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mercredi 21 janvier 2026

Les USA offrent des visas aux juifs anglais JBCH N° 2601 - 810

L’antisémitisme en Grande-Bretagne a atteint des niveaux alarmants ces dernières années, avec une violence qui s’exprime de plus en plus ouvertement et physiquement. Selon le rapport du Community Security Trust (CST) pour janvier-juin 2025, 1 521 incidents antisémites ont été enregistrés au Royaume-Uni sur cette période – le deuxième total le plus élevé jamais observé pour un premier semestre. 





Cela représente une baisse de 25 % par rapport aux 2 019 incidents du premier semestre 2024, mais reste très élevé, avec plus de 200 cas par mois en moyenne. Parmi ces incidents, 76 agressions violentes ont été recensées en 2025 (dont trois qualifiées d’« extrême violence » impliquant des armes comme des couteaux, bouteilles ou marteaux). Le pic mensuel s’est produit en juin 2025 avec 326 incidents.





Un événement particulièrement choquant illustre cette escalade : l’attaque terroriste contre la synagogue Heaton Park Hebrew Congregation à Manchester le 2 octobre 2025 (pendant Yom Kippour). Un assaillant a foncé en voiture sur des fidèles, puis les a poignardés ; deux personnes ont été tuées et plusieurs blessées, avant que l’assaillant ne soit abattu. Cet acte, qualifié de terrorisme antisémite, marque la première attaque mortelle de ce type contre une synagogue britannique depuis des décennies et a provoqué une hausse de 28 % des insultes antisémites en ligne dans les jours suivants.





Les causes de cette violence incluent : Une polarisation idéologique profonde : l’antisémitisme provient à la fois de l’extrême droite (conspirationnisme sur le « pouvoir juif ») et de l’extrême gauche (discours anti-élites dérapant vers des stéréotypes). Des événements comme des festivals (ex. : chants antisémites à Glastonbury en 2025) normalisent ces discours dans des milieux culturels. Une propagation en ligne et une banalisation : 38 % des incidents se déroulent sur internet, mais ils débordent dans la vie réelle (graffitis, menaces, harcèlement). Le CST note que l’antisémitisme est devenu « ambiant », avec 35 % des Juifs britanniques se sentant en insécurité et 47 % le percevant comme un « très gros problème ». Une réponse institutionnelle perçue comme insuffisante : malgré des financements accrus pour la sécurité des synagogues et écoles, beaucoup de Juifs estiment que les autorités minimisent la haine ou réagissent trop lentement. Cela renforce le sentiment d’abandon.





En France, la situation montre des parallèles troublants, même si les chiffres absolus diffèrent en raison de la taille des communautés (environ 300 000 Juifs au Royaume-Uni vs. 450-500 000 en France). En 2024, 1 570 actes antisémites ont été recensés (légère baisse par rapport à 1 676 en 2023, mais quadruple par rapport à 2022), avec un pic de violence physique (plus de 10 % des cas sont des agressions corporelles, un record). Au premier semestre 2025, 646 incidents ont été signalés – une baisse de 27 % par rapport à 2024, mais une hausse de 112 % par rapport à 2023. Les tendances incluent agressions physiques, vandalismes, harcèlement et incidents en milieu scolaire (12 % des cas en 2024).



Les causes communes sont une polarisation extrême (extrêmes gauche et droite), une normalisation des discours haineux en ligne et dans l’espace public, et une insécurité perçue élevée (plus de 50 % des Juifs français envisagent de partir, avec des records d’aliyah). La France bénéficie de réponses étatiques plus structurées (plans nationaux, enquêtes renforcées), mais l’antisémitisme « ambiant » persiste.





La proposition d’asile américain pour les Juifs britanniques, évoquée par Robert Garson (avocat de Trump), s’appuie précisément sur ce sentiment que le Royaume-Uni n’est plus « safe » pour les Juifs, avec des références à des attaques comme celle de Manchester et à une « ambiance » de persécution. Cela reflète une peur réelle d’escalade violente.



Est-ce bientôt le tour de la France ? Les tendances convergent fortement : les deux pays voient une haine antisémite durable, amplifiée par polarisation et réseaux sociaux. 


Sans actions décisives contre les discours extrêmes, l’éducation et l’intégration, la violence pourrait s’intensifier en France comme elle l’a fait au Royaume-Uni. L’enjeu reste européen : protéger les communautés juives exige une vigilance accrue sur les racines idéologiques de cette haine




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