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dimanche 16 novembre 2025

Revenir sur la guerre des 12 jours .... JBCH N° 639

La guerre des Douze Jours a couronné Israël vainqueur absolu et incontestable face à un Iran réduit à l’impuissance stratégique, révélant au grand jour l’effondrement d’une dissuasion jadis vantée comme un rempart infranchissable.


Tout commence par l’humiliation d’avril 2024, quand Téhéran lance une pluie de drones et de missiles balistiques en riposte à la frappe sur son consulat à Damas, mais plus de quatre-vingt-quinze pour cent des projectiles sont pulvérisés en vol par les boucliers israéliens, soutenus par Washington et ses alliés, ne laissant qu’un impact militaire dérisoire et une image de faiblesse irrémédiable pour l’arsenal iranien.


Puis vient le coup de grâce en juin 2025, avec des frappes chirurgicales israélo-américaines qui martèlent les sanctuaires nucléaires de Fordow, Natanz et Isfahan lors de l’opération Midnight Hammer, confirmant que Téhéran ne peut plus protéger ses joyaux stratégiques, retardant son rêve atomique de plusieurs années sans que quiconque ne puisse contester la réalité de cette neutralisation.


Les piliers de la puissance iranienne s’écroulent les uns après les autres, les missiles Shahab, Ghadr ou Sejjil peinent à percer les défenses multicouches d’Israël, les drones Shahed ne saturent rien du tout, à peine un millier lancés en douze jours, et les lanceurs mobiles fondent comme neige au soleil sous les assauts précis de l’aviation hébraïque, tandis que le bouclier antiaérien Bavar ou S-300, censé défier les cieux, s’effondre dès les premières heures face aux chasseurs furtifs et aux missiles antiradar.



L’arc chiite, ce réseau de proxies qui devait étendre la menace iranienne, se brise net, le Hezbollah reste muet malgré les supplications de Téhéran, terrassé par l’explosion des pagers en septembre 2024 et l’élimination de Nasrallah une semaine plus tard, la chute d’Assad en décembre coupe les vivres, les milices irakiennes hésitent sous le regard américain, et seuls les Houthis osent quelques tirs symboliques depuis leur lointain Yémen, sans ébranler quiconque.



Le président français Emmanuel Macron s’est entretenu avec le chef de l’État iranien, Masoud Pezeshkian, dans un contexte de tensions extrêmes après les attaques menées contre l’Iran. 


Selon un communiqué relayé par les médias officiels de Téhéran, le dirigeant français aurait adressé ses condoléances pour les victimes des frappes israéliennes, un geste immédiatement mis en avant par les autorités iraniennes qui cherchent à montrer que la communauté internationale reconnaît leur vulnérabilité.

D’après cette même source, Emmanuel Macron aurait rappelé que la France fut parmi les premiers pays à condamner les attaques israéliennes ainsi que les frappes américaines qui ont suivi. Cette affirmation, largement exploitée par les médias iraniens, vise à présenter Paris comme un acteur critique de l’escalade militaire conduite par Israël et Washington durant les douze jours de confrontation.


Cet échange téléphonique survient alors que les Européens tentent de retrouver une marge diplomatique dans une crise qui les place dans une situation délicate : tout en réaffirmant leur attachement à la sécurité d’Israël, ils cherchent à éviter une conflagration régionale et à préserver un canal de dialogue avec Téhéran.


Pour l’Iran, la mise en avant de ces « condoléances » françaises constitue une victoire symbolique, montrant que même des alliés traditionnels des États-Unis reconnaissent la gravité des pertes subies.Israël, lui, danse sur les ruines de cette stratégie adverse avec une maîtrise totale, infiltrant le territoire ennemi pour assembler des drones sur place, localisant généraux et scientifiques avec une précision chirurgicale, semant la panique par un simple appel téléphonique menaçant, et frappant sans relâche grâce à un commandement unifié qui contraste avec la paralysie iranienne sous l’œil du Guide suprême.



Post-sept octobre 2023, la doctrine israélienne a muté en machine préemptive, acceptant l’escalade pour éradiquer les menaces existentielles, transformant le traumatisme en force motrice, et validant en douze jours une supériorité technologique, informationnelle et opérationnelle qui laisse Téhéran isolé, suspicieux et épuisé.

Pour Israël, les fruits de cette victoire absolue sont immenses, un programme nucléaire iranien repoussé dans l’ombre, une dissuasion retrouvée qui dicte les règles régionales, des alliances sunnites renforcées face à la menace chiite affaiblie, et une légitimité internationale pour frapper d’abord et fort.


Israël restaure légitimement la confiance d’une nation ébranlée et projetant une ombre dissuasive sur tout adversaire potentiel, tandis que l’Iran, État rationnel mais prévisible, doit tout repenser pour survivre dans un Moyen-Orient redessiné par la main de fer de Tsahal.




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