Rechercher dans ce blog

dimanche 10 septembre 2017

Gammarth

Gammarth

BCH

Nous passions en général nos vacances d’été à Paris, habitant au 30 rue de la Bienfaisance, dans l’appartement que louait Roger et qu’habitait Suzy et Claude.
L’été 1955, papa décida de louer une villa en bord de mer, à Gammarth.

Gammarth est une petite ville, oubliée qui était un cul de sac, à l’époque, la route étant bloquée par une immense et majestueuse dune.

Pour nous rendre à Gammarth, il nous fallait passer devant l’aéroport de El Aouina, traverser la Marsa et passer devant la résidence du Bey, et enfin passer devant un club qui se nommait la Tour Blanche , et faire un ou deux kilomètres , la route se terminait par un immense parking qu’occupait son gardien officiel portant une grasse plaque de fonction en cuivre et qui s’appelait « Staline ».

Sur la plage une succession de petits cafés snack bars , tenus en général par des siciliens, et celui qui se tenait  en face de la maison s’appelait Orsini.

La plage était belle, formée de sable fin blanc, et bordée de petits rochers vers la Dune, rochers desquels de jeunes enfants ramenaient des poulpes, des oursins et parfois des poissons de roche.

La grande Dune nous attirait, nous fascinait … nous étions comme la chèvre de Monsieur Seguin ??? mais papa nous avait prévenu de ne pas nous y rendre, car on pouvait s’enfoncer et être avalé par le sable.

Avec Gérard-Maurice Sellier et trois autres copains, nous avions décidé d’entrer dans la voituer de Monsieur Sellier pour faire un voyage imaginaire, mais voila qu’à un certain moment de notre route fictive, nous avons desserré le frein à main , et voilà que la voiture se mit a glisser doucement en arrière vers un ravin qui était bien réel  … nous avons paniqué dans le véhicule et n’avons pas songé à serrer à nouveau le frein à main. Nous avons crié voyant que la voiture allait de plus en plus vite … et Staline est arrivé et a bloqué le véhicule tout seul, pendant dix minutes, le temps de voir nos parents affolés courir, affolés.

Staline nous avait sauvé la vie .



Plus tard, la route a été prolongée ,elle traversait la dune qui avait été pour l’occasion détruite, et arrivait à Rawat, une plage qui devait faire 300 mètres de largeur.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire