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dimanche 10 septembre 2017

Présence juive en Judée des Romains à l'ère moderne

La présence juive en Terre d’Israël de 135 à 1839

BCH

l’exposition  « Connaissance d’Israël ».



Cet exposé s’inscrit dans le cadre de travaux préparés par certains d’entre nous pour l’exposition  « Connaissance d’Israël ». Notre but est d’améliorer l’image d’Israël et de lutter contre la désinformation et la propagande.

Il nous a paru important de rappeler que la création de l’état moderne d’Israël n’est pas le fait de colons européens qui n’auraient aucun lien avec cette terre.

Il faut garder à l’esprit  que, d’une part, la présence juive en Israël n’a jamais cessé, d’autre part que le peuple juif, contraint à l’exil, est demeuré fidèle au pays de ses ancêtres, à travers toute les dispersions. 

Cet attachement immémorial du peuple juif à la terre d’Israël est attesté de façon émouvante par le Psaume 137 : »Sur les rives des fleuves de Babylone, là nous nous assîmes et nous pleurâmes au souvenir de Sion…Si je t’oublies jamais, Jérusalem, que ma droite me refuse son service ! Que ma langue s’attache à mon palais si je ne me souviens de toi… ». 

Les Juifs n’ont jamais cessé d’évoquer la terre de leurs ancêtres dans leurs prières, ils ont été constamment habités par elle, si bien que cette « Terre a toujours été hantée par les Juifs. » (Daniel Sibony)


Sous domination romaine
En 135 de l’ère commune, au terme d’une guerre atroce de 4 ans, l’empereur romain Hadrien rase Jérusalem et construit à la place la cité païenne de Aelia Capitolina désormais interdite aux Juifs pendant près de 500 ans. Le pays est mis à feu et à sang par les Romains, des centaines de milliers de morts, des milliers de juifs déportés à Rome comme esclaves. 

La Judée perd jusqu’à son nom : la nouvelle province romaine s’appellera la Palestine, nom officialisé par les Britanniques au moment, où, à l’issue de la première guerre mondiale, ce pays est confié à leur mandat.

Malgré tout, les juifs reviennent de façon sporadique à Jérusalem pour prier et pleurer leur cité détruite près d’un petit tronçon de mur, reste de l’enceinte occidentale du Temple, appelé par les chrétiens « le Mur des lamentations. » Ils y étaient du reste autorisés 1 fois par ans , le 9 av


A la fin du 3ème siècle de l’ère commune, les juifs représentent un tiers de la population évaluée à 1 500 000 habitants. La plupart d’entre eux restent des paysans, ce qu’ils avaient été avant la chute du Temple. Ils vivent dans des communautés villageoises qui se trouvent en Galilée et sur le Golan, quelques-unes dans la région d’Hébron et un petit nombre dans la plaine côtière et la vallée du Jourdain.


Les Juifs se concentrent aussi sur l’étude de la Torah qui devient l’élément essentiel du culte et remplace les pratiques anciennes. Les instances dirigeantes de la communauté s’établissent dans le Nord du pays, à Tibériade où à partir du 3ème siècle siège l’assemblée du Sanhédrin et son président, le nassi, véritable chef spirituel et politique de la population juive du pays ; (ce dernier disparaîtra sous la pression de l’Eglise.) Dans le village de Haute Galilée de Pek’in, la présence des Juifs a été continue de l’époque romaine jusqu’à la naissance de l’Etat d’Israël.

Après les Romains, différents occupants se succèdent en Terre Sainte, soit les Byzantins(313-636), les Arabes (636-1099), les Croisés (1099-1291), les Mameluks[2] (1291-1516), les Ottomans (1517-1917).


Sous domination byzantine(313-636)
Depuis la conversion au Christianisme de l’Empereur Constantin en 324, et la christianisation assez rapide de l’Empire romain d’Orient, les Juifs vivent dans une société de plus en plus intolérante. En dehors de quelques périodes d’accalmie, ils sont fort éprouvés par le pouvoir byzantin,  soumis à des persécutions et des baptêmes forcés. 

Des interdictions de toutes sortes sont prononcées à leur égard (interdiction d’habiter Jérusalem, de pratiquer la circoncision, de construire de nouvelles synagogues,) ce qui provoque bien des migrations.

Cependant, les Juifs réussissent, malgré de nombreuses difficultés, à maintenir une vie spirituelle et intellectuelle, comme l’atteste la rédaction du Talmud dit « de Jérusalem », écrit sur la Terre d’Israël et achevé à Tibériade vers 425.

Des fouilles archéologiques ont révélé que des synagogues ont été édifiées entre le 4ème et le 7ème siècle, dont certaines somptueuses comme celle de Kfar Nakhoum (Capharnaüm) et ce malgré une législation répressive.

Malgré les pertes catastrophiques de vies humaines durant les guerres contre Rome, les Juifs constituent encore la majorité de la population, en Galilée au 4ème siècle.

2 siècles plus tard, à la fin du 6ème siècle, les Juifs ne représentent pas plus de 20% de la population, formée en majorité de chrétiens.


Sous domination arabe (636-1099)
La conquête arabe, au milieu du 7ème siècle, apporte d’abord  un soulagement relatif .
Divisée en 2 régions militaires, la Palestine n’est plus désormais qu’une simple province,des empires musulmans successifs, sans grande importance, noyée au sein d’un vaste ensemble qui s’étend de l’Océan atlantique à l’Océan Indien. Jérusalem n’a jamais fait office pour eux ni de capitale ni de centre culturel.

D’ailleurs,  cette terre n’a jamais été revendiquée comme l’unique foyer d’une autre nation. Comme l’a écrit l’historien Bernard Lewis : « De la fin de l’état juif de l’antiquité au commencement du règne des Britanniques, l’espace désigné sous le nom de Palestine n’était pas un pays et n’avait pas de frontières, sauf des frontières administratives. »

Jusqu’aux Croisades, tout en étant privés d’indépendance nationale, les Juifs bénéficient d’une certaine tranquillité. Les Arabes musulmans ont besoin d’une population agricole, artisanale et commerçante, rôle tenu par les Juifs et les Chrétiens, soumis au statut inférieur  de dhimmis.

(Le Dôme du Rocher est construit à Jérusalem entre 691 et 692 et la Mosquée d’Al-Aksa entre 705 et 715)

Le calife Omar permet la réinstallation des Juifs à Jérusalem.

Au cours des 8èmeet 9ème siècles, des communautés juives se développent à Gaza. Jérusalem, en Galilée, à Tibériade qui devient un centre culturel et religieux. On y dispense un enseignement qui rivalise avec celui des grands centres de la diaspora babylonienne. 

La science grammaticale y fait des progrès considérables et l’école de Tibériade met au point la Masora, système de vocalisation et de ponctuation de l’hébreu qui s’imposera au monde juif tout entier. 

Mais lentement la situation se dégrade sous la dynastie des Omeyyades (661-750).


L’installation des Arabes est largement favorisée et les califes confisquent des terres habitées et cultivées par les Juifs, qui de ce fait commencent à déserter les campagnes.

La situation se détériore encore sous la domination des Abbassides, 3ème dynastie de califes qui prennent le pouvoir en 750. Les Juifs, dhimmis,  doivent porter des insignes spéciaux, les Bédouins venus du Sud s’installent sur des terres cultivées par les Juifs, dont l’exode vers les villes s’intensifie.

D’une manière générale, en raison d’une situation fluctuante, la population juive est peu stable, sauf en Galilée ;  des Juifs émigrent, d’autres viennent s’installer.
A la fin de la domination arabe, il n’y a plus que quelques milliers de Juifs en Judée.


Les croisades (1099-1291)
Puis interviennent les Croisades, étalées sur près de deux siècles (1099-1270)
Les croisés, partis d’Europe à l’appel du pape Urbain II, prennent Jérusalem où la communauté juive est massacrée par les troupes de Godefroy de Bouillon. 

Massacres également de la population juive à Césarée et Haïfa.


Cependant, le 13ème siècle voit un renouveau juif, car pour certains maîtres à penser, ce terrible conflit entre l’Islam et le Chrétienté annonce l’aube de l’ère messianique qui permettra aux Juifs de se regrouper sur la Terre ancestrale. Les croisés  ayant ouvert les routes d’Europe, les pèlerinages en Terre Sainte deviennent populaires y compris parmi les Juifs.


Après la prise de Jérusalem par Saladin, nouveau maître du Levant en 1187, les Juifs retrouvent une certaine liberté et le droit de revenir à Jérusalem. L’attitude bienveillante de Saladin[ encourage des centaines de juifs originaires de différents pays à revenir en Terre Sainte. 

Entre 1209 et 1211,300 rabbins arrivent en groupes de France et  d’Angleterre pour s’établir à Jérusalem. Ils furent rejoints par des rabbins d4Afrique du Nord et d’Egypte. En 1267, une sommité du monde juif espagnol fait son alyah en 1267. Il érige dans la vieille ville de Jérusalem une synagogue qui est encore debout.

Quant aux Croisés, ils  quitteront définitivement le pays en 1291, après la défaite que leur infligeront les Mamelouks, caste militaire musulmane arrivée au pouvoir en Egypte.


Les Mamelouks (1291-1516)  
seront les nouveaux maîtres de la Palestine de 1291 à 1516 jusqu’à l’occupation du pays par la Turquie ottomane, en 1516. L'ancienne Judée n’est guère plus qu’une zone de passage entre la Syrie et l’Egypte, dirigée depuis Damas. Akko, Jafo et d’autres ports détruits par crainte de nouvelles croisades, le commerce maritime est interrompu.

La société mamelouke impose le port de signes distinctifs à chaque communauté : les juifs doivent arborer des turbans jaunes, les samaritains des turbans rouges, les chrétiens des turbans bleus , seuls les musulmans pouvaient porter des turbans blancs.
Placés directement sous la tutelle du judaïsme égyptien, les Juifs se concentrent en majorité à Jérusalem, Safed, Hébron et Gaza, ainsi que dans des villages de Galilée. Ils sont durement frappés par des épidémies et autres calamités naturelles (invasions de sauterelles, tremblements de terre) qui sévissent pendant l’époque mamelouke.

Cependant, à la fin du 15ème siècle,  la vie spirituelle va connaître un début de renouveau grâce à des chefs spirituels comme Obadia de Bartinoro, venu d’Italie pour s’installer à Jérusalem en 1488.

A la suite de l’expulsion d’Espagne (1492), des centaines de réfugiés judéo-ibériques gagnent la Terre d'Israël qui devient l’un des plus grands centres de peuplement sépharade du bassin méditerranéen. Cet exode correspond à la prise de pouvoir des Ottomans


Les Ottomans[  (1517-1917)
Dans l’immense empire ottoman, la Palestine constitue une minuscule portion où aucune région n’est délimitée par ce que nous appelons aujourd’hui des frontières. Au début de la période ottomane, elle est divisée en 4 districts (Jérusalem, Naplouse, Safed et Gaza), administrativement rattachés à Damas. Il est donc impossible de connaître avec précision la population de la Palestine .On estime qu’au début de la période ottomane, un millier de familles juives vivaient dans le pays, la communauté étant constituée de descendants de Juifs qui ont toujours vécu dans le pays (le yishouv) ainsi que d’immigrants venus d’Afrique du Nord et d’Europe.

Le règne de Soliman le Magnifique (1520-1566) est très bénéfique pour la prospérité de cette Terre. La relative tolérance des Ottomans attire vers Eretz Israël une importante migration juive venant de différentes régions de l’Empire ottoman. On assiste à une extension considérable de la présence juive à Safed, Hébron et Tibériade où Soliman attribue à son conseiller juif originaire du Portugal, Don Joseph Nassi, des terres pour la réinstallation des Juifs.

Le Juifs ont accès à un large éventail professionnel à la différence de l’Europe (artisans, commerçants, viticulteurs). Une administration efficace est mise en place, les mesures de protection contre les incursions des Bédouins sont renforcées. Le sultan se préoccupe de l’alimentation en eau de la ville de Jérusalem ainsi que des services de ravitaillement. 

Les  murs sont reconstruits, presque partout sur les ruines mêmes des anciennes murailles dont beaucoup remontent à l’époque du second Temple. La construction des murs de Jérusalem par Soliman est aussi, pour les Juifs, un signe annonciateur des temps messianiques. « Dieu a réveillé l’esprit du sultan », pensent certains. Cet espoir messianique s’accompagne toujours d’un accroissement de  l’immigration.

Deux centres importants de vie juive existent au 16ème siècle : Jérusalem et Safed.  
Plusieurs rabbins de grande stature marquent la communauté juive de Jérusalem au milieu du siècle (Lévi ben Habib, Betsalel Ashkenazi)

Safed, centre de la province de Galilée, où vit une communauté juive forte de 15 000 âmes, atteint le sommet de sa gloire au 16ème Aroukh (La Table dressée), est une codification des règles religieuses selon siècle. Elle compte de nombreux mystiques dont certains sont nés à Safed comme Eliézer Azikri.. L’étude de la Kabbale s’y développe grâce à deux grands érudits : Moïse Cordovero et Joseph Caro dont le livre, Shoulkhan des thèmes méthodiques.  Le développement de l’imprimerie au  16ème siècle  a contribué à étendre la renommée des maîtres de Safed. Les premières imprimeries hébraïques apparaissent à Venise et à Constantinople, in peu plus tard à Cracovie et Lubin. La première édition imprimée du Shoulkhan Aroukh paraît à Venise en 1567.

Tzfat , Safed est également un centre textile florissant : tissage, teinture et fabrication de tissus et de vêtements deviennent le gagne-pain des Juifs de Safed.

Au 17ème siècle, le Juifs subissent les conséquences des conflits politiques locaux, boucs émissaires tout trouvés quand les caisses du pacha sont vides. Les habitants de Safed subissent des exactions et la ville est mise à sac au milieu du 17ème siècle.

L’écroulement du rêve messianique incarné en Sabbataï Tsevi, pseudo-messie converti à l’Islam en 1666 fait place à une certaine désillusion.
Persécutions et brimades se font sentir de manière discontinue à Jérusalem où les Juifs sont soumis à des taxations excessives

Cependant si Jérusalem s’appauvrit sur le plan matériel, elle s’enrichit sur le plan spirituel et prend la relève de Safed. Des savants sont attirés par Jérusalem dont Isaïe Horowitz (1565-1630).

L’existence de rabbins émissaires envoyés d’Eretz Israël vers les différents pays de la diaspora devient une sorte d’institution. Liens vivants entre les Juifs de la Terre sainte et ceux de la dispersion, leur rôle est, certes, de collecter de l’argent mais aussi d’enseigner.

Le 18ème siècle est un temps d’épreuves, tremblement de terre en Galilée en 1759, épidémie de peste, de variole, sécheresse, inondations. On assiste à une régression générale dans l’Empire ottoman et à un déclin de la population. De plus, la population juive est devenue presque exclusivement urbaine. Le déclin de Safed a entraîné la disparition des villageois et agriculteurs juifs de Galilée.
L’Empire ottoman doit lutter contre les puissances occidentales, en particulier la Russie et le pays est livré aux mains de mini potentats locaux incapables de maintenir l’ordre , de lutter contre le brigandage sur les route et la piraterie en mer . La plupart des terres appartiennent à des propriétaires absents ou sont louées à des paysans pauvres. Les grandes forêts de Galilée et du Mont Carmel sont déboisées, les terres arables cèdent la place aux marécages et au désert.


A la fin du 18ème siècle, on ne comptait plus guère que 8000 Juifs en Palestine, pour une population estimée à 300 000 personnes. La Palestine est alors  une petite province, perdue dans un Empire turc dont le processus de décadence a commencé peu après la mort de Soliman le Magnifique. Elle n’a guère intéressé les puissances européennes qui n’y ont vu aucun intérêt politique jusqu’à la campagne de Bonaparte en Egypte puis en Palestine. (1798-1799).


Avec le développement de la presse, les premières victoires de Bonaparte, sur le Mont Thabor,par exemple, rappellent des noms familiers aux lecteurs de la Bible. D’un autre côté, l’échec ultérieur de Bonaparte face aux Turcs alliés aux Anglais contribue à montrer la valeur stratégique de cette région. .Cet épisode marque un tournant capital dans l’histoire d’Eretz Israël car il va faire de cette région un enjeu sur l’échiquier international.


De plus, la mode des voyages en Terre sainte est lancée et ils vont se multiplier. Des pèlerins anonymes ne seront plus les seuls à se rendre en Terre Sainte mais également des écrivains célèbres. (Chateaubriand, Lamartine, Flaubert)


Ils témoignent de la pauvreté des habitants, juifs, chrétiens et musulmans confondus.

En 1806, Chateaubriand entreprend un voyage en Terre Sainte, et en chrétien méprisant ceux qui ne partagent pas sa foi, fait une description des Juifs qui contribue à répandre l’image du Juif pouilleux et repoussant. Il écrit, malgré tout, cette phrase significative : « Il faut voir ces légitimes maîtres de la Judée, esclaves et étrangers dans leur propre pays ; il faut les voir, attendant, sous toutes les oppressions, un roi qui doit les délivrer », déplorant par ailleurs l’obstination des Juifs à refuser de se convertir.
En revanche, Lamartine a une vision toute différente. En tant que poète, il s’identifie au Roi David, poète comme lui. Il envisage avec espoir que ce pays désertique puisse redevenir prospère si des Juifs y reviennent comme un peuple libre de cultivateurs.


Bonaparte et les Juifs:
En Europe, l’entrée des troupes françaises conduites par Bonaparte signifiait fin de l’oppression et émancipation, comme en Italie où il libéra les Juifs des ghettos de Rome, Venise, Vérone et Padoue. Mais lors de la prise de Jaffa par les Français en 1799, il y eut un tel débordement de cruauté de la part des soldats que la communauté juive fut anéantie et l’image du libérateur fut remplacée par celle du tyran.
Quant à la proclamation de Bonaparte au peuple juif, manifeste publié dans la Gazette nationale ou le Moniteur universel, le 22 mai 1799,   l’historienne Renée Neher-Bernheim doute qu’elle soit authentique. Par cette proclamation à la nation juive, Bonaparte s’adressait aux Israélites « héritiers légitimes de la Palestine », pour les inciter à exercer « le droit à une existence politique en tant que nation parmi les nations »


Georges Bensoussan, dans son « Histoire du sionisme » ajoute qu’  « il avait le mérite d’éclairer le lien vital qui unissait ce peuple à cette terre » et semblait très moderne  quand il évoquait le retour des Juifs à une existence politique « comme une nation parmi les nations »

En tout état de cause, elle est restée sans effet, par suite de l’échec de Bonaparte devant Acco et la population juive n’en a pas eu connaissance.

Donc, au début du 19ème siècle, la Palestine devient une terre de prédilection pour les nations européennes qui essaient d’y prendre pied et d’y renforcer leur influence.

Il s’en suit une renaissance de l’activité économique et une véritable révolution démographique. Le pays redevient un carrefour commercial entre trois continents ; sa renaissance est accélérée un peu plus tard, au milieu du 19ème siècle, par l’ouverture du canal de Suez inaugurée en 1869.

Les conditions des Juifs du pays en sont améliorées et leur nombre s’accroît considérablement.

En conclusion, on peut constater que le peuple juif a souffert, sur sa propre terre, de dominations successives, au cours desquelles ils étaient totalement dépendants du bon vouloir des occupants.

Malgré tout, la présence des Juifs s’y est toujours maintenue, même aux pires époques de leur histoire. Comme l’écrit G. Bensoussan, le lien charnel qui lie les Juifs à la Terre d’Israël n’a jamais été rompu.



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