Le vin d’Israël triomphe, les boycotteurs trinquent à l’eau
La Vallée de Jezreel primée en Europe, pendant que l’Europe boycotte les vins bibliques de Judée-Samarie
Le 9 octobre, en Croatie, la Vallée de Jezreel a reçu un prix international pour la résilience de son tourisme viticole. Trois mille ans après les vendanges de la Bible, le vin d’Israël est l’un des plus beaux visages du pays. Certains, en Europe, préfèrent pourtant le cacher derrière une étiquette infamante.

Jezreel, la vallée qui a résisté
La Vallée de Jezreel vient de remporter le prix « Best Resilient Practice in Wine Tourism » lors de la 11e édition des Iter Vitis Awards. La cérémonie s’est tenue le 9 octobre au domaine historique de Principovac, à Ilok, en Croatie, dans le cadre du Danube Wine Festival, devant les représentants de seize pays.
Le jury a salué une région qui a construit son tourisme viticole malgré la pandémie, puis malgré la guerre.
Au cœur de la récompense, l’initiative « Wine Valley », pilotée par le Conseil régional avec les vignerons : de nouveaux domaines, des vignobles agrandis, une école du vin à Tzipori, des festivals qui relient l’héritage agricole de la région au tourisme.
Et surtout le Jezreel Valley Taste Pass, une plateforme numérique qui relie par QR codes et cartes interactives les domaines, les fermes, les restaurants, les ateliers d’artistes et les hébergements.
Une région dispersée devient une seule destination. « Le prix est une reconnaissance du travail acharné et de la détermination de l’industrie touristique locale », a déclaré Michael Izhakov, directeur général du ministère du Tourisme.
Iter Vitis, « le Chemin de la Vigne », est un itinéraire culturel reconnu par le Conseil de l’Europe depuis 2009. Israël y compte quatre routes du vin :
Le plus vieux vignoble du monde
Le vin d’Israël n’est pas une mode : c’est une mémoire. À Gabaon, au nord de Jérusalem, les archéologues ont mis au jour une cave à vin de l’époque des rois de Juda, avec des anses de jarres gravées au nom des vignerons.
À Yavné, ils ont découvert en 2021 un complexe viticole byzantin capable de produire près de deux millions de litres par an, le fameux « vin de Gaza » exporté dans tout le bassin méditerranéen. Les pressoirs taillés dans la roche jalonnent encore les collines de Judée et de Samarie.


Les boycotteurs, ou la haine en bouteille
Les vignerons de Shilo, de Psagot ou du Goush Etzion font revivre exactement les terres que décrit la Bible. C’est précisément leur vin que l’Europe a choisi de stigmatiser.
Comment on boycotte un vin biblique
- 2019, Cour de justice de l’Union européenne : à l’issue d’une procédure engagée par le domaine de Psagot contre l’étiquetage français, elle impose que les produits des implantations portent la mention « colonie israélienne ». Une étiquette réservée, parmi tous les territoires disputés du monde, au seul État juif.
- Canada, 2019 : une militante attaque en justice les étiquettes des vins de Psagot et de Shiloh.
- 2025 : la Slovénie, puis l’Espagne, interdisent l’importation des produits des implantations ; l’Irlande prépare une loi similaire.
Personne, à Bruxelles, n’exige d’étiquette « colonie » pour les vins du nord de Chypre, occupé par la Turquie depuis 1974.
Seul le vin juif, produit sur la terre où le vin juif est né, mérite l’opprobre. Cela porte un nom : deux poids, deux mesures.
Et quand cette exception ne vise que les Juifs, cela en porte un autre.

Le boycott ne nuit d’ailleurs pas seulement aux Israéliens.
Dans ces domaines travaillent aussi des arabes souvent mieux payés
Les boycotteurs, au nom de la population bédouine leur retirent leur gagne-pain. Ils ne servent aucune cause ; ils servent leur bonne conscience.
Les vignes de Samarie ont été plantées avant que l’Europe n’existe. Elles lui survivront.
© JBCH Octobre 2026
Sources : VINnews, VINOvation (15 octobre 2026) ; Iter Vitis ; Cour de justice de l’Union européenne, arrêt du 12 novembre 2019 (C-363/18) ; Autorité israélienne des antiquités (Yavné, 2021). Photos : Wikimedia Commons.







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