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dimanche 16 novembre 2025

Revenir sur la guerre des 12 jours .... JBCH N° 639

La guerre des Douze Jours a couronné Israël vainqueur absolu et incontestable face à un Iran réduit à l’impuissance stratégique, révélant au grand jour l’effondrement d’une dissuasion jadis vantée comme un rempart infranchissable.


Tout commence par l’humiliation d’avril 2024, quand Téhéran lance une pluie de drones et de missiles balistiques en riposte à la frappe sur son consulat à Damas, mais plus de quatre-vingt-quinze pour cent des projectiles sont pulvérisés en vol par les boucliers israéliens, soutenus par Washington et ses alliés, ne laissant qu’un impact militaire dérisoire et une image de faiblesse irrémédiable pour l’arsenal iranien.


Puis vient le coup de grâce en juin 2025, avec des frappes chirurgicales israélo-américaines qui martèlent les sanctuaires nucléaires de Fordow, Natanz et Isfahan lors de l’opération Midnight Hammer, confirmant que Téhéran ne peut plus protéger ses joyaux stratégiques, retardant son rêve atomique de plusieurs années sans que quiconque ne puisse contester la réalité de cette neutralisation.


Les piliers de la puissance iranienne s’écroulent les uns après les autres, les missiles Shahab, Ghadr ou Sejjil peinent à percer les défenses multicouches d’Israël, les drones Shahed ne saturent rien du tout, à peine un millier lancés en douze jours, et les lanceurs mobiles fondent comme neige au soleil sous les assauts précis de l’aviation hébraïque, tandis que le bouclier antiaérien Bavar ou S-300, censé défier les cieux, s’effondre dès les premières heures face aux chasseurs furtifs et aux missiles antiradar.



L’arc chiite, ce réseau de proxies qui devait étendre la menace iranienne, se brise net, le Hezbollah reste muet malgré les supplications de Téhéran, terrassé par l’explosion des pagers en septembre 2024 et l’élimination de Nasrallah une semaine plus tard, la chute d’Assad en décembre coupe les vivres, les milices irakiennes hésitent sous le regard américain, et seuls les Houthis osent quelques tirs symboliques depuis leur lointain Yémen, sans ébranler quiconque.



Le président français Emmanuel Macron s’est entretenu avec le chef de l’État iranien, Masoud Pezeshkian, dans un contexte de tensions extrêmes après les attaques menées contre l’Iran. 


Selon un communiqué relayé par les médias officiels de Téhéran, le dirigeant français aurait adressé ses condoléances pour les victimes des frappes israéliennes, un geste immédiatement mis en avant par les autorités iraniennes qui cherchent à montrer que la communauté internationale reconnaît leur vulnérabilité.

D’après cette même source, Emmanuel Macron aurait rappelé que la France fut parmi les premiers pays à condamner les attaques israéliennes ainsi que les frappes américaines qui ont suivi. Cette affirmation, largement exploitée par les médias iraniens, vise à présenter Paris comme un acteur critique de l’escalade militaire conduite par Israël et Washington durant les douze jours de confrontation.


Cet échange téléphonique survient alors que les Européens tentent de retrouver une marge diplomatique dans une crise qui les place dans une situation délicate : tout en réaffirmant leur attachement à la sécurité d’Israël, ils cherchent à éviter une conflagration régionale et à préserver un canal de dialogue avec Téhéran.


Pour l’Iran, la mise en avant de ces « condoléances » françaises constitue une victoire symbolique, montrant que même des alliés traditionnels des États-Unis reconnaissent la gravité des pertes subies.Israël, lui, danse sur les ruines de cette stratégie adverse avec une maîtrise totale, infiltrant le territoire ennemi pour assembler des drones sur place, localisant généraux et scientifiques avec une précision chirurgicale, semant la panique par un simple appel téléphonique menaçant, et frappant sans relâche grâce à un commandement unifié qui contraste avec la paralysie iranienne sous l’œil du Guide suprême.



Post-sept octobre 2023, la doctrine israélienne a muté en machine préemptive, acceptant l’escalade pour éradiquer les menaces existentielles, transformant le traumatisme en force motrice, et validant en douze jours une supériorité technologique, informationnelle et opérationnelle qui laisse Téhéran isolé, suspicieux et épuisé.

Pour Israël, les fruits de cette victoire absolue sont immenses, un programme nucléaire iranien repoussé dans l’ombre, une dissuasion retrouvée qui dicte les règles régionales, des alliances sunnites renforcées face à la menace chiite affaiblie, et une légitimité internationale pour frapper d’abord et fort.


Israël restaure légitimement la confiance d’une nation ébranlée et projetant une ombre dissuasive sur tout adversaire potentiel, tandis que l’Iran, État rationnel mais prévisible, doit tout repenser pour survivre dans un Moyen-Orient redessiné par la main de fer de Tsahal.




La Géopolitique du Carbone JBCH N° 638

La géopolitique du carbone repose aujourd’hui sur un triangle de puissances  : la Chine, les États-Unis et l’Union européenne – dont les trajectoires énergétiques diffèrent au point de redessiner l’ordre mondial. 


La Chine, forte de 30 % des émissions globales, demeure le premier pollueur de la planète, mais cela ne l’empêche pas d’être en même temps la championne mondiale des énergies renouvelables et du nucléaire. 


Elle installe plus de panneaux solaires, de batteries et de réacteurs que le reste du monde réuni, au point que sa baisse de 2,7 % des émissions en 2024 reflète autant un ralentissement économique qu’un changement de modèle. Cette stratégie planifiée lui permet surtout de dominer l’industrie mondiale du bas carbone, de contrôler l’accès aux métaux critiques et de capter la valeur économique de la transition énergétique.




À l’autre bout du spectre, l’Union européenne ne représente que 6 % des émissions mondiales, mais continue de se considérer comme le moteur moral de la lutte climatique. Elle s’est dotée d’objectifs ambitieux, a instauré un Pacte vert très exigeant et se veut exemplaire dans sa décarbonation. Pourtant, en 2024, ses émissions ont augmenté de 4,6 %, révélant une contradiction profonde entre ses ambitions réglementaires et ses fragilités industrielles. 


L’Europe importe massivement ses panneaux solaires de Chine, son gaz liquéfié des États-Unis, et ses métaux critiques d’Afrique ou d’Asie. Elle ne domine ni la technologie, ni les chaînes de production, ni l’énergie — elle domine seulement la norme. Ce positionnement l’isole parfois, en particulier lorsque ses réglementations sont perçues comme punitives par ses propres citoyens et handicapantes pour son industrie.


Les États-Unis évoluent encore dans une autre direction. Malgré leur poids de 11 % dans les émissions mondiales, ils oscillent depuis une décennie entre ambition climatique et climatoscepticisme assumé. Le retour de l’administration Trump a consacré une stratégie claire : maximiser la production d’hydrocarbures, déréguler les normes environnementales, réduire les financements scientifiques et relancer le nucléaire uniquement pour répondre aux besoins colossaux des data centers. 



Ces infrastructures numériques consomment déjà plus de 4 % de l’électricité nationale et leur expansion, tirée par l’intelligence artificielle, pousse Washington à privilégier des solutions rapides plutôt qu’une transition bas carbone cohérente. Une étude du site Carbon Brief estime que cette orientation pourrait ajouter jusqu’à 4 milliards de tonnes supplémentaires de CO₂ dans les années à venir, un bond considérable qui confirme la position américaine comme puissance fossile.



Cette divergence des stratégies nourrit une compétition mondiale où chacun tente d’imposer sa vision. La Chine exporte massivement ses technologies d’énergie propre, les États-Unis exportent leur gaz naturel liquéfié devenu indispensable à l’Europe, et l’Union européenne exporte des normes climatiques rigoureuses qui, faute d’assise industrielle, fragilisent parfois davantage les entreprises européennes que leurs concurrentes étrangères.



Dans ce jeu global, les gagnants sont faciles à identifier : la Chine, qui vend les outils de la transition ; les États-Unis, qui vendent l’énergie elle-même ; et, dans une moindre mesure, les grandes entreprises technologiques dont l’appétit énergétique structure désormais la politique nationale.


L’Europe apparaît comme le maillon faible. Sa transition repose largement sur la taxation, du carbone au carburant, en passant par les quotas payants et la taxe carbone aux frontières. Pour beaucoup de ménages et de PME, l’écologie devient synonyme de coûts supplémentaires, de restrictions et d’obligations sans alternatives viables. Cette perception d’« écologie punitive » ne cesse de grandir, nourrie par le sentiment que les efforts imposés aux citoyens contrastent avec la dépendance technologique extérieure et l’incapacité du continent à produire lui-même l’énergie ou les équipements dont il a besoin.



Dans ce contexte, une question traverse toute réflexion sur la géopolitique du carbone : une politique climatique peut-elle réussir si elle repose principalement sur la contrainte, sans souveraineté énergétique, sans innovation domestique et sans compétitivité industrielle ? Les faits montrent que non. 


Là où la Chine associe planification, production et stratégie d’exportation, où les États-Unis privilégient puissance énergétique et domination numérique, l’Union européenne peine à concilier vertu écologique, cohésion sociale et efficacité économique. 


La transition mondiale, loin d’être un processus uniforme et consensuel, devient ainsi un terrain de rivalités où la capacité à produire, plutôt qu’à taxer, dictera les rapports de force de demain.






Trump peut-il trahir Israël ? JBCH N° 637

Les États-Unis entretiennent une alliance stratégique forte et de longue date avec Israël, fondée sur la coopération en matière de sécurité, le partage de renseignements et le soutien diplomatique.



Cette relation est un élément clé de la politique étrangère américaine au Moyen-Orient. Aborder directement les allégations de "trahison" de Trump nécessite une évaluation critique de ses politiques, qui comprennent des mouvements visant à normaliser les relations avec certains pays arabes tout en continuant à apporter un soutien fort à Israël.



Les initiatives de paix arabes et Arabes de Palestine sont en cours et demain à l'ONU.  Les USA présenteront le projet de Trump.  Des discussions,  continuent de se dérouler  entre les pays arabes (comme l’Arabie Saoudite) et une dizaine d'autres pays musulmans concernant la normalisation des relations avec Israël dans le cadre des accords d'Abraham. Le seul blocage est la reconnaissance d'un nouvel état pour les arabes , un de plus ! 




Il est important de noter et même de souligner que la région de Judée et Samarie  (Terre d'Israël) est un territoire juif depuis plus de 3 000 ans, avec une histoire et une identité profondes et une présence constante de juifs qui ont vécu sous des dominations diverses
Assyriens, Perses, Romains, Byzantins, les Omeyyades puis les Abbassides, les Croisés, l'Empire Mamelouk puis l'Empire Ottoman et les britanniques avant l'acquisition d'une totale indépendance par une guerre de libération.


Les Accords Abraham représentent un développement important dans ce domaine, se concentrant sur une relation trilatérale entre Israël, les ÉAU, et Bahreïn. Ces accords s'étendent désormais à d’autres pays, notamment le Soudan et le Maroc, et sont en cours d'élaboration avec le Kazakhstan.




L’ONU ne reconnaît pas les États de manière unilatérale. L’État est généralement établi par la reconnaissance des États existants. 

L’ONU pourrait jouer un rôle essentiel dans la médiation des différends et la facilitation des négociations. 

Ses actions sont soumises au consentement des États membres. Sans l'accord implicite d'Israël, pas de création d'état. Ce qui explique l'hostilité de cet organisme dominé par des ennemis d'Israël.


**Ressources pour des recherches supplémentaires :**

*   **Département d’État américain :** [https://www.state.gov/](https://www.state.gov/)
*   **Organisation des Nations Unies :** [https://www.un.org/](https://www.un.org/)
*   **Reuters :** [https://www.reuters.com/](https://www.reuters.com/)
*   **Associated Press :** [https://apnews.com/](https://apnews.com/)





samedi 15 novembre 2025

Le Mali au bord du gouffre JBCH N° 636


Le Mali, depuis le coup d’État militaire de 2020, vit une situation critique sur le plan politique et sécuritaire. Les « petits colonels » maliens qui ne sont pas malins,  ces officiers maliens peu expérimentés, ont pris le pouvoir en chassant le gouvernement civil, justifiant leur action par l’incapacité de l’État à sécuriser le pays face aux menaces djihadistes. 


Dans ce contexte, Bamako avait initialement demandé l’aide de la France pour contrer une attaque djihadiste majeure contre la capitale. Les forces françaises, engagées dans l’opération Barkhane depuis 2013, ont apporté un soutien crucial, avec des renseignements, un appui aérien et la formation des troupes locales. 


Cependant, la méfiance des nouveaux dirigeants maliens et leur volonté de réduire la présence française a conduit à l’expulsion progressive des forces françaises, malgré leur rôle protecteur contre le terrorisme.



L’absence de coopération avec les Français a laissé un vide stratégique que la Russie a tenté d’exploiter par des moyens de guerre hybride. Moscou, fidèle à sa stratégie observée en Ukraine et dans d’autres zones d’influence, a proposé un soutien militaire au Mali via des sociétés privées, comme le groupe Wagner, prétendant renforcer la sécurité nationale. 



Leur véritable objectif, cependant, n’était pas la stabilisation, mais l’exploitation des richesses minières du pays, notamment l’or, élément clé de la stratégie économique russe en Afrique.


Contrairement à ce que la propagande russe laisse entendre, les forces engagées au Mali n’ont pas fait preuve de l’efficacité militaire qui leur a permis, par exemple, de s’imposer temporairement dans certaines zones d’Ukraine. Sur le terrain malien, elles ont été battues à plusieurs reprises par des groupes rebelles islamiques, qui connaissent mieux le terrain et ont su bloquer tout approvisionnement à Bamako, paralysant ainsi la capitale. Ce blocus illustre les limites d’une intervention militaire étrangère sans réelle stratégie locale et avec des forces peu adaptées aux conflits asymétriques.




Les conséquences pour la population sont graves : la capitale vit sous pression constante, avec des pénuries alimentaires, des difficultés d’accès aux services essentiels et une montée de l’insécurité urbaine. 


Les Maliens sont pris entre des groupes armés djihadistes, des milices locales et des mercenaires étrangers, rendant toute planification de reconstruction ou de sécurité quasi impossible. L’échec des Russes, comme l’a montré leur campagne dans le Donbass, souligne que la présence d’une puissance extérieure ne garantit pas la sécurité et peut même aggraver la situation en alimentant les tensions et les violences.




Cette situation au Mali illustre un phénomène plus large : les interventions étrangères motivées par des intérêts économiques plutôt que par la sécurité locale. La France, historiquement présente dans la région, avait un rôle défensif et coopératif, cherchant à stabiliser le pays et à lutter contre le terrorisme. À l’inverse, la Russie exploite les crises pour s’implanter et contrôler les ressources naturelles, comme elle l’a tenté dans d’autres zones instables. Le résultat est un double échec : le Mali reste en proie à la violence et la population souffre, tandis que les puissances extérieures poursuivent leurs objectifs géopolitiques et économiques, souvent au détriment de la souveraineté nationale et de la sécurité civile.




En résumé, le Mali se trouve aujourd’hui dans une situation dramatique : ses dirigeants militaires ont écarté un allié efficace, la France, laissant le pays vulnérable à la fois aux djihadistes qui exigent qu'on applique la Charia, et aux ambitions de ce qu'il reste des russes vaincus sur le terrain. 


L’expérience montre que la présence militaire seule, qu’elle soit française ou russe, ne suffit pas à assurer la sécurité si elle n’est pas accompagnée d’une stratégie politique solide et d’une coopération locale. 


La population malienne reste le principal perdant de ces manœuvres géopolitiques, confrontée à l’insécurité, aux pénuries et à un chaos durable, tandis que les puissances étrangères exploitent les faiblesses du pays pour leurs propres intérêts.



L'Iran a expressement visé ce Temple de la science ... Weizmann JBCH N° 635 Bis

Protéger la recherche scientifique contre l’obscurantisme ...  et pourquoi l’attaque contre l’Institut Weizmann est un événement exceptionnel


L’attaque iranienne ayant détruit plusieurs laboratoires de l’Institut Weizmann des sciences constitue un événement d’une gravité exceptionnelle, non seulement pour Israël mais pour la communauté scientifique mondiale. 



Peu d’institutions, dans l’histoire contemporaine, ont atteint un tel niveau d’excellence et d’influence internationale dans autant de domaines fondamentaux pour l’humanité : immunologie, cancérologie, génétique, neurosciences, physique moléculaire, intelligence artificielle… L’Institut Weizmann n’est pas un simple centre de recherche ; c’est un moteur de découvertes majeures qui façonnent déjà la médecine, la biologie et la technologie de demain




Les exemples cités dans le texte rappellent son rôle central dans des avancées révolutionnaires : les cellules CAR-T, nées dans le laboratoire de Zelig Eshhar, ont transformé la lutte contre certaines leucémies, sauvant des milliers de vies. 



Ada Yonath, travaillant dans ce même institut, a réalisé les percées structurales sur le ribosome qui lui ont valu un prix Nobel, ouvrant la voie à de nouveaux antibiotiques. Le laboratoire de Moshé Oren a clarifié le rôle du gène TP53, devenu l’un des piliers de l’oncologie moderne. Ces découvertes ne sont pas seulement israéliennes : elles appartiennent au patrimoine scientifique de l’humanité.


C’est précisément cela qui rend l’attaque de juin 2025 exceptionnelle et particulièrement choquante : c’est la première fois qu’une puissance étatique cible délibérément, dans un pays démocratique, des laboratoires de sciences de la vie des lieux où l’on ne développe pas des armes, mais des thérapies, des connaissances, des outils pour comprendre la vie et pour guérir. 



Détruire des plates-formes de séquençage, des banques de drosophiles créées sur dix ans, des microscopes uniques, ce n’est pas seulement s’en prendre à Israël : c’est frapper la science mondiale, ralentir des projets qui auraient pu sauver des vies partout, y compris… en Iran.


L’Institut Weizmann, situé en Israël, possède une particularité : il produit une recherche d’envergure planétaire malgré un environnement géopolitique instable, des menaces constantes et parfois un isolement diplomatique. Que de telles découvertes émergent dans un pays aussi petit et aussi menacé relève presque du paradoxe. 


C’est parce qu’Israël place la science, l’éducation et la liberté intellectuelle au cœur de son identité nationale. Les laboratoires détruits étaient dirigés par des chercheurs mondialement reconnus : Jacob Hanna sur les cellules souches et l’embryologie, Eldad Tzahor sur la régénération cardiaque, Oren Schuldiner sur le développement neuronal. Leurs travaux touchent à des questions essentielles : comment réparer un cœur ? Comment reconstruire un neurone ? Comment modéliser le développement d’un embryon humain ?



Face à l’obscurantisme  religieux, politique ou idéologique , la science reste l’un des derniers espaces où le dialogue international survit malgré les conflits. C’est pourquoi l’attaque contre l'Institut  Weizmann doit être dénoncée par tous : scientifiques, institutions, gouvernements. 


Ce qui a été frappé à Rehovot, ce n’est pas Israël – c’est l’idée même de progrès. Et c’est pour cela qu’il est vital de soutenir ces chercheurs, de reconstruire leurs laboratoires et de protéger partout, toujours, la science contre ceux qui veulent l’éteindre.



Danger !!! Les réseaux Sociaux ... JBCH N° 635

Comment le Hamas et les Frères musulmans ont inversé le récit du 7 octobre

Paris, 15 novembre 2025 – Deux ans après l’attaque du 7 octobre 2023, qui a fait 1 200 morts et 250 otages civils en Israël, une enquête croisée de CyberWell, ISD Global et Stanford Internet Observatory révèle l’ampleur de la manipulation numérique orchestrée par le Hamas et les réseaux liés aux Frères musulmans.


Objectif : transformer un massacre en « acte de résistance » auprès des jeunesses européenne et américaine.


Depuis vingt ans, les Frères musulmans ont investi les Universités en Europe et aux USA, en subventionnant les bourses, en choisissant les livres figurant dans les bibliothèques, sélectionnant les mémoires des PHD, triant les professeurs.



Le 7 Octobre 2023, le cocktail était prêt pour faire exploser les sociétés occidentales ... ce qui s'est passé à Colombie ou à Sciences-Po était déjà programmé, mais ce qui est grave c'est que les médias ont joué le jeu, le New York Time, le Washington Post, la BBC, Libération, ont joué contre le camp de la Liberté... Quant aux réseaux Sociaux ... !!!




48 heures pour réécrire l’histoire

Le 7 octobre, à 6 h 29, les brigades Al-Qassam publient leurs premières vidéos GoPro sur Telegram. À 8 h 17, des extraits édités – sans les viols, sans les corps brûlés – atterrissent sur TikTok sous le hashtag #AlAqsaFlood. À 14 h, le compte @mohammed.el.kurd (1,2 million d’abonnés) poste : « Aujourd’hui, la résistance a brisé les chaînes. » La vidéo cumule 8 millions de vues en 24 heures.

Selon CyberWell, 68 % des 500 posts les plus viraux en anglais sur le 7 octobre étaient faux ou manipulés dans les 72 premières heures. Parmi eux :

  • Une fausse vidéo d’un « soldat israélien » capturé (en réalité Shani Louk, civile assassinée).
  • Un montage affirmant que « le festival Nova a été bombardé par Tsahal ».
  • Des deepfakes de Netanyahu « célébrant l’attaque ».

Les Frères musulmans, architectes du récit

Depuis 2019, le réseau qatari Al Jazeera+ et des influenceurs liés aux Frères musulmans (Ilhan Omar, Rashida Tlaib, Lowkey) ont préparé le terrain. Une étude Pew Research (2024) montre que 78 % des 18-24 ans citant « apartheid israélien » ont été exposés à ces comptes avant octobre 2023.

Sur TikTok, l’algorithme joue le rôle de caisse de résonance. Un test du Wall Street Journal (novembre 2023) : un compte vierge suivant #Palestine reçoit 90 % de contenu anti-israélien en 24 heures, dont 40 % niant les faits du 7 octobre.




TikTok, vecteur principal de radicalisation

Propriété de ByteDance, TikTok concentre 70 % des 13-24 ans européens (Eurobaromètre, 2024). Son algorithme, opaque et soumis à la loi chinoise sur le renseignement (2017), pousse les contenus extrêmes pour maximiser l’engagement.

Indicateur
Chiffre
Temps moyen quotidien (13-17 ans)
3 h 12
Augmentation des actes antisémites en Europe
+400 % (FRA, 2024)
Corrélation TikTok >3 h/jour et antisémitisme
+62 % (ISD, 2024)

Des trends comme #HitlerWasRight ou #GasTheJews ont cumulé 120 millions de vues entre octobre 2023 et mars 2024, selon ISD Global.


Des antisionisme à l’antisémitisme : le glissement documenté

  1. Octobre 2023 : « Israël = État colonial » (1,2 milliard de vues).
  2. Novembre 2023 : « Les Juifs contrôlent les médias » (+1 200 % de signalements, ADL).
  3. 2024 : Attentats contre des synagogues à Toulouse et Berlin.


ByteDance sous pression

Le FBI et la FCC qualifient TikTok de « menace pour la sécurité nationale » (2023). L’Inde l’a banni en 2020. En Europe, la Commission prépare une loi imposant :

  • Âge minimum vérifié (16 ans).
  • Limitation à 60 min/jour pour les mineurs.
  • Transparence algorithmique.
  • Stockage des données en UE.

En 2016, elle lance Douyin, une plateforme de partage de vidéos courtes, dont une version internationale est lancée en 2017 sous le nom de TikTok. Vers une régulation républicaine


Comme le propose la chercheuse Alexandra Fougère (CNRS), une IA de fact-checking en temps réel, couplée à des sanctions (10 % du CA mondial), pourrait restaurer la confiance. L’Australie, qui a imposé ces mesures en 2024, a vu les contenus extrêmes chuter de 35 % en six mois (eSafety Commissioner).


Tout comme RT (Russia Today, il faut interdire Al Jeezira de réception en Europe et filtrer scrupuleusemlent les réseaux sociaux, tous deux sources de propagande de l'islamisme

Source : Enquête Le Figaro basée sur rapports CyberWell, ISD Global, Stanford Internet Observatory, Eurobaromètre 2024, FRA, ADL, Pew Research.




 



Le Parfum ... JBCH N° 634

Le parfum accompagne l’humanité depuis l’Antiquité (Égypte, Mésopotamie, civilisations méditerranéennes) : on utilisait huiles parfumées et onguents pour cultes, soins et signes de statut. 


La parfumerie moderne naît en Europe à la Renaissance et surtout à la fin du XIXᵉ siècle avec l’arrivée des premières molécules synthétiques — Jicky (Guerlain, 1889) est souvent citée comme l’un des premiers parfums « modernes » mêlant naturel et synthèse. 


La Côte d’Azur (et plus précisément Grasse) s’est imposée comme berceau technique de la parfumerie moderne : cultures de fleurs, savoir-faire des « nez » et filières d’extraction. 




Le parfum est composé soit d'essences végétales : huiles essentielles et absolues extraites de fleurs (jasmin, rose), feuilles, bois (cèdre), résines (encens) et agrumes (bergamote). Certaines matières (jasmine concrete, rose absolute) restent fondamentales pour les accords « classiques ».


Soit d'essences animales : musc (musk) de civette, musc de cervidé, ambergris (sperm whale) ou castoréum étaient historiquement utilisés comme fixateurs très tenaces et chauds. 



Pour des raisons éthiques, légales et environnementales, ces matières sont aujourd’hui très largement remplacées par des équivalents synthétiques ou des alternatives végétales. Les muscs synthétiques (muscs polycycliques / aliphatiques) et d’autres molécules de synthèse reproduisent l’effet fixateur et la sensualité « animale » sans prélever sur des animaux.  


Synthétiques : de la vanilline aux muscs synthétiques, en passant par des molécules de nouveauté (hedione, Iso E Super, ambroxan), la chimie odorante permet aujourd’hui une immense palette — plus stable, moins chère et plus contrôlable que le seul naturel.



Les appellations reflètent la concentration d’huile parfumée dans l’alcool : Parfum (extrait) : très concentré et durable. Eau de Parfum (EDP) : tenue longue, version accessible du parfum. Eau de Toilette (EDT) :  plus légère, réapplicable. Eau de Cologne : très fraîche, volatile. Ces plages varient selon maisons et marchés, mais l’idée reste la même : plus de concentré c'est plus de tenue et richesse.  


Le flacon et le packaging sont essentiels : ils racontent l’histoire de la marque, protègent la fragrance et influencent l’achat (luxe, édition limitée, durabilité). Depuis quelques années on voit : miniatures collectors, recharges (désir de réduction des déchets), matériaux recyclés et campagnes storytelling (histoire de la matière première, « sourcing » éthique). Les prix de lancement combinent coût matières premières, design, communication célébrité et distribution.



Grasse (France) : berceau historique, centre de culture florale et d’extraction (jasmin, rose) ; savoir-faire reconnu et patrimoine immatériel. Paris : siège des maisons, création et marketing de luxe. Londres, Milan, New York : pôles forts pour création, médias et distribution. Grasse reste la référence technique et culturelle pour les matières florales rares.  



Voici une liste représentative (classiques et populaires, souvent citées dans compilations de Vogue / Fragrantica / archives professionnelles) : 
Chanel N°5 (Chanel) Guerlain Shalimar (Guerlain) Dior Sauvage (Dior) Coco Mademoiselle (Chanel) Thierry Mugler Angel (Mugler) Creed Aventus (Creed) Lancôme La Vie Est Belle (Lancôme) Yves Saint Laurent Opium (YSL) Jean Paul Gaultier Le Mâle (JPG) Terre d’Hermès (Hermès)


Les palmarès varient selon sources (ventes, influence culturelle, critiques), mais ces noms reviennent fréquemment dans les listes « légendaires » et « meilleures ventes ».  




Il faut des milliers de fleurs de jasmin pour fabriquer quelques millilitres d’absolue : Chanel N°5 dépend encore de parcelles de Grasse.   Ambergris (trouvé flottant) valait historiquement sa pesée en or et servait de précieux fixateur ; aujourd’hui il est rarissime et réglementé. Certaines découvertes chimiques (vanilline, musks synthétiques) ont donné naissance à familles olfactives entières et à des best-sellers.


Les parfums venus d’Israël se distinguent par leur mélange de traditions méditerranéennes et d’innovation high-tech. Des maisons comme Sabon, L’Artisan Parfumeur de Jérusalem, Eléments Ltd ou Eden Perfumes Tel Aviv utilisent des essences locales — myrrhe, jasmin, olive, oud, grenade, sel de la mer Morte. 


Israël développe aussi des parfums biotechnologiques (molécules de synthèse durable à partir de plantes du désert) et des créations sur mesure exportées.


Le parfum est rare car il résulte d’un équilibre délicat entre matières premières précieuses, savoir-faire artisanal et alchimie personnelle avec la peau. Certaines essences – comme le jasmin absolu, l’iris ou l’ambre gris – sont difficiles à obtenir et nécessitent un travail long, ce qui renforce leur caractère exclusif. 




Chaque femme possède une chimie corporelle unique : pH de la peau, alimentation, hormones, environnement… Ces facteurs transforment subtilement une même fragrance en un parfum différent d’une personne à l’autre. Ce phénomène rend le parfum profondément intime, presque vivant.


Choisir un parfum revient alors à choisir une signature invisible, une aura qui précède et qui demeure. Certaines femmes préfèrent une fragrance constante, comme une carte d’identité olfactive, tandis que d’autres adaptent leur parfum à leurs émotions, aux saisons ou aux moments de vie. 


Dans tous les cas, le parfum devient un langage personnel, parfois sensuel, parfois mystérieux, toujours révélateur de l’individu qui le porte.


vendredi 14 novembre 2025

L'Arabie veut acheter 48 jets F35 .. Mais ... JBCH N° 633

Israël s'oppose à ’éventualité d’une vente de 48 chasseurs furtifs F-35 à l’Arabie saoudite. Israël compte bien garder l'avantage technologique et militaire sur ses voisins. Cette dernière suscite une inquiétude croissante au sein du renseignement américain. Le risque dépasse le seul impact stratégique au Moyen-Orient : Washington redoute que la technologie ultra-secrète du F-35 : sa furtivité, ses capteurs, son logiciel complexe puisse être indirectement exposée à la Chine. 


Cette crainte est alimentée par le resserrement récent des liens militaires et technologiques entre Riyad et Pékin, notamment dans les domaines des drones, des missiles balistiques et des systèmes de surveillance.




Ces inquiétudes reposent sur un historique solide de copie et d’espionnage technologique chinois. Le cas du chasseur J-20 est emblématique : de nombreux experts occidentaux estiment qu’il intègre des éléments technologiques provenant de cyber-intrusions dans les programmes américains F-22 et F-35 et la copie pour le J 20 chinois des plans du prototype du Lavi israélien.. 


Le Lavi israélien il y a 20 ans ..  

De même, les drones chinois Wing Loong et Caihong présentent des similarités frappantes avec les MQ-9 Reaper américains, et sont aujourd’hui vendus à des pays auxquels Washington refuse ses propres drones pour des raisons de sécurité. 


Cette stratégie d’acquisition indirecte n’est pas nouvelle : dès les années 1960, Pékin avait déjà reproduit le missile américain AIM-9 Sidewinder pour créer le PL-2, inaugurant une longue tradition de rétro-ingénierie.



À cela s’ajoute une campagne d’espionnage cybernétique à grande échelle contre les industries américaines et européennes de défense. Des attaques attribuées à des acteurs chinois ont visé Lockheed Martin, Boeing et Northrop Grumman afin de dérober des plans, logiciels, matériaux et algorithmes sensibles. 




Pékin utilise également des partenariats avec des États tiers pour contourner les restrictions occidentales, obtenant ainsi des équipements et composants avancés qu’elle ne peut acquérir directement. 



Dans ce contexte, l’introduction d’un système aussi sophistiqué que le F-35 en Arabie saoudite présente un risque réel : même une fuite partielle pourrait permettre à la Chine d’améliorer ses propres avions de cinquième génération ou de développer des contre-mesures adaptées contre la furtivité américaine.


Israël intervient directement  et sans contrôle dans la fabrication des F35, qui deviennent des F35 Adir, avec toute une partie de l'électronique fabriquée par IAI, et un casque qui s'avère être l'arme la plus redoutable dans tous combats... mais tout cela est secret.






Ainsi, la décision américaine apparaît comme un pari stratégique lourd de conséquences. Le F-35 n’est pas seulement un avion, mais un système d’information volant, dont la valeur repose autant sur la technologie matérielle que sur des millions de lignes de code. L’histoire récente montre que la Chine exploite systématiquement toute faille ou tout partenaire tiers pour progresser technologiquement. 


Les États-Unis devront donc imposer des garanties extraordinaires voire reconsidérer la vente elle-même afin d’éviter qu’un de leurs systèmes d’armes les plus avancés ne contribue, indirectement, à renforcer la puissance militaire de Pékin









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