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mercredi 14 janvier 2026

les universités ne bougent pas face aux massacres en Iran JBCH N0 2601 - 790


Lâcheté et complicité :

 Le révélateur antisémite des universités occidentales



Le 8 octobre 2023, au lendemain du pogrom perpétré en Israël, alors que des milliers de civils israéliens assassinés, violés, brûlés vifs, décapités, enlevés : un phénomène sidérant s’est produit dans la quasi-totalité des universités occidentales; non seulement l’absence d’empathie pour les victimes juives, mais une mobilisation immédiate, organisée et bruyante contre Israël, présenté comme coupable alors même qu’il venait d’être frappé dans sa chair.


Cette réaction n’était ni spontanée ni morale : elle était idéologique, préparée, structurée, et révélatrice d’un antisémitisme contemporain qui ne dit pas son nom. alors qu'Israël était sous le choc, et qu'aucune contre offensive n'avait commencé !




Aujourd’hui, face à un autre drame d’ampleur historique,  la répression sanglante du peuple iranien par le régime des mollahs, avec plus de 20 000 morts selon de nombreuses sources, le contraste est accablant. 


Silence des universités. Silence des syndicats. Silence d’une grande partie de la gauche occidentale. Silence gêné, tardif, minimisé des gouvernements européens. Ce double standard n’est pas une coïncidence : il constitue la preuve d’un biais idéologique profond, où l’indignation n’est pas dictée par la défense des peuples opprimés, mais par la désignation obsessionnelle d’un coupable unique : le Juif,  désormais nommé « Israël ».




Les manifestations universitaires du 8 octobre 2023 n’ont rien eu de spontané. Leur synchronisation, leurs slogans identiques, leurs visuels, leurs mots d’ordre révèlent une préparation en amont, pilotée par des réseaux bien identifiés : comités BDS, associations étudiantes satellites, syndicats enseignants idéologisés, relais militants formés depuis des années à la conflictualisation permanente autour d’Israël.


Le mouvement BDS, loin d’être un simple appel au boycott, fonctionne dans les universités comme un appareil idéologique : il essentialise Israël comme entité criminelle absolue, il disqualifie toute parole juive dissidente comme « complice », il transforme les campus en espaces de mise à l’index, où l’identité juive devient suspecte.




Ainsi, le 8 octobre, avant même toute riposte israélienne, les slogans étaient prêts : « Israël = génocide », « Résistance légitime », « De la rivière à la mer ». Il ne s’agissait pas de défendre les Palestiniens, mais de justifier un massacre de Juifs, au nom d’un anticolonialisme fantasmé. C’est là que se loge l’antisémitisme contemporain : non plus biologique ou racial, mais idéologique, moral et politique, où le Juif est coupable par définition... Ces slogans nauséabonds changent, évoluent ... "Génocide", "Massacre", "Famine"... 




À l’inverse, la tragédie iranienne: femmes pendues, étudiants exécutés, minorités massacrées, opposants torturés  ne provoque aucune mobilisation comparable. Pourquoi ?Parce que le régime iranien n’est pas juif. Il se présente comme « anti-impérialiste ». Parce qu’il est violemment anti-israélien.


Ce silence n’est pas neutre : il est criminel par omission. Il révèle que les universités occidentales ne défendent pas les droits humains universels, mais un récit idéologique sélectif. Le peuple iranien, pourtant victime d’un régime théocratique, patriarcal et meurtrier, ne correspond pas à la grille de lecture militante dominante. Il ne permet pas d’attaquer Israël. Il est donc sacrifié au nom de la cohérence idéologique.






En France, cette faillite est aggravée par le mutisme d’une large partie de la gauche politique et syndicale accompagné de celle du quai d'Orsay. Toujours prompte à manifester contre Israël, elle se montre étrangement prudente lorsqu’il s’agit de dénoncer un régime islamiste répressif. Cette retenue n’est pas diplomatique : elle est électorale, idéologique, communautariste.


Le gouvernement français, quant à lui, a accusé un retard à l’allumage révélateur : déclarations tardives, vocabulaire édulcoré, refus d’assumer une condamnation claire et ferme. Là encore, la peur de froisser certains équilibres l’emporte sur la défense des principes.



Ce que révèle cette séquence historique, c’est que l’antisémitisme traverse aujourd’hui les universités occidentales sous couvert de progressisme. Il s’exprime par : une indignation sélective, une obsession d’Israël, une justification implicite de la violence contre les Juifs, et un silence coupable face aux massacres qui ne servent pas le récit dominant.


Ce n’est pas seulement une lâcheté intellectuelle : C’est une complicité morale. Et l’Histoire a toujours jugé sévèrement ceux qui, au nom d’idéologies prétendument justes, ont su crier très fort contre les Juifs — et se taire devant la mort des autres.

déjà 20 000 morts ce matin 




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