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vendredi 31 juillet 2026

ZZ remplace DD ... Le monde du football a t il vécu , JBCH N° 2607 - 040

ZZ remplace DD : la panique habillée en évidence

La Fédération cède à la pression médiatique et confie les Bleus à une légende (!)  sans banc depuis cinq ans, pendant que Gianni Infantino range provisoirement son projet de Coupe du monde vendue aux enchères.



Il fallait s'y attendre. Après la demi-finale ratée face à l'Espagne, où l'équipe de France a paru amorphe, incapable de construire le moindre danger face à une Roja supérieure sur tous les plans, la pression médiatique est devenue intenable. La Fédération n'a pas cherché un projet : elle a cherché un nom qui fasse taire les critiques. Zinédine Zidane coche peut-être cette case. Rien de plus, et je n'apprécie pas.



 Didier Deschamps, quatorze à la tête des Bleus, quitte son poste sur un échec contre l'Espagne.

Le bilan qu'on choisit d'oublier

On instruit vite le procès de Deschamps. On oublie plus vite encore ce qu'il laisse derrière lui : un titre mondial, une finale, une équipe reconstruite après des années de délitement. 

Sa course au troisième sacre s'est arrêtée net, mais réduire quatorze ans de travail à une seule soirée ratée est un raccourci commode, celui d'une époque qui ne juge plus que la dernière image.

Zidane, l'icône figée en 1998 Carton Rouge !


Zidane fut un joueur immense. Il reste, dans la mémoire collective, celui de 1998,  mais aussi celui du coup de tête sur Materazzi en finale 2006, carton rouge à l'appui, qui a coûté à la France sa dernière chance de titre ce soir-là. 


Entre ces deux images, vingt ans ont passé. Sans banc depuis son départ du Real Madrid en 2021, sans avoir jamais dirigé un vestiaire hors de la bulle madrilène, il arrive porté par une aura que le temps a figée plutôt qu'entretenue.


Une aura ne fait pas un projet de jeu. Et un homme qui n'a jamais eu à reconstruire une équipe en difficulté n'a encore rien prouvé de sa capacité à en diriger une.


Le vrai doute ne porte pas sur son passé de joueur, personne ne le conteste, mais sur son envergure de leader. Son départ du Real Madrid, loin d'être la sortie triomphale que l'on raconte, s'est faite sur fond de saison sans titre. 

S'il n'innove pas rapidement, s'il n'impose pas une méthode et une autorité que rien, jusqu'ici, n'a permis de vérifier hors du Bernabéu, ce mandat pourrait être court.



Zinédine Zidane, présenté sélectionneur, hérite d'un groupe convalescent et d'attentes immenses.
En marge

Infantino recule, Trump attend

Autre dossier révélateur de l'époque : le projet de Gianni Infantino de privatiser la Coupe du monde en association avec la famille Trump. Le tollé a été général dans le monde du football, et le projet a été mis de côté — provisoirement, tant la logique commerciale qui anime la FIFA n'a pas disparu avec cette reculade.

Deux dossiers, un même symptôme : des institutions du football qui gouvernent sous la pression de l'instant plutôt que par la vision.

Repères

DD : 2012–2026, un titre (2018), une finale (2022), une demi-finale (2026).

ZZ : contrat de quatre ans, premier rendez-vous en Ligue des Nations dès septembre.




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