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samedi 20 décembre 2025

Haïfa, au centre du Commerce Mondial. JBCH N° 2512 - 736

Le point de friction stratégique mondial est le port de Haïfa, c'st déjà un véritable nœud euro-méditerranéen.


La montée en puissance de la Chine ne se limite ni à l’économie ni au militaire classique. Elle s’inscrit dans une compétition informationnelle totale, conçue comme un continuum reliant le discours, les infrastructures, les flux logistiques, les données numériques et les routes commerciales. 


De son côté, le projet indien, moins agressif mais plus pertinent prend forme avec l'achat de 70% du port par les indiens




Pékin ne cherche pas seulement à vendre, produire ou transporter : elle cherche à structurer la réalité, à imposer des dépendances cognitives et matérielles, et à redessiner les axes du monde, y compris ceux menant vers l’Europe. Dans cette logique, le port de Haïfa en Israël est devenu un symbole et un champ de bataille discret mais décisif.


La Chine a développé une vision élargie de la guerre informationnelle (信息战), qui ne se limite pas à la désinformation médiatique. Elle englobe : les normes techniques (5G, ports intelligents, logistique algorithmique), les flux de données, les récits géopolitiques (déclin de l’Occident, multipolarité « harmonieuse »), les infrastructures physiques porteuses d’information (ports, câbles, hubs ferroviaires).


Côté chinois Haïfa



Chaque infrastructure est conçue comme un vecteur d’influence. Un port n’est pas seulement un lieu de transit de marchandises : c’est un capteur de données, un point d’observation stratégique, un levier sur les chaînes de valeur et un outil de pression politique à long terme.


Les Nouvelles routes de la soie (BRI) ne sont pas une simple initiative économique. Elles sont un récit structurant, proposant une alternative au modèle occidental : rapidité contre normes, efficacité contre transparence, pragmatisme contre valeurs.




Vers l’Europe, la Chine a multiplié les axes : routes ferroviaires Chine–Asie centrale–Europe, corridors maritimes Méditerranée–Adriatique, ports stratégiques (Le Pirée, Trieste, Gênes, puis Haïfa).


Ces routes ne servent pas seulement à livrer des conteneurs, mais à rediriger l’imaginaire économique européen : l’Asie comme centre, l’Europe comme terminal.




Le port de Haïfa illustre parfaitement cette logique. En confiant l’exploitation d’un terminal à une entreprise chinoise, Israël a initialement répondu à des impératifs économiques et d’efficacité. Mais très vite, la dimension informationnelle et stratégique est apparue : Haïfa est un port à double usage, civil et militaire. Il accueille régulièrement la Sixième flotte américaine. Il se situe à l’intersection de l’Europe, du Moyen-Orient et de l’Inde.





Pour Washington, la présence chinoise à Haïfa n’était pas neutre : elle impliquait un risque de collecte de données, de surveillance indirecte, voire de conditionnement stratégique à long terme. Le port devenait un nœud informationnel, pas seulement logistique.




Le retrait progressif chinois et l’entrée d’acteurs indiens (notamment le groupe Adani) ne sont pas anecdotiques : ils marquent une contre-offensive occidentale et indo-israélienne contre l’expansion informationnelle chinoise.


Adani


La compétition sino-indienne, évoquée dans l’article du Financial Times que vous montrez, s’étend précisément à ces espaces : maîtrise maritime, contrôle des ports, influence narrative en Europe et au Moyen-Orient.




L’Inde propose une alternative aux routes chinoises (corridor Inde–Moyen-Orient–Europe), soutenue par les États-Unis, Israël et plusieurs pays européens. Là encore, il ne s’agit pas seulement de transport, mais de choix civilisationnels : qui écrit les règles, qui contrôle les données, qui sécurise les flux.


Israël, État hyper-technologique et hyper-connecté, a compris que la souveraineté ne se joue plus seulement sur le territoire, mais sur les interfaces : ports, câbles, satellites, algorithmes.


Les terminaux et les quais sont protégés par un système d'extinction d'incendie contrôlé par ordinateur. Dans le port de Haïfa, il est possible de charger ou de décharger des pétroliers les types avec les carburant suivants: carburant pour avions, essence, diesel, pétrole, carburant diesel marin, fuel léger et lourd.La compétition informationnelle chinoise est redoutable parce qu’elle avance masquée. Elle promet le développement, mais installe la dépendance ; elle parle de coopération, mais construit des asymétries ; elle investit les routes, mais aussi les récits.



Le cas de Haïfa montre toutefois que cette stratégie rencontre désormais des lignes rouges. L’Occident, l’Inde et certains alliés régionaux ont commencé à comprendre que laisser Pékin contrôler les carrefours physiques, c’est lui céder les carrefours mentaux.



La bataille autour des routes vers l’Europe, et jusqu’au port de Haïfa, révèle une vérité centrale du XXIᵉ siècle : l’information est devenue la matière première du pouvoir. Ports, routes, câbles et récits forment un même système. 


La Chine l’a compris très tôt. Les réactions actuelles montrent que ses concurrents commencent, enfin, à parler le même langage.






Bezos - Elon Musk : La Conquête de l'espace JBCH N° 2512 - 735

Trump vient donner le coup de départ pour la conquête de l'espace ... Voyant les Chinois et les indiens se rapprocher , il a décidé ce jour de lancer officiellement cette conquête ... 


Marcher sur la Lune dans un premier temps (2028), y construire une station spaciale (2029) et partir vers Mars (2030) ... on verra si les délais seront tenus, la NASA est prête.


Quant aux deux concurrents Bezos et Musk ils se livrent une lutte impitoyable pour remporter les marchés lancés par la NASA.

 

Blue Origin vise à devancer SpaceX sur la Lune ... Les lancements réussis aident l’entreprise de Jeff Bezos à préparer des missions vers la surface lunaire.

 


L’entreprise spatiale de Jeff Bezos, Blue Origin, gagne enfin en élan dans l’espace, avec des plans pour des missions plus ambitieuses vers la Lune afin de rattraper son retard sur son rival SpaceX.

 

Blue Origin prépare son équipe à tenter une mission de recherche vers la surface lunaire, appelée Artemis, qui transporterait des astronautes pour un court séjour lunaire, ont indiqué des personnes proches du dossier. La mission est prévue dans quelques années.

 

L’entreprise prévoit de lancer un petit véhicule de transport vers la Lune l’année prochaine, a indiqué Dave Limp, président de la campagne lunaire de l’entreprise, lors d’un événement de l’industrie en mai. « Nous passons maintenant à une organisation de production », a-t-il ajouté.



 

Depuis qu’il a pris les rênes en tant que PDG en septembre, Dave Limp a tenté de réinitialiser les attentes quant à la rapidité de l’entreprise, après que le premier lancement de New Glenn a été reporté. Il a repoussé le lancement à plus tard que prévu initialement, selon des personnes informées des discussions.

 


 

En conséquence, l’entreprise s’est allégée, en se séparant d’environ 150 employés plus tôt cette année, selon Dave Limp. L’entreprise a également secoué sa direction, avec John Couluris servant désormais en tant que vice-président senior aux opérations.

 

Blue Origin a signé des contrats avec la NASA en 2023 pour effectuer des tâches de développement de surface lunaire, avant que Richard Branson ne conduise des missions spatiales touristiques. Washington veut que les États-Unis atterrissent sur la Lune avant la Chine, et le président Trump a discuté avec Bezos d’une visite là-bas pendant son mandat, selon des personnes informées. Des leaders plus seniors poussent également pour une union entre Musk et Bezos. The Wall Street Journal a rapporté que NASA oriente sa maturité, et nous avons des pièces pour l’ordre.

 

Les récents succès de l’entreprise l’ont aidée à opérer des missions interstellaires au centre. Blue Origin a prospéré ces dernières années en assumant des tâches émergentes pour lancer des charges utiles plus lourdes, comme la capture du booster New Glenn.

 

Une version plus grande et plus puissante de New Glenn est en cours de développement, a annoncé l’entreprise le mois dernier. L’entreprise a également remporté un contrat de la National Aeronautics and Space Administration pour lancer des missions vers la Lune.



 

Blue Origin prépare des missions orbitales supplémentaires, y compris un vol cargo précoce en 2026 vers la Lune, suivant la capture du booster New Glenn. Selon des personnes informées, l’équipe de planification de Blue Origin tente d’accélérer les changements pour une mission lunaire simplifiée.

 

Blue Moon, le véhicule de transport plus petit appelé Blue Moon, serait modifié pour ne pas avoir besoin de maîtriser les transferts de carburant spatial en orbite. Dans une potentielle mission, une technologie difficile à maîtriser.


Blue Moon

 

Blue Origin travaille également sur du carburant pour un astronaute NASA, a indiqué Ars Technica plus tôt cette année. Ars Technica a rapporté plus tôt sur les idées de Blue Origin pour une mission lunaire simplifiée.

 

Ars Technica


L’entreprise a récemment esquissé à l’administrateur intérimaire de la NASA, Sean Duffy, Blue Origin, comment elle pourrait atterrir des astronautes sur la Lune dans un délai plus court. La NASA évaluera les propositions pour un atterrir d’astronaute plus simple, ainsi que les offres qu’elle pourrait recevoir d’autres entreprises.

 

« Blue Origin avait cette réputation de bouger plus lentement », a déclaré un initié. « Ce n’est pas des variations dramatiques, c’est quelque chose de nouveau », a-t-il dit lors d’une interview précédente. D’autres leaders seniors poussent pour que l’entreprise prospère en restant en avance sur ses rivaux.



 

L’entreprise voit les ressources sur la Lune comme une opportunité pour développer une version du lander cargo qu’elle lancera au début de l’année prochaine pour livrer un plus grand lander lunaire.




 

Le plan impliquerait de développer des matériaux poussiéreux en espace et sur la Lune, ainsi que des fils de transmission et d’autres équipements pour transporter des astronautes pour une agence, a indiqué une porte-parole de l’agence.

 

La méthode reste la plus testée pour accomplir la tâche. Pour un atterrissage humain simple, il s’agit d’appuyer ou de s’appuyer sur la NASA pour une mission simplifiée.

Difficile de trouver des pays pour désarmer le Hamas ... JBCH N° 2512 - 734

Gaza : la peur du désarmement du Hamas et l’hypocrisie stratégique de la communauté internationale


La question centrale de l’après-guerre à Gaza n’est plus seulement humanitaire ou politique : elle est devenue sécuritaire, idéologique et existentielle. Derrière les déclarations diplomatiques et les sommets internationaux, une réalité s’impose avec brutalité : aucune force internationale ne souhaite réellement assumer le désarmement du Hamas


La raison en est simple, rarement avouée mais largement partagée : la peur.



La peur des États musulmans face à l’islamisme armé : La majorité des pays sollicités pour participer à une Force internationale de stabilisation (ISF) sont des pays musulmans ou à forte population musulmane. Égypte, Qatar, Émirats arabes unis, Indonésie, Azerbaïdjan, et potentiellement d’autres encore, savent tous qu’un engagement direct contre le Hamas créerait un précédent explosif. Désarmer le Hamas à Gaza reviendrait, pour eux, à légitimer une lutte frontale contre des mouvements islamistes qu’ils redoutent déjà sur leur propre sol.


Le Hamas n’est pas seulement une organisation terroriste palestinienne : il est un symbole transnational de l’islamisme armé, idéologiquement proche des Frères musulmans. Le combattre ouvertement, ce serait s’exposer à des déstabilisations internes, à des attentats, à des soulèvements politiques et religieux. C’est précisément pour cette raison que, malgré les discours, personne ne veut être celui qui appuiera sur la gâchette du désarmement.



Le Conseil de paix de Trump : vitrine diplomatique ou levier réel ? Dans ce contexte, l’initiative du président Donald Trump de créer un « Conseil de paix » apparaît comme une tentative de contourner les blocages traditionnels. Selon plusieurs responsables cités par le Times of Israel, six pays:  l’Égypte, le Qatar, les Émirats arabes unis, le Royaume-Uni, l’Italie et l’Allemagne ont accepté de rejoindre cette instance censée superviser la gestion de Gaza après la guerre.




Mais il faut être clair : siéger à un Conseil de paix ne signifie ni engagement militaire, ni prise de risque sécuritaire. Il s’agit avant tout d’un soutien politique, symbolique, destiné à donner une légitimité internationale au plan américain. Les États-Unis espèrent que cette architecture diplomatique encouragera ultérieurement des contributions financières ou logistiques. Toutefois, comme l’admettent eux-mêmes des responsables américains et arabes, aucun engagement ferme n’a été pris concernant l’envoi de troupes pour la Force internationale de stabilisation.




Le tabou du désarmement du Hamas : Le cœur du problème reste le mandat de l’ISF. Officiellement, une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU prévoit que cette force « garantira la démilitarisation de Gaza ». Dans la réalité, Washington précise en coulisses qu’il n’est pas question que l’ISF affronte militairement le Hamas. Le désarmement devrait être « progressif », volontaire, négocié.


Cette position est perçue par Israël comme une illusion dangereuse. Jérusalem rejette catégoriquement l’idée d’un désarmement graduel fondé sur la bonne volonté d’une organisation terroriste qui affirme publiquement vouloir conserver ses armes. C’est là que se cristallise la fracture : aucun pays ne veut combattre le Hamas, mais tout le monde exige qu’Israël cesse de le faire.



Les hésitations de Riyad et d’Ankara illustrent cette impasse. L’Arabie saoudite attend de « voir clair » à Gaza avant de s’engager, tandis qu’Israël s’oppose fermement à toute implication turque, en raison du soutien idéologique et politique d’Erdogan au Hamas.


Parallèlement, Donald Trump explore d’autres pistes : l’Éthiopie, l’Indonésie, et même les Philippines. Ces pays, éloignés géographiquement du conflit, pourraient offrir un soutien politique ou logistique sans être directement exposés aux répercussions islamistes internes. Mais là encore, aucun n’est prêt à envoyer des soldats mourir pour désarmer le Hamas.




Les discussions organisées à Doha par le Commandement central américain ont mis en lumière cinq formes possibles de participation : troupes, police, logistique, formation ou financement. Beaucoup choisissent les options les moins risquées. L’Italie, par exemple, se dit prête à envoyer des carabiniers, mais uniquement après clarification du mandat. L’Indonésie et l’Azerbaïdjan adoptent la même prudence. Israël n a pas été invitée à cette réunion.


En réalité, plus le mandat est clarifié, plus il devient évident que la Force internationale de stabilisation n’aura ni la volonté ni les moyens de désarmer le Hamas. Elle pourrait sécuriser des zones, gérer des checkpoints, former une police palestinienne — mais pas affronter une organisation terroriste enracinée, armée et soutenue par l’Iran.


La vérité que beaucoup refusent d’énoncer est la suivante : le monde veut une Gaza sans Hamas, mais sans jamais avoir à combattre le Hamas. Cette contradiction structurelle explique l’enlisement diplomatique actuel. Israël, isolé mais lucide, refuse de déléguer sa sécurité à des acteurs qui redoutent davantage leurs opinions publiques que le terrorisme islamiste.


Le Conseil de paix de Trump, aussi ambitieux soit-il, risque de n’être qu’un écran diplomatique tant que cette peur fondamentale ne sera pas levée. Sans volonté claire de désarmement, sans force crédible prête à l’imposer, la reconstruction de Gaza restera un mirage bâti sur une trêve fragile et des illusions politiques.


Et pendant que les chancelleries tergiversent, le Hamas, lui, s'arme, observe, s’adapte… et attend.



Eva Illouz démonte le mécanisme de l'antisémitisme. JBCH. N° 2512 - 733

Résumé et Précisions sur l’Article d’Eva Illouz : L’Antisémitisme Global

Eva Illouz, sociologue franco-israélienne et directrice d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris, analyse dans cet article l’évolution de l’antisémitisme, de ses formes historiques à sa manifestation contemporaine sous le couvert de l’antisionisme. 


Elle s’appuie sur l’exemple de Wilhelm Marr pour illustrer comment cette haine s’adapte aux contextes culturels et intellectuels, tout en se niant elle-même. Illouz argue que l’antisémitisme est devenu un phénomène global, rendant le monde entier inhospitalier pour les Juifs. 


Ce résumé, structuré en deux parties équivalentes à environ deux pages (en tenant compte d’une mise en page standard), précise les arguments clés, les exemples historiques et contemporains, et les implications théoriques. La première partie couvre les origines et l’évolution de l’antisémitisme ; la seconde explore sa forme globale actuelle et ses conséquences.




Origines et Évolution de l’Antisémitisme Moderne :



Eva Illouz commence par retracer les racines de l’antisémitisme moderne à travers la figure de Wilhelm Marr (1819-1904), journaliste allemand et militant considéré comme l’inspirateur de cette haine raciale. En 1879, Marr popularise le terme “Antisemitismus” pour désigner une opposition aux Juifs fondée sur la race, distincte de la “Judenhass” chrétienne traditionnelle, qui était religieuse. Cette distinction est cruciale : Marr transforme la judéophobie théologique en une théorie “quasi sociologique” adaptée à l’Allemagne du XIXe siècle, où la religion perdait de sa légitimité chez les intellectuels.


Précisions sur Marr : Il fonde la Ligue des antisémites, la première organisation politique explicitement antijuive, et publie Der Sieg des Judenthums über das Germanenthum (“La Victoire du judaïsme sur le germanisme”). 


Dans ce pamphlet, Marr accuse les Juifs de conquérir l’Allemagne par une supposée supériorité raciale et appelle à leur expulsion. Illouz note que, rétrospectivement, ce texte est glaçant à la lumière des événements nazis. Mais Marr illustre deux traits fondamentaux de l’antisémitisme contemporain : le renouvellement de son contenu et son déni. Il sécularise la haine en la focalisant non sur le déicide (accusation chrétienne), mais sur des stéréotypes laïcs : les Juifs comme commerçants vulgaires, porteurs d’une Bible primitive, étrangers à la civilisation allemande, haïssant et exploitant les non-Juifs. 


Ainsi, l’antisémitisme devient compatible avec les valeurs séculières, se présentant comme une critique de l’influence juive sur la société plutôt qu’une haine religieuse.

Illouz précise que Marr nie sa propre haine : il affirme n’avoir aucune animosité raciale ou religieuse envers les Juifs, tant qu’ils ne lui nuisent pas. Ce déni est emblématique d’une “culture de l’antisémitisme”, comparable à la “culture du viol” : elle dévalorise un groupe, rend les victimes coupables de leurs propres souffrances, et exonère les agresseurs via l’inversion accusatoire. Exemples contemporains : Après l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023, le Comité de solidarité avec la Palestine des étudiants de Harvard (cosigné par 30-34 organisations) tient Israël “entièrement responsable” de la violence, effaçant la responsabilité du Hamas. Des slogans comme “Fuck the Jews” à l’Opéra de Sydney, ou “By all means necessary”, “Globalize the Intifada” et “From the river to the sea” lors de manifestations mondiales, illustrent cette culture. Ces expressions transforment la haine raciale en haine politique, niable et donc plus acceptable.

Pourquoi l’antisionisme est-il une nouvelle forme d’antisémitisme ? Illouz avance quatre raisons précises :


1.  Remise en question obsessive du droit juif à un État : Aucun autre peuple n’est nié ainsi (ex. : le nationalisme ukrainien est contesté par la Russie, mais sans écho idéologique global). L’antisémitisme traditionnel privait les Juifs de citoyenneté ou les expulsait ; l’antisionisme cible Israël, seul État juif.

2.  Réutilisation des tropes antisémites : Au lieu du sang d’enfants pour le pain azyme, des rumeurs accusent Israël de prélever des organes palestiniens. La conspiration des Protocoles des Sages de Sion(faux de 1901 sur un complot juif mondial) se retrouve chez Andreas Malm, qui lie le sionisme à l’extraction pétrolière et au changement climatique, attribuant à Israël une “essence maléfique”.

3.  Programme de négation : Dénoncer l’antisémitisme est suspect d’instrumentalisation, rendant les attaques contre les Juifs plus légitimes. Slogans comme “Globalize the Intifada” appellent au meurtre indiscriminé, assimilant Israéliens et Juifs, et exportant le conflit mondialement (référence à la seconde Intifada : plus de 1 000 civils tués en 2000-2005).

4.  Globalisation : L’antisémitisme n’est plus local (ex. : affaire Dreyfus en France, pogroms de Kichinev en 1903 en Russie), mais coordonné via des mouvements comme le BDS (Boycott, Divestment, Sanctions), né en 2001 à Durban lors d’une conférence UNESCO où Israël fut accusé d’apartheid, racisme, génocide. Le BDS opère dans 120 pays, rendant difficile l’organisation de colloques avec des Israéliens ou Juifs sionistes.



L’Antisémitisme Global et ses Implications :


Illouz précise que l’antisémitisme global opère à plusieurs niveaux. D’abord, il est coordonné mondialement par des ONG et mouvements comme le BDS, héritier de Durban où Les Protocoles étaient vendus. Cela crée une portée planétaire, affectant la vie académique et culturelle.

Ensuite, les motivations des activistes occidentaux (étudiants, artistes, intellectuels) diffèrent de celles des Palestiniens : pas d’histoire personnelle de victimisation, mais une “nouvelle éthique globale” fondée sur l’“acteur impliqué” (concept de Michael Rothberg). Cette conscience politique priorise les injustices lointaines. Via l’intersectionnalité, la cause palestinienne synthétise toutes les luttes (féministes, trans, climatiques, LGBTQ+, antiracistes). Les Palestiniens réels deviennent des “figurants” dans un drame occidental, joué sur les campus d’élite.


Cette éthique repose sur le structuralisme, transposant des catégories analytiques au mépris de l’histoire : le sionisme est assimilé au colonialisme de peuplement (américain, australien), ignorant qu’Israël fut créé en 1947 comme refuge pour les survivants de la Shoah, des pogroms et des expulsions d’un million de Juifs des pays arabes. Le monde d’alors avait l’“intuition morale” que seul un foyer national pouvait protéger les Juifs d’une persécution millénaire dans les mondes chrétien et arabe. Cette intuition est perdue chez les “acteurs impliqués”, qui projettent sur Israël les crimes de leurs ancêtres et voient en lui le symbole de toutes les oppressions.


Conséquences : L’antisémitisme global conclut logiquement la haine ancestrale en rendant le monde entier inhospitalier pour les Juifs. Illouz cite Emmanuel Levinas, qui fuit la Russie antisémite pour la France en quête de refuge – un rêve brisé aujourd’hui. Des millions de Juifs ont migré pour les mêmes raisons, mais aucun “ailleurs clément” n’existe plus. Cela transforme la malédiction du “Juif errant” en réalité : pour la première fois, les Juifs sont sans rêve d’un monde accueillant.


Précisions finales : Illouz, auteure de Explosive Modernité. Malaise dans la vie intérieure, analyse cela post-attentat de Bondi Beach (Sydney), soulignant comment l’antisémitisme, de religieux à racial, est devenu politique. 


Propagé sous l’antisionisme, il vise ancestralement à priver les Juifs de foyer. Cet article, publié dans un contexte d’IDÉES , appelle à reconnaître cette mutation pour contrer sa négation. 


En résumé, Illouz démontre que l’antisémitisme n’est pas une opinion, mais une haine adaptable, globale et destructrice, exigeant une vigilance morale renouvelée.




vendredi 19 décembre 2025

L'IPC confirme : Il n' y a jamais eu de famine a Gaza. JBCH N° 2512 - 732

Quand nos représentants oseront ester en justice tous ces médias malfaisants, menteurs et fauteurs de troubles ... La Monde, Libération, L'Humanité, les TV, BFM, TF1, les chaînes de France Télévision, France 24 , France Info , EuroNews et des milliers d'autres canaux à travers le monde,  ... souvent subventionnés par le Qatar, Ils ont relayé avec une hargne particulière les mensonges des terroristes.


" Apartheid", "Génocide", "Massacres d'enfants", Famine ... des slogans préparés bien à l'avance, contredisant la Vérité, dont les terroristes avaient filmé les preuves... 



Mensonge !!! 


Le récent rapport actualisé de l’IPC (International Panel on Crisis, organisme opérant sous l’égide de l’ONU et mandaté pour évaluer les situations alimentaires et humanitaires critiques) confirme enfin ce que la réalité sur le terrain démontre depuis des mois : il n’existe aucune famine dans la bande de Gaza. Contrairement au rapport d’août dernier, qui parlait d’une « famine imminente », le document reconnaît désormais seulement un « manque de sécurité alimentaire » – une formulation prudente qui, tout en soulignant certaines difficultés locales, n’a rien à voir avec les accusations alarmistes propagées par certains médias et gouvernements internationaux.

Photo truquée

Le mandat officiel de l’IPC est de fournir une évaluation objective et scientifiquement rigoureuse des conditions alimentaires et humanitaires dans les zones en crise. Or, il apparaît que les titres médiatiques et certains rapports de gouvernements ont largement déformé ces conclusions, relayant sans vérification les slogans créés par des groupes terroristes : « Apartheid », « Génocide », « Enfants tués », « Chiffres jamais contrôlés », et « Famine ». Ces mots, repris à l’international, ont contribué à bâtir une narrative alarmiste qui ne correspond pas aux faits.

On a la photo de la mise en scène signée Pallywood


Le COGAT, organisme israélien chargé de la coordination des activités gouvernementales dans les territoires, a souligné que ces accusations ignoraient les volumes massifs de nourriture acheminés à Gaza pendant le cessez-le-feu. Le ministère israélien des Affaires étrangères rappelle que le rapport de l’IPC ne prend en compte que l’aide fournie par l’ONU – soit environ 20 % de l’aide totale – et exclut une part importante des livraisons alimentaires réelles. Cette partialité a donné corps aux slogans terroristes relayés par les médias et certains États.


Dans ce contexte, il est légitime de se demander : pourquoi les responsables de la communauté juive de France restent-ils silencieux face à la propagation de ces slogans mensongers ? La diffusion de termes tels que « Génocide » ou « Apartheid » constitue une atteinte grave à l’image d’Israël et, par extension, à celle des communautés juives. Ces mots sont utilisés pour manipuler l’opinion publique internationale, alors que les faits démontrent le contraire.


C 'est une maladie génétique 


Il est urgent d’adopter une démarche proactive et déterminée : Surveiller et dénoncer les titres et rapports mensongers. Engager des actions judiciaires contre les médias et institutions qui diffusent des informations non vérifiées, particulièrement lorsqu’elles reprennent les slogans des terroristes. Obtenir des rectifications officielles et créer un précédent juridique dissuadant la diffusion de rapports biaisés ou falsifiés.


Chaque jour de silence légitime la diffusion de ces mensonges et renforce la perception erronée que Gaza serait victime d’une famine ou d’un « génocide » orchestré. Le mandat de l’IPC était pourtant clair : fournir une évaluation rigoureuse et objective. Le rapport actualisé démontre que les accusations alarmistes étaient infondées et qu’une part importante de l’aide humanitaire n’a jamais été prise en compte.


La vérité doit être défendue. Les slogans tels que « Apartheid », « Génocide », « Enfants tués », « Chiffres jamais contrôlés », et « Famine » ne sont pas de simples mots : ils sont utilisés comme armes politiques par les terroristes et ceux qui les soutiennent indirectement. 


La communauté juive de France et ses représentants doivent désormais agir, non seulement pour Israël, mais pour la vérité et la justice dans l’espace médiatique et juridique international.


Le temps est venu de mettre fin à l’impunité de la désinformation. Tant que ces slogans circuleront sans contestation judiciaire, la perception internationale restera faussée et la vérité restera inaudible. Il est impératif d’agir, maintenant, avec fermeté et cohérence.