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jeudi 19 février 2026

Dex Hunter-Torricke a créé le Centre de Demain JBCH N° 2602 - 885

Parce que l'Homme joue à l'apprenti sorcier, qu'il joue avec le feu, des hommes se lèvent au sein de la Silicon Valley pour dire STOP , il en est un, Dex Hunter-Torricke , ancien directeur de spaceX, Meta, Google, et qu'il a conseillé Elon Musk et Mark Zuckerberg il crée une sorte de club de reflexion... et devient un dissident du monde technologique. 


Inquiet des dérives liées au développement incontrôlé de l’intelligence artificielle, Hunter-Torricke a lancé une organisation à but non lucratif, le « Center for Tomorrow ». 


Son objectif : réunir responsables politiques, chercheurs, industriels et société civile afin d’anticiper les risques et d’encadrer l’essor de l’IA. Selon lui, la course effrénée à l’innovation alimente une crise globale aux conséquences politiques, économiques et sociales majeures.


Dans un entretien accordé à DFD, il décrit une industrie autrefois porteuse d’espoir, aujourd’hui dominée par une logique de compétition permanente. « Les voix responsables ont de plus en plus de mal à se faire entendre », déplore-t-il. Il estime que la technologie agit comme un accélérateur de crises déjà existantes, qu’elles soient climatiques, géopolitiques ou démocratiques.





À ses yeux, la poursuite de cette trajectoire pourrait provoquer, dans les dix prochaines années, un appauvrissement des classes moyennes, une radicalisation politique et une érosion des libertés. Il redoute également une militarisation massive de l’IA, susceptible de déstabiliser l’ordre international et d’alimenter de nouveaux conflits.


Hunter-Torricke critique par ailleurs l’approche dominante du secteur, focalisée sur des solutions techniques limitées. Selon lui, des milliards de dollars sont investis dans des garde-fous insuffisants, sans réflexion globale sur la gouvernance et l’impact social. Il juge illusoire de vouloir réguler localement un phénomène mondial.




Concernant les politiques publiques, il se montre sceptique face aux propositions comme les moratoires sur les data centers ou le revenu universel. Pour lui, ces mesures restent marginales face à la puissance croissante des géants technologiques, notamment Nvidia dont l’influence économique et politique devient, selon ses mots, « presque intouchable ».


Face à ce déséquilibre, il mise sur la mobilisation citoyenne. Après avoir rencontré des milliers de personnes, il affirme percevoir une demande croissante pour un changement de cap. Il dénonce les débats « performatifs » organisés lors de grands forums internationaux comme le World Economic Forum, qu’il juge déconnectés des réalités sociales.



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