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vendredi 1 août 2025

Economie Croissance : Les Etats Unis en tête, l'Europe ne suit pas



Pourquoi l’économie américaine rayonne… et pourquoi l’Europe reste à la traîne





Un deuxième trimestre record pour Amazon : 18,5 milliards de dollars dans le Cloud



Les résultats d’Amazon pour le deuxième trimestre 2025 sont révélateurs d’une tendance plus large : l’économie américaine continue de surperformer, portée par des secteurs stratégiques comme le Cloud, l’IA et les semi-conducteurs. Le segment AWS (Amazon Web Services), cœur de l’infrastructure numérique mondiale, a généré 18,5 milliards de dollars de revenus, avec une croissance de +3 % aux États-Unis, contre seulement +0,1 % en Europe. Cet écart illustre le fossé grandissant entre les deux blocs économiques.




Les moteurs de la croissance américaine

La domination technologique



Les États-Unis concentrent l’essentiel des infrastructures mondiales en intelligence artificielle, cloud computing, cybersécurité, semi-conducteurs et logiciels. Des géants comme Amazon, Microsoft, Google et Nvidia bénéficient d’une demande mondiale exponentielle, renforcée par la transition numérique accélérée. La croissance d’AWS est directement liée à l’adoption massive du cloud dans les entreprises, les administrations et les industries américaines, bien plus avancées sur ces sujets que leurs homologues européennes.



L’IA comme catalyseur



L’IA générative (comme celle de ChatGPT, Gemini ou Claude) est devenue un nouveau moteur de croissance pour l’économie US. Les entreprises investissent massivement dans des serveurs, GPU, plateformes cloud et formations. Cela crée un écosystème vertueux : les données sont hébergées dans le cloud (AWS, Azure), traitées par des modèles IA (OpenAI, Anthropic) et valorisées commercialement. L’Europe, en comparaison, reste réglementairement frileuse et technologiquement dépendante.



Un marché du travail dynamique



Malgré une politique monétaire encore restrictive (taux élevés), l’emploi reste robuste aux États-Unis. Le chômage est autour de 4 %, les salaires progressent, et la consommation intérieure reste vigoureuse. Les ménages américains, même s’ils subissent l’inflation, gardent confiance dans l’avenir, en raison de la croissance de l’emploi dans les secteurs technologiques, de la santé, de la défense et des infrastructures.



Les aides publiques ciblées





Le CHIPS and Science Act est une loi promulgée le 9 août 2022 qui inclut un plan d'investissement de 280 milliard de dollars pour la recherche et la production de semi-conducteurs.

Le plan CHIPS Act (semi-conducteurs), le Inflation Reduction Act (transition énergétique) et le Bipartisan Infrastructure Law ont injecté des centaines de milliards de dollars dans des projets industriels, numériques et écologiques. Ces investissements massifs créent de l’emploi, modernisent l’économie, et attirent les talents. L’Europe, bien qu’ayant lancé des équivalents (Green Deal, plan RepowerEU), peine à déployer ces fonds avec la même efficacité.




Pourquoi l’Europe patine







Dépendance numérique



La croissance quasi nulle d’Amazon Web Services en Europe (0,1 %) reflète un problème structurel : l’Europe n’a pas su développer ses propres géants du cloud et de la tech. La plupart des données européennes sont hébergées sur des infrastructures américaines ou chinoises. De plus, la fragmentation réglementaire entre pays, la lenteur bureaucratique et la prudence excessive en matière d’IA freinent l’innovation.



Croissance molle et stagnation industrielle



La zone euro est en quasi-stagnation depuis plusieurs trimestres. L’Allemagne, moteur traditionnel de l’Europe, est plombée par la crise de son industrie automobile, sa dépendance à l’export vers la Chine, et les coûts énergétiques post-Ukraine. L’Italie, la France et l’Espagne enregistrent une croissance faible, tirée par la consommation mais pas par l’investissement. En somme, l’Europe n’investit pas assez dans les secteurs porteurs de demain.



Un marché du travail figé



Le chômage reste élevé dans de nombreux pays européens, notamment chez les jeunes. La rigidité du droit du travail, les charges élevées sur les entreprises, et la démographie vieillissante freinent la dynamique. À l’inverse des États-Unis, l’Europe attire peu de talents technologiques et peine à retenir les meilleurs ingénieurs ou chercheurs, qui partent vers la Silicon Valley ou Israël.



Risque politique et incertitude



L’UE traverse une période d’incertitude politique croissante : montée de l’extrême droite, tensions entre États membres, élections difficiles… Ces éléments minent la confiance des investisseurs. À cela s’ajoute une politique monétaire rigide de la BCE, qui freine la reprise par des taux d’intérêt encore élevés malgré la faible croissance.







Deux modèles économiques qui divergent



L’écart entre les États-Unis et l’Europe s’élargit. Les Américains récoltent les fruits de leur domination numérique, de leur dynamisme entrepreneurial et de leur capacité à investir massivement dans l’avenir. L’Europe, elle, reste à la traîne sur les technologies-clés, souffre d’une bureaucratie paralysante et d’un manque de vision stratégique commune.


Si l’Europe ne réagit pas vite, en lançant un vrai « plan souveraineté numérique » et en réformant ses structures économiques, elle risque de devenir un simple client dépendant de l’innovation américaine. 


© 2025 JBCH. Reproduction interdite sans autorisation.





La brigade canine de Tzahal


Les chiens soldats de Tsahal : 

héros silencieux et frères d’armes



Dans les conflits modernes, les forces armées recourent de plus en plus à des moyens non conventionnels pour assurer la sécurité de leurs troupes et la réussite de leurs missions. 


Parmi eux, les chiens militaires, souvent oubliés du grand public, jouent un rôle essentiel. En Israël, ces chiens ne sont pas seulement des auxiliaires : ils sont considérés comme de véritables soldats, alliés loyaux, et même héros décorés. Leur engagement dans les opérations les plus sensibles – y compris les guerres urbaines, les opérations antiterroristes et le sauvetage de civils – en fait des acteurs incontournables de la doctrine militaire israélienne.





Oketz : l’unité canine d’élite de Tsahal



L’unité canine de l’armée israélienne s’appelle Oketz, ce qui signifie « piqûre » ou « dard » en hébreu. Créée dans les années 1970, cette unité d’élite est spécialisée dans l’utilisation de chiens dressés pour des missions très précises : détection d’explosifs ou d’armes, neutralisation d’ennemis, sauvetage de blessés, protection de soldats, recherche de tunnels, ou encore infiltration de bâtiments.


Les races les plus courantes dans Oketz sont les malinois belges et les bergers allemands, choisis pour leur intelligence, leur endurance, leur docilité et leur courage. Ces chiens reçoivent un entraînement rigoureux de plusieurs mois, souvent plus exigeant que celui de nombreux soldats humains.


Chaque chien est affecté à un maître-chien, soldat soigneusement sélectionné, avec lequel il forme une paire inséparable. Ce lien étroit est fondé sur la confiance, la communication et l’empathie. Le chien ne répond qu’à son maître, et ce dernier le protège comme un frère d’armes.




Des soldats à part entière



Ce qui frappe dans l’approche israélienne, c’est le niveau d’intégration du chien dans la doctrine militaire : ces animaux ne sont pas des outils ou des machines vivantes, mais des membres à part entière des unités de combat. À ce titre :


  • Ils portent des caméras sur le dos ou la tête, transmises en direct aux centres de commandement pour faciliter la reconnaissance et la planification tactique.
  • Ils sont déployés en première ligne dans des missions extrêmement périlleuses, comme l’entrée dans des bâtiments piégés ou infestés de terroristes.
  • En cas de blessure ou de décès, le chien est ramené avec les honneurs à sa base, et peut même recevoir une décoration militaire.





Certains chiens ayant sauvé des vies humaines ou contribué à déjouer des attentats ont été publiquement salués. Il arrive même que des chiens soient enterrés dans les cimetières militaires, aux côtés des soldats tombés au combat.




Portés comme des frères, soignés comme des blessés



Une image frappante de ces dernières années montre un soldat israélien portant son chien dans une bandoulière spéciale, attaché à sa poitrine ou son dos comme un enfant ou un sac de combat. Cette pratique n’a rien de folklorique : elle répond à des besoins opérationnels et émotionnels. En milieu urbain ou difficile d’accès (tunnels, toits, bâtiments piégés), ces harnais permettent au soldat de protéger son chien tout en gardant les mains libres pour manœuvrer.


Lorsque le chien est blessé, il est immédiatement évacué, et reçoit des soins vétérinaires équivalents à ceux des soldats humains. L’armée israélienne dispose de vétérinaires militaires spécialisés, parfois embarqués dans les unités sur le terrain.


Ce lien intense entre l’homme et l’animal va au-delà de l’utilitaire. Dans plusieurs témoignages, des soldats racontent avoir pleuré la perte de leur chien comme celle d’un frère d’armes. Certains, après leur service, adoptent leur chien et continuent de vivre avec lui.


Une arme douce mais redoutable



Dans un contexte de guerre asymétrique, notamment contre des groupes comme le Hamas ou le Hezbollah, les chiens de Tsahal représentent une arme silencieuse mais puissante. Leur odorat peut détecter une bombe artisanale à plusieurs mètres. Leur agilité leur permet d’explorer des tunnels étroits ou des caches d’armes. Leur vitesse et leur discrétion en font des alliés idéaux pour neutraliser un ennemi sans alerter une position entière.


Ils sont également un facteur psychologique : leur simple présence peut désorganiser une embuscade ou dissuader une attaque. Dans certains cas, les forces ennemies choisissent de fuir face à l’arrivée de chiens, par crainte d’être rapidement repérés ou attaqués.




Des héros muets, mais reconnus



À une époque où la guerre devient de plus en plus technologique, les chiens de Tsahal rappellent que le vivant reste irremplaçable. Leur fidélité, leur courage, leur intelligence font d’eux des héros silencieux, souvent invisibles aux yeux du grand public, mais cruciaux pour la réussite de nombreuses opérations.


En Israël, ces chiens ne sont pas seulement utilisés : ils sont honorés, chéris, et reconnus pour leur valeur. Ils incarnent à leur manière une forme de patriotisme animal, un engagement sans calcul, une bravoure instinctive qui force le respect.


Demain, il est possible que des robots puissent compléter la panoplie de l'armée israélienne.




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Les Justes du Chambon sur Lignon


Le Chambon-sur-Lignon : un village de Justes face à la barbarie



Nichée dans les montagnes de Haute-Loire, sur les plateaux du Vivarais-Lignon, la petite commune du Chambon-sur-Lignon reste, aujourd’hui encore, l’un des symboles les plus éclatants de la résistance humaniste à la barbarie nazie. 

Ce village protestant de quelques milliers d’habitants s’est rendu célèbre pendant la Seconde Guerre mondiale pour avoir sauvé plusieurs milliers de Juifs, au péril de la vie de ses habitants. Ce n’est pas une légende locale, mais un fait historique reconnu, commémoré et étudié.






 

Une résistance civile fondée sur la foi et la conscience



Lorsque la France tombe sous l’occupation allemande en 1940, le Chambon-sur-Lignon se trouve en zone sud, sous le régime de Vichy. Rapidement, des familles juives tentent de fuir la répression nazie. Certaines trouvent refuge dans cette région reculée, peu accessible, mais surtout habitée par une communauté protestante habituée à la persécution.


Les Cévennes et le Vivarais sont profondément marqués par l’histoire des Huguenots, protestants français persécutés aux XVIIe et XVIIIe siècles pour leur foi. Cette mémoire collective de l’oppression a laissé une trace dans les consciences : la solidarité envers les persécutés est devenue une valeur centrale.





Dès les premières années de la guerre, des pasteurs comme André Trocmé et Édouard Theis, accompagnés de leurs épouses, exhortent les habitants à désobéir aux lois injustes, à cacher les Juifs, et à leur fournir de faux papiers ou des passages vers la Suisse. Ils ne le font pas par militantisme politique, mais par devoir moral. « Nous ne savons pas ce qu’est un Juif, nous ne connaissons que des hommes », dira André Trocmé.







Une organisation discrète mais efficace



Le Chambon et ses hameaux environnants vont devenir un réseau de solidarité improvisé mais extraordinairement efficace. Près de 3 000 à 5 000 Juifs, en majorité des enfants, seront cachés dans des granges, fermes, maisons privées, pensionnats protestants, orphelinats, ou envoyés en Suisse grâce à des filières de passeurs.


Les familles du village ne dénoncent personne, malgré les risques considérables : les rafles, les arrestations, la déportation. En 1943, la Gestapo arrête plusieurs figures de ce réseau, dont le pasteur Trocmé lui-même, mais aucune trahison ne brise l’élan collectif. Même lorsque l’armée allemande occupe la région, le silence des habitants est total.


Cette résistance civile, non violente et profondément enracinée dans la foi et l’hospitalité, est sans équivalent à cette échelle en Europe.







Qu’est-ce qu’un Juste parmi les Nations ?



La distinction de Juste parmi les Nations, décernée par Yad Vashem (le mémorial de la Shoah à Jérusalem), honore les non-Juifs qui, au péril de leur vie, ont sauvé des Juifs pendant la Shoah, sans aucune contrepartie.





Le Chambon-sur-Lignon est l’un des rares villages au monde à avoir reçu collectivement cette distinction, en 1990. Plus de 70 habitants ont été personnellement reconnus comme Justes, mais la communauté tout entière est honorée comme telle. Une plaque à Yad Vashem porte l’inscription :

“Les habitants du Chambon-sur-Lignon” – Justes parmi les Nations.


À ce jour, environ 28 000 Justes ont été reconnus dans le monde, dont plus de 4 200 en France.









Un protestantisme enraciné dans la résistance morale



La particularité religieuse du Chambon n’est pas un détail. Dans cette région à majorité protestante, les valeurs bibliques de fraternité, responsabilité individuelle, désobéissance à l’injustice et accueil de l’étranger ont été transmises de génération en génération.


Le protestantisme cévenol, marqué par le désert (la clandestinité religieuse des Huguenots), a préparé les esprits à la résistance de conscience. Il ne s’agit pas d’un hasard géographique, mais d’une culture morale profonde. Ce n’est pas un hasard non plus si André Trocmé cite souvent l’Évangile, mais aussi les penseurs non-violents comme Tolstoï ou Gandhi.




Un héritage universel



Aujourd’hui, la mémoire du Chambon-sur-Lignon est vivante. Le village accueille un Lieu de mémoire, inauguré en 2013, qui retrace l’histoire des Justes et rend hommage à tous les sauveteurs et sauvés. Des chercheurs, des historiens, mais aussi des descendants de réfugiés juifs viennent s’y recueillir.


Ce village isolé, loin des capitales et des honneurs, a su faire preuve, au moment le plus noir du XXe siècle, d’une lumière morale rare. 

Par son action, il nous enseigne que le courage, l’humanité et la désobéissance peuvent vaincre la peur et la haine.


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Devarim et 2025 (FR HE)

 Devarim, les dernières paroles de Moïse


Quand la Paracha Devarim fait basculer l’histoire… 

Un message pour Israël, le monde juif, et l’humanité en 2025


La Paracha Devarim, première portion du dernier livre du Pentateuque, marque un tournant capital dans la Torah comme dans l’histoire trois fois millénaire du peuple juif. 

Jusqu’ici, les récits ont été ceux de la création, de l’exil, de la sortie d’Égypte, de la traversée du désert, ponctués d’ordres divins et de miracles visibles. 

Avec Devarim, c’est Moïse, le plus grand des prophètes, qui reprend la parole en son nom propre. Il devient narrateur, pédagogue, et surtout témoin. 

Ce basculement du récit divin vers un témoignage humain est une révolution : la Torah devient vivante, elle s’adresse à des hommes libres, conscients, capables de mémoire, de responsabilité, et surtout de transmission.



Une Torah pour la maturité des peuples


Dans Devarim, Moïse ne se contente pas de répéter : il interprète, il synthétise, il met en perspective. Il relit les événements passés – la faute des explorateurs, les révoltes dans le désert, la justice rendue – non plus comme des anecdotes miraculeuses, mais comme des choix humains, des erreurs collectives et des leçons pour l’avenir. 



La voix de Dieu se fait plus discrète. 

Moïse, en préambule, dit :


  “Dieu nous a parlé au Sinaï, mais maintenant il est temps d’entrer en terre promise, avec votre propre force.” 


Le peuple juif passe alors de la minorité à l’âge adulte, de la dépendance au libre arbitre. Il devient responsable de son histoire, de sa souveraineté, de sa morale.

C’est un moment fondateur : pour la première fois dans un texte religieux, un peuple assume sa propre histoire, avec ses failles et ses grandeurs. 

Ce modèle d’auto-critique et de fidélité à l’éthique, enraciné dans Devarim, inspirera plus tard la démocratie, la justice sociale, la mémoire collective. 

En cela, Devarim change non seulement le cours de la Torah, mais celui de l’Histoire universelle.


Et en 2025 ? Un monde troublé face à la même exigence


Aujourd’hui, en 2025, alors que le monde semble encore secoué par les conflits, les désordres climatiques, les crispations identitaires, Devarim nous parle avec une acuité saisissante. Ce n’est plus le temps de l’attente passive d’un miracle. 

C’est le temps de la lucidité, du souvenir actif, du courage politique. Moïse ne caresse pas son peuple. Il le met face à ses responsabilités. Il le prépare à la souveraineté. L'essentiel est de transmettre ...

Israël, redevenu un État souverain sur sa terre après plus de deux mille ans d’exil, vit un moment similaire. Il n’est plus un peuple dispersé attendant le salut, mais une nation debout, confrontée à des défis immenses : sécuritaires, moraux, technologiques. 






Devarim enseigne à Israël que le pouvoir exige l’éthique, que la mémoire ne doit pas servir de refuge mais de levier pour l’action, que la fidélité à l’Alliance implique lucidité et audace.


Moïse ne mettra pas les pieds sur la Terre promise, il s'éteindra sur le Mont Nébo,  seul, ayant reçu la satisfaction que le peuple sous la conduite de Josué perpétuera ce qu'il a commencé. 


Pourquoi le monde doit suivre la politique d’Israël ?


La Torah nous enseigne, dès Devarim, que la souveraineté d’Israël n’est pas un caprice mais un projet spirituel. Moïse rappelle les frontières légitimes de la Terre promise, les avertissements contre l’injustice et les devoirs envers les peuples voisins. 

Israël ne se définit pas par la conquête, mais par l’exemplarité. C’est en étant fidèle à sa vocation morale et historique qu’il gagne le respect des autres nations.

Dans un monde de désinformation et d’hostilité souvent irrationnelle à l’égard d’Israël, Devarim rappelle que la parole claire, le souvenir des promesses, et l’ancrage dans une éthique sont les meilleures réponses. 

Ceux qui jugent Israël à travers des standards biaisés  dus aux médias sociaux, à une Presse hostile, à des TV qui tronquent l'information, aux mails qui sortent d'usines. à trolls, devraient relire ce texte fondateur : Israël ne réclame pas l’immunité, mais la légitimité — légitimité historique, morale, biblique. 

Respecter la politique d’Israël, c’est reconnaître qu’un peuple ayant survécu à l’exil, aux pogroms, à la Shoah, a le droit, et même le devoir, de se défendre, de décider de son destin, et de se gouverner en paix sur sa terre ancestrale.


Un message pour tous les peuples





Mais Devarim n’est pas seulement un livre pour les Juifs. C’est un appel universel. Il proclame que la souveraineté doit s’accompagner de justice, que la mémoire est un devoir, que la liberté est exigeante. 

Il invite chaque peuple à relire son histoire avec vérité, à éduquer ses enfants dans le respect, et à bâtir des sociétés qui honorent la vie à transmettre des valeurs morales, c'est là le rôle de l'éducation, celle des parents, et celle de l'école.


En cela,  Devarim n’est pas un simple discours d’adieu. C’est une boussole pour 2025 et les années à venir . Une invitation à la responsabilité, à la lucidité, à l’amour de la terre sans haine de l’autre. 

Y arrivera-t-on un jour ?


© 2025 JBCH. Reproduction interdite sans autorisation.


Hébreux : 


מסר לישראל, לעולם היהודי ולאנושות כולה בשנת 2025
פרשת דברים, הפרשה הראשונה בספר החמישי של התורה, מסמנת תפנית מכרעת הן בטקסט המקראי והן בהיסטוריה בת שלושת אלפי השנים של העם היהודי. עד כה, הסיפורים עסקו בבריאה, בגלות, ביציאת מצרים ובמסע במדבר, כשהם מלווים בציוויים אלוקיים ובניסים גלויים. בפרשת דברים, משה – גדול הנביאים – נוטל את רשות הדיבור בשמו הפרטי. הוא הופך למספר, למחנך, ובעיקר לעד. המעבר הזה מדיבור אלוקי לעדות אנושית הוא מהפכה של ממש: התורה נעשית חיה, היא פונה לבני חורין, מודעים, בעלי זיכרון, אחריות, ובעיקר – יכולת למסירה מדור לדור.

בפרשת דברים משה אינו מסתפק בחזרה על הדברים. הוא מפרש, מסכם, ומעניק פרספקטיבה. הוא קורא מחדש את ההתרחשויות – חטא המרגלים, המרידות במדבר, עשיית הדין – לא עוד כמעשים ניסיים, אלא כבחירות אנושיות, שגיאות קולקטיביות, ולימוד לעתיד. קולו של אלוהים נחלש. משה פונה לעם ואומר במבוא: “ה’ דיבר אלינו בסיני, אך כעת הגיעה העת להיכנס לארץ בכוחכם שלכם”. העם עובר ממעמד של קטינות לבגרות, מתלות לרצון חופשי. הוא נעשה אחראי להיסטוריה שלו, לריבונותו, למוסריותו.
זהו רגע יסוד: לראשונה בתולדות הספרות הדתית, עם נוטל אחריות מלאה על סיפורו – על כישלונותיו ועל גדולתו. המודל הזה של ביקורת עצמית ונאמנות מוסרית, ששורשיו בדברים, יהפוך בעתיד למקור השראה לדמוקרטיה, לצדק חברתי ולזיכרון קולקטיבי. בכך, דברים לא רק משנה את פני התורה, אלא גם את מהלך ההיסטוריה העולמית.

כיום, בשנת 2025, כאשר העולם כולו ממשיך להיטלטל בין סכסוכים, משבר אקלים ומשברים זהותיים – דברים פונה אלינו בעוצמה יוצאת דופן. אין זה עוד הזמן להמתין לנס. זהו זמן לפיכחון, לזיכרון פעיל, ולאומץ פוליטי. משה אינו מחניף לעם – הוא מציב אותו מול אחריותו. הוא מכין אותו לריבונות.
מדינת ישראל, ששבה להיות ריבונית על אדמתה לאחר אלפיים שנות גלות, חווה רגע דומה. אין זה עוד עם מפוזר המצפה לישועה, אלא אומה עומדת, הניצבת מול אתגרים עצומים: ביטחוניים, מוסריים, טכנולוגיים. דברים מלמד את ישראל כי ריבונות מחייבת אתיקה; שהזיכרון אינו מפלט אלא מנוף למעש; שנאמנות לברית דורשת בהירות ואומץ.

התורה מלמדת אותנו כבר בדברים כי ריבונותו של עם ישראל אינה גחמה אלא תכנית רוחנית. משה מזכיר את גבולותיה הלגיטימיים של הארץ, את האזהרות מפני עוול, ואת החובות כלפי העמים השכנים. ישראל אינה מוגדרת על פי כיבוש – אלא על פי מופת. רק דרך נאמנותה לשליחותה המוסרית וההיסטורית תזכה להערכה מצד העמים.
בעולם של דיסאינפורמציה ושל עוינות בלתי רציונלית כלפי ישראל, דברים מזכירה: דבר ברור, זיכרון ההבטחות, ועיגון מוסרי – הם המענה הנכון. אלה השופטים את ישראל לפי אמות מידה כפולות, ראוי שיקראו את הטקסט היסודי הזה: ישראל אינה דורשת חסינות – אלא לגיטימיות. לגיטימיות היסטורית, מוסרית, תנ”כית. לכבד את מדיניותה של ישראל פירושו להכיר בזכותו של עם ששרד גלות, פוגרומים ושואה – להגן על עצמו, לקבוע את גורלו, ולחיות בשלום על אדמתו הקדומה.

אבל ספר דברים אינו מיועד רק ליהודים. זהו קול אוניברסלי. הוא מכריז כי ריבונות מחייבת צדק, כי הזיכרון הוא חובה מוסרית, וכי החירות דורשת אחריות. הוא קורא לכל עם לעיין מחדש בהיסטוריה שלו באמת, לחנך את ילדיו בכבוד, ולבנות חברה שמקדשת את החיים.

תורה לבשלותם של עמים

ומה ב-2025? עולם מוטרד מול אותה דרישה מוסרית

מדוע על העולם לכבד את מדיניותה של ישראל?

מסר לכלל האומות

לכן דברים איננו נאום פרידה בלבד – אלא מצפן לשנת 2025. קריאה לאחריות, לפיכחון, ולאהבת הארץ ללא שנאת האחר.