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jeudi 31 juillet 2025

Le Droit d'asile est-il dévoyé en France ?



Cette affaire arrive juste après la désinscription de l'étudiante gazaouie Nour Attalah, pour des propos antisémites et pro-nazis de Sciences-Po Lille.




Voila pourquoi l’accueil en France de Fady Hossam Hanona "journaliste"issu de Gaza suscite aussi la controverse.


Qui est Fady Hossam Hanona ?

Il a été présenté par France 24 (mi-juillet 2025) comme un journaliste palestinien réfugié à Paris, ayant fui la guerre à Gaza. 

Il est accueilli en France, selon l’émission, dans le cadre de la protection des journalistes menacés.

Il porte bien le pseudonyme de Fady Hanona, fixeur et collaborateur régulier de quelques  médias internationaux, travaillant depuis Gaza et bien introduit auprès du Hamas. 

Le New York Times aurait rompu avec un journaliste de Gaza pour avoir incité au meurtre d’Israéliens.





Pourquoi la controverse ?


Fady Hanona aurait publié par le passé des messages antisémites et pro-terroristes sur ses réseaux sociaux, notamment en 2014-2015 :

    • glorification de groupes comme le Hamas ou les Brigades Al-Qassam,
    • appels à la violence contre les Israéliens ou les Juifs,
    • ou encore diffusion de fausses informations de photos tronquées et de films produits par le Hamas. (Palywood)
    • Il est reproché aussi au New York Times d’avoir travaillé avec lui sans transparence sur ses antécédents idéologiques ou militants. (le New York Times qui s'est distingué en réalisant une "Une" mensongère cette semaine).
    • Le fait que la France lui accorde l’asile ou une protection spéciale est vu comme un signal politique problématique, si ses propos passés ne sont pas à nouveau examinés avec rigueur.

Le problème en droit et diplomatie côté français :

  • Le droit d’asile ne couvre pas les auteurs de crimes graves ni les apologistes de terrorisme (Convention de Genève, Code de l’entrée et du séjour des étrangers - CESEDA).
  • Si Hanona a réellement tenu des propos incitant à la haine ou à la violence, son statut pourrait être remis en cause.


Côté perception publique :

  • Pour les critiques dans la presse , c’est un échec du filtrage des demandes d’asile, voire un encouragement implicite à des idéologies radicales.
  • Pour d’autres, Hanona est un journaliste de terrain exposé, victime collatérale d’un conflit, et son accueil relève de l’humanité et de la liberté de la presse.

L’affaire pose un problème grave si :

  • l’intéressé a exprimé ou continue de défendre des positions haineuses ou pro-terroristes,
  • et qu’il bénéficie d’un statut de protection sans examen critique de ses propos passés, ce qui semble le cas.
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Philppe Meyer Président du BB France au sujet des manuels scolaires


 

Philippe Meyer, Président du B’nai B’rith France

alerte sur un scandale éducatif ignoré depuis plus de vingt ans

 


Dans une récente déclaration, Philippe Meyer, président du B’nai B’rith France, a ravivé un sujet trop longtemps passé sous silence : le financement européen de manuels scolaires palestiniens truffés de contenus antisémites et antisionistes.





« Cela fait plus de deux décennies que ce problème est connu. Et pourtant, rien n’a véritablement changé. »


Déjà en 2003, François Zimeray, alors député européen, avait mis en garde ses collègues et les institutions de l’Union européenne : des fonds européens servaient, via l’aide à l’Autorité Palestinienne, à financer des programmes scolaires incitant à la haine d’Israël et des Juifs.


À l’époque, son cri d’alerte dérangeait. Il fut souvent accusé d’exagération ou simplement ignoré. Pourtant, les faits étaient là : cartes de géographie effaçant Israël, glorification de « martyrs » ayant commis des attentats, rhétorique antisémite déguisée en lutte politique.





Aujourd’hui, plus de 20 ans après, les enquêtes d’organismes indépendants comme IMPACT-se ou l’Institut Georg Eckert en Allemagne confirment que les manuels palestiniens n’ont pas été corrigés, malgré les injonctions européennes et les promesses d’audit.


Philippe Meyer écrit ce jour :

"On marche sur la tête !

La France s’en prend maintenant aux manuels scolaires israéliens qui ressemblent à tous ceux des démocraties dans le monde, basés sur l’enseignement, le savoir et la culture. En revanche, l’UE et la France ont financé et accepté depuis des années les manuels scolaires palestiniens remplis de haine des Juifs et d’appels au meurtre des Juifs. Tout est documenté et prouvé, Ces mêmes manuels ont été distribués par l’UNRWA à Gaza. Avec les conséquences que l’on connaît. Et comme une étude du @BnaiBrithFrance l’avait montré, des manuels français d’histoire de classes Terminales contenaient des éléments à charge contre Israël aussi dangereux qu’inacceptables.




De qui se moque-t-on ? La situation est en train de vriller complètement. Sans boussole, la France perd le nord dans sa fuite en avant. Reste à espérer qu’il n’arrive rien de grave contre des Français Juifs. Le terrain commence à être préparé."


"L’Europe finance  la perpétuation d’un discours de haine dans les écoles palestiniennes, aux frais du contribuable européen », martèle Philippe Meyer. Nous connaissons les résultats appliqués le 7 Octobre 2023 le massacre, l'horreur commise par le Hamas, après vingt ans de scolarité à Gaza ou il n'est sorti que de la Haine pure, appuyée avec le soutien de l'UNWRA et l'ONU"



 


🔍 Une question de cohérence morale


Comment l’Union européenne, si prompte à dénoncer les discours de haine dans ses propres États membres, peut-elle continuer à soutenir un système éducatif qui nie l’existence d’un État membre de l’ONU, et encourage l’endoctrinement idéologique dès l’enfance ?


La question dépasse le simple cadre israélo-palestinien. Elle touche aux valeurs fondatrices de l’Europe 

la paix, 

la tolérance, 

la coexistence. 


Soutenir un tel système éducatif, c’est compromettre l’avenir même d’une solution pacifique, car aucune paix durable ne peut naître d’un enseignement fondé sur le rejet de l’autre

Un appel à la lucidité


Philippe Meyer, à l’instar de François Zimeray à l’époque, n’accuse pas le peuple palestinien, mais ceux qui instrumentent son éducation pour perpétuer la haine et le conflit. 

Il en appelle à la lucidité morale des responsables européens, pour qu’enfin les fonds publics soient conditionnés à des contenus éducatifs respectueux des droits humains et de la vérité historique.


Il ne s’agit pas d’un débat marginal. 
Il s’agit de l’avenir de toute une génération.

 

NB : Dernière minute : 🇺🇸 Les États-Unis imposent des sanctions à des entités de l’Autorité palestinienne et de l’OLP:  Motifs invoqués : Incitation à la haine dans le système éducatif palestinien

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mercredi 30 juillet 2025

Magnitude de 8,9, la Terre se met à trembler

Tremblement de terre au Kamchatka : 

la base nucléaire russe a-t-elle été touchée ?


Le 30 juillet 2025, un séisme d’une magnitude exceptionnelle de 8,8 a frappé les fonds marins à l’est de la péninsule du Kamchatka, secouant non seulement la Russie extrême-orientale mais aussi provoquant des alertes tsunami du Japon à la Californie. Si les dégâts civils restent limités, une question géostratégique cruciale surgit : la base de sous-marins nucléaires russes de Vilyuchinsk a-t-elle été atteinte ou compromise ?


Un épicentre inquiétant





L’épicentre du séisme a été localisé à environ 120 km au large de Petropavlovsk-Kamchatsky, à une profondeur de 19 km. Il s’agit de la plus forte secousse enregistrée dans la région depuis le mégaséisme de 1952. Aussitôt, des vagues de 3 à 5 mètres ont été détectées sur les côtes russes du Pacifique, notamment à Severo-Kurilsk et le long de la baie d’Avacha. Le Japon, touché indirectement, a enregistré des vagues de 60 cm à Hokkaido, Tokyo Bay et Sendai, conduisant à l’évacuation préventive de milliers d’habitants. Un état d’urgence a été déclaré dans plusieurs oblasts russes.


Or, dans cette zone sensible se trouve la base navale ultra-stratégique de Vilyuchinsk, à quelques kilomètres à peine de l’épicentre. Elle abrite une flotte de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), notamment de la classe Delta III et potentiellement de la classe Borei, porteurs d’ogives nucléaires intercontinentales.


Aucune annonce officielle : 

silence radio… ou prudence stratégique ?




Fait remarquable : aucun communiqué militaire russe n’a évoqué de dommages à la base. Les agences d’État n’ont signalé que des coupures d’électricité, inondations locales et fermetures temporaires d’installations portuaires dans la région de Petropavlovsk. Mais cela suffit-il à écarter le scénario du pire ?


Certains experts militaires occidentaux, cités anonymement par Reuters ou DefenseOne, estiment que les installations russes sont conçues pour résister à des séismes majeurs, la région étant connue pour son instabilité tectonique. La baie d’Avacha, où se trouve la base, est naturellement protégée par sa topographie semi-enfermée. Aucun signal radioactif anormal n’a été détecté par les satellites américains ou japonais, ce qui milite pour l’absence de sinistre nucléaire.


Une leçon d’histoire : la nature a déjà ciblé les bases militaires





Ce n’est pas la première fois qu’un événement sismique menace des infrastructures sensibles. En 2006 et 2007, deux séismes supérieurs à 8,0 au large des îles Kouriles avaient généré des tsunamis atteignant l’Alaska et le Japon, sans affecter les installations militaires. Mais en 1952, un tsunami de 18 mètres avait rasé Severo-Kurilsk, tuant 2 336 personnes. La vulnérabilité existe.


Dans ce contexte, la base de Vilyuchinsk n’est pas seulement une cible de la nature, mais aussi un enjeu stratégique mondial. Une détérioration majeure y serait un signal de faiblesse pour Moscou, en pleine recomposition militaire avec ses flottes déployées en Arctique, en Méditerranée et en mer Noire.


Entre réalités sismiques et rivalités géopolitiques


Le risque majeur aujourd’hui n’est peut-être pas l’explosion nucléaire, mais l’instrumentalisation d’un accident, réel ou fictif. Certains sites ukrainiens, comme United24Media, ont d’ailleurs relayé l’idée que le séisme pourrait avoir “endommagé la flotte stratégique russe”. Difficile de vérifier : la Russie verrouille l’information sur ces zones sensibles, et les bases militaires sont classées secret-défense.


Il est cependant plausible que certaines infrastructures secondaires aient été endommagées partiellement : quais, dépôts, radars, câblages sous-marins. Des opérations de maintenance ou de déploiement pourraient en être retardées.


La fragilité de la puissance


Ce séisme rappelle crûment que les arsenaux nucléaires, aussi puissants soient-ils, restent soumis aux lois de la géologie. Même la plus redoutable des flottes sous-marines ne résiste pas nécessairement à la tectonique des plaques. Ce sont des forces naturelles indifférentes à la dissuasion.


Pour l’instant, aucune catastrophe majeure n’a été enregistrée, mais l’inquiétude demeure. Car si un tel séisme devait provoquer une fuite, un incident nucléaire ou une désorganisation stratégique, les conséquences pourraient dépasser de loin la seule Russie. L’écho des bombes sous-marines, cette fois, viendrait non d’une guerre mais de la Terre elle-même© 2025 JBCH. Reproduction interdite sans autorisation.

CyberArk ou le grand succes des entrprises israeliennes

Wiz par Google (35 milliards $) et CyberArk par Palo Alto Networks (25 milliards $) en un I mois Israël montre sa puissance par ses start up et aucun pays n’égale ces succès malgré la guerre sournoise que ses ennemis lui imposent.



L’écosystème de la cybersécurité israélienne 

 un terreau d’innovation





Un vivier de talents issu de l’armée



Israël a transformé ses contraintes géopolitiques en levier technologique. L’un des principaux moteurs du succès de la cybersécurité israélienne est le rôle central de Tsahal, notamment via des unités d’élite comme 8200, spécialisée dans le renseignement électronique. 

Cette unité est considérée comme l’équivalent israélien de la NSA américaine.


Les anciens de l’unité 8200 et d’autres unités technologiques (comme 81 ou Matzov) créent ensuite des startups, forts de leur expertise unique, de leur réseau de contacts et d’une culture de résolution rapide de problèmes complexes sous pression.



Une culture entrepreneuriale tournée vers l’innovation rapide



Israël est souvent surnommé la “Start-up Nation” : un pays de moins de 10 millions d’habitants, avec l’un des plus hauts nombres de startups per capita. 

Le secteur de la cybersécurité y occupe une place prépondérante : en 2023, environ 40 % des investissements mondiaux en cybersécurité hors États-Unis se sont dirigés vers Israël.


L’écosystème favorise la création, le test rapide, le pivot stratégique et la revente : les fondateurs ne cherchent pas toujours à bâtir des géants, mais souvent à développer des produits ciblés, les rendre indispensables, puis les vendre à de grands groupes américains ou européens.



Soutien de l’État et des universités



Le gouvernement israélien, conscient de l’atout stratégique de la cybersécurité, soutient l’innovation via des programmes publics, des subventions à la R&D et des partenariats public-privé. 

Des universités comme le Technion ou l’Université Ben Gourion sont reconnues pour leurs départements de cybersécurité. Israël a même fondé une ville entière autour de ce secteur : Beer Sheva, devenue un pôle mondial dans le domaine. 

Il est fortement dommageable que de nombreuses universités européennes et américaines rompent leurs liens qui étaient solides avec Israël, cédant aux chants des sirènes habilement orchestrés par les terroristes financés par le Qatar.




 Wiz, CyberArk… et les autres : 

une série de succès à haute valeur stratégique





 Wiz (Google, 35 Mds $) : le joyau du cloud sécurisé



Fondée en 2020 par des anciens de Microsoft et de l’armée israélienne, Wiz a connu une croissance fulgurante grâce à sa capacité à identifier les failles de sécurité dans les environnements cloud complexes. 


Son approche innovante de la visibilité et de la hiérarchisation des risques a convaincu les plus grandes entreprises.


Le rachat de Wiz par Google pour 35 milliards de dollars en 2025 est la plus grosse acquisition technologique jamais réalisée en Israël. Cela positionne Israël non seulement comme un fournisseur de talents, mais comme une source stratégique d’innovation dans la guerre cybernétique mondiale.



CyberArk (Palo Alto, 25 Mds $) : le vétéran stratégique








CyberArk, fondée en 1999, est l’une des rares entreprises israéliennes à avoir résisté à la tentation de la vente précoce. 


Cotée au Nasdaq, elle s’est spécialisée dans la gestion des accès privilégiés (PAM), un segment crucial de la cybersécurité. Sa base de clients comprend des gouvernements, des banques et des infrastructures critiques.


Le rachat par Palo Alto Networks pour 25 milliards $ marque la 2ᵉ plus grosse acquisition dans l’histoire tech israélienne. 


Cette opération vise à intégrer les solutions PAM de CyberArk dans une plateforme de cybersécurité complète, face à une demande croissante pour des solutions unifiées.






Une logique géopolitique et industrielle



Israël est vu comme un laboratoire technologique en conditions réelles, confronté à des cyberattaques constantes. 

Les produits israéliens sont donc “testés au feu” avant d’être commercialisés. Cela donne une légitimité mondiale aux solutions israéliennes, souvent plus innovantes et plus flexibles que celles des grands groupes occidentaux.


Par ailleurs, pour les géants comme Google, Microsoft ou Palo Alto, racheter en Israël permet de s’approprier non seulement une technologie, mais une culture. 

Beaucoup maintiennent les centres de R&D sur place, ce qui renforce encore l’écosystème.

Le succès des startups israéliennes comme Wiz et CyberArk illustre la maturité exceptionnelle d’une économie centrée sur l’intelligence, la rapidité d’exécution et la résilience.


Israël ne vend pas seulement des logiciels, mais un savoir-faire stratégique devenu indispensable à la sécurité numérique globale. 


Et cette dynamique ne fait que commencer : de nombreuses autres pépites attendent dans les coulisses, prêtes à révolutionner à leur tour l’univers de la cybersécurité.


En cette année 2025, la guerre est entrée dans notre environnement, nous subissons ce jour une guerre hybride, nos ennemis s’attaquent à tous nos outils informatiques, à tous les réseaux sociaux et à nos comptes bancaire voire même nos vies intimes et personnelles,. Au niveau national et International à toute notre information, réussissant à tromper les agences de presse et les journalistes. L'exemple du New York Times est flagrant 





L’utilisation de l’IA est leur atout principal … que nos gouvernement s’alarment et construisent les parades, je leur dit … « Avant qu’il soit trop tard, ouvrez les yeux, rapprochez vous d’Israel, éloignez vous des forces de l’ombre qui vous manipulent !! »


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La Grande Bretagne reste toujours la perfide Albion"

La perfide Albion, toujours perfide … 

 La politique britannique au Proche-Orient : 
 

Entre calculs impérialistes et ambiguïtés durables 

Des promesses contradictoires : les accords Sykes-Picot et la déclaration Balfour Au lendemain de la Première Guerre mondiale, la Grande-Bretagne mène une politique clairement opportuniste au Proche-Orient, dictée par ses intérêts coloniaux. 


Skyes et Picot en 1917


 En 1916, elle signe avec la France les accords Sykes-Picot, qui se partagent les provinces arabes de l’Empire ottoman : la France obtient la Syrie et le Liban ; la Grande-Bretagne, la Mésopotamie et la Palestine Ottomane. 

 En 1917, Londres ajoute une nouvelle promesse, cette fois faite aux sionistes, par la déclaration Balfour, qui affirme le soutien britannique à l’établissement d’un “foyer national juif en Palestine mandataire”. 






Le gouvernement britannique cherche à obtenir à la fois le soutien des juifs pour l’effort de guerre (notamment aux États-Unis et en Russie) et à garder le contrôle stratégique de la Palestine mandataire, car elle permet de sécuriser l’accès au canal de Suez et au pétrole du Moyen-Orient.
 
En 1921, ces accords sont paraphés avec la Société des Nations (SDN)  par le Traité de San Remo. Ces accords n’ont jamais été annulés jusqu’à ce jour. 






La politique britannique au Proche-Orient : 
entre calculs impérialistes et ambiguïtés durables Des promesses contradictoires : 


Création soudaine de la Jordanie : 


Abdallah 1er de Jordanie

Par surprise, à travers le cadre du mandat britannique sur la Palestine (1920-1948), Londres crée en 1921 un Émirat de Transjordanie, confié à l’émir Abdallah un ami, issu de la famille hachémite. Amputant de près de 50% le territoire de la Palestine mandataire. 

Cette décision est prise unilatéralement, sans consultation des populations locales. Le but réel est double : récompenser les Hachémites pour leur alliance pendant la guerre et se ménager un État tampon entre ce qu’il reste de Palestine mandataire et les nationalistes arabes du Hedjaz, tout en contournant sournoisement les engagements pris et signés à San Remo et négligeant ce qu'ils avaient promis aux juifs. 

La Jordanie, cet état inventé par les anglais deviendra officiellement indépendante en 1946, toujours sous parrainage britannique, et conservera une armée de bédouins dirigée par des officiers britanniques jusqu’en 1956. 

Ce découpage arbitraire et illégal du Proche-Orient est symptomatique de la volonté britannique de créer des entités politiques dépendantes, instrumentalisables, et capables de maintenir l’ordre sans affaiblir la domination impériale. 


Le mandat britannique en Palestine : 

 Entre blocage de l’immigration juive et répression entre les deux guerres, les tensions augmentent dans ce territoire entre les populations arabes et juives. 

Les Britanniques, qui entendent maintenir la stabilité tout en gardant le contrôle du territoire, mènent une politique de plus en plus restrictive et répressive à l’égard du projet sioniste, celui de retrouver sa souveraineté sur sa terre historique et ancestrale, qu’ils ont toujours habitée. 

Dans les années 1930 et surtout après 1939, alors que les persécutions nazies s’intensifient, Londres limite sévèrement l’immigration juive en Terre sainte par le Livre blanc de 1939. Ce livre veut apaiser le soulèvement de la population arabe de Palestine en limitant la vente de nouvelles terres aux Juifs. 



La Grande Bretagne crée la Légion Arabe





La Légion arabe créée par les anglais pour le roi Abdallah


Principalement composée de bédouins sous commandement d'officiers britanniques, ils mettent sur pieds une armée solide entrainée qui a résisté en 1948 aux contre-attaques des israéliens et qui a conservé la vieille ville de Jérusalem, qu'elle perdra en 1967, lors de la guerre des 6 jours.




Une brigade juive est créée et sert avec honneur aux côtés du Général Montgomery en Libye. 

Drapeau de la Brigade Juive dans l'armée britannique de Montgomery




Brigade juive qui défile en Libye



Cette politique devient moralement inadmissible après la Shoah : les survivants juifs des camps d’extermination, entassés dans des camps de réfugiés en Europe, puis à Chypre et se voient refuser l’entrée en en Terre promise. 

La Royal Navy intercepte des navires d’immigrés … ( juifs de retour des camps de la mort) devenus illégaux (comme l’Exodus), et les renvoie en Europe. 

Exodus 1947


Dans le même temps, la résistance juive notamment l’Irgoun, la Haganah le Groupe Stern et d’autres mènent des actions violentes contre les infrastructures et les forces britanniques, ce qui entraîne une répression brutale, avec de nombreuses pendaisons. 

L’Hôtel King David qui abritait l’État-Major britannique explose faisant de très nombreuses victimes.


Attentat Hotel King David à Jérusalem


Londres, dépassée, transfère finalement la question à l’ONU en 1947. 
 
La réticence à reconnaître Israël, et les ambiguïtés persistantes Londres s’abstient lors du vote du plan de partage de l’ONU de 1947. 

Lors de la proclamation de l’État d’Israël en 1948, la Grande-Bretagne ne reconnaît pas immédiatement le nouvel État et adopte une attitude neutre, voire hostile. 


Déclaration d'indépendance del'Etat d'Israël

 
Officiellement, elle se retire du mandat ; en réalité, elle conserve des liens étroits avec la Jordanie, qui occupe avec sa bénédiction un nouveau territoire en Judée et en Samarie qu’elle appellera pour la première fois la Cisjordanie, en 1948, dès la première guerre israélo-arabe. 

Les habitants sont donc des jordaniens, les juifs qui habitaient ces territoires et dans la vieille ville de Jérusalem, ont été soit exterminés, soit ont eu la chance de s’enfuir, tous les biens des juifs saisis illégalement et attribués à de nouveaux arrivants arabes.

L’hostilité initiale britannique s’explique par plusieurs facteurs : ses intérêts pétroliers dans les pays arabes, le ressentiment envers les attaques des groupes indépendantistes juifs, et une volonté de ménager les États arabes avec lesquels elle entretient de d'intéressantes relations stratégiques. 

Ce passé explique le manque de chaleur durable des relations anglo-israéliennes, malgré une normalisation diplomatique progressive. 

Keir Starmer et la reconnaissance d’un État palestinien : déclaration de Juillet 2025; 




Une nouvelle ambiguïté ? Une nouvelle trahison ? En 2024, Keir Starmer, leader travailliste devenu Premier ministre en 2025, annonce son soutien à la reconnaissance d’un État qu’il appelle palestinien.

Cette position, partagée par plusieurs chancelleries européennes dont la France, s’inscrit dans une volonté affichée de relancer un processus de paix. 

Mais elle est perçue par certains comme une réédition de l’approche équivoque britannique, consistant à faire des annonces symboliques sans garantir la sécurité d’Israël ni exiger des réformes réelles du côté arabe. 


Le Royaume-Uni, historiquement responsable d’avoir semé la confusion entre les promesses faites aux Arabes et celles faites aux Juifs, continue d’entretenir une posture d’équilibre instable, jugée parfois hostile par les soutiens d’Israël. 


La reconnaissance d’un État dit de palestine unilatéral, en l’absence de négociations, pourrait raviver de vieux soupçons : celui d’un soutien britannique aux équilibres géopolitiques traditionnels au détriment des droits. 


Les rues de Londres ressemblent aujourd'hui à une rue arabe du moyen orient, les manifestations anti-sionistes et antisémites sont quotidiennes, le Maire, d'origine pakistanaise laisse faire, le gouvernement est dépassé et semble vouloir calmer les arabes et les musulmans du pays, devenu depuis le 7 Octobre 2023 pro Hamas.


Mais a Grande Bretagne reste toujours « La Perfide Albion » quand en 1415, à la bataille d’Azincourt, les anglais , malgré leurs promesses ont exécuté les soldats français prisonniers, au détriment de l’Honneur. 

Aujourd’hui, ce dicton reprend force et vigueur, la Grande Bretagne trahit une nouvelle fois son allié : Israël.







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