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mardi 20 janvier 2026

Grecs et Israéliens s'allient contre le danger ottoman ... JBCH N° 2601 - 806

Face à une Turquie qui reste menaçante – occupant toujours la partie nord de Chypre, avançant ses positions en Syrie pour affaiblir ou éliminer les forces kurdes, et abritant les figures dirigeantes du Hamas , Jérusalem et Athènes accélèrent leur rapprochement stratégique.




Ce mardi 20 janvier 2026, le ministre israélien de la Défense Israël Katz a rencontré à Athènes son homologue grec Nikos Dendias, marquant une nouvelle étape dans la coopération militaire entre les deux pays, avec Chypre au cœur de cette dynamique trilatérale.




Lors d’une conférence de presse conjointe au ministère grec de la Défense, les deux ministres ont annoncé un renforcement concret des liens en matière de technologies de défense. Au centre des discussions : la lutte contre les essaims de drones (aériens et sous-marins) et le renforcement de la cybersécurité. « Nous avons convenu d’échanger expertises et savoir-faire pour contrer ces menaces modernes », a déclaré Nikos Dendias, soulignant l’urgence face aux évolutions sécuritaires régionales.




Cette avancée s’inscrit directement dans le prolongement d’un plan de coopération militaire trilatéral signé en décembre 2025 entre Israël, la Grèce et Chypre. Cet accord prévoit pour 2026 des exercices conjoints intensifiés (aériens et navals), des formations croisées, des groupes de travail spécialisés et un dialogue stratégique sur les défis communs. Parmi les pistes à l’étude : la création d’une force de réaction rapide conjointe, non permanente, capable d’intervenir en cas de crise en Méditerranée orientale.


Israël Katz a tenu un discours ferme, affirmant que Jérusalem et Athènes ne laisseraient pas des acteurs régionaux – en allusion implicite à la Turquie et à ses proxies – miner la stabilité par le terrorisme, l’agression ou des interventions indirectes. Ce partenariat reflète des intérêts stratégiques alignés : contrer l’expansionnisme turc en Méditerranée orientale, sécuriser les routes maritimes et les infrastructures critiques, et partager des technologies de pointe où Israël excelle (comme les systèmes anti-drones inspirés du Dôme de fer ou des avancées en cybersécurité)



Cette alliance, déjà active depuis plusieurs années dans les domaines de l’énergie (gaz offshore) et de la sécurité, gagne en profondeur militaire face à un environnement régional hostile du fait de l'agressivité d'Erdogan..


Pour Athènes et Jérusalem, il s’agit d’un mur de dissuasion collectif, ancré dans une volonté partagée de préserver la stabilité en Méditerranée orientale... et d'arrêter l'expansionnisme turc.

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