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vendredi 1 septembre 2017

L origine des Touaregs ... Tin Hinan

Antinéa s'appelait Tin-Hinan
Posté par BCH vendredi 27 juillet 2007 à 15:40 | #40 | rss

Pierre Benoit dans l'Atlantide avait célèbré sa beauté ...

Tin-Hinan

Tin-Hinan serait la mère fondatrice du peuple touareg. Il s'agit d'une femme de légende que l'on connait aujourd'hui à travers la tradition orale touarègue qui la décrit comme « une femme irrésistiblement belle, grande, au visage sans défaut, au teint clair, aux yeux immenses et ardents, au nez fin, l’ensemble évoquant à la fois la beauté et l’autorité ». Son nom veut dire en tamachek, "la maîtresse des tentes".

Elle choisit l’oasis d’Abessala, près de Tamanrasset pour s'installer.

Originaire de la tribu juive des "berabers" du Maroc, elle serait venue dans le Hoggar en compagnie de sa servante Takamat. 

Tandis que les descendants de Tin-Hinan seraient aujourd'hui dispersés dans les tribus touarègues nobles, ceux de Takamat formeraient les tribus vassales.

D’après la légende, Tin-Hinan aurait eu trois filles : Tinert, l’antilope, ancêtre des Inemba ; Tahenkot, la gazelle, ancêtre des Kel Rela ; Tamérouelt, la hase, ancêtre des Iboglân. Chez les Touaregs, la femme jouit d’un statut privilégié et le matriarcat est de règle, ainsi donc, n’est retenue que la descendance féminine, et on ne connait pas le nom du père.

Elle aurait utilisé des dromadaires pour effectuer ses déplacements dans le désert, dromadaires apportés d'Asie au second siècle par les juifs qui ont créé l'Empire du Touat dont elle était assez proche.

Sa religion était basée sur l'animisme avec toutes les superstitions berbères tel le chiffre 5 ou la main berbère ... mais elle mélangeait la superstition avec les croyances juives de sa tribu d'origine et peut-être même chrétiennes puisqu'on a retrouvé dans son tombeau des pièces à l'effigie de l'Empereur Constantin.

En 1918, Pierre Benoît, dans son roman L'Atlantide, raconte l'histoire d'Antinéa. Il s'agit en fait de Tin-Hinan dont il a modifié le nom.

En 1925, à Abalessa, dans le Hoggar, des archéologues découvrent la tombe d'une femme. Ils y trouvent outre un squelette bien conservé, des bijoux en or et en argent, ainsi qu'un mobilier funéraire. La tombe, qui date du IVème, est attribuée à Tin-Hinan et est aujourd'hui une attraction touristique. 
Le corps, quant à lui, est conservé au musée du Bardo à Alger.



Cet épisode donne des éléments aux historiens qui essayent de retracer la présence juive dans le sud-Sahara.



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