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lundi 5 janvier 2026

Erdogan avance ses pions . JBCH N° 2601 - 774

Le risque stratégique turc : 

F‑35, ambitions néo-ottomanes et menace pour Israël


La Turquie d’Erdogan représente aujourd’hui un pouvoir régional aux ambitions clairement expansionnistes. Avec plus de 90 millions d’habitants et une économie en développement, Ankara cherche à restaurer l’influence territoriale et politique de l’ancien Empire ottoman


L’histoire récente montre que cette stratégie n’est pas qu’un slogan : la Turquie a déjà utilisé sa puissance militaire pour intervenir en Syrie, en Libye, et s’est emparée d’une partie de Chypre, démontrant sa volonté de transformer la diplomatie en conquête concrète.




Si la Turquie venait à acquérir des F‑35, le rapport de force militaire dans la région changerait radicalement. Ces avions furtifs de 5ᵉ génération sont capables de pénétrer des défenses aériennes sophistiquées et de frapper avec précision des cibles stratégiques. Entre les mains d’Ankara, ils constitueraient un outil redoutable pour imposer sa volonté, non seulement sur les États voisins, mais aussi pour menacer directement Israël, qui se situe à portée de missiles et d’opérations aériennes.




Le président Erdogan a clairement affiché sa volonté de ne rien céder sur la scène régionale. Son discours néo-ottoman, mêlé à une politique de nationalisme religieux, laisse peu de place à la négociation. Israël, en tant qu’État juif et puissance militaire avancée dans la région, deviendrait la première cible d’une offensive turque : à la fois pour son rôle stratégique et symbolique dans le Moyen-Orient et pour s’affirmer face à l’influence américaine et occidentale.




Le danger ne se limite pas à Israël. Une Turquie équipée de F‑35 pourrait déstabiliser l’ensemble de l’équilibre militaire et diplomatique du Moyen-Orient, accroître le risque de conflits ouverts avec la Grèce et Chypre, et renforcer les ambitions ottomanes dans les Balkans et la Méditerranée orientale. Les alliances traditionnelles, notamment avec l’OTAN, seraient mises à rude épreuve, car Ankara pourrait disposer d’une puissance de frappe autonome capable de défier les partenaires occidentaux eux-mêmes.


La perspective d’un arsenal avancé entre les mains d’Erdogan transforme la Turquie d’un acteur régional influent en menace militaire directe pour Israël et pour la stabilité du Moyen-Orient


La communauté internationale doit considérer non seulement la capacité de frappe, mais aussi la détermination d’un dirigeant prêt à réécrire les frontières régionales et à poursuivre ses ambitions impériales à tout prix.







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