Diplomatie · Reconnaissance de la Palestine
RECONNAÎTRE UN MENSONGE NE LE REND PAS VRAI
L'Autorité de Ramallah n'a pas cessé ses pratiques contestées, y compris les allocations versées aux familles de terroristes. Et pourtant, la France a maintenu sa reconnaissance, comme si la promesse initiale suffisait à créer une réalité.
Les détracteurs y voient donc une reconnaissance fondée sur une promesse non tenue.
Un mensonge politique toléré parce qu'il sert un objectif diplomatique immédiat : s'inscrire dans un mouvement international, apparaître comme le champion de la solution à deux États, isoler un peu plus le gouvernement israélien, et satisfaire une partie de l'opinion publique et des partenaires arabes.
Le Quai d'Orsay a fourni le script. Le président l'a lu. La France a applaudi.
Ce n'est pas un terme juridique officiel. C'est une formule polémique pour dire qu'en diplomatie, on accepte parfois de passer sur les incohérences quand elles servent le récit que l'on veut défendre.
On reconnaît un État dont les institutions n'ont pas respecté les conditions qu'elles avaient elles-mêmes acceptées.
On fait comme si le simple fait de prononcer les mots « État de Palestine » créait les conditions de la paix, alors que rien, sur le terrain, n'a changé dans le sens promis.
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Pauvre France !
Une France qui croit encore, ou qui feint de croire à la parole de dirigeants qui n'ont jamais organisé d'élections libres depuis vingt ans, qui cohabitent avec des structures terroristes, et qui utilisent la diplomatie et l'argent des occidentaux comme un levier sans jamais livrer la contrepartie.
Une France qui transforme une reconnaissance unilatérale en acte de foi, puis s'étonne, un an plus tard, que les mêmes acteurs continuent de ne pas tenir leurs engagements.
Le discours d'hier n'était que la continuation de cette posture. Long. Ennuyeux. Plein de formules sur la « souveraineté » et le « spectacle qui nous fait honte ».
Mais toujours la même absence de lucidité : refuser de voir que certaines promesses n'ont jamais été destinées à être tenues, et que les reconnaître comme telles, c'est s'enfermer dans un mensonge diplomatique.
Assassinat de Netanel Choukroun un citoyen franco-israélien de 41 ans, père de 6 enfants abattu par un terroriste du Hamas le dimanche 20 septembre 2026, à la veille de la fête de Yom Kippour Macron ment !
Le seul vainqueur d'un mensonge diplomatique
n'est jamais la paix.
Chronique. Analyse et opinion — JBCH Réflexions. © JBCH N° 183