Éditorial
Arbeit macht frei
frei, et non free — la formule forgée en fer au-dessus des portails d'Auschwitz I, de Dachau, de Sachsenhausen.
Tanguy, ou le lapsus qui n'en est pas un
Deux secondes de vidéo, trente minutes de discours, et quatre-vingts ans de mémoire.
Admettons le contexte. Reste l'essentiel : Tanguy n'est pas un orateur de préau.
C'est le rhéteur le plus affûté du RN, l'homme qui pèse chaque mot sur les plateaux.
Qu'il ignore la résonance de cette phrase précise, dans cet ordre précis, relève de la fable.
Et la « récupération » qu'il revendique aggrave son cas : on ne « reprend » pas aux néonazis la devise d'un camp d'extermination, on la leur laisse, parce qu'elle est à eux pour toujours.
« Le RN veut qu'on juge sur trente minutes; l'histoire, elle, juge sur deux secondes. »
Surtout, le parti a un passif. Le « point de détail », le « Durafour crématoire » : le FN a toujours pratiqué le calembour qui fait signe à ceux qui savent, puis crie au procès d'intention.
La dédiabolisation a changé la vitrine, pas la grammaire ni les copains des groupuscules d'extrême droite souvent libraires, chez lesquels on trouve "Mein Kampft"
© JBCH Septembre 2026
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