ZZ remplace DD : la panique habillée en évidence
La Fédération cède à la pression médiatique et confie les Bleus à une légende (!) sans banc depuis cinq ans, pendant que Gianni Infantino range provisoirement son projet de Coupe du monde vendue aux enchères.
Il fallait s'y attendre. Après la demi-finale ratée face à l'Espagne, où l'équipe de France a paru amorphe, incapable de construire le moindre danger face à une Roja supérieure sur tous les plans, la pression médiatique est devenue intenable. La Fédération n'a pas cherché un projet : elle a cherché un nom qui fasse taire les critiques. Zinédine Zidane coche peut-être cette case. Rien de plus, et je n'apprécie pas.
Le bilan qu'on choisit d'oublier
On instruit vite le procès de Deschamps. On oublie plus vite encore ce qu'il laisse derrière lui : un titre mondial, une finale, une équipe reconstruite après des années de délitement.
Sa course au troisième sacre s'est arrêtée net, mais réduire quatorze ans de travail à une seule soirée ratée est un raccourci commode, celui d'une époque qui ne juge plus que la dernière image.
Zidane, l'icône figée en 1998 Carton Rouge !
Zidane fut un joueur immense. Il reste, dans la mémoire collective, celui de 1998, mais aussi celui du coup de tête sur Materazzi en finale 2006, carton rouge à l'appui, qui a coûté à la France sa dernière chance de titre ce soir-là.
Entre ces deux images, vingt ans ont passé. Sans banc depuis son départ du Real Madrid en 2021, sans avoir jamais dirigé un vestiaire hors de la bulle madrilène, il arrive porté par une aura que le temps a figée plutôt qu'entretenue.
Le vrai doute ne porte pas sur son passé de joueur, personne ne le conteste, mais sur son envergure de leader. Son départ du Real Madrid, loin d'être la sortie triomphale que l'on raconte, s'est faite sur fond de saison sans titre.
S'il n'innove pas rapidement, s'il n'impose pas une méthode et une autorité que rien, jusqu'ici, n'a permis de vérifier hors du Bernabéu, ce mandat pourrait être court.
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