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dimanche 4 janvier 2026

Bilan de fin de règne à Paris ! JBCH N° 2601 - 770

Le bilan catastrophique d’Anne Hidalgo : 

Une capitale en déclin accéléré


Paris, janvier 2026. À l’approche des élections municipales, le mandat d’Anne Hidalgo, qui s’achève après douze années à la tête de la mairie, laisse derrière lui une ville méconnaissable pour beaucoup de ses habitants. 


La maire socialiste, qui a annoncé ne pas briguer un troisième mandat, défend un héritage écologique et social ambitieux. Pourtant, les Parisiens, dans leur majorité, dressent un portrait bien plus sombre : circulation chaotique, propreté défaillante, insécurité croissante et finances publiques en perdition. 


Un bilan qui divise profondément, comme l’attestent les sondages récents où plus de la moitié des habitants jugent négativement son action, particulièrement sur les sujets du quotidien.




La politique anti-voiture, emblématique du mandat Hidalgo, est sans doute le point le plus contesté. La fermeture des voies sur berges en 2016, présentée comme une mesure phare contre la pollution, a été annulée par la justice avant d’être rétablie, mais ses effets se font toujours sentir : embouteillages chroniques, report de la circulation sur les axes périphériques et augmentation des temps de trajet. 


Ajoutez à cela l’explosion des pistes cyclables – plus de 300 kilomètres créés – et la limitation généralisée à 30 km/h : Paris est devenu un labyrinthe pour les automobilistes, avec des sens interdits proliférant sans cohérence apparente. Les incivilités des cyclistes, souvent pointées du doigt, atteignent un paroxysme : feux rouges grillés, trottoirs envahis, priorités aux piétons ignorées. 


Malgré l’annonce d’un « code de la rue » en 2023 pour réguler ces comportements, les verbalisations ont explosé, mais le sentiment d’anarchie persiste. Le stationnement, quant à lui, est devenu prohibitif : 16 euros de l’heure dans certains quartiers, sans parler des voitures-radars privatisées, accusées de verbaliser sans discernement ni contrôle réel.




Les transports en commun, censés absorber cette mutation urbaine, peinent à suivre. Métros et bus souvent en panne, insuffisants aux heures de pointe, parfois perçus comme dangereux en raison de l’insécurité grandissante : les Parisiens fuient la capitale, près de 150 000 départs depuis la crise Covid. Anne Hidalgo a promis une ville apaisée, mais beaucoup y voient plutôt une ville paralysée, où le « bobo » écolo est devenu l’archétype imposé, au détriment des classes moyennes et des familles.



Et que dire de la propreté, ce sujet qui cristallise les critiques ? Paris est jugée sale par plus de 70 % des habitants selon les derniers sondages. Trottoirs jonchés de déchets, poubelles débordantes, pieds d’arbres transformés en urinoirs : la capitale, autrefois lumière du monde, ressemble parfois à une ville du tiers-monde. 




Les rats, ces « surmulots » comme les appelle pudiquement la mairie, règnent en maîtres. Leur prolifération, exacerbée par les incivilités et un réchauffement climatique invoqué comme excuse, fait de certains parcs et berges des zones à éviter. Malgré des budgets conséquents – près de 800 millions d’euros annuels – et des plans successifs, la saleté reste le point noir majeur du bilan Hidalgo. Les patrons parisiens, dans une enquête récente, lui attribuent une note sévère de 2,4/10, dénonçant une gestion qui a fait fuir entreprises et emplois.



Sur le plan financier, le constat est accablant. La dette de la ville, qui était de 4 milliards d’euros en 2014 à l’arrivée d’Anne Hidalgo, approche désormais les 9,3 milliards fin 2025, avec des projections flirtant avec les 10 milliards en 2026. Une explosion de plus de 100 %, alimentée par des investissements massifs dans l’écologie et le logement social objectifs louables, mais réalisés à coups de rachats coûteux d’immeubles et de projets pharaoniques. Les logements sociaux ont progressé, atteignant près de 25 % du parc, mais au prix d’une fiscalité alourdie : hausse de 52 % de la taxe foncière, stationnements exorbitants. L’opposition parle de « nationalisation rampante » et de clientélisme, pointant des subventions généreuses à certaines associations. 



Anne Hidalgo défend un autofinancement partiel et accuse l’État de désengagement, mais les chiffres parlent : charges d’intérêt en hausse, durée de désendettement dépassant 15 ans. Une gestion qui laisse un héritage lourd aux générations futures.


La sécurité, enfin, n’échappe pas aux reproches. Malgré la création d’une police municipale de 2 300 agents – loin des 5 000 promis , les incivilités et la petite délinquance gangrènent le quotidien. Les candidats à la succession, de droite comme de gauche, promettent tous un virage sur ce terrain, tant le sentiment d’insécurité s’est installé.


À l’heure où Anne Hidalgo prépare une reconversion internationale, marquée récemment par un revers à l’ONU , Paris paie le prix d’une vision idéologique parfois déconnectée. 


Les Jeux olympiques de 2024 ont offert un répit médiatique, mais le legs quotidien est amer : une capitale endettée, sale, congestionnée, où les rats et les embouteillages semblent avoir pris le pouvoir. 


Les Parisiens, lassés, attendent 2026 avec l’espoir d’un renouveau. Pour beaucoup, le mandat Hidalgo restera celui d’un déclin masqué sous des discours verts.




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