Gammarth
BCH
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Nous
passions en général nos vacances d’été à Paris, habitant au 30 rue de la
Bienfaisance, dans l’appartement que louait Roger et qu’habitait Suzy et
Claude.
L’été 1955,
papa décida de louer une villa en bord de mer, à Gammarth.
Gammarth est
une petite ville, oubliée qui était un cul de sac, à l’époque, la route étant
bloquée par une immense et majestueuse dune.
Pour nous
rendre à Gammarth, il nous fallait passer devant l’aéroport de El Aouina,
traverser la Marsa et passer devant la résidence du Bey, et enfin passer devant
un club qui se nommait la Tour Blanche , et faire un ou deux kilomètres , la
route se terminait par un immense parking qu’occupait son gardien officiel
portant une grasse plaque de fonction en cuivre et qui s’appelait « Staline ».
Sur la plage
une succession de petits cafés snack bars , tenus en général par des siciliens,
et celui qui se tenait en face de la
maison s’appelait Orsini.
La plage
était belle, formée de sable fin blanc, et bordée de petits rochers vers la Dune,
rochers desquels de jeunes enfants ramenaient des poulpes, des oursins et
parfois des poissons de roche.
La grande
Dune nous attirait, nous fascinait … nous étions comme la chèvre de Monsieur
Seguin ??? mais papa nous avait prévenu de ne pas nous y rendre, car on
pouvait s’enfoncer et être avalé par le sable.
Avec Gérard-Maurice
Sellier et trois autres copains, nous avions décidé d’entrer dans la voituer de
Monsieur Sellier pour faire un voyage imaginaire, mais voila qu’à un certain
moment de notre route fictive, nous avons desserré le frein à main , et voilà
que la voiture se mit a glisser doucement en arrière vers un ravin qui était
bien réel … nous avons paniqué dans le
véhicule et n’avons pas songé à serrer à nouveau le frein à main. Nous avons crié
voyant que la voiture allait de plus en plus vite … et Staline est arrivé et a
bloqué le véhicule tout seul, pendant dix minutes, le temps de voir nos parents
affolés courir, affolés.
Staline nous
avait sauvé la vie .
Plus tard,
la route a été prolongée ,elle traversait la dune qui avait été pour l’occasion
détruite, et arrivait à Rawat, une plage qui devait faire 300 mètres de
largeur.

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