Rechercher dans ce blog

dimanche 16 août 2026

L'Obésité se soigne ... JBCH N° 2608 - 098

JBCH Réflexions

Journal indépendant · Idées, actualité, société


Enquête & SANTE 



D'après Mes analyses, mes lectures dans les journaux français et Internationaux_et les Medias, un complément se touve dans JBCH Clips 




Fast-food, Hollywood, transport aérien :

 comment la révolution Ozempic bouleverse l'économie


Les traitements contre l'obésité transforment déjà des pans entiers de l'économie mondiale




Un marché en pleine explosion

  • 6 Md$ en 2023 → jusqu'à 144 Md$ estimés d'ici 2030 (Morgan Stanley)
  • Marché mondial appelé à doubler entre 2026 et 2030 (Roland Berger)
  • 120 millions d'utilisateurs attendus au total
  • 1 Américain sur 8 déjà sous traitement (12,5 %), contre moins de 10 % au Royaume-Uni et 1,3 % en France


Fini les piqures ... en Cachets , et savoir que l'obésité a enfi été reconnue comme étant une maladie !

Hollywood, le transport aérien, l'industrie agroalimentaire, la grande distribution, l'habillement, les fast-foods, les salles de sport et les vins et spiritueux : une liste hétérogène dont les protagonistes ont pourtant un point commun.


Enfin en cachets  

 Tous ces secteurs vivent une petite révolution due aux nouveaux comportements de millions de consommateurs.

Des molécules nées contre le diabète

Depuis plus de cinq ans, le développement international des traitements contre l'obésité   nés des médicaments contre le diabète   bouscule la stratégie de nombreux secteurs. 

Ozempic et Wegovy, pour le laboratoire danois Novo Nordisk, Mounjaro et Zepbound pour son concurrent américain Eli Lilly, offrent un espoir thérapeutique à plus d'un milliard de personnes sur la planète. Mais ils bouleversent également, avec plus ou moins d'intensité, l'univers économique tout entier.






Une croissance de marché vertigineuse

Le marché mondial des médicaments contre l'obésité connaît une croissance fulgurante. Estimé à 6 milliards de dollars en 2023, 

Il pourrait bondir à plus de 100 milliards de dollars d'ici 2030   voire atteindre 144 milliards selon Morgan Stanley, soit entre 17 et 24 fois plus en sept ans. Pour le cabinet Roland Berger, ce marché va doubler entre 2026 et 2030, avec 120 millions d'utilisateurs au total.

La moitié de la population mondiale sera obèse ou en surpoids en 2035, selon le consensus des experts.
Les États-Unis en tête, la France très en retrait

C'est aux États-Unis, pays qui compte le plus d'obèses au monde, que le nombre de patients sous traitement explose.



Un Américain sur huit (12,5 %), d'après une enquête de l'institut Gallup en 2025. Une proportion qui tombe à moins de 10 % en Grande-Bretagne, nation la plus touchée par cette pandémie en Europe, et à seulement 1,3 % en France.



samedi 15 août 2026

Vance favori de Trump mais Rubio est en embuscade. JBCH 2608 - 097

JBCH Réflexions

Journal indépendant · Idées, actualité, société




D'après Mes analyses, mes lectures dans les journaux français et Internationaux_et les Medias, un complément se touve dans JBCH Clips 





Politique américaine

Vance, Rubio, Trump Jr. et Cruz dominent la course 2028



Succession trumpiste : quand la dynastie familiale éclipse le talent



Les quatre prétendants

  • JD Vance — vice-président, héritier désigné du mouvement MAGA
  • Marco Rubio — secrétaire d'État, profil modéré et expérimenté
  • Donald Trump Jr. — jamais élu, mais omniprésent dans l'entourage présidentiel
  • Ted Cruz — outsider tentant de se positionner face à Vance

La course à la Maison Blanche de 2028 s'annonce déjà comme un bras de fer entre l'instinct dynastique de Donald Trump et les réalités politiques d'un parti républicain orphelin de son chef charismatique. 

Car si le président sortant a théoriquement laissé la voie libre en évoquant avec une fausse modestie l'impossibilité constitutionnelle d'un troisième mandat, c'est bien par la pression de son propre fils qu'il semble avoir désigné son dauphin.



Vance, l'héritier plutôt que le fils

Donald Trump Jr., jamais élu mais omniprésent dans l'entourage présidentiel, a laissé entendre dès l'automne que « l'appel » de la présidence le titillait. 

Cette ambition affichée a paradoxalement servi de révélateur : plutôt que de laisser son fils hériter directement du trône MAGA, Trump père a opté pour JD Vance, le vice-président actuel, comme héritier naturel du mouvement. Vance cumule les missions sensibles négociations avortées avec l'Iran, lutte contre la fraude sociale   et affiche une fidélité sans faille au nationalisme trumpiste. 

Pourtant, cette proximité risque de se retourner contre lui si les élections de mi-mandat, en novembre prochain, sanctionnent l'administration par une vague démocrate.

Rubio, l'anti-Vance par excellence

Dans ce tableau, Marco Rubio apparaît comme l'anti-Vance par excellence. Secrétaire d'État et conseiller à la sécurité nationale, il gère des dossiers d'envergure planétaire tout en cultivant une image de conservateur traditionnel, moins embrigadé dans le dogme MAGA que son rival. 

Les stratèges républicains le considèrent comme le candidat naturel d'une éventuelle débâcle électorale, celui qui saurait redonner au parti une allure présidentielle sans renoncer à l'essentiel de l'agenda conservateur.

Le parti républicain, sous influence familiale et populiste, semble condamné à choisir le clone avant le talent.

La leçon des primaires récentes

Mais l'histoire des primaires républicaines récentes montre que la mesure et l'intelligence politique ne suffisent pas. Le parti a choisi Trump en 2016 contre toute attente, puis a sacrifié sur l'autel du populisme des candidats plus compétents mais moins spectaculaires. Rubio, justement, en a fait les frais. Dans cette configuration, la candidature de Vance, portée par la bénédiction implicite de Trump et le vent de la radicalisation continue du parti, semble suivre la même trajectoire. 

Le « gentil », celui qui parle diplomatie et workload, celui qui évite les provocations outrancières, peine à emporter la faveur d'une base avide de combat idéologique.



Cruz et les autres, en retrait

Ted Cruz tente de se faufiler dans une brèche en se positionnant comme l'alternative crédible à Vance, mais son offensive reste timide. 

Les autres prétendants  gouverneurs en retrait, secrétaire à la Défense controversé, ou même Tucker Carlson converti à l'anti-trumpisme  peinent à constituer un bloc cohérent. Au final, la bataille de 2028 ressemble à une répétition de la même histoire.


Le rachat des Lakers 12 Milliards US $. JBCH N° 2608 - 096

JBCH Réflexions

Journal indépendant · Idées, actualité, société



D'après Mes analyses, mes lectures dans les journaux français et Internationaux_et les Medias, un complément se touve dans JBCH Clips 




Sport & Affaires

Kushner et Iger s'offrent les Lakers pour 12,5 milliards de dollars, un record historique



La plus grande vente de franchise sportive de l'histoire, un an à peine après le rachat par Mark Walter





Le monde du sport américain vient de basculer. Joshua Kushner, le milliardaire venture capitaliste, et Bob Iger, l'ancien patron emblématique de Disney, ont conclu l'acquisition des Los Angeles Lakers pour la somme faramineuse de 12,5 milliards de dollars, établissant un nouveau record absolu pour la vente d'une franchise sportive. L'annonce, relayée par ESPN, a fait l'effet d'une détonation dans l'univers de la NBA, à peine plus d'un an après que Mark Walter, le PDG de Guggenheim Partners, eut lui-même racheté la participation majoritaire du club pour 10 milliards de dollars.



Une revente éclair sous pression

Cette revente s'explique par la situation délicate de Walter, qui n'est pas juif : sous le coup d'une enquête du ministère américain de la Justice, il chercherait à dégager des liquidités urgentes pour désendetter ses positions. L'homme d'affaires, qui contrôle également les Dodgers, les Sparks de la WNBA, le club de Chelsea, une équipe de hockey féminin et l'écurie Cadillac en Formule 1, semble contraint de se séparer d'un joyau qu'il peine à consolider.

Qui est Joshua Kushner ?

Joshua Kushner, 41 ans, n'est pas un inconnu des arènes sportives. Petit-fils de rescapés de la Shoah et élevé dans une famille orthodoxe de Livingston, dans le New Jersey, il détient déjà une participation minoritaire dans le Miami Heat, qu'il devra céder pour finaliser l'opération, après avoir auparavant investi dans les Memphis Grizzlies. Venture capitaliste de renom, il est surtout connu du grand public comme le frère cadet de Jared Kushner, gendre et ancien conseiller de Donald Trump, figure centrale de la politique américaine envers Israël.

« Devenir les gardiens des Los Angeles Lakers, l'une des franchises les plus emblématiques au monde. »

Dans un communiqué commun, les deux hommes d'affaires ont exprimé leur ferveur, saluant « le leadership et la vision » des anciens propriétaires Jerry et Jeanie Buss, et affirmant leur engagement « à bâtir sur cette fondation, à rivaliser au plus haut niveau et à servir cette équipe extraordinaire, ses supporters et la ville de Los Angeles ».




Une séquence marquante dans la NBA

Cette transaction s'inscrit dans une séquence remarquable de mouvements de propriété dans la NBA, marquée par la forte présence d'hommes d'affaires juifs : Mat Ishbia a racheté les Phoenix Suns, Gabe Plotkin et Rick Schnall ont pris le contrôle des Charlotte Hornets aux dépens de Michael Jordan, et Mark Cuban a cédé les Dallas Mavericks à Miriam Adelson.

La transaction en bref

  • 12,5 Md$ — record absolu pour une franchise sportive
  • Rachetée 10 Md$ par Mark Walter il y a un peu plus d'un an
  • Kushner devra céder sa part minoritaire dans le Miami Heat
  • Vague récente de rachats NBA par des investisseurs juifs (Suns, Hornets, Mavericks)

Un revers récent dans le football

Kushner avait pourtant connu un revers cinglant quelques semaines plus tôt : son fonds Thrive Eternal avait tenté d'acquérir une participation dans les tournois de la Coupe du Monde de la FIFA, avant que l'instance internationale, face à une levée de boucliers des acteurs du football, ne retire son offre de privatisation. Une défaite qui n'a pas entamé l'appétit de l'investisseur pour le sport de haut niveau.



Des liens forts avec la communauté juive

La famille Kushner entretient par ailleurs des liens étroits avec la communauté juive des deux côtés de l'Atlantique, ayant versé des millions de dollars à des organisations juives américaines et israéliennes, notamment les Friends of the Israel Defense Forces et le centre médical Shaare Zedek de Jérusalem.



Europe/Afrique le Tunnel JBCH N° 2608 - 094

JBCH Réflexions

Journal indépendant · Idées, actualité, société




D'après Mes analyses, mes lectures dans les journaux français et Internationaux_et les Medias, un complément se touve dans JBCH Clips 


Infrastructures & Géopolitique


L'Afrotunnel, ce vieux rêve qui pourrait enfin relier l'Europe à l'Afrique


Le tunnel sous le détroit de Gibraltar quitte le domaine de l'utopie pour entrer dans celui du chantier



Depuis près de deux siècles, il hante les cartes des ingénieurs et les discours des diplomates. Le tunnel sous le détroit de Gibraltar, ce serpent de mer né sous la plume des visionnaires du XIXe siècle, semble aujourd'hui sur le point de quitter le domaine de l'utopie pour entrer dans celui du béton et de l'acier. Surnommé Afrotunnel, ce projet de liaison ferroviaire fixe entre l'Espagne et le Maroc connaît une accélération sans précédent.




Un rêve vieux de presque un siècle

Dès 1930, la revue Popular Mechanics imaginait un tunnel sous-marin reliant l'Europe à l'Afrique. Mais ce n'est qu'en 1979 que l'Espagne et le Maroc entament de véritables études de faisabilité, créant la SECEGSA. Pendant des décennies, le projet a oscillé entre espoirs et oublis, jusqu'à ce qu'une réunion bilatérale de haut niveau, en février 2023, donne un coup d'accélérateur décisif.

42 kilomètres sous le détroit

Le tunnel ferroviaire projeté s'étirerait sur environ 42 kilomètres, dont 27,7 kilomètres sous le détroit lui-même, à une profondeur maximale de 475 mètres. Deux tubes ferroviaires à voie unique, reliés par une galerie de service centrale, relieraient Vejer de la Frontera, en Espagne, à Malabata, aux portes de Tanger.




En trente minutes, le tunnel transformerait le détroit d'une barrière naturelle en un pont permanent.
Le feu vert technique de Herrenknecht

En janvier 2025, l'Espagne a confié au géant allemand des tunneliers Herrenknecht une étude sur le franchissement de l'Umbral de Camarinal, arête sous-marine séparant Méditerranée et Atlantique. Verdict : le projet est techniquement viable, la roche de flysch ne constituant plus un obstacle insurmontable pour les machines modernes.




Le risque sismique, obstacle majeur

Le détroit se situe toutefois à la jonction de deux plaques tectoniques, dans la zone qui provoqua le séisme dévastateur de 1755. En décembre 2025, Madrid et Rabat ont signé un mémorandum pour trois années d'études conjointes sur la sismicité et les risques de tsunami, dotées d'une campagne de recherche marine de 553 187 euros.






Les chiffres du projet

  • 42 km de tunnel, dont 27,7 km sous le détroit (-475 m)
  • 9,61 M€ de financement public espagnol depuis 2022
  • 8,5 Md€ pour la seule partie espagnole (15-20 Md€ au global)
  • Appel d'offres possible dès 2027, premiers trains entre 2035 et 2040
  • + de 460 000 poids lourds transitent déjà chaque année par Algeciras
Un horizon calé sur le Mondial 2030

Le calendrier reste mesuré : une galerie de reconnaissance pourrait être lancée dès 2027, pour une phase exploratoire de six à neuf ans avant les travaux proprement dits. Les premiers trains pourraient circuler entre 2035 et 2040 — un horizon qui coïncide avec la Coupe du monde 2030, coorganisée par l'Espagne, le Portugal et le Maroc, événement qui a largement remis le projet sur le devant de la scène.





Des réticences bien réelles

L'Afrotunnel ne fait pas l'unanimité : craintes environnementales, inquiétudes sur un afflux migratoire facilité, complexité souveraine liée à Gibraltar, Ceuta et Melilla, et doutes sur la rentabilité d'un investissement colossal face à un trafic encore incertain. Reste que jamais le projet n'avait bénéficié d'un tel alignement des planètes — volonté politique, faisabilité technique avérée et financements européens Next Generation — pour transformer, peut-être, quatorze kilomètres d'eau en une demi-heure de train.



La nouvelle voie maritime. JBCH N° 2606 - 093



JBCH Réflexions —    Édition du 15 août 2026.                
Rubrique santé & Société

JBCH RÉFLEXIONS

« Regarder loin, pour comprendre proche »

 

                                                 Géoéconomie


D'après Mes analyses, mes lectures dans les journaux français et Internationaux_et les Medias, un complément se touve dans JBCH Clips 



L'ARTIC EXPRESS 






Le réchauffement climatique redessine les routes du commerce mondial — et la Chine entend en tirer parti

Pékin inaugure une ligne cargo régulière par le Grand Nord, deux fois plus rapide que la route du Cap




Alors que la banquise arctique fond à vue d'œil — près de la moitié de la glace estivale a disparu en cinquante ans, une voie maritime autrefois infranchissable s'ouvre aux navires de commerce. La compagnie chinoise Sea Legend s'apprête à inaugurer un service cargo régulier entre l'Asie et l'Europe par le Grand Nord, une première de cette ampleur qui pourrait bouleverser les flux commerciaux eurasiens.




L'Arctic Express, deux fois plus rapide que le Cap

Le porte-conteneurs Dubai Tower a levé l'ancre de Ningbo pour rejoindre Felixstowe, au Royaume-Uni, en empruntant ce que Sea Legend a baptisé l'Arctic Express, le long de la côte septentrionale russe via la Route maritime du Nord. 

Lors d'un voyage d'essai l'an dernier, la compagnie avait bouclé le parcours en vingt jours, soit environ la moitié du temps nécessaire pour contourner l'Afrique par le Cap de Bonne-Espérance — itinéraire devenu prépondérant depuis les attaques houthistes en mer Rouge.

Le carburant représente plus des deux tiers des coûts d'exploitation en mer : réduire la distance de moitié pèse lourd.

Une route encore périlleuse

Le calcul n'est pourtant pas si simple. Les primes d'assurance pour emprunter l'Arctique grimpent de 40 % par rapport à la route australe, et les navires doivent parfois faire appel à des brise-glace, même en été. 

Un pétrolier russe a d'ailleurs subi d'importants dégâts sur sa coque la semaine dernière malgré l'assistance d'un brise-glace  rappelant que la voie arctique n'a rien d'un canal tranquille. Sea Legend ne programme ainsi que huit rotations entre août et fin octobre, avant que les glaces ne rendent le passage impraticable.

Jusqu'à 64 milliards de dollars de marchandises

Malgré ces contraintes, les experts estiment que la route pourrait absorber environ 3,5 % du commerce entre l'Asie de l'Est, l'Europe et l'Amérique du Nord d'ici cinq ans, soit près de 64 milliards de dollars de marchandises. Pour le gaz naturel liquéfié, les économies pourraient atteindre un tiers par rapport au Cap de Bonne-Espérance, contre un avantage plus modeste d'environ 8 % pour les céréales.

Les chiffres clés

  • 20 jours de trajet, contre le double par le Cap de Bonne-Espérance
  • +40 % de primes d'assurance par rapport à la route australe
  • 8 rotations programmées, d'août à fin octobre seulement
  • ≈ 64 milliards $ de commerce absorbé d'ici cinq ans (3,5 % des flux Asie-Europe-Amérique du Nord)
  • -33 % de coûts possibles pour le GNL, -8 % pour les céréales

Une manœuvre géopolitique sous contrôle russe

Au-delà du calcul économique, cette ouverture revêt une dimension géopolitique. Pékin revendique le statut d'« État proche de l'Arctique », bien qu'il ne borde aucune eau polaire, et compte sur l'accord de Moscou pour utiliser cette voie. La Russie revendique en effet la souveraineté sur l'ensemble de la Route maritime du Nord et délivre les permis de navigation via son opérateur nucléaire d'État, Rosatom.

Pour la Chine, s'imposer désormais dans ces eaux stratégiques, même discrètement, pourrait faciliter son influence future dans une région où les enjeux énergétiques et militaires s'intensifient. 

Les analystes soulignent néanmoins que Pékin doit manœuvrer avec précaution pour ne pas donner l'impression de remettre en cause l'ordre établi dans le Grand Nord, alors que les puissances occidentales observent ces développements avec une méfiance grandissante.



Le réchauffement climatique ne fait donc pas que menacer les équilibres planétaires : il crée aussi des opportunités commerciales inattendues, redistribuant les cartes du commerce mondial au profit de ceux qui savent s'adapter aux nouvelles voies que la nature, malgré elle, ouvre sur les territoires les plus hostiles de la planète.









L'Artic 

La Fibre vous sauve JBCH N° 2608 - 092


JBCH Réflexions —    Édition du 15 août 2026.                Rubrique santé & Société

JBCH RÉFLEXIONS

« Regarder loin, pour comprendre proche »

Économie & Terroir


D'après Mes analyses, mes lectures dans les journaux français et Internationaux_et les Medias, un complément se touve dans JBCH Clips 



Santé & Société

Tout miser sur les fibres ? Vos microbes (et votre santé) vous disent merci

Derrière la mode du « fibermaxxing », la science redécouvre le rôle essentiel des fibres pour le microbiote





Le proteinmaxxing cède la place à une nouvelle obsession alimentaire : le fibermaxxing. Depuis l'été 2025, plus de 10 000 publications Instagram affichent ce hashtag, tandis que sur TikTok les jeunes consommateurs partagent recettes d'overnight oats et de bols de légumineuses, conçus pour dépasser largement les 25 grammes de fibres recommandés par jour.

Un déficit civilisationnel

Cette tendance fait écho à une transformation profonde de notre alimentation depuis l'apparition de l'agriculture, il y a 12 000 ans, puis de l'industrie agroalimentaire moderne. Résultat : 95 % des Américains ne consommeraient pas assez de fibres, et en France, l'apport moyen plafonne à 18 grammes par jour, loin des 30 grammes recommandés. Ce déficit perturbe le microbiote, avec des conséquences préoccupantes pour la santé.



Bien plus qu'une « balayette intestinale »

Longtemps réduites à un simple rôle mécanique, les fibres sont en réalité décomposées par les bactéries intestinales en acides gras à chaîne courte — butyrate, propionate, acétate — qui nourrissent les cellules de l'intestin et régulent l'inflammation. Des travaux de Stanford ont même établi un lien entre consommation de fibres et modulation de l'expression génique, avec des effets anticancéreux via des mécanismes épigénétiques.

Chaque gramme de fibres supplémentaire réduirait significativement le risque de syndrome métabolique.
Toutes les fibres ne se valent pas

La réalité dépasse le simple slogan « mangez plus de fibres ». Chez les personnes au microbiote déjà perturbé, notamment en cas de maladie inflammatoire chronique de l'intestin, les fibres fermentescibles peuvent être mal tolérées et déclencher une inflammation plutôt que la prévenir. Consommés isolément et à forte dose, les fructanes concentrés dans certains compléments provoquent ballonnements et inconfort digestif.

L'autre leçon concerne la matrice alimentaire : dans un aliment peu transformé, les fibres agissent aux côtés des protéines, lipides et composés phytochimiques. Des fibres isolées comme l'amidon résistant modifient le microbiote sans forcément améliorer les marqueurs métaboliques, contrairement à une alimentation entière et non industrialisée.




L'industrie flaire le filon

Le PDG de PepsiCo, Ramon Laguarta, a prédit que « la fibre sera la nouvelle protéine ». McDonald's, Whole Foods et Thrive Market misent déjà sur les mentions « riches en fibres », tandis que des compléments comme le Daily 30+ de Zoe promettent de réconcilier plaisir et santé intestinale — la fibre devenant même un argument face aux inquiétudes sur les microplastiques.

Ce qu'il faut retenir

  • Apport recommandé : 25-30 g/jour — moyenne française : 18 g/jour
  • Nos ancêtres en consommaient environ 100 g/jour
  • Augmenter progressivement, avec une bonne hydratation
  • Privilégier la diversité des sources végétales, pas un seul aliment

Les nutritionnistes mettent en garde contre une progression trop brutale, source de ballonnements et de gaz. La chercheuse Cailin Hall (Myota) plaide pour un « smart fibermaxxing » : une diversité de fibres prébiotiques fondée sur la science, et non sur les seuls conseils des réseaux sociaux. Le meilleur prébiotique reste, in fine, un aliment entier dans sa matrice naturelle.