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mercredi 23 septembre 2026

Premiere faute impardonnable du RN. JBCH N° 2609 - 181

Ni à droite, ni à gauche… Réfléchissez, il est encore temps, la bête sommeille sous des aspects soit disant raisonnables
Éditorial


Arbeit macht frei

frei, et non free — la formule forgée en fer au-dessus des portails d'Auschwitz I, de Dachau, de Sachsenhausen.

Tanguy, ou le lapsus qui n'en est pas un


Deux secondes de vidéo, trente minutes de discours, et quatre-vingts ans de mémoire. 

Les faits. Lors d'un discours tenu samedi à Vierzon (Cher), une vidéo de deux secondes, largement relayée, montre Jean-Philippe Tanguy dire « oui, le travail rend libre ». 
Sa défense : une phrase « isolée » d'une allocution de trente minutes, sur l'émancipation par un bon salaire, le logement et les acquis sociaux de la Résistance. 
Il ajoute qu'il ne faut pas abandonner aux groupuscules néonazis la valeur d'émancipation par le travail, et invoque Nicolas Sarkozy et le « sujet de philo ». Louis Aliot n'a « aucune critique à faire ».





Admettons le contexte. Reste l'essentiel : Tanguy n'est pas un orateur de préau. 

C'est le rhéteur le plus affûté du RN, l'homme qui pèse chaque mot sur les plateaux. 

Qu'il ignore la résonance de cette phrase précise, dans cet ordre précis, relève de la fable.

Et la « récupération » qu'il revendique aggrave son cas : on ne « reprend » pas aux néonazis la devise d'un camp d'extermination, on la leur laisse, parce qu'elle est à eux pour toujours.





 

« Le RN veut qu'on juge sur trente minutes; l'histoire, elle, juge sur deux secondes. »



 

Surtout, le parti a un passif. Le « point de détail », le « Durafour crématoire » : le FN a toujours pratiqué le calembour qui fait signe à ceux qui savent, puis crie au procès d'intention. 

La dédiabolisation a changé la vitrine, pas la grammaire ni les copains des groupuscules d'extrême droite souvent libraires, chez lesquels on trouve "Mein Kampft" 




© JBCH Septembre 2026 

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