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Le patron de Revolut aux portes du club des très grandes fortunes
Nik Storonsky détient 29% de Revolut, dont la valorisation vient d'exploser. En parallèle, il négocie un plan de rémunération qui rappelle celui obtenu par Elon Musk chez Tesla.
Écrit par JBCH · N° 109
Le cofondateur et directeur général de Revolut voit sa fortune théorique s'envoler. Une levée de titres secondaire vient de valoriser la néobanque britannique à près de 100 milliards de dollars, un bond de plus de 40% en un an, propulsant Nik Storonsky, 39 ans, au rang des plus grandes fortunes mondiales.
Il détient toujours environ 29% du capital, une part restée stable depuis la création de la fintech en 2015.
Cette valorisation record confère à Revolut le statut de première fintech européenne, loin devant Klarna ou Qonto.
Mais c'est désormais le volet rémunération qui retient l'attention : des négociations seraient en cours entre Storonsky et le conseil d'administration pour instaurer un plan d'intéressement à long terme calqué sur le modèle mis en place par Tesla pour Elon Musk.
Revolut en chiffres
- ~100 Md$ — valorisation après la levée de juillet
- +40% — bond depuis la levée de 2024
- 29% — part du capital détenue par Storonsky
- 45 M — clients revendiqués dans le monde
Le mécanisme, encore confidentiel, prévoirait l'attribution d'actions supplémentaires par paliers si Revolut franchit plusieurs seuils de valorisation, de revenus et de rentabilité d'ici 2030.
« Un plan "Moonshot" typique des groupes technologiques américains. »Un investisseur londonien, sous couvert d'anonymat
L'objectif affiché : aligner les intérêts du fondateur sur une trajectoire de croissance à dix ans, sans lui verser de salaire fixe démesuré. Revolut, qui a atteint la rentabilité l'an dernier, cherche à consolider sa position avant une éventuelle entrée en Bourse, envisagée à Londres ou New York dès 2026.
Les actionnaires historiques — SoftBank, Tiger Global, Index Ventures — n'ont pas souhaité commenter.
Le régulateur britannique suit le dossier de près, alors que le débat sur la rémunération des dirigeants de la fintech s'intensifie à Londres. Pour certains observateurs, ce plan pourrait redéfinir les standards de rémunération dans toute l'industrie technologique.
— Après Musk chez Tesla, le fondateur-actionnaire redevient la norme, pas l'exception. —
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