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dimanche 18 janvier 2026

Le Courage politique de Manuel Valls JBCH N° 2601 - 798

 Toutes mes félicitations pour le courage politique de Manuel Valls :







Lors de sa visite à Jérusalem, cette semaine, Manuel Valls a tenu un discours d’une rare clarté dans le paysage politique français actuel, affirmant sans détour que le destin d’Israël est indissociable de celui de l’Occident. 


En déclarant que « Si Israël tombe, nous tombons », l’ancien Premier ministre situe le conflit bien au-delà d’une lecture régionale : il y voit un front décisif de la lutte mondiale contre l’islamisme radical, le régime iranien et ses alliances stratégiques, notamment avec la Russie. 







Cette analyse tranche avec les prudences diplomatiques habituelles et assume une lecture géopolitique lucide des rapports de force contemporains.


Manuel Valls rappelle que son engagement en faveur d’Israël n’est ni circonstanciel ni opportuniste. Il s’inscrit dans une fidélité ancienne, forgée dès sa jeunesse, et pleinement assumée au sein de la tradition de la gauche républicaine française. En évoquant Golda Meir, Shimon Peres, François Mitterrand ou Lionel Jospin, il réinscrit la relation franco-israélienne dans une histoire politique que beaucoup cherchent aujourd’hui à effacer ou à renier. Ce rappel est salutaire à une époque où le soutien à Israël est trop souvent caricaturé ou disqualifié.





L’un des points les plus forts de son plaidoyer concerne l’antisémitisme contemporain. Manuel Valls affirme avec fermeté que soutenir Israël est aujourd’hui « la meilleure manière de combattre l’antisémitisme ». Sans nier l’importance fondamentale de la transmission de la mémoire de la Shoah, il souligne que la haine des Juifs, en France comme ailleurs en Europe, se nourrit désormais largement de la diabolisation d’Israël. En cela, il assume un désaccord frontal avec Emmanuel Macron et une partie de la classe politique française, qu’il accuse de ne pas comprendre la nature réelle et actuelle de l’antisémitisme.



Son diagnostic sur l’islamisme est tout aussi courageux. En reconnaissant l’existence, au sein de la population musulmane française, d’une minorité animée par une haine active des Juifs, il refuse à la fois l’amalgame et le déni. Il rappelle avec force que l’islamisme menace simultanément les Juifs et la République, et que « la France sans les Juifs ne serait plus la France ». Cette phrase résume une vision profondément républicaine et universaliste.




Enfin, Manuel Valls n’hésite pas à dénoncer La France insoumise, qu’il accuse d’avoir fait de l’antisémitisme un levier politique, estimant ce courant aujourd’hui plus dangereux que l’extrême droite sur ce terrain. Sa critique de la reconnaissance d’un État palestinien en 2025, jugée prématurée et susceptible de légitimer le Hamas, s’inscrit dans une cohérence intellectuelle : défense de la solution à deux États, oui, mais pas au prix de la sécurité d’Israël ni de la complaisance envers le terrorisme.


Dans un contexte de conformisme, de calculs électoraux et de renoncements moraux, la parole de Manuel Valls se distingue par sa lucidité, sa constance et son courage. 


Qu’on partage ou non l’ensemble de ses positions, il mérite d’être salué pour avoir tenu un discours de vérité, assumé, républicain, et profondément responsable à un moment où trop de responsables politiques préfèrent le silence ou l’ambiguïté.




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