A l'heure où l'Iran fait face à son destin, l’exercice naval conjoint mené par la Chine, la Russie et l’Iran dans les eaux sud-africaines, sous l’étiquette de BRICS Plus, ne peut être compris comme une simple opération technique de « sécurisation maritime ».
Il s’inscrit clairement dans une dynamique géopolitique de confrontation avec l’Occident, et, par extension logique, dans une hostilité croissante à l’égard d’Israël, allié stratégique des États-Unis et symbole central de l’ordre occidental au Moyen-Orient.
D’abord, la composition même du noyau dur de cet exercice est révélatrice. La Russie est engagée dans une guerre ouverte contre l’ordre européen issu de 1945 ; l’Iran est sous sanctions internationales lourdes pour son programme nucléaire, son soutien au terrorisme régional et son objectif déclaré de destruction d’Israël ; la Chine cherche explicitement à remettre en cause l’hégémonie américaine et les normes libérales occidentales, tant sur le plan économique que militaire (Objectif Taiwan)
Le fait que ces trois puissances coopèrent militairement, loin de leurs théâtres traditionnels, dans l’océan Indien et l’Atlantique Sud, traduit une volonté de projection stratégique globale, visant à défier les routes commerciales et les équilibres sécuritaires historiquement garantis par les puissances occidentales.
Ensuite, le recours au label « BRICS Plus » n’est pas neutre. À l’origine présenté comme un forum économique alternatif, le bloc s’est progressivement transformé en plateforme politique et idéologique de contestation de l’Occident.
L’élargissement à des pays comme l’Iran, l’Éthiopie ou, plus récemment, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, ne repose pas sur des valeurs communes, mais sur un rejet partagé de la domination occidentale, des sanctions, des normes démocratiques et du système financier international centré sur le dollar.
Dans ce contexte, la présence de l’Iran est déterminante pour comprendre la dimension anti-israélienne du groupe. Téhéran ne dissimule ni sa stratégie d’encerclement d’Israël (via le Hezbollah, le Hamas, les milices chiites irakiennes et les Houthis), ni son ambition nucléaire.
Le fait que des États comme la Russie, la Chine ou l’Afrique du Sud acceptent, banalisent et légitiment l’Iran comme partenaire militaire revient à normaliser un projet explicitement hostile à l’existence même d’Israël. Les prochains jours seront décisifs car l'Iran risque de se libérer rapidement des mollahs qui oppriment leurs peuples dans le sang.
Enfin, le moment choisi – dans un climat de tensions accrues entre l’administration Trump et plusieurs pays du BRICS Plus confirme la logique de bloc contre bloc.
L’argument officiel de la « sécurité maritime » masque mal une démonstration politique : celle d’un axe révisionniste, autoritaire qui entend saper l’ordre international occidental et marginaliser ses alliés clés, au premier rang desquels figure Israël.
La Russie est seule, et en réaction elle a fabriqué les BRICS, association faite de "bric" et de broc, qui se transformera rapidement en un échec. Poutine rêve de reconstruire ce qu'on appelait les pays non-alignés (Me Gandhi, Soekarno, Nasser etc ...)
Ces manœuvres navales ne signalent pas seulement une union stratégique du Sud global, mais la cristallisation d’un front anti-occidental structuré, au centre duquel Israël est perçu non comme un acteur régional parmi d’autres, mais comme une extension avancée de l’Occident, comme un adversaire idéologique et stratégique à contenir, affaiblir, voire à éliminer ... Mais l'Histoire tourne vite, très vite ... à suivre ...
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