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vendredi 26 décembre 2025

Au Honduras un Président pro Israël ... Poutant .. JBCH 2512 - 755

Un fils d’immigrants palestiniens élu président du Honduras : Ironie ... c'est un conservateur pro-Israël


Tegucigalpa, 26 décembre 2025 Dans un scrutin présidentiel hondurien tendu, marqué par des semaines de retard dans le dépouillement, des accusations de fraude et une intervention ouverte de Donald Trump, le Conseil national électoral (CNE) a proclamé, le 24 décembre, Nasry « Tito » Asfura président élu avec 40,3 % des voix. Ce conservateur de 67 ans, candidat du Parti national (droite), devance de justesse son rival centriste-droit Salvador Nasralla (39,5 %), dans une élection qui consacre le retour en force de la droite en Amérique latine.



Fils d’immigrants palestiniens chrétiens arrivés au Honduras dans les années 1940, Nasry Asfura incarne une trajectoire inattendue. Issu d’une communauté arabophone bien intégrée dans les affaires et la politique locale, il aurait pu, dans un autre contexte, symboliser une sensibilité pro-palestinienne. Pourtant, membre d’un parti historiquement alliée d’Israël, il s’inscrit pleinement dans la tradition pro-israélienne du Parti national.




Sous la présidence de Juan Orlando Hernández (du même parti), le Honduras avait été l’un des rares pays à ouvrir une ambassade à Jérusalem en 2021, un geste fort de soutien à l’État hébreu. Les relations s’étaient ensuite refroidies sous l’administration de gauche de Xiomara Castro, qui avait rappelé son ambassadeur après le 7 octobre 2023 sans le remplacer.



L’élection d’Asfura marque un tournant. À peine proclamé vainqueur, il s’est rendu à la résidence de l’ambassadeur d’Israël à Tegucigalpa, un geste qualifié d’« inédit » par des sources diplomatiques, pour souligner l’importance qu’il accorde aux liens avec Jérusalem. Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, a été parmi les premiers à le féliciter par téléphone, l’invitant à une visite officielle en Israël et exprimant la volonté commune de « renforcer les relations bilatérales au bénéfice des deux pays ».





Ce rapprochement s’inscrit dans une vague régionale : après la Bolivie et le Chili, le Honduras rejoint les pays latino-américains où l’arrivée de gouvernements conservateurs se traduit par un réchauffement avec Israël. Soutenu par Donald Trump – qui l’a qualifié d’« ami de la liberté » et a menacé de sanctions en cas de renversement du résultat –, Asfura incarne cette alliance idéologique droite-Israël-États-Unis.




L’ironie n’échappe à personne : un président d’origine palestinienne, porté par un parti pro-Israël, dans un contexte où les relations Honduras-Israël avaient atteint leur plus bas niveau. Pour Jérusalem, c’est un « cadeau de Noël » diplomatique inattendu. Pour les observateurs, c’est la preuve que l’identité ethnique ne dicte pas toujours la politique étrangère, surtout quand elle s’aligne sur des intérêts conservateurs et pragmatiques.


Nasry Asfura prendra ses fonctions le 27 janvier 2026. D’ici là, les contestations de Nasralla et les tensions post-électorales pourraient encore agiter le pays, mais le message est clair : le Honduras tourne la page de la gauche et ouvre un nouveau chapitre avec Israël.







Juda s'approcha face à Joseph ... JBCH N° 2512 - 754

La paracha Vayigach  que l'on va lire demain n’est pas seulement un moment clé du récit biblique ; elle constitue l’un des sommets spirituels de la Torah. « וַיִּגַּשׁ אֵלָיו יְהוּדָה – Juda s’approcha de lui ». Ce rapprochement n’est ni physique ni stratégique : il est intérieur, moral et spirituel


Juda s’avance vers Joseph, mais en réalité il s’avance vers sa propre responsabilité, vers la faute passée et vers la possibilité du tikkoun, la réparation.




Dans la tradition juive, Juda incarne la royauté, non parce qu’il est parfait, mais parce qu’il assume. Il fut acteur de la vente de Joseph ; il aurait pu se taire, se protéger, détourner le regard. 




Or il choisit de parler, de plaider, et surtout de se substituer à Benjamin, devenu un otage. Benjamin n’a rien fait. Il est captif d’un système de pouvoir qui le dépasse. Juda comprend alors que la survie du peuple d’Israël ne dépend pas de la ruse, mais de la capacité à ne pas abandonner un frère.


L’otage, cet épisode est important il évoque une épreuve spirituelle collective; en effet, dans le judaïsme, l’otage n’est jamais un simple enjeu tactique. Le pidyon shvuyim, la libération des captifs, est l’une des plus hautes mitsvot. On s'est est aperçu dans cette guerre qu'ont déclenchée des assassins le 7 Octobre 2023.




La Torah nous enseigne ici que l’otage révèle la vérité morale d’une société. Juda ne négocie pas : il offre sa liberté, sa vie, son avenir. Il répare ainsi la fracture originelle entre les frères.


Cette dimension résonne tragiquement avec l’actualité israélienne. Israël affronte une guerre multi-fronts: militaire, idéologique, sociale, médiatique, juridique, économique dans laquelle la question des otages est devenue le cœur battant de la conscience nationale. 





Comme Benjamin, ils sont innocents, arrachés à leur foyer, violentés, utilisés comme monnaie humaine par des idéologies de mort. Et comme dans Vayigach, c’est toute la nation qui est mise à l’épreuve : que sommes-nous prêts à sacrifier pour les nôtres, sans perdre notre âme ?



Pour Joseph le pardon est un acte de souveraineté spirituelle,  lorsque Joseph se révèle, il ne triomphe pas. Il pleure. Le Zohar (Cabbale) enseigne que ces larmes ne sont pas de faiblesse, mais de transcendance. Joseph comprend que tout ce qu’il a traversé avait un sens plus grand que lui. Il dit : « Ce n’est pas vous qui m’avez envoyé ici, mais Dieu. » Ce n’est pas une excuse morale, c’est une lecture spirituelle de l’Histoire.


Dans un monde obsédé par la vengeance, Joseph incarne une vérité juive fondamentale : le pardon n’efface pas la faute, mais il empêche le mal de devenir éternel. Il restaure la fraternité non par naïveté, mais parce que sans elle, aucun peuple ne survit.



Israël aujourd’hui est seul face à la tempête;  cette paracha éclaire douloureusement la situation actuelle d’Israël. L’État juif se retrouve, comme Joseph autrefois, seul face à un monde hostile, attaqué sur plusieurs fronts, tout en étant jugé selon des critères que l’on n’applique à aucun autre. L’antisémitisme, ancien et mutant, ressurgit sans masque : dans les rues d’Europe, sur les campus, dans les institutions internationales, dans les médias.


L’Europe, héritière proclamée des Lumières, se montre souvent lâche et amnésique. Elle condamne Israël pour se donner bonne conscience, tout en fermant les yeux sur l’islamisme radical qui gangrène ses propres sociétés. Elle redoute ses banlieues, ses émeutes, ses dépendances énergétiques et financières. La corruption qatarienne, idéologique et économique, infiltre universités, clubs, médias et diplomaties, pendant que l’on exige d’Israël une pureté morale absolue au cœur d’une guerre existentielle.


Fraternité contre idéologie : Vayigach oppose deux visions du monde. D’un côté, la fraternité biblique, imparfaite mais réparable. De l’autre, les idéologies modernes qui sacralisent la mort, l’otage, le mensonge et la victimisation éternelle. Contrairement à l'Islamisme, le judaïsme ne glorifie pas la souffrance : il sanctifie la vie.


Juda nous enseigne que le courage véritable n’est pas de hurler avec la foule, mais de s’avancer, de prendre la parole, d’assumer une responsabilité morale même lorsque le monde détourne le regard. Joseph nous enseigne que la force véritable n’est pas d’écraser l’autre, mais de le relever quand cela est possible, sans jamais renoncer à la vérité.


C'est un message pour notre temps : Vayigach n’est pas une paracha du passé. C’est un miroir pour notre époque. Elle rappelle au peuple juif et donc au monde que la survie ne repose ni sur la force brute seule, ni sur l’approbation des nations, mais sur la fidélité à une éthique millénaire : responsabilité, fraternité, justice et vie.


Dans un monde où la peur gouverne, où l’antisémitisme se recycle sous de nouveaux masques, et où la lâcheté se déguise en prudence diplomatique, Vayigach proclame une vérité intemporelle : un peuple qui ne renonce pas à sa morale, même assiégé, ne sera jamais vaincu, car la Vérité triomphe toujours. 


C'est un appel universel à toutes les Nations : c’est le moment où l’homme cesse de fuir, alors, il se rapproche de la vérité, de l’autre et de lui-même.




jeudi 25 décembre 2025

Vers la fin du Hezbollah JBCH N° 2512 - 753


Le Hezbollah face à lui-même : quand la peur change de camp


Le témoignage diffusé par la chaîne israélienne N12 agit comme un révélateur brutal. Rarement, voire jamais, un discours aussi cru n’avait émergé de l’intérieur du Hezbollah. 


Ce n’est pas seulement le récit d’un combattant désabusé : c’est le symptôme d’une organisation entrée dans une phase de doute existentiel. Pour la première fois depuis des décennies, la question n’est plus seulement celle de la confrontation avec Israël, mais celle de la survie politique, sociale et morale du mouvement lui-même.




Au cœur de ce témoignage se trouve une remise en cause fondamentale de la lutte armée. L’argument historique du Hezbollah — les armes comme garantie de protection des foyers, des terres et d’une cause régionale — ne tient plus face à la réalité vécue par les populations du Sud-Liban. Villages détruits, familles déplacées, pauvreté accrue, absence de perspectives économiques : le prix payé apparaît désormais disproportionné, voire absurde, aux yeux de nombreux militants. Le chiffre avancé — 60 à 70 % de combattants partageant ce constat en privé — est vertigineux. Même s’il doit être manié avec prudence, il traduit une lassitude profonde, rarement exprimée mais largement ressentie.





Cette fatigue sociale rejoint une aspiration nouvelle : la normalité. L’idée même de « rendre les armes » en échange d’une vie digne aurait été inimaginable il y a encore dix ans. Aujourd’hui, elle circule dans les conversations internes. Ce basculement est stratégique : il ne s’agit plus d’une défaite militaire, mais d’une érosion du consentement à la guerre. Or, aucun mouvement armé ne survit durablement lorsque sa base humaine cesse d’y croire.




Le discours du Premier ministre libanais Nawaf Salam, rappelant qu’« il ne peut y avoir deux armées dans un même État », trouve ici un écho inédit. Longtemps perçues comme des déclarations symboliques sans effet réel, ces paroles rencontrent désormais une réalité sociologique nouvelle. Le Hezbollah n’est plus seulement contesté par ses adversaires politiques, mais silencieusement interrogé par ses propres rangs. Le fossé entre l’État libanais et la milice reste immense, mais la légitimité exclusive des armes commence à se fissurer de l’intérieur.




À cette crise idéologique s’ajoute une crise de leadership. La disparition de Hassan Nasrallah marque bien plus qu’un changement de visage à la tête du mouvement. Nasrallah incarnait une autorité charismatique, capable de transformer les revers en récits de résistance et de maintenir une cohésion quasi mystique. Son successeur, Naim Qassem, apparaît — selon le témoignage — comme distant, inaudible et incapable de fédérer. Le contraste est brutal. Là où Nasrallah parlait à la fois aux combattants, aux civils et au monde arabe, Qassem peine à créer un lien émotionnel et stratégique avec ses troupes. La perte de cette figure centrale accélère la fragmentation interne et affaiblit la discipline.


Mais l’élément le plus déstabilisant reste sans doute la conviction d’une infiltration massive par Israël. L’idée que « l’ennemi sait plus de choses sur nous que nous-mêmes » est dévastatrice pour toute organisation clandestine. Qu’elle soit totalement exacte ou partiellement exagérée, cette perception suffit à provoquer une paralysie interne. Soupçons, peur des fuites, méfiance entre unités : le ciment de la confiance se délite. 


Le chiffre avancé jusqu’à 70 % d’activistes travaillant volontairement ou non pour Israël  est probablement symbolique, mais il révèle une réalité psychologique : le Hezbollah ne se sent plus maître de son propre secret.




Cette inversion du rapport psychologique est lourde de conséquences. Le fait que des militants attendent les déclarations du porte-parole de Tsahal en arabe pour « comprendre ce qui va leur arriver » est un aveu de perte d’initiative stratégique. Le Hezbollah, autrefois force dissuasive, apparaît désormais sur la défensive, réactif, inquiet. La supériorité technologique et informationnelle israélienne n’est plus seulement militaire ; elle est devenue mentale.


Pour autant, il serait erroné d’annoncer l’effondrement imminent du Hezbollah. Comme le rappellent les experts, l’organisation demeure structurée, patiente, profondément enracinée dans certaines zones et dotée d’une culture de résilience forgée par des décennies de clandestinité. Abandonner les armes serait pour sa direction un risque existentiel, car cela signifierait perdre à la fois son levier politique, son statut régional et sa raison d’être idéologique. C’est précisément pour cela que la direction résistera farouchement à toute évolution rapide.


Mais ce témoignage marque un tournant. Le Hezbollah n’est plus ce bloc monolithique, sûr de lui et de sa mission. Le mythe de l’unité, de l’invulnérabilité et de la certitude idéologique s’effrite. 


Les fissures sont encore silencieuses, confinées aux conversations privées et aux murmures, mais elles existent. Et dans l’histoire des mouvements armés, ce sont souvent ces fissures invisibles qui annoncent les transformations les plus profondes.



Les Vedettes de Cherbourg Noël 1969. JBCH N° 2512 - 752

          Les Vedettes de Cherbourg : quand Israël refusa de renoncer à sa survie


Dans la nuit de Noël 1969, alors que l’Europe célébrait dans le silence hivernal, cinq silhouettes d’acier glissaient hors du port de Cherbourg, défiant les tempêtes de l’Atlantique et les certitudes diplomatiques. Ce n’était ni une fuite ni un vol au sens ordinaire, mais l’aboutissement d’une opération stratégique d’une audace exceptionnelle : l’Opération Noa, connue en France comme l’affaire des Vedettes de Cherbourg


Elle allait marquer un tournant décisif dans l’histoire navale moderne et consacrer une vérité fondamentale : Israël ne délègue jamais sa sécurité.




Tout commence par un traumatisme. En octobre 1967, le destroyer israélien INS Eilat est coulé par des missiles soviétiques Styx tirés par une vedette égyptienne. C’est une première mondiale. Le choc est immense. L’État hébreu comprend brutalement que ses ennemis disposent désormais d’armes capables de frapper au-delà de l’horizon, tandis que sa marine repose encore sur des doctrines héritées de la Seconde Guerre mondiale. Il faut réagir vite, et fort.


La France, alors alliée stratégique d’Israël, construit à Cherbourg douze vedettes lance-missiles de classe Sa’ar III, conçues pour être rapides, maniables et redoutables une fois armées par Israël. Sept sont livrées. Mais la géopolitique s’en mêle. À la veille de la guerre des Six Jours, le général de Gaulle décrète un embargo sur les armes. D’abord partiel, il devient total après le raid israélien sur l’aéroport de Beyrouth en décembre 1968. Cinq vedettes, pourtant intégralement payées, sont immobilisées sous surveillance française.




Pendant huit mois, la voie diplomatique est explorée. En vain. Les navires restent à quai. Pour Israël, l’enjeu est existentiel. La marine ne peut se permettre ce vide capacitaire. C’est alors que le renseignement israélien entre en scène, avec une précision clinique et une imagination redoutable.





À Paris et à Cherbourg, l’amiral Mordechai Limon, chef de la mission d’achat israélienne, orchestre l’opération. Homme de réseaux, fin connaisseur de la France, il comprend qu’il ne faut ni provoquer ni alerter. Il faut banaliser. Une société écran est créée au Panama : Starboat and Oil Drilling Company, prétendument norvégienne, intéressée par des navires non armés pour des opérations pétrolières en mer du Nord. Les documents sont impeccables. Les autorités françaises valident le transfert de propriété.






Pendant ce temps, les marins israéliens, officiellement techniciens, entretiennent les vedettes, les testent, les approvisionnent discrètement. Rien ne semble suspect. Tout paraît routinier. C’est précisément ce qui rend l’opération possible.


La nuit du 24 au 25 décembre est choisie avec soin. Les ports fonctionnent au ralenti. Les familles sont réunies. Mais la mer, elle, se déchaîne. Force 9 dans le golfe de Gascogne. Plusieurs reports sont envisagés. Renoncer serait risquer la découverte. À 2 heures du matin, la décision est prise. Les moteurs s’allument. Une à une, les vedettes quittent le port, affrontant des vagues qui les frappent comme des murs. Certains marins doivent s’attacher pour ne pas être projetés. Une vedette, privée d’instruments fiables, suit simplement les feux arrière de la précédente.


Le lendemain, ce n’est ni l’armée ni le gouvernement français qui découvre la disparition, mais un journaliste anglais. Les amarres sont vides. Les vedettes ont disparu. L’Europe est stupéfaite.


En Israël, l’accueil est triomphal. Les navires arrivent à Haïfa le 31 décembre 1969. Ils sont immédiatement armés de missiles Gabriel, dotés de systèmes de guerre électronique révolutionnaires. Quatre ans plus tard, lors de la guerre de Kippour, ces mêmes vedettes écrasent les flottes syrienne et égyptienne lors de la bataille de Lattaquié, première bataille navale de missiles de l’histoire. Aucune perte israélienne. La doctrine navale mondiale vient de changer.


Côté français, l’affaire laisse des traces. Les historiens débattent encore du degré réel d’anticipation des autorités. Certains estiment que Paris a laissé faire, soucieux de préserver ses chantiers navals et déjà engagé dans un réalignement stratégique vers le monde arabe.


 D’autres rapportent que des ordres d’interception auraient été envisagés, voire discutés, avant d’être abandonnés. Ce qui est certain, c’est que l’État français s’est retrouvé pris entre raison d’État, intérêts industriels et une réalité qu’il n’avait plus les moyens de contrôler.




Les Vedettes de Cherbourg ne sont pas une simple péripétie. Elles incarnent une constante israélienne : quand la survie est en jeu, l’audace devient une vertu stratégique. Cette opération n’est ni un acte de piraterie ni un coup de force gratuit. Elle est l’expression d’un État jeune, encerclé, qui refuse la dépendance et transforme l’intelligence, la ruse et le courage en instruments de souveraineté.




Plus d’un demi-siècle plus tard, l’Opération Noa reste étudiée dans les académies militaires du monde entier. 


Elle rappelle qu’en matière de défense, la détermination l’emporte souvent sur les traités, et que parfois, l’Histoire s’écrit dans le fracas des vagues, un soir de tempête, quand d’autres dorment.




mercredi 24 décembre 2025

L'ONU : 100 millions de US $ pour mettre Israël au ban des Nations JBCH N° 2512 - 751

Commentaire sur l’actualité : L’ONU dépense 100 millions de dollars par an pour cibler Israël

L’article du Jerusalem Post du 23 décembre 2025, signé Amichai Stein, révèle un rapport accablant de la mission permanente d’Israël auprès des Nations unies : l’ONU alloue environ 100 millions de dollars annuels à des activités visant presque exclusivement à condamner Israël.

 

L’ambassadeur israélien Danny Danon qualifie cela de “campagnes orchestrées, bien financées et intégrées au budget de l’ONU”, incluant rapports, débats, mécanismes spéciaux et communications propagandistes contre le gouvernement israélien et les Forces de défense d’Israël (FDI).





 

Au cœur de cette analyse : un réseau d’entités onusiennes comme la Division des droits des Palestiniens et divers comités de l’Assemblée générale, dédiés à promouvoir la cause palestinienne.

 

Annuellement, des dizaines de débats et au moins 100 rapports – souvent redondants, politisés et unilatéraux – sont produits, coûtant des dizaines de milliers de dollars chacun en production et traduction. Sans compter les frais de voyage et de personnel, ces efforts s’élèvent à des millions. Danon dénonce un biais structurel, parfois dissimulé sous des noms anodins, mais dont l’objectif est clair : une propagande anti-israélienne.



 

Un pilier central est l’UNRWA (Agence de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine), qui reçoit environ 86 millions de dollars par an du budget ordinaire de l’ONU, dont 60 % pour les salaires du personnel international. Malgré des révélations sur l’infiltration de Hamas et des doutes sur sa neutralité, l’UNRWA échappe aux réformes budgétaires imposées à d’autres agences et bénéficie d’un traitement préférentiel.

 




Le Conseil des droits de l’homme à Genève, avec sa commission d’enquête sur Israël (mandat ouvert depuis 2021), ajoute 4 millions de dollars annuels, adoptant un langage de délégitimation, accusations de génocide et soutien à des listes noires d’entreprises opérant en territoires contrôlés par Israël.




 

Selon la mission israélienne, ces organismes alimentent des actions judiciaires internationales contre Israël et renforcent les campagnes BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions).

 



Danon insiste : ce n’est pas une attaque contre l’aide humanitaire ou la critique légitime, mais une dénonciation d’un système discriminant qui gaspille l’argent public. Israël tente de sensibiliser, avec le soutien des États-Unis, mais la plupart des pays ignorent ces faits, et le budget sera approuvé sous peu.

 

Cette actualité brûlante met en lumière un biais persistant à l’ONU, où Israël est singulièrement visé – 100 millions de dollars pour des activités souvent vues comme partiales.

 

Pour Jérusalem, c’est une bataille pour la justice : “Malgré ces sommes énormes dirigées contre nous, nous resterons forts et fiers face au biais onusien.” Une révélation qui interroge l’équité internationale, surtout en cette période de tensions au Moyen-Orient.



 

Poutine veut éliminer le réseau Starlink. JBCH N° 2512 - 750

Commentaire sur l’actualité : Poutine ordonne le sabotage de Starlink pour paralyser l’Ukraine

Dans un contexte de guerre spatiale naissante, des rapports d’intelligence de deux pays de l’OTAN, révélés ce 23 décembre 2025 par des médias comme PBS et Newsweek, indiquent que la Russie, sous la direction de Vladimir Poutine, développe une arme anti-satellite visant à saboter et détruire le réseau Starlink d’Elon Musk. 





Composé d’environ 10 000 satellites en orbite basse (un chiffre approchant les objectifs de SpaceX pour fin 2025), Starlink est devenu un pilier vital pour les forces ukrainiennes, fournissant communications sécurisées, guidage de drones et ciblage d’armes depuis l’invasion russe en 2022. L’ordre présumé de Poutine – bien que non confirmé publiquement – s’inscrirait dans une stratégie pour “rééquilibrer” la supériorité occidentale dans l’espace, qualifiant les satellites commerciaux aidant Kiev de “cibles légitimes”.




Selon les sources d’intelligence, l’arme en question est un “effet de zone” : des satellites russes déploieraient des nuages de pellets millimétriques, créant un champ de shrapnel destructeur capable d’endommager plusieurs satellites Starlink à la fois, sans viser précisément. 



Cela pourrait paralyser les combattants ukrainiens en coupant leurs liens internet haut débit, essentiels pour coordonner les opérations face à l’offensive russe persistante. Poutine, qui a nié toute intention de déployer des armes nucléaires spatiales, semble opter pour une approche “conventionnelle” mais risquée, évitant un embargo onusien sur les armes orbitales. Des officiels russes ont averti que Starlink représente une “menace grave”, justifiant potentiellement cette escalade.




Cette actualité brûlante soulève des alarmes internationales : un tel sabotage générerait un chaos orbital, avec des débris incontrôlables menaçant non seulement Starlink, mais aussi les satellites russes, chinois (comme la station Tiangong) et même la Station spatiale internationale. Les analystes doutent de sa faisabilité, la qualifiant d’“arme de peur” pour dissuader sans déploiement effectif, car elle pourrait se retourner contre Moscou. 




Pour l’Ukraine, déjà en quatrième année de conflit, une interruption de Starlink serait dévastatrice, forçant un retour à des communications vulnérables aux cyberattaques russes. Elon Musk, via SpaceX, a réagi en renforçant la résilience du réseau, mais des tensions avec Kiev persistent sur les restrictions d’usage.


Politiquement, cela marque une nouvelle phase de la guerre hybride : la Russie, frustrée par l’aide occidentale, étend le champ de bataille à l’espace, défiant les normes internationales. 


L’OTAN appelle à une vigilance accrue, tandis que des experts craignent une “course aux armements spatiaux”. Si confirmé, l’ordre de Poutine pourrait isoler davantage la Russie, mais il souligne la vulnérabilité des technologies modernes en temps de guerre. Une page sombre pour l’espace, autrefois zone de coopération, désormais théâtre de destruction potentielle




Atlantic vendu à Fujitsu et aux américains. JBCH N° 2512 - 749

Le français Atlantic  avec l'énorme succès de ses pompes à chaleur, a été cédé au duo américano-japonais Paloma Rheem : À quelques jours de Noël 2025, le groupe français Atlantic, fleuron de l’industrie des chaudières et pompes à chaleur, annonce un tournant majeur : la signature d’un accord pour céder une participation majoritaire à Paloma Rheem, un consortium américano-japonais regroupant l’américain Rheem et les japonais Paloma et Fujitsu General.




Datée du 23 décembre, cette opération, évaluée à plus de 3 milliards d’euros, met fin à un feuilleton familial houleux et propulse l’entité dans le top 10 mondial du secteur HVAC (chauffage, ventilation, climatisation), avec un chiffre d’affaires combiné dépassant les 10 milliards d’euros.




Fondé par les familles Kadar et Lamoure, Atlantic – contrôlé à parité (49,9 % chacun) – était miné par des dissensions internes depuis des années. Les Lamoure, décidés à vendre, avaient entamé des négociations avec des fonds d’investissement ou des industriels, mais celles-ci butaient sur le prix ou le pacte d’actionnaires. 




Cette impasse pesait sur les salariés, d’autant que le marché des pompes à chaleur, en pleine croissance pour le groupe, subissait un ralentissement. L’arrivée de Paloma Rheem offre une issue : les familles passent la main, tout en gardant une minorité, et l’acheteur s’engage à maintenir le siège en France, préserver les marques et confirmer le management actuel, dirigé par Damien Carroz.





Cette acquisition s’inscrit dans une vague de consolidation mondiale du secteur. Les leaders comme l’allemand Viessmann (racheté par l’américain Carrier en 2024) ou les constructeurs chinois exercent une pression accrue. Paloma Rheem, fort de son empreinte en Amérique du Nord, Europe et Asie, apporte une complémentarité géographique idéale. 


“Paloma Rheem a démontré sa capacité à investir durablement et à accorder une large autonomie locale”, souligne Carroz. Le nouvel ensemble pourrait accélérer les ambitions d’Atlantic, comme son récent investissement de 100 millions d’euros dans une usine de pompes à chaleur près de Chalon-sur-Saône, visant à relocaliser la production en France.

Soumise aux approbations réglementaires – y compris le contrôle des investissements étrangers par le gouvernement français –, l’opération est vue avec optimisme par les parties. Bercy, notifié, devrait statuer rapidement. Si validée d’ici mi-2026, elle marquerait un “happy end” pour Atlantic, transformant un conflit interne en alliance stratégique globale. 


Pour la France, c’est un signal mixte : perte de contrôle sur un champion national, mais injection de capitaux pour innover face à la transition énergétique. Reste à surveiller l’impact sur l’emploi (Atlantic emploie 10 000 personnes) et la concurrence chinoise. Une page se tourne pour l’industrie tricolore, vers un horizon plus international.