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vendredi 26 décembre 2025

Au Honduras un Président pro Israël ... Poutant .. JBCH 2512 - 755

Un fils d’immigrants palestiniens élu président du Honduras : Ironie ... c'est un conservateur pro-Israël


Tegucigalpa, 26 décembre 2025 Dans un scrutin présidentiel hondurien tendu, marqué par des semaines de retard dans le dépouillement, des accusations de fraude et une intervention ouverte de Donald Trump, le Conseil national électoral (CNE) a proclamé, le 24 décembre, Nasry « Tito » Asfura président élu avec 40,3 % des voix. Ce conservateur de 67 ans, candidat du Parti national (droite), devance de justesse son rival centriste-droit Salvador Nasralla (39,5 %), dans une élection qui consacre le retour en force de la droite en Amérique latine.



Fils d’immigrants palestiniens chrétiens arrivés au Honduras dans les années 1940, Nasry Asfura incarne une trajectoire inattendue. Issu d’une communauté arabophone bien intégrée dans les affaires et la politique locale, il aurait pu, dans un autre contexte, symboliser une sensibilité pro-palestinienne. Pourtant, membre d’un parti historiquement alliée d’Israël, il s’inscrit pleinement dans la tradition pro-israélienne du Parti national.




Sous la présidence de Juan Orlando Hernández (du même parti), le Honduras avait été l’un des rares pays à ouvrir une ambassade à Jérusalem en 2021, un geste fort de soutien à l’État hébreu. Les relations s’étaient ensuite refroidies sous l’administration de gauche de Xiomara Castro, qui avait rappelé son ambassadeur après le 7 octobre 2023 sans le remplacer.



L’élection d’Asfura marque un tournant. À peine proclamé vainqueur, il s’est rendu à la résidence de l’ambassadeur d’Israël à Tegucigalpa, un geste qualifié d’« inédit » par des sources diplomatiques, pour souligner l’importance qu’il accorde aux liens avec Jérusalem. Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, a été parmi les premiers à le féliciter par téléphone, l’invitant à une visite officielle en Israël et exprimant la volonté commune de « renforcer les relations bilatérales au bénéfice des deux pays ».





Ce rapprochement s’inscrit dans une vague régionale : après la Bolivie et le Chili, le Honduras rejoint les pays latino-américains où l’arrivée de gouvernements conservateurs se traduit par un réchauffement avec Israël. Soutenu par Donald Trump – qui l’a qualifié d’« ami de la liberté » et a menacé de sanctions en cas de renversement du résultat –, Asfura incarne cette alliance idéologique droite-Israël-États-Unis.




L’ironie n’échappe à personne : un président d’origine palestinienne, porté par un parti pro-Israël, dans un contexte où les relations Honduras-Israël avaient atteint leur plus bas niveau. Pour Jérusalem, c’est un « cadeau de Noël » diplomatique inattendu. Pour les observateurs, c’est la preuve que l’identité ethnique ne dicte pas toujours la politique étrangère, surtout quand elle s’aligne sur des intérêts conservateurs et pragmatiques.


Nasry Asfura prendra ses fonctions le 27 janvier 2026. D’ici là, les contestations de Nasralla et les tensions post-électorales pourraient encore agiter le pays, mais le message est clair : le Honduras tourne la page de la gauche et ouvre un nouveau chapitre avec Israël.







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