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dimanche 10 septembre 2017

Ce qu'est la Dhimmitude en pays d'Islam !

LE CONCEPT DE DHIMMITUDE DANS L’ISLAM.

BCH 




Juifs et Chrétiens considérés par l’Islam  comme des Infidèles mais aussi comme les Peuples du Livre  étaient soumis à un statut particulier, la dhimma, c'est-à-dire la protection, par ailleurs avilissante,  accordée par le prophète  aux populations juives et chrétiennes qu’il avait soumises.


Le texte fondateur de la législation musulmane à l’égard des Juifs et des chrétiens est la sourate IX, verset 29 du Coran. :


« Combattez ceux qui ne croient pas en Dieu ni au jour dernier, qui ne regardent point comme défendu ce que Dieu et son prophète ont défendu, et ceux d’entre les hommes des Ecritures qui ne professent pas la vraie religion, combattez les jusqu’à ce qu’ils paient le tribut de leurs propres mains et qu’ils soient soumis. »


La protection ou dhimma accordée aux gens du Livre ne se conçoit donc qu’après la victoire des Musulmans dans la guerre sainte ou Jihad, victoire qui transforme les terres des Infidèles en terre d’Islam (dar-al-islam) pour l’éternité.

La dhimmitude est corrélée au jihad. C’est le statut de soumission des indigènes non-musulmans –  juifs, chrétiens, sabéens, zoroastriens, hindous, etc. - régis dans leur pays par la loi islamique. Il est inhérent aufiqh (jurisprudence) et à la charîa (loi islamique). Pour les autres peuples, notamment  les idolâtres c’était la conversion ou la mort.


Le statut de dhimmi Omar, calife de 634 à 644 est le premier à affronter des colonies importantes de chrétiens et de juifs à qui il décide d’accorder son hospitalité et sa protection.

Cette décision s’exprime sous la forme d’un contrat indéfiniment reconduit, la dhimma, à condition que les bénéficiaires, les dhimmi respectent la domination de l’islam.

Ce statut de dhimmis, élaboré pour les « gens du Livre », est aussi connu sous le nom de Pacte d’Omar, les chroniqueurs arabes l’attribuant à Omar Ier, 2ème calife de l’Islam (634-644) ou à Omar II (717-720).


En réalité, ce statut remonte à l’année 628 où Mahomet attaqua et détruisit Khaybar, oasis cultivée par une tribu juive, à 140 km de Médine. Après un mois et demi de siège, les agriculteurs juifs capitulèrent au terme d’un pacte, la dhimma : ils pouvaient continuer à cultiver l’oasis, moyennant la remise de la moitié de la récolte et le droit pour Mahomet de les chasser à sa guise.


.En contrepartie, il s’engageait à les protéger contre les razzias bédouines et les autorisait à conserver leur organisation religieuse avec leur clergé et leurs tribunaux.  Cela servit de modèle pour toutes les conquêtes ultérieures. Les Dhimmis ne devaient par contre pas réduit à l’esclavage … ce qui n’ a pas été toujours le cas ! Libres, ils étaient néanmoins citoyens de seconde zone. Et vivaient dans des quartiers réservés (haras ou mellah).


Ce concept éclaire la politique d’Arafat dans ses pourparlers de paix avec Israël à Oslo … Le 10 mai 1994, quelques mois après avoir signé les accords d’Oslo, il déclarait dans une mosquée de  Johannesburg en arabe que, pour lui, Oslo n’était qu’un pacte (hudna, c'est-à-dire trêve,) semblable à  celles que signait le prophète lorsqu’il se trouvait en position de faiblesse, pour mieux vaincre l’ennemi le moment venu.



En Afrique du Nord, ce statut fut aboli par la colonisation européenne. Au Yémen, il existait encore au XXème siècle. L’empire Ottoman, sous la pression des puissances occidentales, le supprima théoriquement en 1856.


Et si on mariait nos jeunes filles avant leur puberté, c’est de peur qu’un Musulman la prenne dans son harem, il était d usage de marier les filles juives à 8 ou 9 ans, afin de les protéger, et c’est au sein de la belle famille que la jeune fille devenait jeune femme et véritable épouse.

Ce statut a eu 3 caractéristiques constantes :

Juifs et Chrétiens, jugés impurs et inférieurs par la loi islamique, étaient soumis, dans tous les domaines, à une humiliation systématique et organisée. Ils devaient porter des habits distinctifs et se vêtir de noir. Le vert (couleur de l’Islam) leur était interdit.


L’humiliation des dhimmis a pris les formes les plus diverses. Cloches, schofars, bannières, croix, tout signe visible ou audible de leur foi leur était proscrit avec une obligation de discrétion dans la pratique de leur culte et l’enterrement de leurs morts. Leur infériorisation se manifestait également entre autres par des vêtement


Le port de la rouelle que le concile de Latran empruntera à l’Islam pour l’imposer aux Juifs de la chrétienté, était souvent obligatoire sous peine de mort. Ils ne pouvaient pas monter de chevaux, animaux nobles, et devaient descendre de leur âne ou de leur mule, quand ils croisaient un musulman. Le port d’arme leur était interdit.


Leurs lieux de culte et même leurs habitations ne pouvaient dépasser en hauteur celles des musulmans. Il leur était interdit de construire des synagogues. Cette interdiction ne            jouait pas s’il   s’agissait d’un édifice pré-islamique, ce qui permettait parfois de         contourner la loi. Mais l’intolérance religieuse était de mise.



Les Dhimmis  étaient soumis à des charges exceptionnelles. : Ils devaient payer un impôt de capitation, (taxe par tête) connu sous le nom de jizya, et ce dans un état d’humiliation totale, ils payaient aussi un lourd impôt foncier, et pour tout reçu, ils recevaient un soufflet. ou bien un coup sur la nuque ou le front et devaient payer un impôt spécial sur la terre, ils étaient obligés d’effectuer les travaux les plus vils (ramassage des ordures, nettoyage des latrines). Lorsqu’il venait payer ses impôts, le dhimmi devait se tenir debout à l’endroit le plus bas, se présenter tête basse, être traité avec dédain. Il fallait lui faire sentir que c’était lui faire une grâce que d’accepter de lui la jizia, l’humiliation pouvant être complétée par des soufflets ou des coups de bâton.


 Juridiquement incapables Ils vivaient dans une complète précarité juridique et physique, la protection qui leur était accordée pouvant être retirée à tout moment. Elle l’était systématiquement lorsqu’ils étaient accusés à tort ou à raison d’avoir dit du mal de l’Islam. La sanction pouvant aller jusqu’à la peine de mort.  Le dhimmi n’avait aucune valeur juridique face à un musulman contre lequel sa parole au tribunal était irrecevable en cas de conflit.


L’accusation de blasphème contre l’islam était (est toujours) en terre d’islam le moyen le plus simple de faire condamner à mort quelqu’un. Sous une apparence de noble défense du sacré, c’est également le moyen le plus sournois de museler et détruire la liberté et la vérité. Le cocher d’un de mes ancêtres Caïd des juifs, Scemama, Batou Sfez  avait mal considéré un musulman, il fut jugé et exécuté. C’était en 1857.


Si un musulman peut épouser une dhimmi, il est par contre interdit à un dhimmi d'épouser une musulmane, une règle dont la transgression est sévèrement réprimée, allons jusqu'à la peine capitale. Un dhimmi ne pouvait pas non plus posséder d’esclaves musulmans, ils ne pouvaient pas servir dans l’armée, mais de nombreux dirigeants utilisaient habilement des fonctionnaires dhimmis, surtout pour récolter des impôts.


La dhimma fut diversement appliquée selon les lieux et les époques aux Juifs, Samaritains, et Chrétiens. C’est ainsi qu’on a pu parler d’un âge d’or andalou où il a existé une certaine symbiose entre les cultures juives, arabes et chrétiennes au début du Moyen-âge. Mais il ne faut pas en retenir  une vision simplifiée et idéalisée de l’histoire des Juifs en Espagne. Je vous renvoie à l’histoire de Maimonide qui dut fuir Cordoue devant les persécutions des musulmans.


On parle souvent de l’harmonie et de l’amour qui régnaient en Espagne au Moyen-âge
Que nenni !!!  … C’est une fable. L’Andalousie souffrit de guerres continuelles entre les différentes tribus arabes, les guerres entre les cités-royaumes (taifas), les soulèvements des chrétiens indigènes, et enfin de conflits permanents avec les royaumes chrétiens du Nord. Les esclaves chrétiens des deux sexes emplissaient les harems et les troupes du calife. L’Andalousie appliquait le rite malékite, l’un des plus sévères de la jurisprudence islamique, le statut de Dhimmi existait et dominait toutes les relations entre musulmans, juifs et chrétiens.



Le poids de la « protection » s’alourdissait très vite. Dès  822, au début du règne d’Abd ar-Rahman, l’émir de Cordoue, les recettes annuelles prélevées sur la population dhimmi s’élevaient à six cent mille dinars et trente ans plus tard elles atteignaient cinq millions et demi de dinars. 


Des massacres des transferts de population des déportations étaient organisés à l’issu de toutes tentatives de rébellion … en gage de  leçon …
Afin de conserver le statu quo, Les   rabbins, et les prêtres responsables de la bonne tenue de leurs coreligionnaires et du paiement de la dîme et pour ne pas être personnellement tenus responsables … ils risquaient leur vie, éteignaient toute amorce de révolte .


Du fait du désarmement de la population, toute tentative de révolte était vouée à l’échec et se terminait par d’impitoyables tueries et des prises d’esclaves.
En 805, pour mettre fin à des troubles à Cordoue, le gouvernement fit exécuter 72 personnes et fit clouer leurs cadavres sur des croix le long du chemin longeant le Guadalquivir. Vers 807, à Tolède pour mettre un terme à l’opposition des notables, mouladis, de la ville, l’émir les invita tous à une réception et les fit exécuter. 


Voila pourquoi le Grand Maïmonide dut  quitter Cordoue et l’Espagne à 13 ans avec sa famille pour prendre le chemin de l’exil vivre et étudier à Fès, pour terminer sa vie dans le delta du Nil à Fostat avant d’être enterré à Tibériade.


Ce statut n’a pas empêché, dans certains cas, les massacres de juifs dans de nombreux pays arabes, tout au long des siècles.


Le 5 février 1840 dans le quartier chrétien de Damas le Père Tommaso   (1777-1840),   et son domestique, disparaissent sans laisser de traces  l'enquête est confiée aux autorités égyptiennes qui administrent alors la Syrie. Le Consul de France et la rumeur publique  accusent  les Juifs de Damas d'avoir tué rituellement le moine et son domestique, afin de récupérer leur sang pour le repas de Pessah Un barbier juif, Suleïman Negrin, est arrêté. Il avoue sous la torture. Le témoignage du barbier est présenté comme décisif par les enquêteurs,  on y associe, le grand rabbin de Damas et des notables juifs, lesquels sont emprisonnés et torturés. Plusieurs prisonniers meurent sous la torture.


L'affaire a eu d'importantes répercussions internationales. Elle lance le coup d'envoi de l'antisémitisme moderne, selon Rina Cohen et Adolphe Crémieux crée pour défendre les juifs l’Alliance Israélite Universelle.




Si la France décide en 1830 d’envahir   l’Algérie, c’est sous prétexte  que ce pays organisait des razzias par des pirates et qu’un véritable marché aux esclaves chrétiens se tenait en permanence à Alger. La France a pris pieds en Algérie en 1830, les juifs autochtones sont des Dhimmis, ils sont pauvres, voire misérables, parce que lourdement imposés par le régime Turc, et le Dey d’Alger.


L’arrivée de la France a été une véritable libération, les français traitant juifs et musulmans
indigènes sous un pied d’égalité. Les juifs vont plus loin que les musulmans, dès 1842, ils
acceptent que les tribunaux français remplacent les tribunaux rabbiniques pour les affaires
civiles, dès 1845, les rabbins, tout comme les prêtres et les pasteurs sont payés par l’état.


Elu député pour l’Assemblée du Corps législatif de 1869, Crémieux met de suite en avant la
naturalisation collective des juifs d’Algérie .Le 24 octobre 1870, le gouvernement provisoire de la République, conduit à Tours par Léon Gambetta, adopte donc  le « Décret Crémieux », Crémieux est alors Ministre de la Justice, ce décret si célèbre assure la citoyenneté française collective aux 37 000 Juifs autochtones des trois départements d’Algérie.



Ces derniers ont ainsi renoncé, comme ceux de la métropole, à un statut personnel (mariage,
divorce, héritage) au profit de la loi française ; le Consistoire central à Paris s’appelle
désormais « Consistoire central des israélites de France et d’Algérie ».


Émancipés, intégrés ou assimilés, les Juifs ont trouvé en France, depuis la Révolution, une
vraie patrie. Mais avec le décret Crémieux, ils établissent une discrimination inédite entre les juifs, élevés au rang de citoyens français, et les musulmans qui avaient refusé les exigences portées par cette loi : l’abandon de la Charia, la polygamie et l’adoption d’un prénom « français »



En 1860, le statut du dhimmi fut officiellement aboli dans l’Empire Ottoman  sous la pression des puissances européennes, mais en fait il se maintint sous des formes atténuées compte tenu des résistances populaires et religieuses. Un siècle plus tard, la Turquie organise le génocide des Arméniens (1915).



Hors de l’Empire Ottoman, en Iran, en Afghanistan, dans l’Asie musulmane et au Maghreb (Jusqu’à l’arrivée des français), il se perpétua sous des formes beaucoup plus sévères jusqu’à la colonisation. En Iran, la dynastie Pahlavi tenta de l’abolir et d’instituer l’égalité religieuse. C’est aussi l’une des raisons de l’impopularité du Shah dans les milieux religieux. Une fois au pouvoir, ceux-ci rétablirent la charia et la juridiction coranique.







Pourquoi et comment  le statut de Dhimmi a-t-il été si déterminent dans l’imaginaire arabe et musulman ?


Il a eu pour conséquence l’affaiblissement des communautés juives et chrétiennes, encore majoritaires dans de nombreux territoires plusieurs siècles après l’invasion arabe, par suite des extorsions, des persécutions occasionnelles et des conversions forcées.


De plus, il a entraîné, dans la plupart de ces communautés, une mentalité de soumission abjecte. Pour éviter les persécutions, Eglises et Synagogues prenaient systématiquement le parti de leurs oppresseurs.


Cette mentalité de dhimmis est encore vivace dans de nombreuses Eglises chrétiennes du Moyen-Orient, comme le prouve l’attitude systématiquement pro-musulmane et anti-israélienne de nombreuses églises du Moyen-Orient, prise de position visant surtout à protéger leurs ouailles mais qui est prise au sérieux par les églises d’Europe (cf. la prise d’otages de l’église de la Nativité en avril 2002).


Les églises chrétiennes qui prétendent avoir toujours bien vécu dans le monde musulman, expliquent, à tort, la détérioration de leurs relations avec l’Islam par la création de l’Etat d’Israël. Elles se sont mises au service de l’Islam et ont contribué à diaboliser Israël, dissimulant l’islamisation et la purification religieuse des sociétés arabes.


Cette attitude a conduit à l’anéantissement du christianisme d’Orient et a fait exploser le Liban. En Europe, on peut observer le manque de réaction devant l’esclavage et les génocides commis au sud du Soudan.


De nos jours, de l’Orient à l’Afrique, avec la montée du fondamentalisme, on assiste à un retour de la dhimmitude dans certains pays, en particulier dans les territoires pris par daech en Syrie, en Irak et en Libye, au Nigéria, dans une partie du Mali, et au Soudan  (massacre de populations animistes et chrétiennes).


« Le jihad et le retour à la condition dhimmie pour les Juifs, les chrétiens, les Zoroastres,  les Bahaï et les Yazidis  constituent aujourd’hui le programme des islamistes modernes », écrit Bat Ye’or.   




De plus, la délégitimation d’Israël par les Islamistes se fonde sur des arguments d’ordre éthologique : la conquête d’un territoire par le jihad implique que ce territoire est réservé pour l’éternité aux envahisseurs musulmans, les autochtones devant être expropriés et réduits à la dhimmitude. Ce principe, s’il était appliqué, conduirait à la délégitimation de tous les pays d’Europe et d’Asie conquis autrefois par le jihad. L’Espagne et le sud de la France et le sud ouest jusqu’à Poitiers sont sur la liste… et en Europe de l’est jusqu’à Budapest et Vienne.

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Dans ce contexte de dhimmitude, la création d’Israël représente la libération d’un peuple dhimmi. … C’est ce qu’écrit Armand Laferrere à propos d’Israël :

Au Yémen et au Maghreb, régions les moins touchées par la modernisation et l’évolution des idées en Europe et où le statut des juifs était parmi les plus sévères, les juifs nourrissaient un sentiment de gratitude envers l’autorité musulmane qui protégeait leur vie. Seule cette protection, mais non le droit, permettait leur existence. Résignés par leur extrême vulnérabilité à subir un despotisme déshumanisant, les juifs inspiraient par leur endurance aux persécutions, l’admiration de nombreux voyageurs étrangers. Seul leur espoir dans la rédemption d’Israël, c’est-à-dire leur libération de l’exil, leur permettait de supporter les humiliations et les souffrances de la dhimmitude. (Bat Yé’Or).


Pour tous les juifs marocains le Sultan Mohamed V était un héros, leur protecteur … En fait c’est pour obtenir l’appui des américains contre les français pendant la seconde guerre mondiale qu’il a protégé les juifs, c’est donc par pur intérêt politique …


Puis en 1948, c’est la renaissance de l’Etat d’Israël, « Ce sera la grandeur éternelle des juifs d’Israël que d’avoir rompu la dhimma. Après près de  14 siècles d’humiliation, les Juifs peuvent enfin s’habiller comme ils le souhaitent, conserver le fruit de leur travail, débattre librement, défendre leurs vies et leurs propriétés  [se soumettre aux lois et non aux caprices des puissants, sur la terre où leur peuple est né]


Il est normal que cette liberté retrouvée offusque ceux qui croient que leur religion leur  donne un droit divin  à dominer les autres peuples, que le moindre recul du dar-al-islam est un scandale théologique absolu ou que la démocratie, l’Etat de droit, les droits de la Femme,  et  l’économie de marché, ne sont pas des objectifs légitimes.



Il est plus surprenant de voir ceux qui se réclament de traditions démocratiques (on pense aux écologistes  aux partis d’extrême gauche, et aux alter-juifs) de prendre constamment parti contre Israël,  le seul pays libre et démocratique du Moyen Orient. »  à Paris, ce mois ci,
Nuit Debout, Place de la République offre un forum permanent au BDS  sous un énorme drapeau des arabes de l’autorité palestinienne. La haine des juifs, d’Israël est l’unique sujet des débats.


Il serait bon de faire comprendre aux chrétiens ou « croisés » comme les appellent les islamistes que leur destin est inséparable de celui du peuple juif et que leurs intérêts sont communs. Le jihad et la dhimmitude les menacent tout autant. « D’abord le samedi, après le dimanche » tel est le slogan des islamistes. Le problème est qu’ils placent l’origine de leurs problèmes sur la construction et l’existence de l’Etat Juif, seul état qui leur permet de vivre libres. C’est un combat qu il faut mener au côté du Père desbois



Nous assistons à la fin de la présence des chrétiens d’Orient en Syrie et en Irak, en Turquie et dans les territoires administrés par les arabes de palestine … Seule la minorité Copte d’Egypte, de par son nombre, (11 millions) et par les hautes fonctions qu’ils occupaient (Boutros Boutros Ghali) et après des vexations et des pogroms - dernièrement sous l’ex président Morsi - … a résisté pour le moment !



Bat Ye'Or définit le « Palestinisme » comme une idéologie inventée par des intellectuels et politiciens européens et arabes qui vise à remplacer Israël par la Palestine. Selon elle, il est « le cheval de Troie de la reddition de l’Europe, de son islamisation, de sa flagellation, de sa négation d’une identité chrétienne car elle est enracinée dans le judaïsme et dans l’histoire d’Israël que l’islam nie et que l’Europe nazie a abhorrés »




Le « Palestinisme » s'oppose à Israël pour deux raisons. Les Juifs étant un peuple de dhimmis, ils ne peuvent gouverner des musulmans et encore moins gouverner un pays, de surcroit s'il s'agit d'un pays libéré de la colonisation du jihad, ce qui est le cas d'Israël. Ensuite, la doctrine musulmane rejetant la Bible, elle considère que le judaïsme et le christianisme sont des falsifications de l'Islam : elle nie donc le patrimoine ancestral des juifs et des chrétiens en Terre Sainte, ce qui explique sa guerre contre Israël.



Selon Bat Ye'or, dans le monde arabe et musulman, le « Palestinisme » est un outil utilisé par des djihadistes pour détruire l'indépendance et la liberté du peuple dhimmi juif.


En Europe, il sert de prétexte à la Communauté européenne pour soutenir le djihad de la Ligue arabe et lui fait oublier ses valeurs judéo-chrétiennes pour soutenir l'objectif djihadiste d'imposer l'islam totalitaire au monde entier.


La guerre des arabes de palestine  contre Israël est une occasion pour les antisémites européens de maintenir une culture de haine et de dénigrement des Juifs en vue d'offrir un soutien moral et politique à un second holocauste.


Selon Bat Ye'Or, « l'Europe a légitimé les intentions de l'OLP de détruire Israël dès les années 1970, ses enlèvements et ses massacres de civils, ses détournements d'avions, son terrorisme, par le rejet de sa responsabilité sur les victimes plutôt que sur leurs auteurs »


 L'Europe est également le plus grand bailleur de fond des arabes de palestine. En faisant d'Israël la source des conflits, l'Europe se paralyse face à ses ennemis, s'empêche de combattre leur idéologie et se condamne.] [Citation de Bat Yé’Or]



LE CONCEPT DE DHIMMITUDE DANS L’ISLAM.




Juifs et Chrétiens considérés par l’Islam  comme des Infidèles mais aussi comme les Peuples du Livre  étaient soumis à un statut particulier, la dhimma, c'est-à-dire la protection, par ailleurs avilissante,  accordée par le prophète  aux populations juives et chrétiennes qu’il avait soumises. 


Le texte fondateur de la législation musulmane à l’égard des Juifs et des chrétiens est la sourate IX, verset 29 du Coran. : 


« Combattez ceux qui ne croient pas en Dieu ni au jour dernier, qui ne regardent point comme défendu ce que Dieu et son prophète ont défendu, et ceux d’entre les hommes des Ecritures qui ne professent pas la vraie religion, combattez les jusqu’à ce qu’ils paient le tribut de leurs propres mains et qu’ils soient soumis. »


La protection ou dhimma accordée aux gens du Livre ne se conçoit donc qu’après la victoire des Musulmans dans la guerre sainte ou Jihad, victoire qui transforme les terres des Infidèles en terre d’Islam (dar-al-islam) pour l’éternité.

La dhimmitude est corrélée au jihad. C’est le statut de soumission des indigènes non-musulmans –  juifs, chrétiens, sabéens, zoroastriens, hindous, etc. - régis dans leur pays par la loi islamique. Il est inhérent aufiqh (jurisprudence) et à la charîa (loi islamique). Pour les autres peuples, notamment  les idolâtres c’était la conversion ou la mort. 


Le statut de dhimmi Omar, calife de 634 à 644 est le premier à affronter des colonies importantes de chrétiens et de juifs à qui il décide d’accorder son hospitalité et sa protection. 

Cette décision s’exprime sous la forme d’un contrat indéfiniment reconduit, la dhimma, à condition que les bénéficiaires, les dhimmi respectent la domination de l’islam.

Ce statut de dhimmis, élaboré pour les « gens du Livre », est aussi connu sous le nom de Pacte d’Omar, les chroniqueurs arabes l’attribuant à Omar Ier, 2ème calife de l’Islam (634-644) ou à Omar II (717-720). 


En réalité, ce statut remonte à l’année 628 où Mahomet attaqua et détruisit Khaybar, oasis cultivée par une tribu juive, à 140 km de Médine. Après un mois et demi de siège, les agriculteurs juifs capitulèrent au terme d’un pacte, la dhimma : ils pouvaient continuer à cultiver l’oasis, moyennant la remise de la moitié de la récolte et le droit pour Mahomet de les chasser à sa guise.


.En contrepartie, il s’engageait à les protéger contre les razzias bédouines et les autorisait à conserver leur organisation religieuse avec leur clergé et leurs tribunaux.  Cela servit de modèle pour toutes les conquêtes ultérieures. Les Dhimmis ne devaient par contre pas réduit à l’esclavage … ce qui n’ a pas été toujours le cas ! Libres, ils étaient néanmoins citoyens de seconde zone. Et vivaient dans des quartiers réservés (haras ou mellah).


Ce concept éclaire la politique d’Arafat dans ses pourparlers de paix avec Israël à Oslo … Le 10 mai 1994, quelques mois après avoir signé les accords d’Oslo, il déclarait dans une mosquée de  Johannesburg en arabe que, pour lui, Oslo n’était qu’un pacte (hudna, c'est-à-dire trêve,) semblable à  celles que signait le prophète lorsqu’il se trouvait en position de faiblesse, pour mieux vaincre l’ennemi le moment venu.



En Afrique du Nord, ce statut fut aboli par la colonisation européenne. Au Yémen, il existait encore au XXème siècle. L’empire Ottoman, sous la pression des puissances occidentales, le supprima théoriquement en 1856.


Et si on mariait nos jeunes filles avant leur puberté, c’est de peur qu’un Musulman la prenne dans son harem, il était d usage de marier les filles juives à 8 ou 9 ans, afin de les protéger, et c’est au sein de la belle famille que la jeune fille devenait jeune femme et véritable épouse.

Ce statut a eu 3 caractéristiques constantes : 

Juifs et Chrétiens, jugés impurs et inférieurs par la loi islamique, étaient soumis, dans tous les domaines, à une humiliation systématique et organisée. Ils devaient porter des habits distinctifs et se vêtir de noir. Le vert (couleur de l’Islam) leur était interdit. 


L’humiliation des dhimmis a pris les formes les plus diverses. Cloches, schofars, bannières, croix, tout signe visible ou audible de leur foi leur était proscrit avec une obligation de discrétion dans la pratique de leur culte et l’enterrement de leurs morts. Leur infériorisation se manifestait également entre autres par des vêtement


Le port de la rouelle que le concile de Latran empruntera à l’Islam pour l’imposer aux Juifs de la chrétienté, était souvent obligatoire sous peine de mort. Ils ne pouvaient pas monter de chevaux, animaux nobles, et devaient descendre de leur âne ou de leur mule, quand ils croisaient un musulman. Le port d’arme leur était interdit.


Leurs lieux de culte et même leurs habitations ne pouvaient dépasser en hauteur celles des musulmans. Il leur était interdit de construire des synagogues. Cette interdiction ne jouait pas s’il s’agissait d’un édifice pré-islamique, ce qui permettait parfois de contourner la loi. Mais l’intolérance religieuse était de mise.



Les Dhimmis  étaient soumis à des charges exceptionnelles. : Ils devaient payer un impôt de capitation, (taxe par tête) connu sous le nom de jizya, et ce dans un état d’humiliation totale, ils payaient aussi un lourd impôt foncier, et pour tout reçu, ils recevaient un soufflet. ou bien un coup sur la nuque ou le front et devaient payer un impôt spécial sur la terre, ils étaient obligés d’effectuer les travaux les plus vils (ramassage des ordures, nettoyage des latrines). Lorsqu’il venait payer ses impôts, le dhimmi devait se tenir debout à l’endroit le plus bas, se présenter tête basse, être traité avec dédain. Il fallait lui faire sentir que c’était lui faire une grâce que d’accepter de lui la jizia, l’humiliation pouvant être complétée par des soufflets ou des coups de bâton.


 Juridiquement incapables Ils vivaient dans une complète précarité juridique et physique, la protection qui leur était accordée pouvant être retirée à tout moment. Elle l’était systématiquement lorsqu’ils étaient accusés à tort ou à raison d’avoir dit du mal de l’Islam. La sanction pouvant aller jusqu’à la peine de mort.  Le dhimmi n’avait aucune valeur juridique face à un musulman contre lequel sa parole au tribunal était irrecevable en cas de conflit.


L’accusation de blasphème contre l’islam était (est toujours) en terre d’islam le moyen le plus simple de faire condamner à mort quelqu’un. Sous une apparence de noble défense du sacré, c’est également le moyen le plus sournois de museler et détruire la liberté et la vérité. Le cocher d’un de mes ancêtres Caïd des juifs, Scemama, Batou Sfez  avait mal considéré un musulman, il fut jugé et exécuté. C’était en 1857. 


Si un musulman peut épouser une dhimmi, il est par contre interdit à un dhimmi d'épouser une musulmane, une règle dont la transgression est sévèrement réprimée, allons jusqu'à la peine capitale. Un dhimmi ne pouvait pas non plus posséder d’esclaves musulmans, ils ne pouvaient pas servir dans l’armée, mais de nombreux dirigeants utilisaient habilement des fonctionnaires dhimmis, surtout pour récolter des impôts.


La dhimma fut diversement appliquée selon les lieux et les époques aux Juifs, Samaritains, et Chrétiens. C’est ainsi qu’on a pu parler d’un âge d’or andalou où il a existé une certaine symbiose entre les cultures juives, arabes et chrétiennes au début du Moyen-âge. Mais il ne faut pas en retenir  une vision simplifiée et idéalisée de l’histoire des Juifs en Espagne. Je vous renvoie à l’histoire de Maimonide qui dut fuir Cordoue devant les persécutions des musulmans.


On parle souvent de l’harmonie et de l’amour qui régnaient en Espagne au Moyen-âge 
Que nenni !!!  … C’est une fable. L’Andalousie souffrit de guerres continuelles entre les différentes tribus arabes, les guerres entre les cités-royaumes (taifas), les soulèvements des chrétiens indigènes, et enfin de conflits permanents avec les royaumes chrétiens du Nord. Les esclaves chrétiens des deux sexes emplissaient les harems et les troupes du calife. L’Andalousie appliquait le rite malékite, l’un des plus sévères de la jurisprudence islamique, le statut de Dhimmi existait et dominait toutes les relations entre musulmans, juifs et chrétiens.



Le poids de la « protection » s’alourdissait très vite. Dès  822, au début du règne d’Abd ar-Rahman, l’émir de Cordoue, les recettes annuelles prélevées sur la population dhimmi s’élevaient à six cent mille dinars et trente ans plus tard elles atteignaient cinq millions et demi de dinars. 


Des massacres des transferts de population des déportations étaient organisés à l’issu de toutes tentatives de rébellion … en gage de  leçon …
Afin de conserver le statu quo, Les   rabbins, et les prêtres responsables de la bonne tenue de leurs coreligionnaires et du paiement de la dîme et pour ne pas être personnellement tenus responsables … ils risquaient leur vie, éteignaient toute amorce de révolte .


Du fait du désarmement de la population, toute tentative de révolte était vouée à l’échec et se terminait par d’impitoyables tueries et des prises d’esclaves.
En 805, pour mettre fin à des troubles à Cordoue, le gouvernement fit exécuter 72 personnes et fit clouer leurs cadavres sur des croix le long du chemin longeant le Guadalquivir. Vers 807, à Tolède pour mettre un terme à l’opposition des notables, mouladis, de la ville, l’émir les invita tous à une réception et les fit exécuter. 


Voila pourquoi le Grand Maïmonide dut  quitter Cordoue et l’Espagne à 13 ans avec sa famille pour prendre le chemin de l’exil vivre et étudier à Fès, pour terminer sa vie dans le delta du Nil à Fostat avant d’être enterré à Tibériade.


Ce statut n’a pas empêché, dans certains cas, les massacres de juifs dans de nombreux pays arabes, tout au long des siècles.


Le 5 février 1840 dans le quartier chrétien de Damas le Père Tommaso   (1777-1840),   et son domestique, disparaissent sans laisser de traces  l'enquête est confiée aux autorités égyptiennes qui administrent alors la Syrie. Le Consul de France et la rumeur publique  accusent  les Juifs de Damas d'avoir tué rituellement le moine et son domestique, afin de récupérer leur sang pour le repas de Pessah Un barbier juif, Suleïman Negrin, est arrêté. Il avoue sous la torture. Le témoignage du barbier est présenté comme décisif par les enquêteurs,  on y associe, le grand rabbin de Damas et des notables juifs, lesquels sont emprisonnés et torturés. Plusieurs prisonniers meurent sous la torture.


L'affaire a eu d'importantes répercussions internationales. Elle lance le coup d'envoi de l'antisémitisme moderne, selon Rina Cohen et Adolphe Crémieux crée pour défendre les juifs l’Alliance Israélite Universelle. 




Si la France décide en 1830 d’envahir   l’Algérie, c’est sous prétexte  que ce pays organisait des razzias par des pirates et qu’un véritable marché aux esclaves chrétiens se tenait en permanence à Alger. La France a pris pieds en Algérie en 1830, les juifs autochtones sont des Dhimmis, ils sont pauvres, voire misérables, parce que lourdement imposés par le régime Turc, et le Dey d’Alger.


L’arrivée de la France a été une véritable libération, les français traitant juifs et musulmans
indigènes sous un pied d’égalité. Les juifs vont plus loin que les musulmans, dès 1842, ils
acceptent que les tribunaux français remplacent les tribunaux rabbiniques pour les affaires
civiles, dès 1845, les rabbins, tout comme les prêtres et les pasteurs sont payés par l’état.


Elu député pour l’Assemblée du Corps législatif de 1869, Crémieux met de suite en avant la
naturalisation collective des juifs d’Algérie .Le 24 octobre 1870, le gouvernement provisoire de la République, conduit à Tours par Léon Gambetta, adopte donc  le « Décret Crémieux », Crémieux est alors Ministre de la Justice, ce décret si célèbre assure la citoyenneté française collective aux 37 000 Juifs autochtones des trois départements d’Algérie.



Ces derniers ont ainsi renoncé, comme ceux de la métropole, à un statut personnel (mariage,
divorce, héritage) au profit de la loi française ; le Consistoire central à Paris s’appelle
désormais « Consistoire central des israélites de France et d’Algérie ».


Émancipés, intégrés ou assimilés, les Juifs ont trouvé en France, depuis la Révolution, une
vraie patrie. Mais avec le décret Crémieux, ils établissent une discrimination inédite entre les juifs, élevés au rang de citoyens français, et les musulmans qui avaient refusé les exigences portées par cette loi : l’abandon de la Charia, la polygamie et l’adoption d’un prénom « français »



En 1860, le statut du dhimmi fut officiellement aboli dans l’Empire Ottoman  sous la pression des puissances européennes, mais en fait il se maintint sous des formes atténuées compte tenu des résistances populaires et religieuses. Un siècle plus tard, la Turquie organise le génocide des Arméniens (1915). 



Hors de l’Empire Ottoman, en Iran, en Afghanistan, dans l’Asie musulmane et au Maghreb (Jusqu’à l’arrivée des français), il se perpétua sous des formes beaucoup plus sévères jusqu’à la colonisation. En Iran, la dynastie Pahlavi tenta de l’abolir et d’instituer l’égalité religieuse. C’est aussi l’une des raisons de l’impopularité du Shah dans les milieux religieux. Une fois au pouvoir, ceux-ci rétablirent la charia et la juridiction coranique.







Pourquoi et comment  le statut de Dhimmi a-t-il été si déterminent dans l’imaginaire arabe et musulman ?


Il a eu pour conséquence l’affaiblissement des communautés juives et chrétiennes, encore majoritaires dans de nombreux territoires plusieurs siècles après l’invasion arabe, par suite des extorsions, des persécutions occasionnelles et des conversions forcées.


De plus, il a entraîné, dans la plupart de ces communautés, une mentalité de soumission abjecte. Pour éviter les persécutions, Eglises et Synagogues prenaient systématiquement le parti de leurs oppresseurs. 


Cette mentalité de dhimmis est encore vivace dans de nombreuses Eglises chrétiennes du Moyen-Orient, comme le prouve l’attitude systématiquement pro-musulmane et anti-israélienne de nombreuses églises du Moyen-Orient, prise de position visant surtout à protéger leurs ouailles mais qui est prise au sérieux par les églises d’Europe (cf. la prise d’otages de l’église de la Nativité en avril 2002). 


Les églises chrétiennes qui prétendent avoir toujours bien vécu dans le monde musulman, expliquent, à tort, la détérioration de leurs relations avec l’Islam par la création de l’Etat d’Israël. Elles se sont mises au service de l’Islam et ont contribué à diaboliser Israël, dissimulant l’islamisation et la purification religieuse des sociétés arabes. 


Cette attitude a conduit à l’anéantissement du christianisme d’Orient et a fait exploser le Liban. En Europe, on peut observer le manque de réaction devant l’esclavage et les génocides commis au sud du Soudan. 


De nos jours, de l’Orient à l’Afrique, avec la montée du fondamentalisme, on assiste à un retour de la dhimmitude dans certains pays, en particulier dans les territoires pris par daech en Syrie, en Irak et en Libye, au Nigéria, dans une partie du Mali, et au Soudan  (massacre de populations animistes et chrétiennes).


« Le jihad et le retour à la condition dhimmie pour les Juifs, les chrétiens, les Zoroastres,  les Bahaï et les Yazidis  constituent aujourd’hui le programme des islamistes modernes », écrit Bat Ye’or.   




De plus, la délégitimation d’Israël par les Islamistes se fonde sur des arguments d’ordre éthologique : la conquête d’un territoire par le jihad implique que ce territoire est réservé pour l’éternité aux envahisseurs musulmans, les autochtones devant être expropriés et réduits à la dhimmitude. Ce principe, s’il était appliqué, conduirait à la délégitimation de tous les pays d’Europe et d’Asie conquis autrefois par le jihad. L’Espagne et le sud de la France et le sud ouest jusqu’à Poitiers sont sur la liste… et en Europe de l’est jusqu’à Budapest et Vienne.


Dans ce contexte de dhimmitude, la création d’Israël représente la libération d’un peuple dhimmi. … C’est ce qu’écrit Armand Laferrere à propos d’Israël :

Au Yémen et au Maghreb, régions les moins touchées par la modernisation et l’évolution des idées en Europe et où le statut des juifs était parmi les plus sévères, les juifs nourrissaient un sentiment de gratitude envers l’autorité musulmane qui protégeait leur vie. Seule cette protection, mais non le droit, permettait leur existence. Résignés par leur extrême vulnérabilité à subir un despotisme déshumanisant, les juifs inspiraient par leur endurance aux persécutions, l’admiration de nombreux voyageurs étrangers. Seul leur espoir dans la rédemption d’Israël, c’est-à-dire leur libération de l’exil, leur permettait de supporter les humiliations et les souffrances de la dhimmitude. (Bat Yé’Or).


Pour tous les juifs marocains le Sultan Mohamed V était un héros, leur protecteur … En fait c’est pour obtenir l’appui des américains contre les français pendant la seconde guerre mondiale qu’il a protégé les juifs, c’est donc par pur intérêt politique … 


Puis en 1948, c’est la renaissance de l’Etat d’Israël, « Ce sera la grandeur éternelle des juifs d’Israël que d’avoir rompu la dhimma. Après près de  14 siècles d’humiliation, les Juifs peuvent enfin s’habiller comme ils le souhaitent, conserver le fruit de leur travail, débattre librement, défendre leurs vies et leurs propriétés  [se soumettre aux lois et non aux caprices des puissants, sur la terre où leur peuple est né]


Il est normal que cette liberté retrouvée offusque ceux qui croient que leur religion leur  donne un droit divin  à dominer les autres peuples, que le moindre recul du dar-al-islam est un scandale théologique absolu ou que la démocratie, l’Etat de droit, les droits de la Femme,  et  l’économie de marché, ne sont pas des objectifs légitimes. 



Il est plus surprenant de voir ceux qui se réclament de traditions démocratiques (on pense aux écologistes  aux partis d’extrême gauche, et aux alter-juifs) de prendre constamment parti contre Israël,  le seul pays libre et démocratique du Moyen Orient. »  à Paris, ce mois ci, 
Nuit Debout, Place de la République offre un forum permanent au BDS  sous un énorme drapeau des arabes de l’autorité palestinienne. La haine des juifs, d’Israël est l’unique sujet des débats.


Il serait bon de faire comprendre aux chrétiens ou « croisés » comme les appellent les islamistes que leur destin est inséparable de celui du peuple juif et que leurs intérêts sont communs. Le jihad et la dhimmitude les menacent tout autant. « D’abord le samedi, après le dimanche » tel est le slogan des islamistes. Le problème est qu’ils placent l’origine de leurs problèmes sur la construction et l’existence de l’Etat Juif, seul état qui leur permet de vivre libres. C’est un combat qu il faut mener au côté du Père desbois



Nous assistons à la fin de la présence des chrétiens d’Orient en Syrie et en Irak, en Turquie et dans les territoires administrés par les arabes de palestine … Seule la minorité Copte d’Egypte, de par son nombre, (11 millions) et par les hautes fonctions qu’ils occupaient (Boutros Boutros Ghali) et après des vexations et des pogroms - dernièrement sous l’ex président Morsi - … a résisté pour le moment ! 



Bat Ye'Or définit le « Palestinisme » comme une idéologie inventée par des intellectuels et politiciens européens et arabes qui vise à remplacer Israël par la Palestine. Selon elle, il est « le cheval de Troie de la reddition de l’Europe, de son islamisation, de sa flagellation, de sa négation d’une identité chrétienne car elle est enracinée dans le judaïsme et dans l’histoire d’Israël que l’islam nie et que l’Europe nazie a abhorrés »




Le « Palestinisme » s'oppose à Israël pour deux raisons. Les Juifs étant un peuple de dhimmis, ils ne peuvent gouverner des musulmans et encore moins gouverner un pays, de surcroit s'il s'agit d'un pays libéré de la colonisation du jihad, ce qui est le cas d'Israël. Ensuite, la doctrine musulmane rejetant la Bible, elle considère que le judaïsme et le christianisme sont des falsifications de l'Islam : elle nie donc le patrimoine ancestral des juifs et des chrétiens en Terre Sainte, ce qui explique sa guerre contre Israël.



Selon Bat Ye'or, dans le monde arabe et musulman, le « Palestinisme » est un outil utilisé par des djihadistes pour détruire l'indépendance et la liberté du peuple dhimmi juif. 


En Europe, il sert de prétexte à la Communauté européenne pour soutenir le djihad de la Ligue arabe et lui fait oublier ses valeurs judéo-chrétiennes pour soutenir l'objectif djihadiste d'imposer l'islam totalitaire au monde entier.


La guerre des arabes de palestine  contre Israël est une occasion pour les antisémites européens de maintenir une culture de haine et de dénigrement des Juifs en vue d'offrir un soutien moral et politique à un second holocauste.


Selon Bat Ye'Or, « l'Europe a légitimé les intentions de l'OLP de détruire Israël dès les années 1970, ses enlèvements et ses massacres de civils, ses détournements d'avions, son terrorisme, par le rejet de sa responsabilité sur les victimes plutôt que sur leurs auteurs »


 L'Europe est également le plus grand bailleur de fond des arabes de palestine. En faisant d'Israël la source des conflits, l'Europe se paralyse face à ses ennemis, s'empêche de combattre leur idéologie et se condamne.] [Citation de Bat Yé’Or]



Nous pouvons donc comprendre pourquoi et comment dans l’inconscient des peuples musulmans il leur est impossible de voir un dhimmi s’élever au dessus d’eux, 



Il leur est impossible de concevoir pourquoi et comment un juif réussit à avoir une Terre, une Armée, une Economie florissante, la Liberté … et … un Pays !!! …


C’est probablement une guerre de religion et non comme on le pense au Quai d’Orsay et en Europe un conflit géopolitique .










Sources 


Encyclopédie Judaïca, 
Le monde sépharade, Civilisation (volume II), sous la direction de Shmuel TRIGANO, 
Le statut des juifs en terre d’Islam, essor et disparition de la dhimmitude par 
Simon SCHWARZFUCHS, pp 25-37 (Seuil, 2007), 
Akadem Université en Ligne, 
Bat YE’OR, Les Chrétientés d’Orient entre Jihâd et dhimmitude, VIIè-XXè siècle, p. 43, Editions du Cerf, collection  « L'histoire à vif », Paris, 1991,
 DUFOURCQ Charles-Emmanuel, La vie quotidienne dans l’Europe Médiévale sous domination Arabe, p. 217, Hachette, Paris, 1978. 
Bat YE’OR, Juifs et chrétiens sous l’islam face au danger intégriste, p. 63, Berg International Editeur, Paris, 2005, 
Paul SEBAG, Histoire des Juifs de Tunisie, Paris, L’Harmattan, 1991, passim ; 
Robert ATTAL et Claude SITBON, Regards sur les Juifs de Tunisie, Paris, Albin Michel, 1979, passim.
Les Chrétientés d'Orient entre jihâd et dhimmitude : VIIe-XXe siècle, avec une préface de Jacques ELLUL. Éditions du Cerf,
Collectif, Les Juifs de Tunisie, Images et textes, Paris, Bibieurope, 1997, Passim.
André CHOURAQUI Histoire des Juifs en Afrique du Nord Ed du Rocher 1998
Albert LONDRES, Le Juif errant est arrivé. Ed; du Serpent à plumes, 2000
Rina COHEN (Inalco) "L'Affaire de Damas (1840) et les prémisses de l'antisémitisme moderne",  Les Archives juives, n°34/1, 2001.
Bat  YE’OR Eurabia : L'axe Euro-Arabe. Paris 2006 
Matthias KÜNTZEL, Jihad et haine des juifs, le lien troublant entre islamisme et nazisme à la racine du terrorisme international 2009
Clémence HELOU MATAR, Comprendre l’Islam et construire une humanité fraternelle et spécifique, Paris, Cariscript, 2010
Gilles BOULU Les Scemama ou Samama, Hauts fonctionnaires de la Régence de Tunis 2005
Georges BENSOUSSAN : Juifs en pays arabes Ed. Taillandier 2012, 
















Sources


Encyclopédie Judaïca,
Le monde sépharade, Civilisation (volume II), sous la direction de Shmuel TRIGANO,
Le statut des juifs en terre d’Islam, essor et disparition de la dhimmitude par
Simon SCHWARZFUCHS, pp 25-37 (Seuil, 2007),
Akadem Université en Ligne,
Bat YE’OR, Les Chrétientés d’Orient entre Jihâd et dhimmitude, VIIè-XXè siècle, p. 43, Editions du Cerf, collection  « L'histoire à vif », Paris, 1991,
 DUFOURCQ Charles-Emmanuel, La vie quotidienne dans l’Europe Médiévale sous domination Arabe, p. 217, Hachette, Paris, 1978.
Bat YE’OR, Juifs et chrétiens sous l’islam face au danger intégriste, p. 63, Berg International Editeur, Paris, 2005,
Paul SEBAG, Histoire des Juifs de Tunisie, Paris, L’Harmattan, 1991, passim ;
Robert ATTAL et Claude SITBON, Regards sur les Juifs de Tunisie, Paris, Albin Michel, 1979, passim.
Les Chrétientés d'Orient entre jihâd et dhimmitude : VIIe-XXe siècle, avec une préface de Jacques ELLUL. Éditions du Cerf,
Collectif, Les Juifs de Tunisie, Images et textes, Paris, Bibieurope, 1997, Passim.
André CHOURAQUI Histoire des Juifs en Afrique du Nord Ed du Rocher 1998
Albert LONDRESLe Juif errant est arrivé. Ed; du Serpent à plumes, 2000
Rina COHEN (Inalco) "L'Affaire de Damas (1840) et les prémisses de l'antisémitisme moderne",  Les Archives juives, n°34/1, 2001.
Bat  YE’OR Eurabia : L'axe Euro-Arabe. Paris 2006 
Clémence HELOU MATAR, Comprendre l’Islam et construire une humanité fraternelle et spécifique, Paris, Cariscript, 2010
Gilles BOULU Les Scemama ou Samama, Hauts fonctionnaires de la Régence de Tunis 2005
Georges BENSOUSSAN : Juifs en pays arabes Ed. Taillandier 2012,


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