Ce changement brutal, annoncé le 28 janvier 2026 par l’Élysée et le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, marque une rupture nette avec la ligne traditionnelle du Quai d’Orsay. Depuis des années, la diplomatie française privilégiait une approche déséquilibrée privilégiant le dialogue avec Téhéran pour préserver le JCPOA (accord nucléaire)
Cette politique « réaliste » et souvent qualifiée de vieillotte et à la limite antisémite était critiquée pour son excessive prudence et son penchant gaulliste pro-arabe : elle a progressivement érodé l’aura morale et l’influence de la France au Moyen-Orient et aussi en Afrique, continent finalement perdu, et au-delà, faisant apparaître Paris comme hésitant, voire complaisant face aux violations massives des droits de l’homme et au rôle déstabilisateur de l’Iran et de la Turquie dans la région (Syrie, Liban, Yémen, soutien à la Russie en Ukraine).
Comment Macron a-t-il contré le Quai d’Orsay ? Le président a imposé cette décision de manière directe et présidentielle. L’Élysée a communiqué en premier, suivi immédiatement par le ministre Barrot sur X, signalant clairement que l’arbitrage venait du sommet de l’État. Face à l’ampleur de la répression récente (près de 50 000 morts et 300 000 blessés selon des sources, bien informées. Assassiner des milliers de de manifestants pacifiques, pour la plupart des 15 / 25 ans, dans un mouvement déclenché fin décembre 2025 , Emmanuel Macron a jugé que l’inaction n’était plus tenable.
Le courage des protestataires et l’« insupportable répression » ont été invoqués explicitement. Ce choix permet aussi à la France de se réaligner avec ses partenaires (Italie, Allemagne, États-Unis déjà engagés) et de répondre à une pression internationale croissante, tout en évitant d’être isolée dans l’UE.
Emmanuel Macron, souvent décrit comme changeant. Après avoir longtemps défendu la nécessité d’un « dialogue critique » avec l’Iran, il opère un tournant ferme, comparable à d’autres revirements (Libye 2011, Syrie, ou plus récemment sur certains dossiers africains).
Cette flexibilité est à la fois sa force: permettre des ajustements rapides face à une réalité brutale et sa faiblesse, car elle nourrit l’image d’un président imprévisible et opportuniste.
Aujourd’hui, avec ce revirement inattendu, la France essaye de retrouver une partie de sa crédibilité sur les questions de droits de l’homme et de lutte contre le terrorisme. L’UE devrait donner un feu vert politique très prochainement (probablement ce 29 ou 30 janvier).
N'a t il pas twitté hier en hébreux sa compassion quant à la délivrance du corps du dernier otage ... revirement ... va t il se réconcilier avec Nathanyaou ?
Reste à voir si ce geste symbolique (gel d’avoirs, interdiction de territoire, interdiction de financement) s’accompagnera de mesures plus concrètes, et si Téhéran répondra par une escalade diplomatique ou des représailles.
Pour le Président Macron, ce choix marque une évolution : la realpolitik cède parfois le pas à une diplomatie plus attentive quand les images de répression deviennent insoutenables.
Ce tournant redonne à Paris une voix un peu plus audible au sein de l’Union et sur la scène internationale, mais il souligne aussi les limites d’une politique étrangère trop longtemps marquée par la doxa négative imposée par de Gaulle il y a 50 ans.
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