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jeudi 7 septembre 2017

Bandiagara

Bandiagara

Bandiagara c’est une énorme falaise de gré de 200 kilomètres au Centre du Mali, dans la passe qui sépare le Nord du sud, et de la grande ville de Mopti sur le fleuve Niger à la frontière de la Haute Volta aujourd’hui baptisée Burkina Faso.

Cette falaise est occupée par un peuple qui s’est réfugié là au XVème siècle pour fuir l’islam et garder ses traditions ô combien spécifiques, de peuple est le peuple Dogon et chez eux que nous avions planifié de ester plus d’une semaine.


Abidjan, nous avons eu une permission de 15 jours, bien méritée suite au travail intense (24H/24) que nous avions fourni au CIGE, s’étaient joints à l’aventure Jean François Auzéau, jacques Cannetti, Marc Konczaty, et Jean-­‐ Michel Klein, nous avions préparé notre grand voyage et pris un accord avec un taxi-­‐Brousse, les visas et les autorisation de photographier auprès des consulats de Guinée (ca nous a été refusé), de la Haute Volta, du Mali et du Ghana.

Ce lundi matin nous avions rendez-­‐vous à la gare routière, ... Imaginez un immense terrain vague ou des centaines de camionnettes badigeonnées de phrases du type « S’en fout la Mort » « A bientôt mon Dieu » « Rendez-­‐vous au Ciel » des phrases rassurantes, ces mini bus étaient pleins et sur leur toits encore des passagers, des bagages, des animaux ... Chèvres, Coqs, et autres paquets qui faisaient doubler en hauteur le véhicule.

Devant notre taxi-­‐brousse, il a fallu renégocier le tarif de l’expédition Palabres, toujours du Palabre ... Il manquait Jean Michel, ce dernier arrive accompagné d’une jeune lycéenne ivoirienne de quinze ans, qui devait être sa petite amie, cartable au dos , il a essayé de l’amener avec nous, mais il n en était pas question, c’était un voyage d’Hommes, de célibataires, et de toutes façons le Taxi était plein ... Désappointé, Jean Michel renonça à son projet, fit des adieux fiévreux et nous rejoint enfin...

Où nous avons déposé notre passager clandestin.

Le véhicule que nous avions sélectionné était une 404 Peugeot break, qui avait probablement dépassé les deux millions de kilomètres et probablement âgée de quinze ans.

Nous n’avions pas fait 5 kilomètres que notre chauffeur s’arrête pour prendre un de ses frères ou de ses cousins .Ca ne faisait pas parti de notre contrat, et malgré nos remarques, notre chauffeur têtu ne repartait pas ... le temps passait et nous avons capitulé ... Nous voilà en danger car en surnombre et le poids faisait tanguer le véhicule , Trois cent cinquante kilomètres après effectués en six heures trente, nous atteignons Bouaké, la grande ville du Nord, stop on prit un hôtel, et le lendemain matin nous reprîmes la route, cette fois ci de latérite rouge en forme de tôle ondulée.

A une vitesse de 60 Km/h nous arrivions à voler sur les crêtes des bosses, et les amortisseurs étaient moins sollicités, ce qui n’empêcha pas notre première crevaison juste avant la Grande ville du Nord, Ferkessédougou, ville musulmane par excellence avec de nombreux minarets, minarets que nous commencions à apercevoir de plus en plus depuis Bouaké. Il nous a fallu sept heures pour parcourir les trois cents kilomètres


Nous étions déjà exténués, lorsque jean Michel Klein nous demanda de faire un léger détour afin de visiter une exploitation pilote de canne à sucre, expérience montée par des coopérants et des industriels canadiens. Plus tard que cette expérience s’était soldée par un cuisant échec, le climat, la qualité des ouvriers non formés ... Ferké, ce n’était pas les Antilles.

Retour vers Korhogo, où nous avons déposé notre passager clandestin. Pour reprendre notre itinéraire, Korhogo célèbre par ses fameuses toiles.
Nous avons repris la route vers la Frontière Voltaïque, quand Jean François Auzéau voulu faire lui aussi un détour vers la réserve animalière de Bouna, devenu Parc National de la Comoé. Jean-­‐François voulait voir des éléphants ... peut-­‐être les derniers car les braconniers étaient nombreux, peu punis et que les acheteurs d’Ivoire payaient bien ...

Nous avons dormi dans la réserve, dans des cabanons, après avoir dîné avec un repas composé de mil, de tomates et de pommes de terre douces, et d’igname.
Je n’ai pas pu fermer l’œil à cause des cris des animaux sauvages tout autour ... au lever, à cinq heures du matin nous partîmes à la rencontre des pachydermes ... et nous en aperçûmes un a l’orée d’une forêt à cent mètres de la route ... Ce dernier nous a vu, et a dressé les oreilles, signe que nous avons pris pour une préparation de charge... morts de peur nous décidions de quitter la réserve, non sans avoir pris quelques photos, pour rejoindre la route de la frontière puis vers la ville de Bobo Diolassou.

La route longeait le chemin de fer Abidjan Niger (RAN) , construit en 1907, avec ses gares typiques ... à chaque arrêt des centaines de petits vendeurs apportaient ananas, café, bananes, etc. ... pour satisfaire les voyageurs d’un train improbable qui traversait des régions diverses mais dont le but était d’atteindre le Niger (ce qu’il n a pas encore réussi) pour désenclaver ces deux pays et exporter via le port d’Abidjan le coton de haute Volta et le Manganèse du Niger ... Il aurait aussi servi aujourd’hui a transporter l’uranium ... Mais la crise est passée par la et paraît-­‐il ce merveilleux petit bijou a cessé de circuler.

Ce petit chemin de fer africain a une histoire, sa construction a duré plus de trente ans, à cause des deux guerres mondiales, avec des méthodes de traitement indignes de la part des cadres français qui n’hésitaient pas à abattre les ouvriers récalcitrants, provocant à plusieurs reprises des révoltes de la part de certaines tribus. Quelques ouvrages d’art dont des viaducs avaient été créés, mais ils sont aujourd’hui abandonnés. Un nouveau projet pourrait redonner vie à ce chemin de fer qui atteindrait Niamey.

Nous voilà donc à la frontière de la haute Volta, le poste frontière semblait abandonné, seul un drapeau horizontal noir blanc rouge indiquait que nous changions de pays.
Les premiers policiers voltaïques rencontrés portaient des képis, tout comme les gendarmes français, on sentait que nous avions changé de pays, il semblait plus rural, et la population composée essentiellement de Dioula

ou de Mossi était paisible et accueillante, bien moins agressifs qu’au nord de la côte d’Ivoire que nous venions de quitter.

Bien que pays musulman, les traditions rapportées par les griots avaient gardé un sens caché de l’animisme, on passait des nuits à décrire les exploits des dragons et des serpents , des araignées et du pouvoir des baobabs souvent centenaires et témoins du temps qui passe.

On s’arrête pour dormir dans cette ville capitale économique florissante du pays, avant l’arrivée au pouvoir d’une junte militaire au service du libyen Kahadafi qui avait ruiné le pays en quelques années.

Nous prenons l’apéritif au Centre de Bobo, lorsqu’un drôle de bruissement attire mon attention ... je me retourne et me trouve face à face avec un énorme vautour hideux, celui que les voltaïques appellent les Charognards, pire que celui qu’on voit dans les bandes dessinées de Lucky Luke, et qui tranquillement faisait office de service de nettoyage de la municipalité en fouillant les poubelles. Cette image de cet oiseau géant de plus de deux mètres d’envergure voire plus me hante encore aujourd’hui.
L’histoire des Dioulas est connue, leur langage issu du malinké est parlé dans plus de dix pays, ils sont des commerçants des nomades, et les Mossis, ces derniers avec leurs célèbres guerriers avaient régnés sur le pays avant d’être battus par l’empire Songhaï. Les mossis avaient résisté à l’Islam, c’est pourquoi ils ne furent jamais traités en esclaves par les arabo-­‐musulmans comme tous les royaumes aux alentours.

Nous avons donc repris la route en direction du Mali, je passe sur les dizaines de crevaisons, sur les surchauffes du moteur, sur le changement des freins que nous avons dû payer, le chauffeur n’ayant pas d’argent.

Remontant vers le nord, nous avons atteint la ville frontière de Koury. Et là coup de théâtre, la Guerre avait été déclarée entre le Mali et la haute Volta, oui, la guerre, nous nous trouvions dans un terrain miné de tous côté sans savoir quoi que ce soit au sujet de cette guerre. Notre chauffeur était effrayé, il avait dans ses mains tous les grigris de protection. Nous, nous étions inquiets ... Que se passait-­‐il ???


C’est la guerre de la Bande d’Agacher pour la possession d’un prétendu gisement de gaz et de la découverte de minerai de fer, Les deux pays avaient vu dans ces découvertes une chance de sortir leur pays du classement des dix derniers pays les plus pauvres du monde.

Les gendarmes et les douaniers nous certifièrent que nous ne pourrons pas passer la frontière et que nous devions rebrousser chemin vers Abidjan. Or ce passage était notre seule chance de continuer notre route, la Guinée encore soumise au régime dictatorial de Sékou Touré ne nous avait pas délivré de visa.

Un petit billet de 100 francs CFA a suffi pour calmer le chef des gendarmes, et ce dernier a tenu à nous accompagner personnellement au poste frontière.
En fait la guerre n’avait pas réellement éclaté, quelques escarmouches déci delà avait été observées, et ce n’est que plus tard en 1985 avec la création du Burkina Faso dirigée par le sanguinaire capitaine Sankara que la guerre dite de Noël a éclaté.

Nous sommes maintenant devant le poste de police des frontières du Mali, Jean François et Jean Michel passent, le fonctionnaire à peine lettré enregistre avec une lenteur énervante sur un cahier d’écolier à rayures Sieyès, l’identité complète de chaque entrant ... et ce monsieur s’arrête... A demain dit-­‐il. Nous fermons le poste jusqu’à demain matin 10 heures et il se peut nous dit il que le gouvernement ferme définitivement les entrées dès cette nuit ...

Au revoir, et voilà que malgré nos protestations il monte dans sa Jeep de fabrication russe. Alors Canetti a eu une idée de génie il brandit sa bouteille de Chivas, le meilleur des whiskies, et nous sommes tous entrés au Mali en écrivant nous-­‐mêmes nos identités.


La route était goudronnée, les russes et les chinois avaient construit un réseau routier moderne et efficace au Mali, c’était la récompense -­‐ pour services de déstabilisation de la région -­‐ de l’ancien Président dictateur Modibo Keita. Donc on file droit en direction de Djenné puis de Mopti, la grande ville, le grand port sur le grand fleuve. Au confluant du fleuve Niger et de son affluent le Bani.
Notre chauffeur s’arrêt brutalement ... je ne vois aucun obstacle , je regarde à nouveau ... rien puis, en accommodant mieux, mon œil aperçoit un lit en métal sur le bas côté de la route ... on s’approche et un gendarme était allongé sur ce lit et faisait signe au taxi de s’arrêter.

Vous avez franchi la ligne jaune ... dit-­‐il ... mais monsieur le gendarme, il n’y a aucune ligne dessinée sur la chaussée, de plus, nous sommes la seule voiture ...
Il y en avait une , donc vous l’avez franchi, en prononçant ces parole, l’homme de forte corpulence s’assis ... 

C’était un spectacle kafkaïen ... Une route sur une plaine, une route droite de dix kilomètres et sur le côté, sans aucune habitation aux environs un gendarme allongé sur un lit et qui arrêtait systématiquement les deux ou trois voitures qui passaient tous les jours ... Le palabre commence, on s’y met tous, on est fatigué et la nuit commençait à tomber ... Le gendarme nous avoua au bout d’un long moment qu’il avait mal à la tête et nous lui avons remis des tablettes de cachets d’aspirine ... Je reconnais là toute l’humanité de votre jeunesse, nous dit-­‐il dans un français parfait.

Une halte dans la ville de Djenné, en fait cette ville est une île sur le Bani, Djenné la magnifique, avec ses contes, sa Grande mosquée, Djenné qui commerçait avec les villes du Touat, à l’orée du Maroc, au confins du Sahara, et du Touat habité autrefois par des juifs, qui fuyaient les massacres de juifs ordonnés par l’empereur Hadrien en Cyrénaïque au second siècle de l’ère vulgaire .

La ville tombée dans l’obscurité n’avait pas d’éclairage public, seuls quelques petits brûlots, et de temps en temps des boutiques alimentées par un générateur poussif qui toussotait le plus souvent pour repartir.

On a cherché un hôtel et on l a trouvé c’était probablement le seul hôtel à n ‘avoir qu’un seul WC turc, une douche une seule, et des couches à nattes recouvertes par une moustiquaire le plus souvent trouée. Nos avions heureusement pris nos sacs de couchage, et nous avions bien fait.

Nous avons dîné ... et je commis l’erreur fatale de prendre des crudités, et ce manque de discipline me fut fatal, provoquant dès le lendemain des coliques inouïes.

Ce sont les tomates, j’en étais certain, la faute aux tomates ... ô qu’elles étaient rouges, belles et voluptueuses ... Le délice s’est transformé pour moi en cauchemar.

Nous avons été réveillé par l’appel du Muezzine au petit matin, et nous avons assisté à l’un des plus beaux lever de soleil, l image est encore gravée dans ma mémoire.

Très vite, le soleil chauffait et la température qui avoisinait les 5 degrés au petit matin était rapidement remontée à plus de 30° en fin de matinée. Nous avons visité la grande mosquée, recouverte d’u crépi de couleur ocre, et toutes les tours, fait un tour au marché, parlé aux pêcheurs, et aux agriculteurs, rencontré le sous-­‐préfet, et établi des liens très amicaux, Djenné, ce sont quatre îles qui se sont réunies sur le Banni, affluent du grand fleuve Niger.

Nous voilà repartis pour Mopti à trois heures de là. On y est arrivé à midi, et nous avons été surpris par l’importance du port et des quais sur lesquels on trouvait de tout : du bois, des futs d’huile, de pétrole, des sacs de sucre, de farine (don de la CEE) bicyclettes, des scooters, des générateurs, des palettes de Moulinex et de SEB, Mopti grouillait, le bruit incessant, avec ce mélange de brouhaha et de musiques scandés par cris de femmes et d’enfants , Mopti est une ville qui m’a impressionné par l activité qui s’en dégage, Mopti était appelée la Venise du Mali, sans compter sur son chantier naval avec ses constructions de pirogues, de bateaux de pêche de radeaux et autres pinasses.

Dans Mopti ville cosmopolite, nous avons croisé des Touaregs, des Peuls, des Bambaras, des Songhaïs et bien d’autres ethnies, la ville dégageait un parfum spécifique, nous découvrions des nouvelles couleurs, des odeurs âcres, des bruits incessants, un trafic de voitures, de chevaux de mulets et de dromadaires ... c’était impressionnant.

Le lendemain départ pour Bandiagara et sa fameuse falaise pour arriver enfin à Sangha, capitale des dogons, le terme de notre périple.


C’est un grand spectacle qui nous est offert, la fameuse falaise rouge, Majestueuse, celle du pays des Tellem et des Dogons.

Les Tellem vivaient à l abri de cavernes en troglodytes que l on observe sur la tranchée ouverte de la falaise, les Tellem étaient tellement petits de taille que l’on a cru à un moment que c’étaient des pygmées plus tard, les peuples qui les ont succédé les ont utilisé en tant que cimetières ou de nécropoles.

Puis les Dogons chassés et fuyant l’islamisation les remplacèrent, les Tellem fuient et se réfugient plus au sud, ils disparaissent victimes de maladies.

Les Dogons occupent la Falaise, le Plateau, et la Plaine. Les Dogons sont des cultivateurs, ils ne sont donc pas nomades, ils cultivent le Mil, le sorgho, le riz, le coton.. 

Dans chacune des habitations visitées on cultivait aussi de l’oignon, qui leur sert de monnaie d’échange. Quelques petits cabris errent autour des cases et on trouve souvent des ruches qui produisent un des meilleur miel. Ils sont d’excellents forgerons, car il y a du fer dans la falaise. Et enfin, surprise es hommes tissent le coton.


Nous avons secrètement été invités à une cérémonie secrète rare, paraît-­‐il, une cérémonie religieuse. Les Dogons croient au Dieu créateur Amma et célèbrent le culte des ancêtres, se mettant en relation avec un autre monde parallèle. Sans jamais avoir possédé la moindre lunette, et sans avoir aucun savoir astrologique, les Dogons savent que Jupiter a quatre satellites, due Saturne est entourée d’anneaux, Nul ne sait qui dans le passé leur a apporté ces informations.

N’oublions pas l’esprit ancestral Nommo, et c’est à un « festival » consacré à ce dernier que nous avons assisté. Les hommes portent des masques ils ont dansé toute la nuit. Ils font des incantations devant le grand chef spirituel appelé le Hugon. Envoûtant et spectaculaire j’ai eu un profond respect pour ces hommes qui vivent en dehors du temps en défendant ses croyances millénaires animistes.
J’achetais quelques bijoux Tellem, et une porte à grenier qu’on appelle le « Goh Poron ».
J appris plus tard que les premiers minarets avaient été érigés à Sangha. La civilisation Dogon disparaît, au profit d’un islam radical implacable.

Nous quittons Mopti et tombons sur un barrage militaire, on nous signale que le pays est en guerre et que nous étions en zone militaire, en voyant tous nos appareils de photo, un soldat s’écria ... « Ce sont des espions »

L’officier confisque tous nos appareils et nos pellicules, et donc tous nos souvenirs. On palabre on essaye de prouver notre innocence, rien n’y fit on allait nous embarquer et nous mettre en prison. Au poste, un certain Colonel Ouedraogo nous fait la leçon, nous annonce calmement que nous risquions de passer en Cour Martiale, mais la belle monter chrono Suisse Longines que lui remit Jacques lui fit changer rapidement d’avis, il nous rendit, presqu’en s’excusant nos appareils mais il garda toutes les pellicules

Nous avions décidée de passer à nouveau la frontière pour rentrer en Haute Volta, le scénario s’est répété mais comme nous étions rôdés, nous n’avons mis que quelques minutes pour la traverser.



Notre but était d’aller visiter Accra, capitale du Ghana.

Trois jours de voyage, près de 1500 Km un passage obligatoire à Ouagadougou, la capitale, ancienne capitale de l’Empire Mossi, cette ville est administrative, elle ne nous apporte pas grand chose, si ce n’est le terminal ferroviaire du fameux train de la RAN, régie Abidjan Niger et sa gare .

Alors nous continuons la route près de 1 000 Km, nous passons sans problème la frontière, un grand fair-­play britannique de la part des autorités ghanéenne, nous trouvons des paysages magnifiques, longeant le lac Volta et ses très nombreux pêcheurs, pour arriver dans cette grande capitale Accra, sœur jumelle mais britannique d’ Abidjan avec des agents de la circulation en short blanc immaculé et coiffé du fameux casque blanc des Bobbies de Londres. En fait Accra est la copie version anglaise d’Abidjan, on roule à gauche, on parle l’anglais on utilise le pound comme monnaie et non le franc CFA, et ca grouille de monde. Ses marchés sentent aussi mauvais ...

Nous longeons la côte et traversons la frontière pour rentrer enfin en Côte d’Ivoire. Le village frontière a été coupé en deux par l’administration coloniale, par un trait de crayon et une règle ... ce sont les mêmes familles qui se trouvent là avec deux nationalités, situation ubuesque que l’on retrouve dans de nombreux pays africains.

La Côte d’Ivoire était un beau pays, surement le plus intéressant, nous allions rentrer chez nous avec tous ces savoureux souvenirs que nous avons tous gardés en mémoire. 


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