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mercredi 27 septembre 2017
Isaac Adolphe Cremieux
BCH
Boulogne, le 19 Mai 2005,
ADOLPHE CREMIEUX
SON CELEBRE DECRET – L’ALLIANCE ISRAELITE UNIVERSELLE
La Révolution française 1789 a permis aux juifs de France de sortir de leur état de paria ; elle
marque un tournant pour eux, présents en France depuis l’établissement des comptoirs
phéniciens et grecs puis se sédentarisant après la conquête romaine.
L'idéologie révolutionnaire prône leur intégration dans la nation française : «Il faut tout
refuser aux Juifs comme nation et tout accorder aux Juifs comme individus.» (Abbé
Grégoire) ; les Juifs de France sont principalement confinés outre Paris, à L’Alsace, au
Comtat Venaissin, et à Bayonne - Pont Saint Esprit.
L’Abbé Grégoire
Napoléon Ier
S’il faudra attendre Napoléon Bonaparte pour légiférer et proclamer l'émancipation des Juifs
de France, en 1806, en 1807 il crée le Grand Sanhédrin qui a conduit à la création du
Consistoire Central des Israélites de l’Empire ; par le Décret de Bayonne du 28 juillet 1808,
Napoléon imposa à tous les juifs de l’Empire de prendre un " nom définitif " !
Ce n’est qu en 1870 qu’ Adolphe Crémieux sera l homme qui symbolise leur émancipation,
en même temps que Rothschild et Disraeli pour ceux d'Angleterre.
Des régimes différents succèdent au Premier Empire, la Monarchie de Juillet, la Seconde
République, le Second Empire, et la Troisième République née le 4 Septembre 1870, après la
lourde défaite de Sedan.
En 1840, Crémieux part pour Damas ou il prend la défense des juifs de Syrie : un moine
italien, le père Tommaso, disparaît sans laisser de traces. Le consul de France à Damas accuse
des juifs de l'avoir assassiné pour utiliser son sang à des fins rituels. Sept notables juifs de
Damas sont arrêtés et torturés. James de Rotschild, consul honoraire d'Autriche à Paris,
s'empare de l'affaire, bientôt suivi par Moses Montefiore, sheriff de Londres et Adolphe
Crémieux. Crémieux et Solomon Munk se rendent ensuite en Égypte pour demander à
Méhémet Ali d'intercéder pour les juifs de Damas, ces derniers seront finalement libérés en
août 1840. Crémieux se lancera dans la création et le financement d'écoles pour les enfants
juifs en Égypte.
Dès 1842, des juifs nommés Crémieux, Godechaux Naquet et Fould sont élus à la Chambre
des Députés par le corps électoral français. Crémieux devient député de Chinon. En 1843 ; il
devient Président du Consistoire Central Israélite de Paris.
Godechaux
Isaac, Moïse Crémieux appelé Adolphe Crémieux est né à Nîmes (de parents modestes et
juifs descendus du comtat Vénaissin) le 30 Avril 1796, après de brillantes études, il devient
avocat puis agréé auprès de la Cour de Cassassion.
Entré en Franc- maçonnerie à 22 ans, il combat toute sa vie pour la défense des grands
principes de la Révolution de 1789, républicain, profondément universaliste, il fut appelé à
présider jusqu'à sa mort le Suprême Conseil Maçonnique de France.
Avocat puis député d'opposition sous la Monarchie de Juillet, il est Ministre de la Justice du
gouvernement provisoire de 1848. Il soutient la candidature de Louis-Napoléon Bonaparte à
la Présidence de la République.
Crémieux doué d'une mémoire et d'une vivacité d'esprit exceptionnelles, allait avoir un destin
hors du commun l'amenant à serrer la main de Napoléon Premier, à protéger la fuite de Louis-
Philippe, à signer la déchéance de Napoléon III, à diriger la France pendant quelques
semaines au nom du gouvernement de la Défense Nationale, à signer le décret auquel son
nom est resté attaché et à voter l'amendement Wallon qui créa la 3e République.
Il est élu à l'Assemblée Législative en 1849, mais il s'oppose plus tard à Louis-Napoléon, ce
qui lui vaut d'être emprisonné après le coup d'Etat perpétré par le premier Président de la
République française, le 2 décembre 1851. C’est l’avènement du second Empire. Victor
Hugo choisit à ce moment l’éxil. Crémieux s’efface de la vie politique jusqu’en 1860.
Louis Napoléon Bonaparte
Il est vrai que de la Restauration aux débuts de la IIIe République, les Juifs ont connu en
France une remarquable promotion sociale, en toute légalité, et sans rencontrer d’hostilité
organisée (seule l’Alsace connaît une agitation antijuive sporadique). Outre la banque et le
commerce, activités traditionnelles, ils entrent dans les divers rouages de la société,
notamment par voie de concours : nombre d’entre eux deviennent officiers, via l’École
Polytechnique. Fould crée le Crédit Mobilier avec les frères Pereire, en rivalité avec la banque
Rothschild
L’affaire Mortara (un enfant juif italien baptisé à l’insu de ses parents est soustrait à
l’éducation de ceux-ci par l’autorité catholique), en 1858, cette affaire provoque un véritable
feuilleton
Les Juifs de France, notamment ceux d'Alsace, durent mener une lutte âpre et incessante pour
obtenir l'abolition du serment "More judaïco" par lequel tout Juif déposant en jus tice était
présumé parjure jusqu'à preuve du contraire.
Le Serment
Au Moyen-Age, l’Alsace faisant partie de l’Allemagne, du point de vue juridique, les Juifs
sont considérés comme étant des serfs de l'empereur. En tant que tels, ils ne pouvaient être ni
spoliés, ni expulsés, ni gênés dans leur commerce et leur pratique religieuse. Cependant, dès
le 14e siècle, ils sont astreints au port du chapeau pointu, le Judenhut.
Une autre contrainte généralisée sous l’égide de l’Eglise dans toute l’Europe, est le serment
More judaïco, prêté sur la Tora, dans la synagogue la plus proche, souvent dans une position
humiliante, couronne d’épine sur la tête, téfilim sur le bras gauche, ce serment devait leur
éviter de prêter un faux serment, lors d'un litige avec un Chrétien.
A l'époque même où des savants et des hommes d'affaires juifs jouaient un rôle déjà
considérable dans la vie française, le maintien de ce serment apparaissait comme un défi lancé
aux idées libérales: il n'en fallut pas moins beaucoup de temps, d'efforts et de talent pour
obtenir son abolition.
En France, ce serment avait été aboli sous la Révolution, puis remis par Napoléon, dont le
rôle a pour le moins été ambigu. C’est Adolphe Crémieux, qui obtint de la Cour de Cassation
l'abolition de ce serment, le 3 mars 1848, il contribua ainsi à faire cesser la dernière
discrimination légale à l'égard des Juifs de France
.
L ALLIANCE FRANÇAISE UNIVERSELLE En 1860
Le 17 mai 1860, dix-sept jeunes juifs français se réunissent au domicile parisien de l'un
d'entre eux. Parmi eux, des médecins, des enseignants, des journalistes, des juristes, des
hommes d'affaires... : autant de représentants de la bourgeoisie juive libérale de la fin du
XIXe siècle, héritière des Lumières et de l'Emancipation, profondément patriote sans renier
pour autant ses origines.
A l'issue de cette rencontre, six d'entre eux rédigent l'Appel de l'Alliance, texte fondateur de la
nouvelle institution :
"Rassembler tous les coeurs généreux pour lutter contre la haine et les préjugés. Créer une
société de jeunes israélites idéalistes et militants qui se sentiraient solidaires de tous ceux
qui souffrent par leur condition de juifs ou tous ceux qui sont victimes de préjugés quelle
que soit leur religion. Faire enfin que la culture supplante l'ignorance de quelques
fanatiques, pour le bien de tous. [...] Si vous croyez que ce serait un honneur pour votre
religion, une leçon pour les peuples, un progrès pour l'humanité, un triomphe pour la
vérité et pour la raison universelle de voir se concentrer toutes les forces vives du judaïsme,
petit par le nombre, grand par l'amour et la volonté du bien, venez à nous, nous fondons,
nous fondons l'Alliance Israélite Universelle."
A la suite de la conversion de ses enfants au catholicisme, rongé par la peine et plongé dans
un chagrin personnel, Crémieux bien qu’étant l’instigateur de l’institut ion refuse d’en être
membre fondateur.
Le combat pour l'égalité des droits - non seulement pour les juifs - mais pour toutes les
minorités religieuses - figure parmi les priorités de l'Alliance.
Dès 1860, l'année même de sa fondation, elle intervient en faveur des chrétiens du Liban
victimes d'émeutes populaires. En 1863, elle intercède auprès du ministre de la Justice
espagnol pour des protestants emprisonnés auxquels on reproche leur propagande en faveur
de leur religion.
En octobre 1862, l'Alliance ouvre sa première école à Tétouan, au Maroc. La première pierre
est posée de ce qui va peu à peu devenir un réseau scolaire intense et rayonnant En novembre
1863, Adolphe Crémieux se rend à Istanbul, après son passage 11 écoles sont crées, grâce à
une donation d'un million de francs du baron Maurice de Hirsch. L’Alliance, dans la plupart
des pays d'Europe, tente d'obtenir la grâce ou le sursis pour des malheureux condamnés
injustement parce qu'ils n'étaient protégés par aucune juridiction, par aucune puissance.
A l'issue de la guerre russo-turque de 1877, une réunion des principales puissances est
convoquée à Berlin, en juin 1878. Considérant que cette réunion internationale peut fournir
l'occasion d'aborder en particulier la question des minorités juives dans toute la Turquie
d'Europe, l'Alliance décide d'envoyer une délégation à Berlin. Ainsi la question juive est-elle
introduite dans un ordre du jour que ne prévoyait pas le règlement. C'est une véritable
"première" en matière de relations internationales.
Le succès est inespéré : sur proposition de la délégation française, soutenue par l'Allemagne et
l'Angleterre, les conclusions suivantes sont adoptées : "La distinction des croyances
religieuses et des confessions ne pourra être opposée à personne comme un motif d'exclusion
ou d'incapacité en ce qui concerne la jouissance des droits civils et politiques, l'admission aux
emplois publics, fonctions et honneurs ou l'exercice des différentes professions et industries,
dans quelque localité que ce soit.
La liberté et la pratique extérieure de tous les cultes sont assurées à tous les ressortissants
nationaux aussi bien qu'aux étrangers ; et aucune entrave ne pourra être apportée soit à
l'organisation hiérarchique des différentes confessions, soit à leurs rapports avec leurs chefs
spirituels."
Aux yeux des dirigeants de l'Alliance, l'accès à la culture est aussi une condition sine qua non
de l'émancipation et participe du processus de "régénération" - terme compris dans l'acception
de l'époque - qui a pour but de faire des juifs des citoyens modernes et éclairés, partout à
travers le monde. La création d'écoles s'impose donc d'emblée comme corollaire
indispensable à l'action d'aide et de soutien aux juifs opprimés. Ce projet est déjà inscrit dans
l'Appel de l' Alliance de 1860:
"Si vous croyez qu'un grand nombre de vos coreligionnaires, encore accablés par vingt
siècles de misère, d'outrages et de proscriptions, peuvent retrouver leur dignité d'hommes,
conquérir leur dignité de citoyens ; si vous croyez qu'il faut moraliser ceux qui sont
corrompus, et non les condamner ; éclairer ceux qui sont aveuglés, et non les délaisser ;
relever ceux qui sont abattus, et non se contenter de les plaindre ; défendre ceux qui sont
calomniés, et non se taire. Israélites du monde entier, venez, écoutez notre appel, accordeznous
votre adhésion, votre concours."
Ainsi l'Alliance est-elle parvenue à articuler sous une forme moderne la tradition de solidarité
juive. L’Alliance ouvre des écoles en Afrique du Nord, au Proche-Orient, dans les Balkans.
Le Décret CREMIEUX
En 1869, Crémieux est élu député de la Drome, et le 24 octobre 1870, un décret du nom de
Crémieux donne la citoyenneté française aux 37.000 juifs d'Algérie. Dans la foulée, les colons
originaires d'Europe (Italie, Espagne, Malte,...) sont aussi francisés en bloc. Quant aux
musulmans d'Algérie, ils sont ramenés au statut d'indigène.
Le décret a été promulgué à Tours, où s'est réfugié le gouvernement de la Défense Nationale
qui a succédé à l'Empire après la défaite de Sedan.
Il peut être considéré comme l'une des premières grandes mesures de la IIIe République.
Sa paternité en revient au Ministre de la Justice qui n’est autre que Isaac Adolphe Crémieux,
Il a 74 ans et est devenu le Président de la nouvelle «Alliance Israélite Universelle» qu’il
avait initiée, succédant à Louis Jean Koenigswarter.
Alors que Napoléon III préconisait en Algérie l'instauration d'un royaume arabe sous
protectorat français, un peu comme il en ira plus tard avec le royaume du Maroc,
Ses successeurs républicains prennent le contre pied de cette politique. Ils décident d'intégrer
plus étroitement l'Algérie à la France.
Reste que, au cours de cette période, le courant assimilationniste s’est renforcé. Vers 1860, la
population juive est d’environ 80 000 en France. Nombreux sont ses membres qui ont pris
leurs distances vis-à-vis de leur communauté originelle : mariages mixtes, adoption de
prénoms français usuels, voire conversions au catholicisme (la fondation de Notre-Dame de
Sion par Théodore Ratisbonne a pour but la conversion des Juifs) sont de plus en plus
nombreux à mesure qu’on s’élève sur l’échelle sociale. Alfred Naquet, l’auteur de la loi sur le
divorce en 1884, qui a épousé une catholique, déclare en 1895 : « Pendant plus de trente ans,
je n’ai fréquenté à peu près que des non-Juifs. »
Les Juifs de France ont cessé d’être une entité homogène, s’ils l’ont jamais été. Entre une
masse importante restée fidèle au judaïsme et une forte minorité sortie du judaïsme, bien des
degrés de résistance ou d’assimilation existent, tandis que s’ouvre toujours davantage
l’éventail des activités professionnelles.
La France a pris pieds en Algérie en 1830, les juifs autochtones sont des Dhimmis, ils sont
pauvres, voire misérables, parce que lourdement imposés par le régime Turc, et le Dey
d’Alger.
L’arrivée de la France a été une véritable libération, les français traitant juifs et musulmans
indigènes sous un pied d’égalité. Les juifs vont plus loin que les musulmans, dès 1842, ils
acceptent que les tribunaux français remplacent les tribunaux rabbiniques pour les affaires
civiles, dès 1845, les rabbins, tout comme les prêtres et les pasteurs sont payés par l’état.
L’Algérie compte alors 2,9 millions d’habitants ; 2,6 millions de musulmans, 226 000
européens et 34 000 juifs (recensement de 1866)
En 1865, Napoléon III fait un voyage en Algérie, il fait accorder le titre et les droits civils aux
indigènes qui se sont battus en Crimée, en Italie et au Mexique, s’ils en font la demande…
Seulement 200 juifs y ont droit.
Elu député pour l’Assemblée du Corps législatif de 1869, Crémieux met de suite en avant la
naturalisation collective des juifs d’Algérie.
Le 24 octobre 1870, le gouvernement provisoire de la République, conduit à Tours par Léon
Gambetta, adopte donc le « décret Crémieux », Crémieux est alors Ministre de la Justice, ce
décret si célèbre assure la citoyenneté française collective aux 37 000 Juifs autochtones des
trois départements d’Algérie.
Ces derniers ont ainsi renoncé, comme ceux de la métropole, à un statut personnel (mariage,
divorce, héritage) au profit de la loi française ; le Consistoire central à Paris s’appelle
désormais « Consistoire central des israélites de France et d’Algérie ».
Émancipés, intégrés ou assimilés, les Juifs ont trouvé en France, depuis la Révolution, une
vraie patrie, une nouvelle Jérusalem, chantée par leurs poètes et leurs rabbins.
Mais avec le décret Crémieux, ils établissent une discrimination inédite entre les juifs, élevés
au rang de citoyens français, et les musulmans.
Une partie de ces juifs étaient établis en Afrique du Nord depuis la première diaspora, au
Vème siècle avant JC et ils étaient à l'origine d'une langue aujourd'hui perdue, le judéoberbère.
Les autres étaient originaires d'Espagne d'où ils avaient été chassés en...1492.
Les musulmans, très majoritaires, étaient issus soit des populations kabyles, soit des
envahisseurs arabes ou encore des esclaves enlevés sur les côtes européennes jusqu'au XVIIIe
siècle et convertis de force.
Le décret consacre en Algérie la rupture entre colonisateurs (juifs indigènes et immigrants de
tous les pays d'Europe occidentale) et colonisés (musulmans). Les musulmans ayant toujours
refusé de se plier aux exigences pointilleuses de la Loi Républicaine, et voulaient garder le
Droit Coranique appelé Charia.
La défaite de la France face à la Prusse, et la « décadence de la France » donnent un prétexte
de révoltes aux musulmans au début de l'année suivante, sous la conduite d'un notable, le
bachagha El Mokrani, qui rassemble derrière lui 250 tribus et 150 000 hommes en arme.
Le 8 avril 1871 sur la proclamation de la « Guerre Sainte ou Djihad » par le grand Maître
d'une confrérie musulmane, Cheikh EL HADDAD. Un tiers de la population musulmane entre
alors en rébellion. El Mokrani
Le nouveau chef du gouvernement provisoire, Adolphe Thiers, dépose le 21 juillet un projet
d'abrogation du décret Crémieux, pour apaiser les Musulmans, car la frange anti-sémite de
droite, en France impute la révolte au décret Crémieux, … c’est encore de la faute aux juifs !
mais celui-ci est repoussé sous la pression du banquier Alphonse de Rothschild. La France
doit payer à l’Allemagne un tribut de 5 milliards de francs-or … et a besoin de la caution de
ce dernier.
Adolphe Thiers
En France, où toute forme d'antisémitisme avait disparu sous la Restauration monarchiste et le
Second Empire, le décret va paradoxalement entraîner une mise en lumière des juifs.
L'antisémitisme apparaîtra avec force sous la IIIe République, à la faveur du scandale de
Panama, qui précèdera de peu l'affaire Dreyfus, puis du vote la Loi de 1905 sur la laïcité dont
nous fêtons cette année le centenaire.
Quant aux juifs d’Algérie, ils sont devenus citoyens français à part entière, après avoir été
dominés pendant des siècles par les Arabes, leur destin est scellé à celui des pieds noirs, et au
début des années 1960, presqu’un siècle après ils rejoindront en grande partie la France avec
la douloureuse sortie de la Guerre d’Algérie.
Crémieux est élu Sénateur en 1875, Il décède en 1880 à Paris et est enterré au Cimetière
Montparnasse.
Sous le régime de Vichy, le Décret est abrogé le 7 octobre 1940 par décision du maréchal
Pétain, et les Juifs d'Algérie redeviennent des indigènes. Un numerus clausus est instauré dans
les Ecoles et Lycées de l’Etat français. Le 21 octobre 1943 le Comité français de libération
nationale, présidé par le général De Gaulle, légalise à nouveau le décret Crémieux.
Adolphe Crémieux restera dans l’Histoire comme le français juif qui a été à l’origine de la
naissance de l’Alliance Israélite Universelle, et du décret donnant aux juifs d’Algérie la
Nationalité française.
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