« Terouma » (תְּרוּמָה) en hébreu signifie littéralement « offrande » ou « don consacré ». Dans la Torah, il s’agit d’une contribution volontaire que les Israélites donnent pour construire le Mishkan (le Tabernacle), le sanctuaire mobile où réside la présence divine.
Cette offrande pouvait être en argent, en or, en argent, en tissus, en bois ou en matériaux précieux, mais le point essentiel est que le don soit donné avec générosité et cœur. Spirituellement, « Terouma » symbolise l’engagement volontaire envers une cause supérieure, un acte de foi et de contribution à la communauté et au service de Dieu.
La Paracha Terouma (Exode 25:1‑27:19) décrit donc la construction du Mishkan, le Tabernacle, symbole central de la présence divine parmi le peuple d’Israël. Chaque pierre, chaque planche et chaque ornement est choisi avec soin et consacré à un objectif supérieur : créer un espace où le spirituel et le matériel se rencontrent, et où la communauté peut se rassembler autour de valeurs communes. Au cœur de ce récit biblique se trouve l’idée que l’unité, la discipline et l’investissement collectif dans un idéal plus grand donnent à un peuple à la fois force morale et cohésion stratégique.
Dans le contexte actuel du Proche-Orient, Israël fait face à des menaces multiples, notamment l’agressivité persistante de l’Iran (l’ancien empire perse), qui soutient des groupes hostiles et développe des capacités militaires et nucléaires. Comme les bâtisseurs du Mishkan, Israël doit mobiliser ses ressources – humaines, technologiques et spirituelles – pour protéger sa souveraineté et sécuriser sa population. La Paracha Terouma rappelle que la puissance d’un peuple ne réside pas seulement dans son arsenal militaire, mais dans sa capacité à se rassembler autour d’une vision commune et à sanctifier ses efforts par des valeurs éthiques et spirituelles.
Les enseignements de Terouma prennent ainsi une résonance contemporaine. Le Tabernacle, lieu de guidance divine et de cohésion, illustre que le succès stratégique s’accompagne d’une solidité morale : un peuple qui agit avec conscience et discipline reste résilient face aux pressions externes. Pour Israël, confronté aux défis venant de l’Iran et de ses alliés, cette parabole biblique souligne l’importance de combiner innovation technologique, préparation militaire et cohésion interne pour maintenir l’équilibre régional.
En outre, la Paracha insiste sur le rôle de chaque membre de la communauté dans l’édification du Mishkan. Chacun a sa place, chacun contribue selon ses compétences. Cette idée se reflète dans la société israélienne moderne, où la mobilisation collective – civique, militaire et scientifique – est essentielle pour contrer les menaces et protéger la nation. L’unité nationale et le respect des valeurs éthiques deviennent des « armes invisibles », capables de renforcer la puissance d’Israël au même titre que ses technologies de pointe ou ses forces armées.
Ainsi, Terouma ne se limite pas à un récit ancien sur la construction d’un sanctuaire ; elle offre une feuille de route morale et stratégique pour un peuple confronté à l’adversité.
La force d’Israël aujourd’hui, à la fois physique et morale, trouve un écho direct dans cette paracha : en s’unissant autour d’un idéal commun, en mobilisant toutes ses compétences et en ancrant ses actions dans des principes solides, la nation peut résister aux menaces régionales et assurer sa survie et sa prospérité.
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