Rechercher dans ce blog

lundi 12 janvier 2026

Les BRICS en exercice ... Même pas peur JBCH N° 2601 - 785

A l'heure où l'Iran fait face à son destin, l’exercice naval conjoint mené par la Chine, la Russie et l’Iran dans les eaux sud-africaines, sous l’étiquette de BRICS Plus, ne peut être compris comme une simple opération technique de « sécurisation maritime ». 


Il s’inscrit clairement dans une dynamique géopolitique de confrontation avec l’Occident, et, par extension logique, dans une hostilité croissante à l’égard d’Israël, allié stratégique des États-Unis et symbole central de l’ordre occidental au Moyen-Orient.




D’abord, la composition même du noyau dur de cet exercice est révélatrice. La Russie est engagée dans une guerre ouverte contre l’ordre européen issu de 1945 ; l’Iran est sous sanctions internationales lourdes pour son programme nucléaire, son soutien au terrorisme régional et son objectif déclaré de destruction d’Israël ; la Chine cherche explicitement à remettre en cause l’hégémonie américaine et les normes libérales occidentales, tant sur le plan économique que militaire (Objectif Taiwan)




Le fait que ces trois puissances coopèrent militairement, loin de leurs théâtres traditionnels, dans l’océan Indien et l’Atlantique Sud, traduit une volonté de projection stratégique globale, visant à défier les routes commerciales et les équilibres sécuritaires historiquement garantis par les puissances occidentales.



Ensuite, le recours au label « BRICS Plus » n’est pas neutre. À l’origine présenté comme un forum économique alternatif, le bloc s’est progressivement transformé en plateforme politique et idéologique de contestation de l’Occident.



 L’élargissement à des pays comme l’Iran, l’Éthiopie ou, plus récemment, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, ne repose pas sur des valeurs communes, mais sur un rejet partagé de la domination occidentale, des sanctions, des normes démocratiques et du système financier international centré sur le dollar.




Dans ce contexte, la présence de l’Iran est déterminante pour comprendre la dimension anti-israélienne du groupe. Téhéran ne dissimule ni sa stratégie d’encerclement d’Israël (via le Hezbollah, le Hamas, les milices chiites irakiennes et les Houthis), ni son ambition nucléaire. 


Le fait que des États comme la Russie, la Chine ou l’Afrique du Sud acceptent, banalisent et légitiment l’Iran comme partenaire militaire revient à normaliser un projet explicitement hostile à l’existence même d’Israël. Les prochains jours seront décisifs car l'Iran risque de se libérer rapidement des mollahs qui oppriment leurs peuples dans le sang.



Enfin, le moment choisi – dans un climat de tensions accrues entre l’administration Trump et plusieurs pays du BRICS Plus confirme la logique de bloc contre bloc.


L’argument officiel de la « sécurité maritime » masque mal une démonstration politique : celle d’un axe révisionniste, autoritaire  qui entend saper l’ordre international occidental et marginaliser ses alliés clés, au premier rang desquels figure Israël.


La Russie est seule, et en réaction elle a fabriqué les BRICS, association faite de "bric" et de broc, qui se transformera rapidement en un échec. Poutine rêve de reconstruire ce qu'on appelait les pays non-alignés (Me Gandhi, Soekarno, Nasser etc ...)


Ces manœuvres navales ne signalent pas seulement une union  stratégique du Sud global, mais la cristallisation d’un front anti-occidental structuré, au centre duquel Israël est perçu non comme un acteur régional parmi d’autres, mais comme une extension avancée de l’Occident, comme un adversaire idéologique et stratégique à contenir, affaiblir, voire à éliminer ... Mais l'Histoire tourne vite, très vite ... à suivre ... 




dimanche 11 janvier 2026

Fin de la théocratie iranienne et silence de la France JBCH N° 2601 - 784

Le deux poids, deux mesures du Quai d'Orsay  au Moyen-Orient


La politique française au Moyen-Orient donne le sentiment croissant d’un double standard moral et politique. D’un côté, une indignation affichée  face aux violences imputées à Israël et au conflit israélo-arabe, de l’autre, un silence assourdissant lorsque des civils sont massacrés en Iran par milliers par le régime des mollahs, l’un des systèmes les plus répressifs au monde. 


Cette asymétrie interroge : pourquoi la France parle-t-elle fort contre l’État hébreu, tout en murmurant ou se taisant face à la théocratie de Téhéran ?




Après le pogrom du 7 octobre perpétré par le Hamas – organisation terroriste composée d'assassins, une partie de la classe politique française a rapidement déplacé le débat vers la reconnaissance d’un « nouvel État arabe au proche Orient,  », présenté comme réponse politique, alors même que le Hamas revendiquait et célébrait le massacre de civils. 





Cette reconnaissance symbolique, déconnectée des réalités sécuritaires et idéologiques, a été perçue par beaucoup comme une forme de récompense indirecte de la violence, ou à tout le moins comme une cécité volontaire face à la nature islamiste et exterminatrice du Hamas, soutenu, financé et armé par l’Iran



À l’inverse, lorsque le régime iranien réprime dans le sang sa propre population – femmes, étudiants, minorités ethniques ou religieuses – la réaction française est timide, technocratique, prudente à l’excès. 


Les pendaisons publiques, les exécutions politiques, la répression des manifestations, les massacres dans les provinces kurdes ou baloutches suscitent rarement plus que des communiqués feutrés. Or l’Iran n’est pas un acteur périphérique : il est le principal parrain du terrorisme régional, du Hezbollah au Hamas, en passant par les milices chiites irakiennes et les Houthis.



Qui protège ce régime en France ? Une partie de la diplomatie française reste prisonnière d’une tradition gaullo-mitterrandienne, y compris avec les pires régimes, au nom d’un prétendu réalisme. S’y ajoutent des intérêts économiques résiduels, une obsession du dossier nucléaire iranien, et la crainte de rompre des canaux diplomatiques considérés comme stratégiques. 



Enfin, certains milieux politiques et intellectuels, marqués par un anti-américanisme et un anti-israélisme structurels, tendent à relativiser, voire à excuser, les crimes de Téhéran au nom d’un discours « anti-impérialiste » largement vidé de toute morale. Il est peut-être trop tard pour eux, car la fin de la théocratie est proche.



Ce silence n’est pas neutre. Il légitime indirectement la brutalité des mollahs, abandonne les civils iraniens à leur sort, et affaiblit la crédibilité morale de la France sur la scène internationale. On ne peut pas, sans incohérence, prétendre défendre les droits humains universels tout en fermant les yeux sur l’un des régimes les plus violents et théocratiques du XXIᵉ siècle.



En définitive, ce qui est en cause n’est pas seulement la politique moyen-orientale de la France, mais sa capacité à nommer le mal, à désigner clairement les bourreaux, quels qu’ils soient, et à cesser de confondre diplomatie, lâcheté et calcul à courte vue sous un tableau et une ambiance  antisémites nauséabonds.



samedi 10 janvier 2026

Israël, Japon ... du nouveau ... JBCH N° 2601 - 783

Les relations entre Israël et le Japon connaissent un réchauffement marqué en ce début 2026, illustré par la visite historique d’une délégation parlementaire japonaise de 15 membres (la plus importante jamais reçue en Israël) du 5 au 8 janvier, suivie de l’arrivée imminente du ministre des Affaires étrangères Toshimitsu Motegi le 11 janvier. 


Cette dynamique s’inscrit dans une stratégie plus large d’Israël pour consolider ses liens avec l’Asie, continent devenu un axe prioritaire de sa diplomatie économique, technologique et sécuritaire depuis les Accords d’Abraham.

Le cas japonais : un partenariat pragmatique et croissant



Politiquement, Tokyo maintient une ligne équilibrée saluée par Jérusalem : malgré des pressions internationales (notamment au sein du G7), le Japon s’est abstenu de reconnaître un État palestinien en 2025, contrairement à certains alliés occidentaux. Le nouveau gouvernement (formé en octobre 2025 sous une orientation plus conservatrice, héritant de l’héritage pro-israélien de Shinzo Abe) accélère ce rapprochement. 



La délégation a visité des sites du 7 octobre (kibboutz Kfar Aza, festival Nova), rencontré des survivants, Yad Vashem, et des leaders comme le président Herzog, le Premier ministre Netanyahu, le président de la Knesset Ohana et le ministre Sa’ar. Ces échanges soulignent un objectif clair : approfondir la coopération sécuritaire (y compris exploration d’achats d’armes avancées israéliennes) et mieux comprendre les menaces existentielles d’Israël.




Sur le plan civil et économique, les signaux sont positifs : participation remarquée d’Israël à l’Expo 2025 Osaka (près de 270 000 visiteurs au pavillon israélien en un mois), hausse du tourisme bilatéral, vols directs renforcés, et échanges technologiques. Le Japon, champion de l’innovation et de la stabilité, voit en Israël un partenaire complémentaire en high-tech, cybersécurité et défense – domaines où les deux pays excellent sans concurrence directe.


Inde en tête, Corée du Sud en progression, Japon en accélération : Israël a opéré un pivot stratégique vers l’Asie depuis une décennie, diversifiant ses alliances au-delà des États-Unis et de l’Europe. L’Inde reste la réussite la plus emblématique : partenariat stratégique renforcé (défense, tech, agriculture), avec des exportations d’armes israéliennes massives et des accords de coopération post-2023 (notamment un MoU sur la défense en novembre 2025). Les visites mutuelles de Modi et Netanyahu, les exercices militaires conjoints et les investissements bilatéraux font de l’Inde un allié clé dans un contexte de rivalité sino-indienne.




La Corée du Sud suit une trajectoire ascendante : accords en cybersécurité, semi-conducteurs et innovation, malgré des tensions passées sur les exportations d’armes vers des pays arabes. Les deux pays partagent des défis similaires (menaces nord-coréennes vs. iraniennes) et une dépendance à la tech de pointe.


Le Japon complète ce triangle : après des décennies de relations tièdes (héritage historique, prudence sur le conflit israélo-palestinien), le réchauffement s’accélère sous l’influence d’un leadership pro-occidental et anti-menace chinoise. La visite de Motegi (qui inclut aussi le Qatar, les Philippines et l’Inde) vise à positionner le Japon comme acteur proactif au Moyen-Orient, tout en renforçant la coopération sécuritaire face à l’expansion chinoise en mer de Chine méridionale.


Les relations en sous-main avec la Chine : pragmatisme économique malgré les tensions : Malgré les défis géopolitiques (condamnations chinoises des frappes israéliennes, critiques sur Gaza), la coopération économique et technologique persiste. L’exemple le plus emblématique est le Guangdong Technion – Israel Institute of Technology (GTIIT) à Shantou, campus du Technion israélien ouvert en 2017-2018 avec un don de 130 millions de dollars de la Fondation Li Ka-shing. Ce partenariat sino-israélien unique en éducation supérieure (science, ingénierie, biosciences) symbolise l’attrait chinois pour l’innovation israélienne, même si des restrictions croissantes (sous pression américaine) limitent les transferts technologiques sensibles depuis 2020-2022.


Le réchauffement Israël-Japon s’inscrit dans une stratégie réussie d’Israël vers l’Asie : l’Inde comme pilier stratégique, la Corée du Sud comme partenaire tech fiable, le Japon comme allié émergent en sécurité et innovation, et la Chine comme opportunité économique pragmatique (mais prudente). 


Ce pivot renforce la résilience israélienne face aux pressions occidentales et aux menaces régionales, tout en offrant à ces pays asiatiques un accès privilégié à l’excellence technologique et sécuritaire israélienne. Dans un monde multipolaire, ces liens durables pourraient redessiner les équilibres en Asie et au Moyen-Orient d’ici 2030.




Centre Roman Abramovich de Theranostics. JBCH N° 2601 - 782

Sheba Medical Center inaugure le Centre Roman Abramovich de Theranostics et de Médecine Nucléaire



Le Centre médical Sheba, le plus grand hôpital d’Israël situé à Tel Hashomer près de Tel-Aviv, a inauguré jeudi 9 janvier 2026 son nouveau Centre Roman Abramovich de Theranostics et de Médecine Nucléaire. Ce projet ambitieux, financé en grande partie grâce au soutien du philanthrope Roman Abramovich, marque une avancée majeure dans les capacités israéliennes en imagerie moléculaire et thérapies ciblées.




D’une surface de 4 700 m², la structure intègre un cyclotron sur site permettant la production immédiate d’isotopes médicaux. Cette innovation réduit les délais, élimine les contraintes de transport et ouvre la voie à de nouvelles recherches cliniques, essais thérapeutiques et collaborations internationales.




Le centre se compose de quatre unités spécialisées :

•  Une zone PET/CT pour l’imagerie hybride de haute précision ;

•  Une zone PET/MRI combinant tomographie par émission de positons et IRM ;

•  Une zone SPECT/CT pour les explorations fonctionnelles ;

•  Une unité de theranostics dédiée à la médecine personnalisée, qui cible les cellules tumorales tout en minimisant les effets secondaires.

Grâce aux radiopharmaceutiques, ces technologies permettent de diagnostiquer et traiter au niveau moléculaire des pathologies complexes : cancers, troubles neurologiques (comme Alzheimer) et maladies cardiovasculaires. Le centre devrait accueillir plus de 16 000 patients par an.

« Avec l’imagerie avancée, la production d’isotopes sur place et les thérapies ciblées, nous pouvons détecter les maladies plus tôt, adapter les traitements avec précision et redonner espoir aux patients confrontés à des pathologies graves », a déclaré le Pr Liran Domachevsky, directeur du centre.




L’inauguration a réuni dirigeants de l’hôpital, partenaires et collaborateurs internationaux, s’inscrivant dans la stratégie d’innovation globale de Sheba : classé parmi les meilleurs hôpitaux mondiaux, l’établissement accélère sa transformation en « smart hospital » via l’IA, le numérique et des partenariats stratégiques (notamment avec GE HealthCare pour l’IA en diagnostic et l’efficacité opérationnelle).




Ce centre, fruit d’un engagement philanthropique de longue date d’Abramovich envers Sheba, renforce la position d’Israël comme leader en médecine de précision et thérapies innovantes. Une étape décisive pour l’avenir de la santé personnalisée.


https://www.facebook.com/watch/?v=859753066737529

vendredi 9 janvier 2026

Il veut tout diriger ... Trump aux commandes ? JBCH N0 2601 - 781

Discours de Trump sur le plan de paix Israël-Syrie


Le discours de Donald Trump, tel que rapporté dans l’article de Herb Keinon daté du 9 janvier 2026, met en avant une approche novatrice pour résoudre les tensions frontalières entre Israël et la Syrie : transformer la zone contestée autour du Mont Hermon en un pôle économique prospère, incluant un complexe de ski, des éoliennes, un pipeline pétrolier, des centres de données et des usines pharmaceutiques. 




Cette vision s’inscrit dans une stratégie plus large de “paix par la prospérité”, inspirée des Accords d’Abraham de 2019-2020, où les incitations économiques priment sur les négociations purement sécuritaires. Trump, via ses émissaires immobiliers Jared Kushner et Steve Witkoff, propose de “geler” les conflits en convertissant les zones disputées en projets coopératifs, évitant ainsi une occupation militaire prolongée tout en favorisant la stabilité. Mais dans quelle mesure ce plan est-il réalisable ? 



D’un point de vue économique et diplomatique, l’idée n’est pas aussi farfelue qu’elle y paraît. Premièrement, le modèle “paix par la prospérité” a déjà prouvé son efficacité. Les Accords d’Abraham, lancés sous la première administration Trump, ont normalisé les relations entre Israël et plusieurs pays arabes (Émirats arabes unis, Bahreïn, Maroc, Soudan) en misant sur des investissements mutuels plutôt que sur des concessions territoriales immédiates. 





Ici, le plan pourrait générer environ 4 milliards de dollars de croissance du PIB syrien (soit 20 % d’augmentation), créer 15 000 emplois, booster la production d’énergie de 800 mégawatts et réduire la dépendance pharmaceutique de la Syrie de 40 %, selon des rapports cités dans l’article.  Ces bénéfices pourraient inciter le nouveau dirigeant syrien, Ahmed al-Sharaa (décrit par Trump comme un “gars fort” avec qui “on s’entend bien”), à coopérer, surtout après la chute d’Assad en novembre 2024 et la nécessité de stabiliser un pays ravagé par la guerre civile.



Deuxièmement, les discussions à Paris, dirigées par les États-Unis, ont déjà abouti à un communiqué conjoint le 7 janvier 2026, évoquant des “discussions productives” sur la sécurité, la stabilité et la prospérité mutuelle, avec la création d’un “mécanisme de fusion” pour coordonner l’intelligence, la désescalade militaire et les opportunités commerciales.  


Cela marque un progrès concret : après deux mois d’impasse, les parties parlent non seulement de sécurité, mais aussi de projets civils. Le mont Hermon, avec son potentiel touristique (neige en hiver, hospitalité druze), pourrait devenir un symbole de coopération, géré conjointement par les communautés druzes des deux côtés de la frontière, comme le rapportent des sources israéliennes et américaines.  





Des partenaires régionaux non identifiés sont déjà impliqués, selon des fuites, et le plan s’inspire de modèles comme Zermatt en Suisse, transformant une zone aride en corridor économique dynamique. 



Troisièmement, du côté sécuritaire, ce plan répond partiellement aux besoins post-7 octobre 2023 d’Israël : au lieu d’une occupation indéfinie, il crée une zone tampon démilitarisée remplie de projets économiques, réduisant les risques d’attaques jihadistes (Iran, Hezbollah, Hamas) tout en respectant la souveraineté syrienne.


 Trump, en “faisant en sorte qu’ils s’entendent”, mise sur des incitations positives pour éviter l’escalade, et les États-Unis, soucieux de stabiliser Sharaa, soutiennent cette approche hybride.  À court terme, cela pourrait geler le statu quo sans retrait immédiat des forces israéliennes, ouvrant la voie à un accord intérimaire.


Sans accord sur les frontières, les retraits ou les time-tables, le communiqué de Paris reste vague, et les négociations pourraient s’enliser comme par le passé.


Économiquement, les investissements requis (éoliennes, pipeline, stations de ski) dépendent de financements privés et régionaux, mais dans un contexte de sanctions persistantes contre la Syrie et de tensions avec l’Iran (qui pourrait saboter le plan), attirer des capitaux semble risqué. 




De plus, le tourisme sur le mont Hermon suppose une paix durable, or la région reste volatile : attaques ISIS récentes (comme celle tuant deux soldats US en décembre 2025) rappellent les menaces. L’idée d’un “Aspen de l’Est” sonne poétique, mais l’article admet qu’elle paraît “folle” au premier abord, rappelant la chanson “Imagine” de Lennon – une utopie loin de la réalité des conflits enracinés.




Les Israéliens, marqués par les traumas du 7 octobre, voient le plan avec un mélange d’optimisme prudent et de scepticisme. Du côté officiel, Benjamin Netanyahu, lors de sa conférence de presse avec Trump à Mar-a-Lago en décembre 2025, a salué l’approche, soulignant la nécessité d’une zone frontalière “sûre” sans terroristes, protégeant les Druzes et les communautés du Golan.


Cependant, l’opposition critique : Meital Lehavi, vice-maire de Tel-Aviv, accuse Netanyahu de sacrifier les intérêts nationaux pour un “deal politique” avec Trump, citant des fêtes à Mar-a-Lago pendant que des otages comme Ran Gvili restent à Gaza.  


Des experts, notent que les Israéliens rêvent depuis longtemps d’une paix avec la Syrie (manger du houmous à Damas), mais voient le plan comme un pas intérimaire rafraîchissant, quoique distant d’un accord complet.  




Le discours de Trump est partiellement réalisable comme mesure intérimaire pour stabiliser la frontière, mais son succès dépendra de la volonté syrienne. Les Israéliens, divisés, y voient une opportunité innovante, mais pas une panacée.


Le régime dictatorial des Mollahs en Iran risque de tomber assez rapidement : Les cartes seront alors plus faciles à manipuler, et la Paix reviendrait très vite ... Alors dans ce cas Trump aura été un véritable Messager de la Paix ! Un dernier obstacle se dévoile : le rôle intrusif de la Turquie d'Erdogan ... 




jeudi 8 janvier 2026

Trump et le Groenland ... JBCH N° 2601 - 780

 Face à la pression renouvelée de Donald Trump sur le Groenland, les dirigeants européens ont resserré les rangs mardi, affirmant dans une déclaration commune que l’île arctique « appartient à son peuple » et que seul le Danemark et les Groenlandais peuvent décider de son avenir. 


Une réponse ferme à la Maison Blanche, qui a déclaré ouvertement examiner « toutes les options », y compris militaire, pour acquérir ce territoire stratégique danois.






L’escalade est brutale. Quelques jours après l’opération militaire américaine au Venezuela ayant conduit à la capture de Nicolás Maduro, le président Trump a relancé son vieux rêve : faire du Groenland, la plus grande île du monde avec ses 57 000 habitants, une possession américaine. Motif invoqué : la « sécurité nationale ». La Maison Blanche n’exclut plus l’usage de la force, une hypothèse qui fait bondir les capitales européennes.





« Si les États-Unis attaquent un pays de l’OTAN, tout s’arrête », a averti la Première ministre danoise Mette Frederiksen, soulignant que le Groenland, territoire autonome sous souveraineté danoise, est couvert par l’Article 5 de l’Alliance atlantique. Une attaque signifierait « la fin de l’OTAN », a-t-elle martelé.




Pour contrer cette « soif d’appétit territorial », comme l’ont qualifiée plusieurs chancelleries, l’Europe dispose de plusieurs leviers, selon des experts et diplomates interrogés.


D’abord, l’unité diplomatique. La déclaration commune signée par les dirigeants de France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Pologne, Espagne et Danemark – soutenue par les Pays-Bas et le Canada – marque un front uni rare. Elle insiste sur une sécurité arctique « collective » au sein de l’OTAN, tout en rappelant le respect de la Charte des Nations unies et de l’intégrité territoriale. Un message clair : pas question de céder à la pression unilatérale.





Ensuite, le renforcement militaire et économique. Le Danemark a déjà promis des investissements massifs en défense au Groenland (plusieurs milliards de couronnes). L’Europe pourrait accélérer ses propres projets : augmentation de la présence navale et aérienne en Arctique, partenariats avec le Canada et la Norvège, et investissements dans les infrastructures et les minerais rares pour réduire l’attractivité d’une « offre » américaine.





Sur le plan juridique, les Européens peuvent s’appuyer sur le droit international. Toute annexion forcée violerait la Charte de l’ONU ; le Danemark pourrait saisir la Cour internationale de Justice. Enfin, impliquer les Groenlandais eux-mêmes – via consultations ou référendums – renforcerait la légitimité : les sondages montrent une opposition massive à un rattachement aux États-Unis.


Le secrétaire d’État américain Marco Rubio doit rencontrer des responsables danois la semaine prochaine, signe que Washington préfère peut-être la voie diplomatique, voire un « achat » comme évoqué en coulisses. Mais tant que la menace militaire plane, l’Europe reste vigilante.



« Nous sommes unis, et nous le resterons », a conclu un haut responsable européen. Face à un Trump imprévisible, la stratégie semble claire : solidarité, dissuasion et dialogue respectueux des règles internationales. 


Le Groenland n’est pas à vendre – et encore moins à prendre.