Rechercher dans ce blog

samedi 19 septembre 2026

Cauchemar ... dans 6 mois la France se retrouve du côté obscur JBCH N° 2609 - 184

 Fiction politique — scénario 2027




Marianne en deuil


La nuit qui recommence

Marine Le Pen à l'Élysée : 

le récit, heure par heure, de ce que le pays a choisi   et de ce qu'il découvrira avoir choisi.

JBCH SeptEmbre 2026— chronique 

54 %Marine Le Pen
46 %Édouard Philippe
ILe verdict

On ne pourra pas dire qu'on ne savait pas

Le pays a choisi. Cinquante-quatre pour cent contre quarante-six. Ce n'est plus l'hypothèse d'un éditorialiste énervé un soir de fatigue démocratique : c'est un bulletin compté, vérifié, proclamé. Marine Le Pen est présidente de la République française.


On voudra, dans les jours qui viennent, chercher des excuses collectives — l'abstention, la fatigue, le rejet d'un système. Il faudra résister à cette tentation. 

Le programme était public depuis quarante ans, les intentions affichées sans le moindre voile. Le pays qui a écrit les droits de l'homme vient d'élire, dans les règles, dans l'isoloir, celle qui promettait de les rogner un à un.

Personne n'a été trompé. On a été prévenu, et on a voté quand même !



 

C'est cela, la vraie rupture du 2 mai : non pas qu'un parti d'extrême droite ait gagné une élection; cela s'est vu ailleurs mais qu'il l'ait gagnée en France, majoritairement, sereinement, sans qu'il soit besoin de forcer la main de personne. Il faudra s'en souvenir longtemps, et sans complaisance pour soi-même.

IILe lendemain

Les drapeaux redescendent, la chasse s'ouvre

Dès le petit matin, les drapeaux européens disparaissent des frontons  mairies, préfectures, lycées. 

La Marseillaise devient obligatoire, chantée chaque matin dans les cours d'école, comme si la patrie se prouvait désormais en chœur et sur ordre plutôt que par le choix de chacun. 

La France quitte l'Union européenne et se prépare à rétablir le Franc.

Une milice est créée pour traquer les immigrés, clandestins ou réguliers, la nuance disparaît vite dans la pratique. 

Des camps s'ouvrent par dizaines. On affrète des charters vers l'Afrique. On ne distingue plus la situation irrégulière de l'origine elle-même : on renvoie, on trie, on expulse.



On appellera cela « reconduite ». Le mot juste est rafle.

Les libertés se réduisent une à une, sans qu'aucune loi d'exception ne soit même nécessaire : il suffit d'appliquer avec zèle des textes qui existaient déjà, et d'en écrire de nouveaux pendant que l'opinion, sonnée, ne réagit pas encore.

IIIL'État repris en main

Le film que Mussolini a tourné le premier

Suit ce que le pouvoir appellera pudiquement une « clarification institutionnelle ». Les juges sont désormais nommés par le gouvernement. 

Les avocats aussi, ce qui revient à supprimer la défense en même temps que l'indépendance du siège, dans le même geste, sans même que cela choque grand monde.

Les télévisions changent de mains, ou changent de ton, ce qui revient exactement au même. 

Ce qu'il reste de presse indépendante est muselé, menacé, racheté par des intérêts proches du pouvoir. 

Les rédactions qui résistent le font de moins en moins longtemps.



On a déjà vu ce scénario : l'Italie des années trente, le vote d'abord, le verrouillage méthodique ensuite.

 

Les associations cultuelles sont interdites, l'abattage rituel juif ou musulman est proscrit, la circoncision aussi. 

La France se croyait, par une sorte de vanité tranquille, à l'abri de ces recettes-là   réservées, pensait-on, aux démocraties plus jeunes ou plus fragiles. 

Elle découvre qu'aucune démocratie n'est à l'abri d'elle-même quand elle vote pour cesser de l'être.

IVLe basculement

Vers Moscou, loin de Kiev, loin de l'Europe

Sur le plan extérieur, le basculement est total et immédiat. La France retire ses troupes du front ukrainien. Elle demande son retrait de l'OTAN.

L'argent promis à Kiev n'est pas seulement suspendu : il est confisqué. Une allégeance de fait à Vladimir Poutine est déclarée, à peine habillée en « réalisme diplomatique ».

Un retrait de l'OTAN est mis à l'étude. L'Europe, déjà privée de ses drapeaux sur les frontons français, perd d'un coup son second pilier militaire. Les alliés d'hier apprennent la nouvelle par communiqué, comme tout le monde.




La France entre dans la nuit la plus sombre qu'elle ait connue depuis Pétain , élue, cette fois démocratiquement et , aussi  dans les urnes.

Le peuple français a tranché, clairement, officiellement, sans contestation possible sur la régularité du scrutin. 

Il commencera bientôt  trop tard pour beaucoup   à mesurer ce qu'il vient de choisir.

Scénario écrit à la première ligne du réel, pour ne jamais avoir à l'écrire au passé.

JBCH Réflexions · .info.  © JBCH Septembre 2026

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire