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vendredi 19 décembre 2025

La Librairie Monte Cristo. JBCH N° 2512 - 731

Lorsque je parcours Paris en partant de Boulogne sur la ligne N° 10, j'arrive au Quartier Latin et je ne manque jamais d'aller au 5 Rue de l'Odéon pour redécouvrir les trésors de ce temple de la Connaissance.


Les vraies librairies sont rares, elles ont toutes disparu au profit des magasins éphémères ou des Kebab ... Triste ... Triste ...  et rares sont aussi mes promenades, je trouve un Paris transformé, détruit par une politique dictatoriale et néfaste d'élus écologistes, dans lequel essayent de régner des cyclistes irrévérencieux... Mon pauvre Paris !





Revenons à ce lieu résolument moderne dans sa sobriété, mais entièrement meublé de raretés anciennes, la Librairie Monte Cristo, nichée au 5 rue de l’Odéon, est devenue au fil des décennies un passage obligé pour les bibliophiles, collectionneurs et amateurs de lieux d’exception. Derrière sa vitrine discrète, le temps semble suspendu, entre couvertures illustrées du XIXᵉ siècle, cartonnages polychromes et éditions mythiques de la littérature populaire.


Fondée en 1989 par Philippe Mellot et son ami Jean-Marie Embs, la librairie reprend alors le flambeau d’un lieu autrefois dédié à Jules Verne, tenu par des descendants lointains de l’écrivain. Mellot choisit de rebaptiser l’enseigne du nom d’un autre géant du romantisme : Le Comte de Monte-Cristo. Un choix programmatique. Ici, tout est aventure, imagination et transmission.




La spécialité de la maison est claire : les cartonnages illustrés du XIXᵉ et du début du XXᵉ siècle, tirages originaux ou rares de livres d’aventures et d’enfance, magnifiés par les grands illustrateurs de l’époque — Gustave Doré, Grandville, Christophe, Benjamin Rabier. Ces ouvrages, souvent mosaïqués, étaient entièrement mis en couleur à la main, parfois à l’aquarelle, planche après planche. Des objets-livres à la frontière de l’art, du rêve et, selon Mellot, « du surréalisme ».




Jules Verne demeure une figure centrale du lieu : on recense près de 2 500 variantes d’éditions, dont la valeur dépend de l’état, de la rareté et du tirage. À l’ère d’Instagram, la librairie attire aussi un public curieux, venu photographier ces merveilles d’un autre temps. « On laisse faire, sourit Santina Calderaro, collaboratrice depuis 2000. C’est souvent leur première rencontre avec la librairie ancienne. »



Expert judiciaire auprès du tribunal de Paris et de Drouot, ancien rédacteur en chef de Charlie Mensuel et collaborateur de Pilote, Philippe Mellot revendique une devise simple : « s’amuser avec sérieux »


Dans les 25 m² de la boutique et les espaces d’expertise à l’étage, il n’y a pas de hiérarchie entre érudition et plaisir. Comme il le résume lui-même, en évoquant ses multiples éditions du Comte de Monte-Cristo :

« Ici, ce ne sont que des trésors. À venir dénicher. »



Une femme Premier Ministre en Israël ! JBCH N° 2512 - 730


Pourquoi Sharren Haskel et Pnina Tameno-Shete pourraient diriger Israël



L’article défend une idée centrale : Israël est prêt – maintenant – pour une femme Premier ministre, y compris une femme issue des minorités. Plus encore, il affirme que deux figures actuelles incarnent déjà ce leadership : Sharren Haskel et Pnina Tameno-Shete.

Sharren Haskel

Après le traumatisme du 7 octobre, Israël traverse l’une des périodes les plus lourdes de son histoire : guerre, pression diplomatique extrême, crise morale et débat interne sur la direction du pays. 


Benjamin Netanyahou porte ce fardeau, mais l’article soutient que son véritable héritage pourrait être de préparer la relève, à la manière biblique de Moïse préparant Josué.


Le débat n’est donc plus si Israël peut être dirigé par une femme – ou par une femme noire – mais quand.


Sharren Haskel est décrite comme une étoile montante du Likoud. Née à Toronto et élevée en Israël, entrée très jeune à la Knesset, aujourd’hui vice-ministre des Affaires étrangères, elle incarne : une clarté morale assumée, une capacité diplomatique internationale, un engagement ancien pour les libertés individuelles, l’environnement et la responsabilité éthique, bien avant que ces thèmes ne deviennent à la mode.



Inspirée par la pensée du rabbin Jonathan Sacks, elle représente une vision de la politique israélienne fondée sur la responsabilité morale dans un monde brisé, combinant fermeté, intelligence et élégance.


                                                                                            Pnina Tameno-Shete


Pnina Tameno-Shete est une figure historique à part entière. Née en Éthiopie, arrivée enfant en Israël, elle devient en 2013 la première femme d’origine éthiopienne élue à la Knesset, puis ministre de l’Aliyah et de l’Intégration.


Son parcours est présenté comme la preuve concrète du succès du projet démocratique israélien : une immigrante devenue dirigeante nationale. Elle symbolise la résilience, l’égalité des chances et la capacité d’Israël à intégrer ses minorités au plus haut niveau de l’État.



 il ne s’agit ni de quotas, ni de symboles, mais de compétence, courage, intégrité et amour du pays. Haskel et Tameno-Shete ne sont pas des exceptions, mais des modèles de leadership israélien moderne.


Israël est décrit comme une démocratie robuste, technologiquement avancée, politiquement vivante, parfois chaotique, mais capable de produire des dirigeants d’envergure issus de tous les horizons.


La question n’est plus si Israël aura une femme Premier ministre, mais quand ses électeurs reconnaîtront la grandeur là où elle se trouve déjà.


Lorsque ce jour viendra, conclut l’article, ce sera une victoire non seulement politique, mais morale, démontrant que la démocratie israélienne, enracinée dans ses valeurs, peut continuer à être une lumière pour le monde.






jeudi 18 décembre 2025

L'actualité rattrape la Torah Paracha Mikeitz. JBCH N° 2512 - 729

Quand la Paracha Mikeitz rencontre l’Actualité Mondiale : Alors que des millions de Juifs à travers le monde allumaient les premières bougies de Hanoucca dimanche soir, symbole de lumière et de victoire de l’esprit sur l’adversité, une tragédie d’une ampleur terrible a frappé la communauté juive de Sydney, en Australie.


Ce soir-là, un attentat terroriste ciblant une célébration juive sur la célèbre plage de Bondi Beach a transformé la première fête des Lumières en cauchemar, laissant au moins 15 morts et des dizaines de blessés. 






La tragédie, perpétrée par deux hommes — un père et son fils — qui ont ouvert le feu sur la foule réunie pour l’événement “Chanukah by the Sea”, est rapidement qualifiée d’attaque antisémite et terroriste par les autorités locales. Les suspects porteraient des liens idéologiques avec des mouvements extrémistes violents, y compris l’État islamique, d’après les premiers éléments de l’enquête. 

Israël et le Monde Face à la Haine ; la nouvelle a provoqué une onde de choc internationale. À Sydney, les fidèles, familles et passants se sont retrouvés plongés dans la terreur alors qu’ils célébraient une fête qui, par essence, rappelle la lumière au cœur de l’obscurité.


Parmi les victimes figuraient des enfants, des survivants de la Shoah, des policiers venus protéger la foule, et des bénévoles locaux, soulignant l’ampleur humaine du drame. 




À l’étranger, les réactions ont afflué : deuils nationaux, vigiles, hommages et appels à l’unité ont succédé à l’attaque. En Australie, les premières funérailles ont déjà commencé, marquant le début d’une période de recueillement dans tout le pays, mais aussi une montée des appels à renforcer la lutte contre la haine et les crimes motivés par l’intolérance. 


Une Paracha d’Espoir au Milieu de la Crise ; l’ironie tragique de l’événement se trouve dans la coïncidence avec la fête de Hanoucca et la lecture de la Paracha Mikeitz dans les synagogues ce samedi.




Dans cette section de la Torah, Joseph — vendu par ses frères, emprisonné injustement — surgit des ténèbres de l’injustice pour devenir le sauveur de l’Égypte face à la famine, préparant le chemin pour la survie de nombreux peuples. Il incarne la lumière qui perce l’obscurité, un thème central de Hanoucca lui-même : la persévérance de l’esprit face à l’adversité la plus sombre.



Cette lecture revêt une signification accrue cette année. Tandis que des familles juives, rassemblées pour célébrer, ont été brutalement attaquées, la Paracha rappelle que les moments les plus sombres peuvent aussi être des préludes à des transformations profondes. Joseph, après avoir traversé souffrance et rejet, utilise sa position et sa sagesse pour sauver d’innombrables vies — une métaphore puissante face aux défis contemporains de l’antisémitisme, de l’extrémisme et de la division.




En réponse à l’attentat, la classe politique et la société civile australiennes — mais aussi de nombreuses autres nations ont exprimé leur solidarité avec la communauté juive et l’exigence d’actions concrètes contre la haine. Souvent les mots Israël, antisémitisme ont été évités ... Le Premier ministre australien a souligné que l’attaque n’était pas seulement un acte barbare, mais un acte terroriste ciblé contre une minorité religieuse, et il a promis des législations renforcées pour lutter contre la radicalisation et les crimes de haine. 




De nombreux responsables internationaux encouragent également à ne pas céder à la peur, à maintenir les célébrations culturelles et religieuses malgré le choc, tout en redoublant d’efforts pour combattre les idéologies qui mènent à de telles violences. 


La Lumière Malgré Tout Hanoucca, la Paracha Mikeitz qui l’accompagne cette année, nous rappellent que la lumière n’est pas simplement l’absence de ténèbres, mais l’acte courageux de rester debout malgré elles.


Dans le récit de Joseph, dans l’allumage des bougies de Hanoucca, et dans la réponse de communautés solidaires à travers le monde après Sydney, on trouve un fil conducteur : la résilience humaine face à la haine et à la violence.


Alors que la communauté juive de Sydney enterre ses morts et soigne ses blessés, le monde est invité à réfléchir non seulement à la nature du mal, mais aussi à la force du collectif pour transformer le chagrin en action


Dans les synagogues ce samedi, parmi les lectures, prières et chants, se glissera pour beaucoup une prière silencieuse pour la paix, la tolérance et la lumière — des valeurs qui, plus que jamais, semblent indispensables dans un monde secoué par la violence et la division.


Dans la paracha Mikeitz (Genèse 41-44), Joseph, vice-roi d'Égypte, reconnaît ses frères venus acheter de la nourriture pendant la famine. Bien qu'ils l'aient vendu comme esclave par jalousie des années plus tôt, Joseph les teste sans se révéler immédiatement.



Ce n'est que dans Vayigash (Genèse 45) qu'il pardonne ouvertement : « Je suis Joseph, votre frère, que vous avez vendu en Égypte. Mais maintenant, ne vous affligez pas... car Dieu m'a envoyé avant vous pour vous sauver la vie » (45:4-5).


Joseph voit dans sa souffrance une providence divine : le mal intenté par ses frères a servi un bien plus grand, préservant la famille de Jacob et posant les bases de la nation d'Israël. Ce pardon n'est pas naïf ; il découle d'une reconnaissance que les actes humains s'inscrivent dans un plan divin, transformant la trahison en rédemption. Joseph unit la famille, évitant la vengeance pour favoriser la réconciliation.


Cette situation résonne avec l'actualité en Israël et dans le monde en 2025. En Israël, les divisions internes, politiques, religieuses ou sociales rappellent la jalousie des frères de Joseph. Après les tensions post-pandémie et les conflits régionaux persistants (comme avec le Hamas ou le Hezbollah), des appels à l'unité émergent, similaires au pardon de Joseph.


Par exemple, lors des commémorations de l'attaque du 7 octobre 2023, des familles endeuillées ont prôné la réconciliation nationale, transformant la tragédie en force collective, comme Joseph a converti sa souffrance en salut.





À l'échelle mondiale, dans un climat de polarisation (guerres en Ukraine, tensions USA-Chine, ou antisémitisme croissant), le pardon de Joseph inspire : il montre que la trahison (comme les alliances brisées ou les discours haineux) peut mener à une rédemption si l'on voit au-delà de la vengeance.

L’ironie tragique de l’événement se trouve dans la coïncidence avec la fête de Hanoucca et la lecture de la Paracha Mikeitz dans les synagogues ce samedi. Dans cette section de la Torah, Joseph,vendu par ses frères, emprisonné injustement surgit des ténèbres de l’injustice pour devenir le sauveur de l’Égypte face à la famine, préparant le chemin pour la survie de nombreux peuples. Il incarne la lumière qui perce l’obscurité, un thème central de Hanoucca lui-même : la persévérance de l’esprit face à l’adversité la plus sombre.


Cette lecture revêt une signification accrue cette année. Tandis que des familles juives, rassemblées pour célébrer, ont été brutalement attaquées, la Paracha rappelle que les moments les plus sombres peuvent aussi être des préludes à des transformations profondes.


 Joseph, après avoir traversé souffrance et rejet, utilise sa position et sa sagesse pour sauver d’innombrables vies — une métaphore puissante face aux défis contemporains de l’antisémitisme, de l’extrémisme et de la division.

En Europe et aux USA, des initiatives intercommunautaires post-attentats antisémites visent à guérir les fractures, rappelant que, comme chez Joseph, le pardon divin transforme le mal en opportunité de paix.

En somme, le pardon de Joseph enseigne que la réconciliation n'efface pas le passé mais le transcende pour un avenir uni. Aujourd'hui, en Israël comme ailleurs, face aux divisions, adopter cette vision pourrait tourner les crises en forces, favorisant la paix plutôt que la rancœur.








mercredi 17 décembre 2025

Le Nouveau Chili ... pro Israël JBCH N°. 2512 - 728

Le Chili entre rupture et renaissance : de la dérive socialiste à un nouvel horizon stratégique avec Israël après une décennie perdue sous le joug socialiste


Les années récentes ont laissé au Chili le goût amer d’une expérience idéologique aux relents bolivariens. Sous la direction d’un jeune président à la rhétorique progressiste souvent comparé à Nicolás Maduro ou Hugo Chávez tant par ses postures économiques que par son discours idéologique; le pays s’est enfoncé dans une stagnation profonde.  



L’inflation galopante, la fuite des capitaux, et une fiscalité punitive ont asphyxié les secteurs productifs autrefois florissants, tandis que le poids de l’État s’est alourdi jusqu’à paralyser l’initiative privée. L’économie chilienne, jadis la plus solide d’Amérique latine, s’est retrouvée défigurée par des politiques de subvention démesurées, des nationalisations partielles et une bureaucratie envahissante.




Mais c’est sur le plan diplomatique que le virage a été le plus radical : fidèle à une ligne tiers-mondiste et hyper‑idéologique, Santiago a pris ses distances avec Israël, rejoignant le chœur de ceux qui condamnent systématiquement l’État hébreu dans les forums internationaux. La crispation s’est accentuée lorsque le pouvoir en place refusa de recevoir l’ambassadeur israélien, geste symbolique d’une animosité qui dépassait la simple désapprobation politique. Cette attitude, au-delà du symbole, fermait des portes qu’un pays moderne et prospère ne peut se permettre d’ignorer.




L’alternance : le pari de la responsabilité et de la reconstruction
Les élections récentes ont rebattu les cartes. L’arrivée au pouvoir d’une coalition de droite libérale et conservatrice a marqué un tournant radical. Portée par l’exaspération populaire et le sentiment d’un déclin injustifié, cette nouvelle majorité a promis de rendre au Chili sa vitalité, son attractivité et son rôle pivot dans la région.  



Le mot d’ordre est clair : stabilité, ouverture et alliance avec ceux qui réussissent.
Dans cette recomposition, Israël apparaît non seulement comme un partenaire naturel, mais aussi comme un modèle économique et technologique. Les liens historiques entre les deux nations, notamment à travers leurs communautés entrepreneuriales et scientifiques, offrent une base solide à un rapprochement durable.



Le retour d’Israël au cœur de la stratégie chilienne : L’un des premiers gestes du nouveau gouvernement a été d’amorcer un dialogue franc avec Jérusalem, exprimant sa volonté de rejoindre le cadre élargi des Accords d’Abraham — que certains appellent déjà à tort ou à raison les “Accords d’Isaac” en allusion à la continuité du projet de paix abrahamique dans la région.  



Ce repositionnement diplomatique, au‑delà du symbole religieux ou géopolitique, traduit un calcul économique rationnel : accéder aux innovations israéliennes en matière d’irrigation, de technologies minières, d’agriculture de précision et d’intelligence artificielle appliquée aux ressources naturelles.



Le Chili, qui détient près de la moitié des réserves mondiales de lithium et d’importantes ressources en cuivre et en terres rares, comprend que son avenir dépendra autant de la valorisation de ces richesses que de la modernisation de son appareil productif. En Israël, il trouve un partenaire qui a su transformer un désert en terre d’abondance — une inspiration directe pour ses propres régions arides du nord.



Une alliance bénie par les intérêts communs : Les premiers contacts bilatéraux ont déjà laissé entrevoir des projets concrets : coopération universitaire, transferts de technologies d’irrigation israéliennes vers les exploitations chiliennes, investissements conjoints dans les start‑ups de la transition énergétique.  



Sur le plan diplomatique, Santiago pourrait bientôt s’inscrire dans le mouvement historique de normalisation régionale, aux côtés du Maroc ou des Émirats arabes unis, ouvrant ainsi une ère nouvelle de coopération Sud–Sud sous auspices israéliennes et américaines.
Au fond, cette évolution dépasse la simple alternance politique : il s’agit de la réaffirmation d’une identité nationale pragmatique, attachée à la liberté d’entreprendre, consciente de sa responsabilité géoéconomique, et désireuse de s’inscrire dans la modernité. Le Chili ne rompt pas seulement avec un socialisme dogmatique : il renoue avec une vision réaliste du monde, où les nations prospèrent grâce à l’intelligence, la technologie et les alliances éclairées.



Si la bénédiction d’Isaac évoque une promesse de fécondité et de prospérité, elle prend ici un sens bien concret : celui d’un pays riche en ressources naturelles mais longtemps appauvri par la démagogie, qui retrouve aujourd’hui la voie de la responsabilité, de l’innovation et du dialogue. 


Le Chili du renouveau entend bien faire mentir son passé récent et redevenir, avec Israël à ses côtés, un modèle de stabilité et d’audace pour tout le continent.








Les députés LFI et leurs proximité avec les terroristes. JBCH N° 2512 - 727

L'Entrisme Islamiste à l'Hémicycle : Quand les Députés LFI Fréquentent les Ombres du Terrorisme

Dans les couloirs feutrés de l'Assemblée nationale et du Parlement européen, où la démocratie se forge en débats enflammés et en compromis subtils, un scandale aux relents sulfureux vient d'éclater.


Thomas Porte avec un dirigeant du Hamas avant le 7 octobre ...

Un rapport parlementaire, fruit d'une commission d'enquête pilotée par Laurent Wauquiez et publié ce mercredi 17 décembre, pose noir sur blanc une vérité dérangeante : une proximité idéologique "parfois très forte" entre plusieurs élus de La France insoumise (LFI) et des mouvances islamistes, dont les ramifications flirtent dangereusement avec l'apologie du terrorisme.


Consulté en exclusivité par Le Point, ce document de plus de 200 pages, nourri de 40 auditions auprès de services de renseignement, de ministres et d'experts, n'hésite pas à nommer les responsables. Sous couvert de combats légitimes – contre l'islamophobie, les discriminations ou pour la cause palestinienne –, ces parlementaires auraient ouvert grand les portes à un "entrisme idéologique" orchestré par les Frères musulmans et leurs satellites. Une perversité politique qui, au-delà des mots, fragilise les fondations de la République.



Imaginez la scène : un député, élu pour défendre les opprimés, serrant la main d'un prédicateur qui prône l'"Intifada" en France, ou invitant au cœur du Parlement européen des collectifs notoirement liés à des réseaux fréristes.



Ce n'est pas un scénario de thriller géopolitique, mais la réalité documentée par les enquêteurs. Le rapport, dirigé par le rapporteur Matthieu Bloch (UDR), s'appuie sur des témoignages accablants de la DGSI et de la DGSE, qui alertent sur une menace terroriste "évolutive" : des jeunes radicalisés, inspirés par l'État islamique via une propagande en ligne vicieuse, prêts à frapper au couteau des cibles symboliques – synagogues, écoles juives, représentants de l'État français.


Et qui, selon les services, voient dans le conflit israélo-palestinien un levier pour importer le chaos en Europe. LFI, en instrumentalisation ces causes, deviendrait ainsi un vecteur involontaire – ou conscient ? – de cette déstabilisation.


Au cœur de cette tempête, trois figures LFI sortent du lot, épinglées pour leurs liens concrets avec des entités islamistes.


D'abord, Thomas Portes, député de la 7e circonscription de Paris, dont les prises de position publiques flirtent avec l'ambiguïté. Auditionné dans le cadre de la commission, il est accusé d'avoir relayé des narratifs minimisant la menace islamiste, en amalgamant systématiquement critiques de l'islam politique et islamophobie. Plus grave, ses interventions à l'Assemblée nationale auraient servi de tribune à des collectifs pro-palestiniens soupçonnés de relayer la propagande du Hamas, groupe terroriste classé comme tel par l'Union européenne. Le rapport cite des exemples précis : des tribunes signées par Portes dans des médias alternatifs, où il défend des figures comme Omar Alsoumi, porte-parole d'Urgence Palestine, condamné en 2026 pour apologie d'un "déluge d'Al Aqsa" – une référence directe à l'attaque du 7 octobre 2023 qui a fait 1 200 morts en Israël.




Vient ensuite Ersilia Soudais, élue dans le Pas-de-Calais, dont la radicalité est décrite comme un "cas d'école" d'entrisme. Journaliste reconvertie en parlementaire, Soudais est pointée du doigt pour ses relais effrénés de contenus issus de sites fréristes, tels que ceux de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF, rebaptisée Musulmans de France), identifiée par les renseignements comme un pilier des Frères musulmans en Europe. Le document parlementaire évoque des auditions où des policiers territoriaux témoignent de ses interventions locales pour "défendre" des mosquées soupçonnées de prêches radicaux, sous prétexte de lutte contre les discriminations. Une complaisance qui, selon un expert auditionné, "laisse la porte ouverte à des financements occultes et à une radicalisation rampante".


Mais c'est sans doute Rima Hassan, eurodéputée LFI élue en 2024, qui incarne le summum de cette perversité transnationale. Au Parlement européen de Strasbourg, elle a ouvertement accueilli en 2024-2025 des représentants du collectif Lallab – une structure féministe musulmane aux accents fréristes – et de Femyso, émanation européenne des Frères musulmans. Le rapport, s'appuyant sur des notes de la DGSE, documente longuement sa "radicalité assumée" : des discours où elle qualifie Israël d'"entité sioniste terroriste", relayant des appels à la "résistance armée" palestinienne sans nuance. Pire, des liens avec des collectifs impliqués dans des manifestations post-7 octobre, où des slogans comme "Mort aux Juifs" ont été scandés. Hassan, qui n'a pas répondu aux convocations de la commission, est accusée d'avoir transformé le Parlement européen en "cheval de Troie" pour l'islam politique, fragilisant l'unité européenne face à la menace jihadiste.





L'apothéose de ce rapport ? L'audition, le 6 décembre dernier, de Jean-Luc Mélenchon lui-même, fondateur de LFI et figure tutélaire de l'extrême gauche. Confronté par les députées Prisca Thévenot (Renaissance) et Liliana Tanguy (UDR) à des faits précis liens entre Insoumis et des figures fréristes proches de l'Iran ou du Hezbollah, le leader insoumis s'est emmêlé les pinceaux. "Incapable de répondre sur des faits précis", note le rapport, qui qualifie l'échange d'"embarrassant". Pendant ce temps, son collègue Aurélien Saintoul tentait de réhabiliter l'UOIF, pourtant fichée par les renseignements comme un hub de l'islamisme. Mélenchon a même défendu le Collectif contre l'islamophobie en Europe (CCIE), recréé en Belgique après la dissolution du CCIF, et invité par le député LFI Raphaël Arnault à l'Assemblée. Un geste qui, selon les enquêteurs, illustre une "tendance à amalgamer musulmans et islamistes", transformant la défense des premiers en complaisance envers les seconds.


Cette audition n'est pas un incident isolé. Elle révèle une culture interne à LFI où la critique de l'islamisme est taxée d'"islamophobie d'État", paralysant toute vigilance. Le témoignage de Cédric Brun, ex-Insoumis et conseiller régional, apporte des preuves circonstanciées : des réunions locales où des imams radicaux étaient courtisés pour gonfler les électorats musulmans, au mépris des risques sécuritaires.


La perversité de ces liens réside dans leur habile camouflage. Le rapport identifie la cause palestinienne comme un "cheval de Troie" par excellence. Des figures comme Elias d'Imzalène, prédicateur frériste appelant à une "Intifada" en France – un euphémisme pour soulèvement armé –, ou Omar Alsoumi, dont les appels au "déluge" font écho aux massacres du 7 octobre, ont été relayés ou invités par des élus LFI. Ces soutiens indirects, argue la DGSI, exacerbent la propagande jihadiste : des attentats déjoués, comme celui près de Los Angeles pour le Nouvel An par un collectif "pro-palestinien", ou l'attaque de Sydney contre une célébration juive, trouvent un écho dans ces discours ambigus. "Sans appeler directement au meurtre, ces positions ont des conséquences graves sur la cohésion nationale", alerte la DGSE.


Au niveau local, l'infiltration est encore plus insidieuse. Des municipalités tombent sous l'emprise d'associations islamistes se posant en "représentants légitimes" des musulmans, profitant du vide laissé par l'absence d'interlocuteurs modérés. Les maires, souvent bien intentionnés mais mal informés, se retrouvent piégés entre accusations d'islamophobie et pressions électorales. Le ministre de l'Intérieur, auditionné, prévoit un "entrisme massif" dans les listes municipales de 2026, avec des consignes votives délivrées dans les mosquées.


Les réactions ne se sont pas fait attendre. Caroline Yadan, députée Renaissance et membre de la commission, tonne : "On ne peut pas lutter contre un ennemi invisible sans faits. Ce rapport montre que, à l'extrême gauche, on promeut l'islamisme et ses porte-paroles." Jonas Haddad, porte-parole des Républicains, y voit un "contrôle sanitaire dans un restaurant insalubre", accusant LFI d'avoir saboté l'enquête. Du côté insoumis, silence radio – ou déni, comme à l'accoutumée.


Ce rapport n'est pas qu'un réquisitoire ; c'est un appel à la vigilance. La perversité des députés LFI ne réside pas dans un terrorisme assumé, mais dans une complaisance qui, sous des oripeaux humanistes, légitime des réseaux flirtant avec la violence.


À l'Assemblée nationale comme au Parlement européen, ces liens ne sont plus des rumeurs : ils sont documentés, accablants. La République peut-elle se permettre de tels alliés ? L'Histoire, hélas, nous le dira bientôt.





(Sources : Rapport de la commission d'enquête sur l'islamisme, consulté par Le Point ; auditions du 6 décembre 2025.)

Nouvelle alliance militaire Grece Chypre Israël. JBCH N°. 2512 - 726

🇮🇱🇬🇷🇨🇾 Méditerranée orientale : On assiste naissance d’une alliance stratégique crédible Une nouvelle alliance militaire est en train de se structurer en Méditerranée orientale entre Israël, la Grèce et Chypre




Contrairement à des initiatives passées, souvent idéologiques ou diplomatiquement creuses, cette coopération repose sur des intérêts stratégiques réels, une lecture lucide des menaces et des capacités militaires concrètes


Rien à voir, donc, avec l’« Union pour la Méditerranée » voulue par Nicolas Sarkozy, alliance mal définie, diluée entre pays arabes aux agendas divergents et une Espagne sans rôle sécuritaire structurant. Ici, il ne s’agit ni de symboles ni de communication, mais de sécurité dure.




Selon des sources grecques et chypriotes, les discussions sont avancées pour la création d’une force d’intervention rapide conjointe, de niveau brigade, capable d’agir immédiatement face aux crises émergentes. 




Le format envisagé est clair : 1 000 soldats israéliens, 1 000 grecs et 500 chypriotes, formant une unité mobile, sans base permanente, pouvant être déployés par voie aérienne, maritime ou terrestre. Cette architecture flexible correspond aux nouvelles réalités stratégiques de la région, où la vitesse de réaction prime sur les dispositifs lourds et statiques.


Une réponse directe aux déséquilibres régionaux 
Officiellement, cette alliance ne viserait aucun pays en particulier. Officieusement, nul n’est dupe. Le seul acteur perçu comme une menace commune par les trois pays est la Turquie d’Erdogan, dont la politique néo-ottomane déstabilise l’ensemble de la Méditerranée orientale. 







L’occupation militaire du nord de Chypre depuis 1974, toujours illégale au regard du droit international, reste une plaie ouverte. À cela s’ajoutent les incursions répétées dans les zones économiques exclusives grecques et chypriotes, ainsi que les provocations navales et aériennes constantes.


La Turquie joue également un rôle ambigu, voire hostile, en Syrie, où elle a facilité — directement ou indirectement — la circulation de groupes islamistes, y compris proches de l’idéologie de l’État islamique. 



Le Liban, de son côté, demeure incapable de se détacher de l’emprise du Hezbollah, proxy iranien lourdement armé et directement hostile à Israël. Quant à l’Égypte, si elle reste officiellement partenaire, sa laxisme sécuritaire chronique en Méditerranée orientale et dans le Sinaï inquiète ses voisins, sans offrir de garanties solides à long terme.


Une alliance fondée sur des capacités réelles


Ce qui distingue fondamentalement cette nouvelle alliance, c’est la crédibilité militaire de ses membres. Israël apporte une expertise opérationnelle unique, forgée par des décennies de conflits asymétriques et conventionnels, ainsi qu’une supériorité technologique reconnue. La Grèce dispose d’une marine et d’une aviation expérimentées, habituées à faire face à la pression turque. Chypre, bien que plus modeste, offre une profondeur géographique stratégique et une parfaite connaissance du terrain régional.




Le soutien aérien prévu est significatif : une escadrille dédiée de l’armée de l’air israélienne et une escadrille grecque, capables d’assurer couverture, dissuasion et frappes de précision. 



Sur le plan naval, l’alliance s’appuierait sur des navires de guerre et sous-marins grecs, ainsi que sur les corvettes israéliennes Sa’ar 6, spécialement conçues pour la protection des infrastructures énergétiques offshore. Cela n’est pas anodin dans une région où les gisements gaziers sont devenus des enjeux géopolitiques majeurs.



Le facteur israélien et la nouvelle donne stratégique

Un autre développement confirme l’entrée dans une nouvelle phase stratégique : le déploiement par la Grèce de missiles israéliens Spike sur plusieurs îles de la mer Égée, à proximité immédiate des côtes turques. Avec une portée d’environ 30 kilomètres, ces systèmes offrent une capacité de dissuasion précise et redoutable. Leur présence envoie un message clair : la Grèce n’est plus seule, et Israël n’est plus un acteur périphérique en Méditerranée, mais un pilier central de son équilibre sécuritaire. On rappellera que certaines iles grecques se trouvent à moins de 2 Km des côtes turques.


Cette alliance marque aussi l’échec définitif des illusions européennes selon lesquelles la Méditerranée pourrait être stabilisée par le dialogue incantatoire, les sommets symboliques et les compromis asymétriques. 


Là où l’initiative de Sarkozy s’est dissoute dans l’incohérence et la complaisance, l’axe Israël–Grèce–Chypre repose sur une convergence stratégique lucide, assumée et durable.


Une Méditerranée qui se recompose : La Méditerranée orientale n’est plus un espace de transition, mais un théâtre stratégique majeur. Cette alliance émergente ne cherche pas l’escalade, mais la dissuasion. Elle ne repose pas sur des promesses vagues, mais sur des moyens concrets. Elle ne nie pas les menaces : elle les anticipe.