Chronique — Antisémitisme & national-populisme
JBCH N° 178
Les nouvelles dérives antisémites, islamistes et fascisantes de Mélenchon
L'antisémitisme obsessionnel conduit Jean-Luc Mélenchon à rendre Israël responsable de la hausse des prix pétroliers, Ce n'est ni un dérapage isolé, ni une maladresse : c'est une méthode, une alliance et, à force de récidive, un système.
« En rendant Israël responsable, on s'offre de beaux applaudissements : il faut bien un coupable quand les Français souffrent du prix des carburants. Le coupable habituel, bien sûr : Israël, les juifs. »
Une rhétorique qui n'a plus rien d'accidentel
On voudrait croire à la maladresse, au dérapage isolé, à la formule malheureuse arrachée par la fatigue d'un meeting. Mais la répétition fait système.
Depuis des années, Mélenchon construit un logiciel où chaque crise mondiale, pétrole, inflation, insécurité, terrorisme retrouve, par un chemin toujours plus court, le même point de chute : Israël, et, immanquablement, ceux qu'on suspecte de lui être fidèles.
Sa formule de 2023, désignant « les Français juifs, en général » comme sujets d'une suspicion qu'il feignait de déplorer tout en la formulant lui-même, n'était pas un lapsus.
C'était un aveu de méthode : désigner une communauté comme la caisse de résonance d'un État étranger, c'est la définition même du procédé antisémite classique, celui de la double allégeance.
Ce logiciel s'accompagne d'une seconde dérive, moins commentée mais tout aussi documentée : l'alliance électorale et militante avec les réseaux islamistes de France.
La marche de novembre 2019 « contre l'islamophobie », où Mélenchon défila aux côtés de figures liées à des organisations que l'État a fini par dissoudre pour leur complaisance avec l'extrémisme religieux, n'est pas un accident de parcours isolé.
Elle s'inscrit dans une stratégie assumée de conquête électorale des quartiers populaires par le clientélisme communautaire, où l'antisionisme sert de langue commune et de caution morale.
On ne bâtit pas une union avec des prédicateurs et des cadres du frérisme par étourderie ; on le fait par calcul.
Et il y a enfin le troisième trait, le plus ancien, le plus français : le culte du chef, l'intolérance à la contradiction interne, la purge des dissidents de la Nupes ou de LFI dès qu'ils s'écartent de la ligne, le vocabulaire martial du « dégagisme » et de l'ennemi intérieur.
Ce style de commandement personnel, cette diabolisation systématique de l'adversaire transformé en traître, ce mépris affiché pour les corps intermédiaires et la presse qui résiste tout cela porte un nom que la tradition politique française connaît bien depuis un siècle, celui des ligues et des tribuns qui confondaient le parti et la nation :
le fascisme n'a jamais eu besoin d'un uniforme brun pour prospérer, il lui suffit d'un chef, d'un bouc émissaire et d'une foule chauffée à blanc.
Le constat
Pris séparément, chacun de ces traits pourrait être discuté, nuancé, excusé. Pris ensemble, additionnés meeting après meeting, alliance après alliance, ils dessinent la figure d'un tribun qui a fait du ressentiment antisémite, de la complaisance islamiste et du culte fascisant du chef les trois piliers d'une même stratégie de pouvoir.
Ce n'est plus une gaffe qu'on relève : c'est un système qu'on nomme. Mélenchon n'est pas simplement « ambigu » sur l'antisémitisme, ni « maladroit » avec les islamistes, ni « excessif » dans son culte de la personnalité. Il est, par la répétition et l'accumulation des faits, tout cela à la fois : fasciste dans la forme, islamiste par alliance, antisémite par obsession.
Le Juif, le vrai coupable, une fois de plus,Il le clame !
Pendant que Mélenchon désigne Israël, et par ricochet, les juifs
© JBCH Septembre 2026
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