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dimanche 18 octobre 2026

L'Intifada envahit l'Europe JBCH N° 2610 - 264

Éditorial · France – Europe

JBCH Réflexions N° 264                                18 Avril 2026






17 octobre : l'intifada est entrée dans la vie des Européens

Une journée contre la vie chère. Des lycéens, des gilets jaunes, des syndicats. Et, au-dessus des vitrines brisées de Paris et de Milan, un même emblème : un prétendu drapeau palestinien.

Paris, place de la République, 17 octobre 2026
Évocation de la place de la République au soir du 17 octobre. Illustration JBCH Réflexions.

L'Europe se croyait spectatrice de la guerre de Gaza. Elle finance, elle s'indigne, elle vote des résolutions, elle envoie des colis. L'Union européenne et ses États membres sont depuis des décennies les premiers bailleurs des territoires palestiniens, y compris de ceux qu'une organisation terroriste a gangrenés. Samedi 17 octobre, la réponse est arrivée. Elle n'est pas venue de Gaza. Elle est venue de nos propres rues.




Hier, des émeutes ont éclaté à Paris, à Milan, à Turin, à Bologne, tandis qu'à Rome des lycéens cagoulés bombardaient de pétards le ministère de l'Éducation. Partout, le même emblème flottait au-dessus de la fumée : un prétendu drapeau palestinien, devenu l'étendard universel de toutes les colères.







Paris : de l'Hôtel de Ville à la rue

À Paris, la guerre de Gaza ne se joue plus seulement à l'étranger. Elle s'est d'abord invitée à l'Hôtel de Ville. D'un côté, l'État a organisé des évacuations de Gazaouis pour raisons médicales, universitaires et humanitaires. De l'autre, la mairie a poussé le symbole jusqu'au bout : le 18 juin dernier, sur proposition du nouveau maire socialiste Emmanuel Grégoire, le Conseil de Paris a accordé, par 107 voix contre 41, la citoyenneté d'honneur à l'ensemble des civils de Gaza et de Cisjordanie ainsi qu'aux journalistes palestiniens. « Nous tendons la main à un peuple tout entier », déclarait-il, en présence de l'ambassadrice palestinienne.

Un peuple tout entier, sans distinction. Le CRIF a aussitôt demandé si les victimes israéliennes du 7 octobre ne méritaient pas, elles aussi, cette reconnaissance. Question restée sans réponse. Quelques mois plus tôt, la Tour Eiffel avait affiché les deux drapeaux, israélien et palestinien, réunis par une colombe. Geste ô combien inutile ! On ne pacifie pas un conflit avec des projecteurs ; on se donne bonne conscience.




La Tour Eiffel, où la mairie avait projeté le drapeau israélien  La paix ne s'allume pas avec un interrupteur. Photo Wikimedia Commons, licence libre.

République, Sébastopol, Bastille :  la journée qui a basculé

La journée du 17 octobre avait été lancée contre la vie chère, avec les lycéens, les gilets jaunes et les syndicats. Le gouvernement a compté 550 000 manifestants dans le pays, dont 110 000 à Paris. La grande majorité a défilé pacifiquement, et il faut le dire : ces Français-là avaient de vraies raisons d'être dans la rue.

Mais place de la République, les tensions ont commencé avant même le départ du cortège. Des milliers de projectiles lancés sur les forces de l'ordre, qui ont répondu par le gaz lacrymogène et le canon à eau. 





Des dizaines de voitures et des kiosque incendiés. Des centaines de commerces pillés autour de République, de Strasbourg-Saint-Denis, du boulevard du Temple et de Sébastopol et aux Champs Elysées. 

Des pompiers empêchés d'atteindre des blessés. En fin d'après-midi, place de la Bastille, des mouvements de foule, des vitrines brisées, des barricades. La préfecture avait tenté de détourner le parcours de République vers Clichy plutôt que vers la Concorde : cela n'a rien empêché. Les banlieues étaient présentes, prêtes à voler et à piller tout azimuth.

À 18 heures, la préfecture recensait près de 600 interpellations dans la capitale, bilan encore provisoire, et plusieurs  milliers dans tout le pays. ``

Un détail du parquet de Paris mérite qu'on s'y arrête : sur les 250 premières personnes interpellées, une seule résidait à Paris. Les casseurs n'étaient pas des Parisiens ; ils étaient venus pour casser. Des gants coqués, des projectiles dans les sacs, des couteaux.




Au milieu des banderoles contre la vie chère, des milliers de drapeaux palestiniens. Ce n'était plus une manifestation : c'était une convergence.

La convergence et ses parrains

Au milieu des banderoles sociales, des milliers de drapeaux palestiniens ont été brandis, mêlés aux keffiehs et aux slogans pour Gaza. 

La convergence entre contestation sociale et cause étrangère n'est pas spontanée : elle est voulue, préparée, planifiée. 

Jean-Luc Mélenchon avait salué à l'avance « un moment important » où s'exprimerait l'exaspération de la société, tout en dénonçant une « répression disproportionnée ». 

La France insoumise a fait de la cause palestinienne le carburant électoral des quartiers ; le 17 octobre, elle a récolté ce qu'elle a semé.

On évoque aussi des éléments venus de Belgique et d'Allemagne.  Mais le soupçon d'une main étrangère n'a rien d'extravagant. La France a déjà vu ce film : les étoiles de David taguées à Paris à l'automne 2023, les mains rouges sur le Mémorial de la Shoah en 2024, les cercueils déposés au pied de la Tour Eiffel la même année. 

Les enquêtes ont à chaque fois remonté vers des exécutants étrangers et des réseaux que les autorités françaises soupçonnent d'être liés à la Russie de Poutine, dont la stratégie est constante : attiser toutes les fractures de nos sociétés, communautaires, sociales, religieuses. 

Si le régime de Poutine n'a pas allumé l'incendie du 17 octobre, il a toutes les raisons de souffler dessus. via LFI et son coupe vent le FN déguisé en RN, tous deux pro Russie.

Milan, Rome : l'Europe entière

Paris n'était pas seul. À Milan, une marche contre la vie chère et contre les guerres, partie dans le calme avec drapeaux palestiniens et keffiehs, a dégénéré autour de la piazza del Duomo : magasins pillés, mobilier incendié, la célèbre galerie marchande vidée, au moins cinquante interpellations.



 À Turin et à Bologne, à Milan mêmes scènes. À Rome, la veille, des lycéens avaient bombardé de pétards le ministère de l'Éducation. Le mot d'ordre venu de France, « faisons comme en France », a traversé les Alpes en une semaine.

Dans le pays pourtant docile envers les terroristes arabe, l'Espagne de Pédro Sanchez, des heurs violents et de la casse ont eu lieu à Barcelone et à Madrid.

L'Intifada, est entrée en Europe pour casser notre démocratie et imposer l'Islamisme.

On pourrait aussi rajouter l'Algérie, qui a une haine profonde et non contrôlée contre la France, l'Algérie qui fête à sa façon la répression des émeutes du 17 Octobre 1961 Rue de Charonne, et qui se venge via sa troisième génération ! 




La piazza del Duomo à Milan, théâtre des émeutes du 17 octobre. Photo Wikimedia Commons, licence libre.

Sur les réseaux, on citera les concours de casse de ville à ville sur TikTok,  les mêmes vidéos servent un récit :  celui d'une intifada importée.  Mais il faut regarder ce que l'on voit. Ils ont pillé des Carrefours des  Franprix. des magasins de sport, de luxe, l'Avenue Montaigne avec Céline et Dior, Louis Vuitton,  

Elle ne brûle pas des voitures des motos des  kiosques. Elle n'empêche pas les pompiers de secourir des blessés. Ce qui s'est déployé samedi, c'est la méthode de l'intifada : la rue comme champ de bataille, le pavé comme argument, le drapeau comme alibi.

On a voulu importer la cause. On a importé la méthode.

Entre accueil humanitaire, gestes symboliques et rue sous tension, Paris est resté ce samedi soir suspendu entre manifestation, émeute et drapeaux flottant au-dessus du chaos. 

Les élus qui ont distribué la citoyenneté d'honneur comme on distribue des tracts, les partis qui ont fait de Gaza un argument de campagne, les gouvernements qui financent sans contrôler : tous portent une part de ce qui s'est passé.

Une chose est désormais prouvée : l'intifada est entrée dans la vie des Français.

© JBCH Réfextions,  Octobre 2026

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