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mercredi 18 février 2026

Israël, L'Inde et ... macron ! JBCH N° 2602 - 879

Macron’s Réveil Géopolitique :

 Israël Maître du Jeu au Proche-Orient et les Défis de la Diplomatie Française


Le 18 février 2026, date de début du  Ramadan alors que les tensions au Moyen-Orient atteignent un point critique, le président français Emmanuel Macron semble enfin appréhender la réalité : Israël émerge comme le maître incontesté du jeu régional. 


Cette prise de conscience marque un tournant dans la géopolitique du Proche-Orient, redessinée par les récents conflits et alliances. La guerre de 12 jours en juin 2025 entre Israël, les États-Unis et l’Iran a accéléré ce basculement, affaiblissant l’axe de résistance iranien et favorisant l’effondrement du régime Assad en Syrie.  


Israël, renforcé par son alliance étroite avec Washington sous Trump, dicte désormais les règles, imposant des conditions draconiennes dans les négociations sur le nucléaire iranien et exigeant le démantèlement total des infrastructures atomiques de Téhéran. 




Cette évolution force la France à recalibrer sa posture. Macron, autrefois critique d’Israël, adopte une ligne plus conciliante. Finies les agressions verbales ; il envoie Aurore Bergé, sa ministre déléguée à l’Égalité entre les femmes et les hommes et à la Lutte contre les discriminations, en “explorateur” à Jérusalem. Bergé, arrivée il y a deux jours pour une visite de 48 heures, promeut une loi controversée contre les “formes renouvelées d’antisémitisme”, incluant l’antisionisme et la minimisation de la Shoah.  





Cette initiative vise à apaiser les tensions bilatérales, exacerbées par la reconnaissance par Macron d’un État palestinien lors d’une session privée à l’ONU en juillet 2025 – une “bourde” qu’il cherche désormais à effacer.  Netanyahu avait alors fustigé la “hausse d’antisémitisme” en France, comparée à l’époque de Vichy, et exigé une position plus ferme de Paris.  Bergé, alliée proche de Macron, défend l’action du gouvernement : “La lutte contre l’antisémitisme est sans ambiguïté”, affirmant que le sujet est trop grave pour être un outil diplomatique. 





En France, une vague violente d’antisémitisme, du jamais vu depuis Vichy, alimente ce revirement. En 2024, 1 570 actes antisémites ont été recensés, contre 1 676 en 2023, avec une moyenne mensuelle record de 130 incidents.  Ces actes, souvent liés aux tensions au Moyen-Orient, incluent des violences physiques (plus de 10 % des cas) et touchent 87 % des départements.  En 2025, les chiffres ont grimpé, avec des attaques sur synagogues, écoles et sites culturels, amplifiées par les manifestations pro-Hamas.  




Le gouvernement Macron a répondu par un plan national (2023-2026) pour combattre le racisme et l’antisémitisme, incluant sanctions, éducation et soutien aux victimes.  Mais les critiques persistent : l’Assemblée nationale a adopté une loi sur les “formes renouvelées d’antisémitisme” en janvier 2026, portée par la députée juive Carolina Yadan.  Avec une hausse de 200 % aux États-Unis et une propagation “comme un poison” en France, l’antisémitisme globalisé force Paris à aligner sa diplomatie sur la sécurité des Juifs français. 




Pendant ce temps, les ayatollahs iraniens vacillent. Les protestations massives de fin 2025-2026, déclenchées par la crise économique et la répression, ébranlent le régime. Plus de 50 000 morts les 8-9 janvier 2026, selon des sources médicales.  Les analystes prévoient une “fracture structurelle” plutôt qu’un effondrement soudain : perte de légitimité, défections potentielles dans les Gardiens de la Révolution, et pression américaine pour un changement de régime.  



Trump menace d’une attaque “pire” que celle de juin 2025 si les négociations à Oman échouent, exigeant l’arrêt de l’enrichissement d’uranium et la fin du soutien aux proxies.  Khamenei, 86 ans et affaibli, pourrait être sacrifié pour préserver le pouvoir militaire.  Un ancien officiel iranien note : “Il n’y a pas de sortie facile pour le Guide suprême.”  Si le régime tombe, quatre scénarios émergent : transition gérée, effondrement clérical, chaos ou intervention étrangère – aucun ne menant à une démocratie immédiate. 





Aujourd’hui, Macron est en Inde pour négocier un marché colossal : plus de 114 Rafales (contre 120 évoqués), évalué à 30-40 milliards d’euros, avec 50 % de composants indiens et assemblage local.  Ce “contrat du siècle” suit l’approbation indienne la semaine dernière et renforce les liens franco-indiens en défense, IA et Indo-Pacifique.  À Mumbai, Macron rencontre Modi pour sceller l’accord, inaugurant une ligne d’assemblage d’hélicoptères H125 et discutant d’un partenariat stratégique.  




Mais stupeur : Israël est omniprésent. New Delhi a signé des contrats d’armement avec Jérusalem pour 8,6-8,7 milliards de dollars en 2026, faisant d’Israël le deuxième fournisseur après la France.  Inclus : bombes SPICE-1000, missiles Rampage, Air LORA et Ice Breaker.  




Modi visitera Israël la semaine prochaine, renforçant une “alliance formidable” en défense et high-tech.  Israël convertit des avions indiens en tankers, fournit des armes de précision et des co-productions.  Cette présence projette des initiatives militaires communes Inde-Israël, comme des exercices conjoints et transferts technologiques, surprenant Macron qui voit Israël dominer même en Asie du Sud.



Ce voyage indien illustre le nouveau paradigme : Israël, maître au Proche-Orient, étend son influence globale, forçant la France à s’adapter. Macron, face à l’antisémitisme interne et aux menaces iraniennes, efface ses erreurs passées pour aligner Paris sur Jérusalem. 


https://www.youtube.com/watch?v=W4eSuFYRSv8


Mais les rues iraniennes bouillonnent, et un effondrement des ayatollahs pourrait redessiner la carte régionale. La diplomatie française, pragmatique, navigue ces eaux troubles, priorisant sécurité et partenariats économiques. L’avenir ? Une région où Israël dicte les termes, et la France suit, contrainte et forcée.




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