Antinéa s'appelait Tin-Hinan
Pierre Benoit dans
l'Atlantide avait célèbré sa beauté ...
Tin-Hinan
Tin-Hinan serait la mère
fondatrice du peuple touareg. Il s'agit d'une femme de légende que l'on connait
aujourd'hui à travers la tradition orale touarègue qui la décrit comme
« une femme irrésistiblement belle, grande, au visage sans défaut, au
teint clair, aux yeux immenses et ardents, au nez fin, l’ensemble évoquant à la
fois la beauté et l’autorité ». Son nom veut dire en tamachek, "la
maîtresse des tentes".
Elle choisit l’oasis
d’Abessala, près de Tamanrasset pour s'installer.
Originaire de la tribu
juive des "berabers" du Maroc, elle serait venue dans le Hoggar en
compagnie de sa servante Takamat.
Tandis que les descendants de Tin-Hinan
seraient aujourd'hui dispersés dans les tribus touarègues nobles, ceux de
Takamat formeraient les tribus vassales.
D’après la légende,
Tin-Hinan aurait eu trois filles : Tinert, l’antilope, ancêtre des
Inemba ; Tahenkot, la gazelle, ancêtre des Kel Rela ; Tamérouelt, la
hase, ancêtre des Iboglân. Chez les Touaregs, la femme jouit d’un statut
privilégié et le matriarcat est de règle, ainsi donc, n’est retenue que la
descendance féminine, et on ne connait pas le nom du père.
Elle aurait utilisé des
dromadaires pour effectuer ses déplacements dans le désert, dromadaires
apportés d'Asie au second siècle par les juifs qui ont créé l'Empire du Touat
dont elle était assez proche.
Sa religion était basée
sur l'animisme avec toutes les superstitions berbères tel le chiffre 5 ou la
main berbère ... mais elle mélangeait la superstition avec les croyances juives
de sa tribu d'origine et peut-être même chrétiennes puisqu'on a retrouvé dans
son tombeau des pièces à l'effigie de l'Empereur Constantin.
En 1918, Pierre Benoît,
dans son roman L'Atlantide, raconte l'histoire d'Antinéa. Il s'agit en fait de
Tin-Hinan dont il a modifié le nom.
En 1925, à Abalessa,
dans le Hoggar, des archéologues découvrent la tombe d'une femme. Ils y
trouvent outre un squelette bien conservé, des bijoux en or et en argent, ainsi
qu'un mobilier funéraire. La tombe, qui date du IVème, est attribuée à
Tin-Hinan et est aujourd'hui une attraction touristique.
Le corps, quant à lui,
est conservé au musée du Bardo à Alger.
Cet épisode donne des
éléments aux historiens qui essayent de retracer la présence juive dans le
sud-Sahara.

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