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mardi 24 février 2026

Santé, et guerre des brevets dans les objets connectés. JBCH N° 2602 - 900

La guerre des brevets 

Et l’univers des objets connectés santé


 



Les bagues connectées, montres et bracelets de suivi santé sont devenus les nouveaux symboles du mouvement « Make America Healthy Again ». 


Portées par un engouement croissant du public et par le soutien affiché du secrétaire à la Santé, Robert.F. Kennedy Jr. ces technologies suscitent aujourd’hui une concurrence féroce entre les géants du secteur.


L’an dernier, Kennedy a déclaré vouloir que chaque Américain porte un objet connecté d’ici la fin de la décennie, promettant une vaste campagne nationale de promotion. Résultat : le marché s’emballe. Plus de 1,3 million d’appareils ont été vendus sur les sept premiers mois de 2025, soit une hausse de 35 %,.





Mais derrière cette croissance se cache une véritable guerre juridique. Les entreprises multiplient les procédures pour protéger leurs innovations. « Ces litiges redéfinissent l’origine et le prix des produits de demain », analyse un avocat spécialisé en propriété intellectuelle.


Depuis juin, cinq enquêtes ont été ouvertes pour violation de brevets, contre seulement deux en 2024. Parmi les groupes concernés figurent Apple et Google, mais aussi la start-up finlandaise Ouraet le géant sud-coréen Samsung.





Oura et Samsung s’affrontent actuellement autour de leurs bagues connectées, chacun accusant l’autre de contrefaçon. Les deux groupes demandent l’interdiction d’importation des produits concurrents. Une décision qui pourrait bloquer des millions d’appareils, la majorité étant fabriquée à l’étranger.


Ce type de conflit n’est pas nouveau. En 2023, certaines montres Apple avaient été temporairement interdites à la vente après une plainte de Masimo concernant la mesure du taux d’oxygène dans le sang. Apple avait finalement été condamné à verser 634 millions de dollars.





Le secteur est particulièrement vulnérable, car les capteurs, écrans et interfaces fonctionnent souvent sur des principes similaires. Avec des dizaines de milliers de brevets déposés dans le monde, les risques de chevauchement sont élevés.


« Nous avons investi énormément pour créer une propriété intellectuelle unique », souligne le PDG d’Oura, dans une interview accordée à Politico « Le système juridique existe aussi pour nous protéger. »


Oura assure ne pas craindre de rupture d’approvisionnement pendant l’examen des plaintes. Samsung, de son côté, n’a pas souhaité commenter.


Alors que les objets connectés s’imposent comme des outils centraux de prévention et de suivi médical, l’industrie entre dans une nouvelle phase : celle d’une bataille mondiale pour le contrôle des technologies de la santé numérique. 


Entre innovation, régulation et rivalités judiciaires, l’avenir du « corps connecté » se joue désormais aussi dans les tribunaux.




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