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samedi 17 janvier 2026

Martin Luther King et Israël. JBCH N° 2601- 795


Ce que Martin Luther King pensait réellement du sionisme



On invoque souvent Martin Luther King Jr. dans les débats contemporains sur Israël. Son nom circule comme une autorité morale universelle, parfois brandie pour condamner le sionisme au nom des droits civiques. 


Le problème est simple : cette lecture ne correspond pas à ce que King disait réellement.



Martin Luther King ne voyait pas le sionisme comme un projet colonial ou racial, mais comme un mouvement de libération nationale. Pour lui, le sionisme relevait du même principe fondamental que celui qu’il défendait pour les Afro-Américains : le droit d’un peuple persécuté à la dignité, à la sécurité et à l’autodétermination.


Dans les années 1950 et 1960, le contexte est essentiel. L’État d’Israël naît à peine de la Shoah, et la mémoire de l’extermination des Juifs d’Europe est encore brûlante. King appartient à une génération pour laquelle la création d’Israël apparaît comme une réparation morale minimale après un crime civilisationnel. À ses yeux, nier aux Juifs le droit à un État revenait à prolonger leur vulnérabilité historique.


Il n’a jamais caché sa position. En 1968, lors d’une conférence à Harvard, il déclare sans ambiguïté : « Le sionisme est la quête légitime du peuple juif pour la sécurité et l’autodétermination. » La formule est claire, directe, sans condition préalable.






King établissait un parallèle explicite entre l’expérience juive et l’expérience noire. L’histoire de l’exil, de la ségrégation, de la violence systémique, et de la négation de l’humanité lui semblait structurellement comparable. Pour cette raison, il considérait l’existence d’Israël non comme un privilège, mais comme une nécessité historique.


Cela ne signifie pas que King ignorait la question palestinienne. Il reconnaissait l’existence d’un conflit réel et la souffrance des populations arabes. Mais son raisonnement restait constant : aucun progrès moral ne peut être bâti sur la négation du droit à l’existence d’un autre peuple. La solution, pensait-il, devait passer par la reconnaissance mutuelle et la coexistence, non par la délégitimation d’Israël.






Surtout, King faisait une distinction nette — devenue rare aujourd’hui — entre critique d’un gouvernement et négation d’un principe. Il acceptait la critique des politiques israéliennes comme il acceptait la critique des États-Unis. Mais il refusait catégoriquement l’antisionisme lorsqu’il se transformait en rejet du droit juif à l’autodétermination. C’est dans ce contexte qu’il aurait déclaré :

« Quand les gens critiquent le sionisme, ils pensent parfois parler des Juifs. En réalité, ils expriment souvent un antisémitisme. »




Cette phrase résume sa position morale. Pour King, la justice n’était pas divisible. On ne pouvait pas combattre le racisme tout en niant à un autre peuple le droit fondamental à la sécurité collective. Toute lutte pour les droits civiques qui sélectionne ses victimes finit par trahir ses propres principes.





Il est tentant, aujourd’hui, de projeter sur King les catégories idéologiques contemporaines : colonisé contre colonisateur, oppresseur contre opprimé. Mais King raisonnait autrement. Il ne pensait pas en termes de camps idéologiques fixes, mais en termes de vulnérabilité humaine, de responsabilité morale et de stratégies menant à la paix.


S’il vivait aujourd’hui, il critiquerait sans doute certaines politiques israéliennes — comme il critiquait l’Amérique avec une sévérité implacable. Mais rien dans ses écrits, ses discours ou ses alliances ne permet de penser qu’il aurait rejoint le camp de ceux qui contestent la légitimité même d’Israël. Pour lui, le sionisme n’était pas l’ennemi des droits civiques ; il en était une expression historique particulière.



Martin Luther King n’était ni naïf ni sentimental sur le Moyen-Orient. Il était cohérent. Et sa cohérence dérange, précisément parce qu’elle refuse les simplifications morales qui dominent aujourd’hui le débat.




vendredi 16 janvier 2026

Le Casher attaqué partout ? JBCH N° 2601 - 794

« Nourriture sioniste » :

Les restaurants juifs et israéliens en première ligne d’une campagne antisémite mondiale

Dans le sillage du massacre du 7 octobre 2023 par le Hamas et de la guerre qui a suivi à Gaza, les restaurants juifs, casher ou israéliens à travers le monde sont devenus des cibles privilégiées d’une vague incessante de vandalisme, de manifestations, de boycotts et parfois de violences physiques.


Pour de nombreux militants anti-israéliens et antisémites, ces établissements ne sont pas de simples commerces : ils incarnent une extension culturelle de l’État d’Israël, des avant-postes à boycotter, à taguer ou à perturber, dans le cadre d’une « guerre » qui se poursuit même lorsque les combats s’apaisent au Proche-Orient.





Un symbole frappant a émergé à New York le soir de Yom Kippour 2025 : des vandales ont inscrit en grosses lettres « Zionist Food » sur la porte du restaurant Safta, un établissement israélien, avant d’y coller des autocollants « Free Palestine ». Les propriétaires ont signalé une avalanche d’avis négatifs sur Google, motivés uniquement par l’identité juive et israélienne du lieu. Atteindre la réputation d’un restaurant semble étonnamment facile pour le public.


Le phénomène se répète à l’échelle internationale. À Philadelphie, Goldie Falafel, propriété du chef israélien Michael Solomonov, a été visé par des manifestations où des activistes scandaient « Goldie, Goldie, you can’t hide, we charge you with genocide » (« Goldie, Goldie, tu ne peux pas te cacher, nous t’accusons de génocide »). Des groupes comme la Philly Palestine Coalition ont justifié ces attaques en accusant l’établissement de « s’approprier » la cuisine palestinienne ou de soutenir Israël. Les critiques, y compris à la Maison Blanche à l’époque, y ont vu un antisémitisme pur et simple.




À Londres, la branche Notting Hill du restaurant Miznon, fondé par le chef israélien Eyal Shani, a subi de multiples manifestations fin 2025 et début 2026. En janvier 2026, une cinquantaine de manifestants, menés par le réseau juif antisioniste International Jewish Anti-Zionist Network UK, se sont rassemblés devant l’établissement. Certains ont appelé à une « intifada » et déclaré que « les sionistes n’étaient pas les bienvenus ». Un militant a été arrêté pour incitation à la haine raciale. Les propriétaires dénoncent un harcèlement antisémite ciblé contre une entreprise israélienne et affirment : « Nous ne fermerons pas nos portes malgré les insultes racistes et les accusations de meurtriers. »


Aux États-Unis, les incidents se multiplient : le café casher Effy’s à New York a été tagué « Free Gaza » et « filez ici pour soutenir le génocide » en 2024 ; la façade de Holy Bagels & Pizzeria à Miami a été dégradée à plusieurs reprises ; d’autres établissements casher ont vu leurs vitrines brisées ou leurs murs couverts de graffitis, parfois à des dates symboliques comme l’anniversaire de la Nuit de Cristal.


Selon le rapport 2024 de l’Anti-Defamation League, les incidents antisémites ont explosé, avec 252 manifestations visant des commerces sur un total de milliers d’actes, soit une hausse de 22 % des attaques contre des entreprises juives par rapport à 2023. Contrairement aux synagogues ou centres communautaires, ces restaurants n’ont généralement pas de gardes armés ni de protection policière renforcée : ils constituent des cibles accessibles et symboliques.




Les justifications idéologiques – « cuisine du génocide », « appropriation culturelle », « fantasme colonial » – masquent souvent un antisémitisme profond : la simple propriété juive ou israélienne suffit à justifier l’attaque. Les listes de boycott amplifient la menace, parfois jusqu’à des actes de violence physique comme des tentatives d’incendie ou des tirs.

Pour les propriétaires et les défenseurs, il ne s’agit pas de « manifestations isolées » mais d’une campagne coordonnée visant à éroder la présence juive dans l’espace public. Trop souvent, les autorités minimisent ces actes en les comparant aux attaques contre des lieux de culte, laissant le phénomène perdurer.

Pourtant, la résilience reste forte. De nombreux établissements continuent de nettoyer les tags, de servir leurs clients et d’affirmer leur identité. Tant que la réponse – policière, judiciaire et sociétale – ne sera pas à la hauteur de la menace, ces symboles quotidiens de la culture juive resteront en première ligne.


La guerre contre la « nourriture sioniste » est, au fond, une guerre contre la présence juive dans la diaspora.




Paracha Vaéra JBCH N° 2601 - 793

Parashat Vaéra : oppression, résistance et responsabilité morale – 

une lecture contemporaine


La Parashat Vaéra (Exode 6,2–9,35) s’ouvre sur une révélation essentielle : Dieu se manifeste à Moïse non seulement comme le libérateur d’Israël, mais comme le garant ultime de la justice face à l’oppression. 


Après l’échec apparent de la première confrontation avec Pharaon, Moïse reçoit une promesse renouvelée : la libération aura lieu, malgré l’endurcissement du pouvoir en place. Cette parasha décrit la mécanique de l’oppression, la lenteur du changement et la responsabilité morale des dirigeants, thèmes d’une actualité saisissante.




Pharaon incarne un pouvoir absolu, fermé à toute remise en question, qui repose sur la souffrance d’un peuple asservi. Son refus obstiné d’écouter, même face à des signes évidents, illustre la dérive d’un régime qui préfère la domination à la justice. Les plaies d’Égypte ne sont pas de simples punitions : elles révèlent les conséquences naturelles d’un système fondé sur le déni moral et la violence institutionnalisée. Moïse, quant à lui, représente une forme de leadership fondée sur l’éthique, la responsabilité et la persévérance, malgré les doutes de son propre peuple.




Ce schéma biblique résonne fortement avec la situation actuelle de l’Iran sous le régime des ayatollahs. Comme Pharaon, ce pouvoir religieux autoritaire maintient son emprise par la peur, la répression et la négation des aspirations fondamentales de la population. Le peuple perse, riche d’une histoire millénaire et d’une culture profondément humaniste, se trouve aujourd’hui martyrisé : libertés étouffées, opposants emprisonnés ou exécutés, femmes et jeunes générations soumis à une violence systémique. L’idéologie devient un instrument de domination, exactement comme le pouvoir sacralisé de Pharaon en Égypte.






Dans les deux cas, le refus d’écouter la voix morale est central. Pharaon ignore les avertissements de Moïse ; le régime iranien ignore les appels de son propre peuple et de la communauté internationale. Vaéra enseigne que cette surdité morale a un coût : l’injustice finit toujours par produire des conséquences, non seulement pour les dirigeants, mais surtout pour les sociétés qu’ils entraînent dans la souffrance et l’isolement.


La parasha met également en lumière le rôle crucial de la médiation. Moïse agit comme intermédiaire entre Dieu et l’homme, entre l’idéal de justice et la réalité politique. Aujourd’hui, ce rôle est assumé par des diplomates, des organisations humanitaires, des intellectuels et des citoyens courageux qui, malgré les obstacles, continuent de porter une parole de vérité. Comme dans Vaéra, le changement n’est ni immédiat ni linéaire : il exige patience, courage et persévérance.





La Parashat Vaéra n’est pas seulement un récit fondateur; c’est une grille de lecture intemporelle. Elle rappelle que tout pouvoir qui se construit sur l’oppression finit par se délégitimer, et que la libération commence toujours par une parole morale portée avec constance. 


Ce texte est une mise en garde. L’histoire enseigne que les peuples aspirant à la dignité finissent par se lever, et que la justice, même retardée, ne disparaît jamais.



jeudi 15 janvier 2026

Van Cleef & arpels ... Une belle saga juive JBCH N° 2601 - 792

Van Cleef & Arpels, l’une des plus prestigieuses maisons de joaillerie au monde (plus de 500 millions de dollars de chiffre d’affaires annuel et près de 200 boutiques), fut créée par deux familles juives assimilées venues des Pays-Bas et de Belgique.


Place Vendôme

À la fin du XIXe siècle, dans le Paris de la Belle Époque, Alfred Van Cleef (1873-1938), jeune joaillier et tailleur de pierres précieux d’origine juive hollandaise, arrive dans la capitale. Issu d’une lignée de joailliers juifs néerlandais (son père Charles lui apprend le métier), il ouvre un atelier et est accueilli par la communauté juive des gemmologues parisiens. Il rencontre Esther (Estelle) Arpels, fille de Léon Salomon Arpels, marchand de pierres précieuses juif installé à Paris.



Ils se marient en 1895. En 1896, Alfred s’associe à son beau-père Salomon Arpels pour fonder la maison, puis avec ses beaux-frères Charles, Julien et Louis Arpels.




En 1906, la boutique emblématique ouvre au 22 Place Vendôme, adresse toujours au cœur de l’empire. La maison excelle dans les perles puis les montures innovantes, attirant une clientèle huppée.

Durant la Première Guerre mondiale, la famille montre son patriotisme : Louis Arpels combat vaillamment à Verdun (blessé aux gaz), Estelle est infirmière, Alfred sert dans les auxiliaires. Plusieurs membres reçoivent la Légion d’honneur. La maison produit alors des bijoux modestes en bois (« Touch Wood »).



Dans les années 1920-1930, l’essor est fulgurant : style Art Déco, boutiques à Nice et Monte-Carlo, innovations (monture invisible en 1933, première montre-bracelet féminine en 1923). La fille d’Alfred et Estelle, Rachel (qui prend le nom plus français de Renée) Van Cleef, devient directrice artistique en 1926 après la mort de son mari Émile Puissant. Elle modernise la marque (Minaudière, Passe-Partout) et la porte au sommet.



La tragédie arrive avec la montée de l’antisémitisme et la Seconde Guerre mondiale. Alfred meurt en 1938. Face aux menaces, les Arpels ouvrent une branche à New York en 1939, ce qui sauve une partie de la famille. Estelle prend une fausse identité et rejoint la Résistance française.



Renée
, restée à Paris pour maintenir la boutique, « aryanise » l’entreprise en 1941 en la transférant au Comte Paul de Leseleuc (un acte courageux pour la préserver). Elle emporte les pièces les plus précieuses à Vichy. Là, elle tente de poursuivre l’activité, mais la pression s’intensifie : expulsion de son hôtel luxueux, fermeture du magasin. Le 11 décembre 1942, l’obligation de porter l’étoile jaune est imposée. Le lendemain, paniquée par l’arrivée de la police, Renée se jette du troisième étage de son hôtel et meurt à 46 ans.




Après la Libération en 1944, les Arpels reprennent le contrôle. Les fils de Julien (Claude, Jacques, Pierre) innovent (styles animaliers, ballerines, Zip). La maison habille Grace Kelly, Farah Pahlavi, les stars hollywoodiennes.


Vendue au groupe Richemont en 1999, elle efface largement ses origines juives : aucun design juif, aucune boutique en Israël.




Cette saga illustre le génie créatif, le patriotisme, mais aussi la vulnérabilité tragique d’une famille juive dans la tourmente du XXe siècle, avec la perte déchirante de Renée comme symbole poignant.




mercredi 14 janvier 2026

Après Israël, l'Europe se rapproche de l'Inde. JBCH N° 2601 - 791


L’Europe souhaite fortement se rapprocher de l’Inde, et ce mouvement s’est considérablement accéléré en 2025-2026, dans un contexte géopolitique et économique très similaire à celui qu'elle avait conclue avec Israël.



Le rapprochement est pragmatique, progressif et sélectif, fondé sur des intérêts convergents plutôt que sur une alliance idéologique ou une union militaire complète. Cependant, les événements récents montrent une accélération notable, surtout sur le plan économique et commercial.


État des lieux économique (janvier 2026)  Les négociations sur l’accord de libre-échange (FTA) UE-Inde sont entrées dans leur phase finale : Plusieurs rounds intensifs ont eu lieu fin 2025 et début 2026 (notamment début janvier avec Piyush Goyal à Bruxelles).Les ministres et commissaires européens (Maroš Šefčovič) et indiens expriment une forte volonté politique de conclure rapidement. Des sources parlent d’une possible finalisation ou annonce d’ici fin janvier 2026 (voire lors d’un sommet à New Delhi), avec des rumeurs persistantes d’accord imminent. Ce deal est vu comme l’un des plus importants au monde, permettant à l’Inde de diversifier ses marchés face aux tensions avec les États-Unis (tarifs élevés imposés par Washington), et à l’Europe de réduire sa dépendance chinoise tout en accédant à un marché en pleine croissance.






Exemples concrets de dynamisme récent : Visite du chancelier allemand Friedrich Merz en Inde mi-janvier 2026 → appel urgent à conclure le FTA + renforcement de la coopération défense (submarins avec l’Allemagne). L’Europe positionne l’Inde comme alternative majeure à la Chine dans les chaînes d’approvisionnement (semi-conducteurs, batteries, technologies vertes, automobile).Des obstacles demeurent (droits de douane indiens élevés, normes européennes sur le carbone CBAM, agriculture, propriété intellectuelle), mais le momentum est clairement plus fort qu’il y a un an.

Stratégique et sécuritaire : limites persistantes mais coopération croissante

L’Inde reste fidèle à son autonomie stratégique (non-alignement) :Pas d’alliance formelle type OTAN. Maintien des liens militaires et énergétiques forts avec la Russie → source de frictions (sanctions européennes sur certaines entités indiennes liées à Moscou). Cependant, la coopération réelle progresse : Sécurité maritime dans l’océan Indien. Cyber, lutte antiterroriste. Coopération industrielle de défense (transferts de technologie, co-production) → notamment avec la France (Rafale), l’Allemagne (submarins), et potentiellement d’autres pays européens.


Certains gros contrats défense indiens récents (Rafale, sous-marins) sont d’ailleurs explicitement liés aux négociations FTA, comme une forme de « package deal » pour faciliter l’accord commercial.


Plan politique et valeurs : toujours ambivalent: Le décalage persiste sur les droits humains, l’État de droit et le multilatéralisme. L’Inde de Modi rejette toujours les « leçons » occidentales. Mais cela n’empêche plus la coopération pragmatique, surtout quand les intérêts économiques et géopolitiques convergent face à la Chine et à l’instabilité globale.



L’Europe veut bel et bien un partenariat stratégique solide avec l’Inde, et les choses bougent vite en ce moment. On est au-delà d’une simple « option » : c’est une nécessité géopolitique pour les deux parties dans un monde fragmenté (Trump 2.0, tensions Chine, guerre en Ukraine prolongée).



La nouvelle route passe par Haïfa (Israël)

Le partenariat ne sera jamais « total » (pas d’alliance militaire pleine, pas de convergence complète sur les valeurs), mais il devient concret et ambitieux sur le commerce, les technologies, l’énergie verte, la défense industrielle et la sécurité régionale.


Le FTA en cours de finalisation pourrait être le catalyseur majeur de cette nouvelle ère, tout comme les grands contrats high-tech/défense avec Israël l’ont été pour ce pays

.

Plus vite et plus profondément qu’on ne l’imaginait il y a encore quelques mois. Le rapprochement est en train de passer du stade « souhaitable » au stade « en cours de concrétisation ».