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vendredi 14 août 2026

L'ARCOM Censure ? JBCH N° 2608 - 085


JBCH REFLEXIONS

D'après MES ANALYSES, mes lectures dans les journaux français et Internationaux_et les Medias, un complément se touve dans JBCH Clips 


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Chronique · Médias & liberté d'expression

Arcom contre CNews : la régulation audiovisuelle accusée de dérive autoritaire

Alors que l'Arcom vient de sanctionner CNews et de tancer BFMTV pour des prises de position d'invités, l'ancien directeur général du CSA Jean-Éric Schoettl dénonce une dérive liberticide. Pour lui, l'exigence de neutralité imposée aux chaînes d'information privées menace de transformer l'antenne en « robinet d'eau tiède ».


Les deux sanctions récentes

  • CNews réprimandée le 30 juin 2026 pour des propos de Franz-Olivier Giesbert sur Roubaix
  • BFMTV épinglée début août pour des propos d'Arthur Berdah sur LFI, Sansal et Gleizes
  • Dans les deux cas, l'Arcom invoque un « manque de contrôle de l'antenne »

Ce que redoute Schoettl

  • Un « pluralisme interne » inquisitorial, sans équivalent en Europe
  • Une accumulation d'avertissements menant, à terme, à la fermeture d'antennes
  • Un traitement inégal entre presse écrite libre et audiovisuel sous tutelle

L'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle ne désarme pas contre CNews. Par une délibération du 30 juin 2026, elle a une nouvelle fois réprimandé la chaîne du groupe Canal+, cette fois pour des propos tenus par Franz-Olivier Giesbert au lendemain des municipales de mars, sur le plateau de Laurence Ferrari. Pour l'Arcom, ces commentaires « sans source véritable » méconnaissent les engagements de la chaîne en matière de rigueur de l'information.




Une vigilance qui s'étend à BFMTV

Quelques jours plus tard, début août, c'est au tour de BFMTV d'être épinglée, pour des propos du journaliste du Figaro Arthur Berdah sur l'attitude de La France insoumise face à l'incarcération de Boualem Sansal et Christophe Gleizes. Le régulateur a jugé ces allégations dépourvues de tout élément factuel. Dans les deux cas, le reproche est identique : un manque de contrôle de l'antenne par la chaîne elle-même.

Le spectre de la muselière

Ces rappels à l'ordre successifs inquiètent au plus haut point Jean-Éric Schoettl, ancien directeur général du CSA de 1989 à 1994. Il y voit l'illustration d'une prétention dangereuse : celle d'une institution qui, sous couvert de régulation, entendrait épurer le débat public des opinions contrariant un récit convenu. Il rappelle que l'article 10 de la Convention européenne des droits de l'homme garantit le droit d'exprimer des propos choquants ou dérangeants, sans ingérence d'une autorité publique.

Chaque antenne privée doit garder sa couleur propre — le vrai pluralisme se joue entre les chaînes, pas à l'intérieur de chacune d'elles.

Une incohérence de traitement selon les médias

L'ancien haut fonctionnaire dénonce aussi une incohérence structurelle : la presse écrite bénéficie d'une liberté quasi absolue, tandis que l'audiovisuel reste soumis à une tutelle drastique. Il relève avec ironie que l'État subventionne L'Humanité au nom du pluralisme tout en réprimandant CNews et BFM pour avoir laissé passer une opinion non contredite — un déséquilibre qu'il qualifie, non sans provocation, de forme de complotisme d'État déguisé en protection du public.



Le pluralisme externe plutôt qu'interne

Pour Schoettl, la solution ne réside pas dans une neutralité absurde imposée à chaque émission, mais dans un pluralisme dit externe : l'équilibre des points de vue doit se construire à l'échelle de l'offre audiovisuelle globale, permettant au public de choisir entre des antennes aux couleurs assumées, plutôt que d'exiger de chaque intervenant qu'il incarne à lui seul toute la diversité des opinions.




Une mise en garde finale

Il conclut sur un avertissement : les garde-fous traditionnels — diffamation, incitation à la violence, protection de l'enfance — doivent perdurer, mais les exigences actuelles de neutralité de l'Arcom conduisent selon lui à l'excès inverse. Il note enfin que des dérapages autrement plus graves, relevés sur d'autres antennes, y compris du service public, restent souvent sans suite — signe, à ses yeux, d'une vigilance sélective plus que d'une exigence de rigueur appliquée uniformément.





Chronique s'appuyant sur les propos et l'analyse de Jean-Éric Schoettl, ancien directeur général du CSA (1989-1994).             JBCH Août 2026

C919 L'avion chinois ! JBCH N° 2026 - 084

 

JBCH  REFLEXIONS

D'après MES ANALYSES, mes lectures dans les journaux français et Internationaux_et les Medias, un complément se touve dans JBCH Clips 



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Chronique · Espionnage industriel & aéronautique

C919 : l'avion chinois qui a mis quinze ans à digérer ce qu'il avait volé à Airbus

Derrière la vitrine du premier vol international du C919, une autre histoire, moins glorieuse, court depuis 2010 : celle d'une campagne d'espionnage informatique tous azimuts contre les sous-traitants d'Airbus et de Boeing, dont Pékin a mis plus d'une décennie à exploiter correctement le butin.


Le groupe derrière l'opération

  • Surnommé « Turbine Panda » par les chercheurs de CrowdStrike
  • Actif entre 2010 et 2015, lié au ministère chinois de la Sécurité d'État
  • Câbles : Ametek, Capstone Turbine, GE, Honeywell, Safran

Ce qu'ils ont obtenu

  • Données de production du moteur CFM Leap-1C
  • Détails techniques réutilisables pour un moteur chinois maison
  • Accès via des sous-traitants d'Airbus, IP volées

Il y a une autre façon de raconter l'histoire du C919, moins flatteuse pour Pékin que la success story officielle. Entre 2010 et 2015, pendant que Comac peinait à faire décoller son projet d'avion moyen-courrier, un groupe de pirates informatiques basé en Chine et surnommé « Turbine Panda » par les chercheurs de la société de cybersécurité CrowdStrike menait une campagne d'espionnage industriel méthodique contre les sous-traitants occidentaux d'Airbus et de Boeing.



Une faille exploitée chez les fournisseurs, pas chez les avionneurs

La logique était d'une simplicité redoutable : plutôt que d'attaquer frontalement Airbus ou Boeing, mieux valait cibler leurs fournisseurs de composants, souvent moins bien protégés. Le rapport CrowdStrike a établi que des données avaient été obtenues via des adresses IP compromises, dans une opération liée au ministère chinois de la Sécurité d'État, touchant notamment Ametek, Capstone Turbine, GE, Honeywell et le français Safran — précisément les entreprises impliquées dans la chaîne de production du C919.

Ils avaient accès à toutes les technologies de production du moteur Leap-1C, ainsi qu'aux détails permettant de concevoir un moteur maison de nouvelle génération.

Un piratage confirmé, un décodage qui a pris des années

Le butin numérique était considérable. Mais l'avoir ne suffisait pas à savoir s'en servir : la Comac, propriété de l'État chinois, a longtemps souffert d'un manque criant de savoir-faire industriel pour transformer ces données volées en production effective. D'où des retards en cascade, une multiplication inhabituelle de prototypes par rapport à la certification d'un Airbus A320neo classique, et une mise en service repoussée d'année en année — la première livraison commerciale n'ayant finalement eu lieu qu'en 2023, quinze ans après le lancement du programme.



Des attaques qui se sont poursuivies bien après 2015

L'histoire ne s'est pas arrêtée avec le démantèlement de Turbine Panda. Une enquête de l'AFP a révélé qu'Airbus avait continué d'être ciblé ces dernières années par des cyberattaques passant systématiquement par ses sous-traitants, des offensives que plusieurs sources sécuritaires attribuent, sous couvert d'anonymat, à des hackers opérant depuis la Chine — sans attribution formelle possible, la difficulté classique de ce type d'enquête. D'anciens responsables du renseignement américain, comme Bill Evanina, ex-chef du contre-espionnage économique des États-Unis, sont allés plus loin : pour lui, le C919 est la preuve tangible du succès de cette stratégie d'espionnage d'État, menée avec constance sur plus d'une décennie.



Le décalage qui persiste, malgré tout

Ce qui frappe, quinze ans plus tard, c'est l'écart persistant entre ce que la Chine a réussi à voler et ce qu'elle a réussi à répliquer industriellement. Posséder les plans d'un moteur ne suffit pas à en maîtriser la métallurgie, les tolérances de fabrication ou les processus de certification. Le vol de 12 août 2026 entre Pékin et Oulan-Bator, aussi symbolique soit-il, ne referme donc pas l'histoire : il confirme simplement que Pékin a fini par apprendre à exploiter, très lentement, ce qu'il avait mis des années à dérober.





Chronique s'appuyant sur les travaux de CrowdStrike (rapport « Turbine Panda »), une enquête de l'AFP sur les cyberattaques visant Airbus, et des déclarations de responsables du contre-espionnage américain.     JBCH Août 2026

jeudi 13 août 2026

Zidane le mauvais choix ! JBCH N° 2608 -083

Édition numérique13 août 2026Sport — Équipe de France

JBCH  Réflextion

Analyse & débat autour du football français
ÉditorialÉquipe de FranceUne seule page
Bleus · Sélectionneur

Zidane sélectionneur : un choix qu'il faudra peut-être reconsidérer


Entre l'expulsion de 2006 et un départ précipité du Real Madrid, le passé de « Zizou » interroge davantage qu'il ne rassure sur sa capacité à diriger les Bleus dans la durée.


Les faits

  • 2006 Carton rouge en finale de Coupe du monde contre l'Italie, pour un coup de tête sur Materazzi.
  • 2018 Départ surprise du Real Madrid au sommet, après le triplé en Ligue des champions.
  • 2021 Second départ du Real, dans un climat de lassitude et de résultats en retrait.
  • 2026 Nommé sélectionneur des Bleus, sans expérience de sélection nationale.

La nomination de Zinédine Zidane à la tête de l'équipe de France a été accueillie comme une évidence, presque un couronnement naturel. Mais l'enthousiasme populaire ne doit pas dispenser d'un examen plus froid du personnage et de son parcours. Car l'histoire de Zidane, sur et en dehors des terrains, est aussi celle d'un homme capable d'embrasements soudains — une caractéristique qui, à la tête d'une sélection exposée à la pression permanente, mérite d'être interrogée plutôt que balayée par la nostalgie.

Le geste qui hante encore

Il suffit de se souvenir de la finale de la Coupe du monde 2006, face à l'Italie. Dans les dernières minutes de sa carrière de joueur, au sommet de son art, Zidane s'est laissé emporter par une provocation et a expulsé son propre équipe d'un match qu'elle jouait à onze contre onze. Ce geste, aussi marquant soit-il dans la légende du football, n'est pas un simple accident isolé : il révèle une propension à l'impulsivité qui a régulièrement ressurgi tout au long de sa carrière, y compris sur le banc.





« Un coach qui craque dans l'instant décisif est-il l'homme qu'il faut pour gérer quatre années de pression permanente ? »la question que peu osent poser







Un bilan madrilène plus contrasté qu'il n'y paraît

Son passage au Real Madrid, souvent cité comme la preuve de son autorité de coach, mérite lui aussi d'être nuancé. Le premier mandat (2016-2018), couronné par trois Ligues des champions consécutives, s'achève sur un départ éclair et inattendu, laissant le club sans succession préparée. Le second passage (2019-2021) s'est révélé nettement plus terne, marqué par des résultats en dents de scie, avant un nouveau départ dans un climat d'usure. Deux ruptures brusques, deux fois la même méthode : partir au moment où la pression devient trop forte plutôt que d'affronter la difficulté dans la durée.

Le contrepoint

  • Trois Ligues des champions consécutives restent un exploit inédit dans l'histoire du football moderne.
  • L'aura de Zidane pourrait fédérer un vestiaire en quête de repères après quatorze ans de Deschamps.
  • Son inexpérience en sélection nationale reste, aux yeux de ses soutiens, compensée par son vécu de joueur au plus haut niveau.

Une gestion à quatre ans, pas à quatre matches

Or diriger une sélection nationale, ce n'est pas enchaîner les campagnes de recrutement et gérer un vestiaire de club au quotidien : c'est tenir sur la durée, encaisser les crises médiatiques, gérer les egos sur des rassemblements courts et répétés, sans possibilité de tout recommencer à zéro en cas de coup dur. Le contrat signé jusqu'en 2030 suppose une capacité à absorber la pression sur le temps long — précisément ce que le parcours de Zidane n'a, jusqu'ici, jamais démontré de façon convaincante.




Rien n'indique, à ce stade, que Zidane rééditera ses excès de 2006 sur le banc des Bleus. Mais au moment où la Fédération française de football mise l'avenir de l'équipe nationale sur son nom et sa légende, il serait imprudent de balayer d'un revers de main les signaux d'alerte que son propre parcours a laissés derrière lui.

La Grèce avec Israël ... JBCH N° 2026- 082

Édition numérique13 août 2026Monde — Israël

JBCH RÉFLEXIONS

Regards sur Israël, le Proche-Orient et le monde juif
N° du jourChronique internationaleUne seule page
Grèce · Israël

Le ministre grec de la Santé perplexe devant la réussite juive

« Je n'ai aucune explication » : la sortie d'Adonis Georgiadis, bras levés devant les caméras, relance une énigme aussi vieille que la survie du peuple juif lui-même.


Le ministre grec de la Santé, Adonis Georgiadis, a de nouveau créé la surprise en évoquant, caméras allumées, son incompréhension face à la trajectoire d'Israël. Dans un monologue diffusé sur la chaîne Action24 puis relayé lors d'une interview accordée à la télévision publique israélienne Kan 11, le vice-président du parti Nouvelle Démocratie a décrit un pays « grand comme le Péloponnèse » dont l'économie rivaliserait, selon lui, avec celle de deux Grèces réunies.






« Je n'ai aucune explication », a-t-il lancé, bras levés, en confrontant la puissance économique et technologique israélienne à la situation de son propre pays. La Grèce, a-t-il rappelé, jouit d'un climat clément et d'un confort de vie enviable — et reste pourtant à la traîne dans les classements du bonheur, loin derrière un Israël régulièrement cité parmi les cinq nations les plus heureuses du monde, malgré la guerre et le terrorisme.

Cette sortie n'est pas isolée. Depuis plusieurs mois, Georgiadis multiplie les déclarations publiques en soutien à Israël, qualifiant le pays de « miracle de l'humanité » lors des célébrations du 78ᵉ anniversaire de l'indépendance israélienne, en mai dernier. Son parcours reste toutefois marqué par une controverse ancienne : en 2013, il avait fait polémique pour avoir promu un ouvrage antisémite, avant de présenter des excuses publiques à la communauté juive de Grèce en 2017.




« Une nation constamment menacée peut-elle vraiment figurer parmi les plus heureuses du monde ? »l'énigme que personne ne résout

Un paradoxe déjà relevé par les historiens

La perplexité du ministre grec rejoint une interrogation ancienne. L'historien britannique Arnold Toynbee, dont la théorie du cycle des civilisations prévoyait la disparition des peuples marginaux, n'était jamais parvenu à expliquer la persistance du peuple juif à travers les siècles — une anomalie qu'il n'a jamais réussi à faire entrer dans son propre système.

Les explications avancées

Plusieurs pistes sont régulièrement avancées pour expliquer la résilience israélienne :
















  • le dynamisme technologique de la « start-up nation », porté par un écosystème d'innovation dense ;
  • la cohésion sociale, renforcée par le service national et une mémoire collective partagée ;
  • la tradition juive du questionnement et de l'apprentissage, transmise comme rempart psychologique ;
  • pour les commentateurs religieux, une dimension de providence divine, liée à l'alliance du peuple juif ;
  • pour les sociologues, la densité des réseaux communautaires et diasporiques, source de solidarité en temps de crise.





Reste une question que la sortie de Georgiadis remet sur la table : comment une nation en état de menace permanente parvient-elle à figurer parmi les plus heureuses du monde ? Aucune des grilles d'analyse classiques ne suffit à elle seule à en rendre compte — et c'est peut-être précisément ce qui rend le témoignage du ministre grec si révélateur.

Paracha Shoftim : Les Juges JBCH N° 2608 - 081


JBCH Réflexions — Édition du 14 août 2026Rubrique Géopolitique & Économie

JBCH RÉFLEXIONS

« Regarder loin, pour comprendre proche »


Torah · Paracha de la semaine


Shoftim la Torah comme constitution politique et morale d'Israël

Dévarim 16,18 – 21,9

La Parasha Shoftim constitue une véritable constitution politique et morale pour le peuple d'Israël. 

Le mot shoftim se traduit par "Les Juges"

Elle commence par l'obligation d'établir des juges et des officiers « dans toutes tes portes », exige un jugement droit, et proclame le verset central de tout le judaïsme éthique.

צֶדֶק צֶדֶק תִּרְדֹּף

Elle commence par l'obligation d'établir des juges et des officiers « dans toutes tes portes », exige un jugement droit  : « tu ne feras pas dévier le jugement, tu ne feras pas acception de personnes, tu ne prendras pas de pot-de-vin »   et proclame le verset central : Tsedek tsedek tirdof, « Justice, justice tu poursuivras ». 




Suivent les limitations strictes imposées au roi (pas trop de chevaux, de femmes ni d'or), les règles concernant les prophètes, les villes de refuge, les témoins, la conduite de la guerre et le rite de l'eglah arouafah pour un meurtre non élucidé.

Signification et philosophie

Le texte enseigne que la justice n'est pas un idéal abstrait, mais la condition même de la survie nationale et de l'occupation de la Terre. La répétition de « tsedek » indique, selon les Sages, à la fois le jugement strict (din) et le compromis (pesharah), la recherche d'un tribunal digne, et la poursuite active de la justice même lorsque le système légal atteint ses limites.

Aucun dirigeant n'est au-dessus de la loi : la séparation des fonctions entre juges, roi, prophètes et prêtres prévient la concentration abusive du pouvoir.

La philosophie qui s'en dégage est celle d'un pouvoir limité et contrôlé, où la société entière porte la responsabilité morale des injustices non résolues, comme le rappelle le rite de l'eglah arouafah. C'est une vision réaliste de la nature humaine : l'anarchie est dangereuse, l'utopie impossible ; seuls des institutions justes et des contrôles mutuels permettent de contenir les dérives.

Les piliers institutionnels de la paracha

  • Des juges et des officiers établis dans toutes les portes de la ville
  • L'interdiction formelle de dévier le jugement, de faire acception de personnes, de prendre un pot-de-vin
  • Des limites explicites imposées au pouvoir royal : peu de chevaux, peu de femmes, peu d'or
  • Un cadre pour distinguer le vrai du faux prophète
  • Les villes de refuge, garantissant un procès équitable même à l'auteur d'un homicide involontaire
  • L'exigence d'au moins deux témoins, et des règles strictes contre le faux témoignage
  • Le rite de l'eglah arouafah, la responsabilité collective face à un meurtre non résolu


Regard kabbalistique

La Kabbale, notamment le Zohar, lit les « juges » (shoftim) comme le principe d'équilibre. Le jugement appartient à la colonne de gauche, Guevourah, la sévérité ; mais le vrai juge doit restaurer l'harmonie entre Hessed, la colonne de droite, la miséricorde, et Guevourah, par la colonne centrale de Tiféret, la compassion. Nommer des juges aux portes des villes correspond, dans cette lecture, à placer des filtres de conscience aux portes des sens et de l'âme.


Juger le soi avant de juger l'autre

Le « mort » dont parle le texte à propos des témoins est souvent interprété comme le côté sombre intérieur qui doit être mis à mort par le jugement juste. Dans le mois d'Eloul, période de techouva, Shoftim invite précisément à juger et rectifier le soi avant de juger les autres, transformant le din, le jugement strict, en outil de réparation plutôt que de destruction.

Résonance politique contemporaine

En France et en Europe, le texte rappelle l'exigence d'une justice indépendante, non politisée, et la nécessité de limites claires au pouvoir exécutif et médiatique. La poursuite active de la justice, ce tirdof qui est un verbe de mouvement et non d'attente passive, s'oppose autant à l'impunité qu'à l'instrumentalisation idéologique des tribunaux.


En Israël, Shoftim résonne avec une force particulière : la condition de rester sur la Terre est explicitement liée à l'établissement d'une justice droite. Les débats sur l'indépendance de la Cour suprême, l'équilibre des pouvoirs, la responsabilité collective face aux victimes — même non identifiées — et la conduite éthique de la guerre trouvent un écho direct dans ces versets. La paracha n'offre pas de solutions partisanes ; elle pose une exigence permanente : sans justice réelle, ni la sécurité, ni la légitimité nationale, ni la cohésion sociale ne peuvent durablement tenir.


En une phrase

Shoftim enseigne que le pouvoir n'est légitime que lorsqu'il sert la justice, et que la justice n'est vivante que lorsqu'elle est poursuivie avec constance, humilité et responsabilité collective.






JBCH Août 2026.  


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mercredi 12 août 2026

Le Liège flotte toujours. JBCH N° 2608 - 080


JBCH Réflexions — Édition du 14 août 2026Rubrique Géopolitique & Économie

JBCH RÉFLEXIONS

« Regarder loin, pour comprendre proche »


 Chronique · Vin & terroir

Pourquoi le bouchon en liège redevient une arme stratégique pour les vins de Bourgogne





Les Français boivent moins de vin, mais le choisissent avec plus d'exigence. 

Dans ce marché resserré, un détail longtemps jugé accessoire reprend une importance inattendue : le bouchon. Il ne coule jamais n'est-ce pas ? 

Le constat est sans appel : selon le Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne, les ventes directes des domaines ont reculé de près de 6 % sur la campagne 2025-2026, dans le droit fil d'une tendance nationale où les achats de vin en grande distribution ont chuté de 3,6 % en volume l'an dernier. 

Mais derrière cette baisse en volume se cache une évolution plus intéressante : les consommateurs français boivent moins souvent, et choisissent davantage. Dans cette bataille du détail qui fait la différence, le bouchon en liège retrouve une place que beaucoup pensaient réservée au passé.

Un signal de qualité, pas un simple accessoire

La filière française du liège le résume sans détour : le bouchon n'est pas un détail technique, c'est un repère immédiatement identifié par les consommateurs, à tous les niveaux de gamme. Les chiffres NielsenIQ le confirment : en France, 71,1 % des volumes de vin vendus en grande distribution sont encore bouchés au liège naturel, un taux qui grimpe même à 98,4 % pour les vins rouges — là où la concurrence du bouchon synthétique et de la capsule à vis a pourtant longtemps semblé irrésistible sur d'autres marchés.




Ce que révèlent les chiffres

  • -6 % de ventes directes pour les domaines bourguignons sur la campagne 2025-2026
  • -3,6 % en volume pour les achats de vin en grande distribution en France en 2025
  • 71,1 % des vins vendus en grande distribution sont bouchés liège, 98,4 % pour les rouges
  • Plus de 700 millions d'euros investis en R&D par la filière liège en trente ans

Le rituel du bouchon, un argument neurologique

Le geste du tire-bouchon, la texture, le bruit de l'ouverture : l'expérience commence avant la première gorgée.

C'est là que l'argument devient presque scientifique. Une étude menée en 2022 par l'université italienne IULM pour le compte de l'organisme portugais APCOR a mesuré ce que beaucoup d'amateurs pressentaient intuitivement.

Un vin ouvert avec un bouchon en liège naturel génère une activation émotionnelle supérieure de 238 % chez le consommateur, comparé à d'autres modes de bouchage. 

Le son du tire-bouchon, l'anticipation du geste, la texture du matériau participent activement à la perception du vin, bien avant que le palais n'entre en jeu.




Un matériau qui a dû se réinventer

Ce retour en grâce n'a rien d'un hasard nostalgique. La filière liège a longtemps souffert d'un défaut redouté par tous les cavistes : le fameux « goût de bouchon », causé par la molécule de TCA (trichloroanisole), capable de gâcher une bouteille entière. 

Les investissements massifs en recherche et développement engagés ces trente dernières années ont permis d'améliorer sensiblement la régularité du matériau et de mieux maîtriser ce risque, redonnant au liège naturel un argument qu'il avait perdu face aux alternatives synthétiques dans les années 2000 et 2010.


Dans un marché où le cœur des arbitrages se joue désormais entre prix, qualité perçue et expérience, le bouchon en liège n'est plus un simple contenant : c'est devenu, pour les vignerons bourguignons, un argument de vente à part entière, la preuve qu'en matière de vin, même les détails les plus discrets finissent par compter double.




Chronique inspirée d'un article d'Amandine Ibled paru dans La Tribune.   JBCH Août 2026 

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Le Monde et Libération nous mentent ! JBCH N° 2608 - 079

Tribune · Médias & guerre d'Israël

« Partialité en faveur du Hamas » : 

Le Monde et Libération doivent ouvrir leurs archives


Il ne s'agit plus de débattre d'un ton éditorial. Il s'agit d'exiger des preuves, des documents, des comptes rendus internes, pour vérifier ce que beaucoup de lecteurs pressentent depuis longtemps sur le traitement du conflit à Gaza. 



Pourquoi "Le CRIF" et autres représentants de la communauté juive française ne les attaquent pas en justice ?

Nous devons exiger du Monde et de Libération la divulgation des documents, tous en défaveur d'Israël et souvent accusant les juifs. 

Ce n'est plus une question d'opinion éditoriale, c'est une question de vérification factuelle : quand un biais systématique se répète numéro après numéro, il ne suffit plus de le dénoncer, il faut pouvoir le prouver ou le réfuter  sur pièces.

Une exigence de transparence, pas une accusation gratuite

Nous devons exiger que les deux directions fournissent tous leurs comptes et documents internes pour examen. 

Choix de titres, arbitrages de une, notes de synthèse envoyées aux journalistes de terrain, sélection des sources et des témoignages retenus plutôt que d'autres : c'est cette mécanique interne, invisible au lecteur, qu'il faut pouvoir mettre au jour. Une rédaction qui n'a rien à cacher n'a rien à craindre d'un tel examen.




Ce qui est demandé

  • La divulgation des documents et comptes rendus internes ayant orienté la ligne éditoriale sur le conflit
  • Un examen indépendant des choix de titres et de traitement, numéro après numéro
  • Des preuves factuelles, et non plus de simples déclarations d'intention sur l'équilibre éditorial

Les fake news, ça suffit

Ce n'est pas, pour Israël, une simple opération de police.  C'est une guerre, déclenchée par un massacre de civils.

Les fake news, ça suffit : il faut des preuves, car ce n'est pas pour Israël une simple opération de police, mais une guerre et des massacres de civils déclenchés le 7 octobre 2023 par des terroristes du Hamas avec la complicité des Gazaouis. 

Rappeler ce point de départ n'est pas un détail rhétorique : c'est le fait fondateur à partir duquel tout traitement médiatique honnête doit s'organiser, et que trop d'articles semblent, au fil des mois, avoir relégué au second plan.



et de l autre côté : Une énorme fake news  qui est un mensonge flagrant : L'hôpital Al-Ahli, Gaza, 17 octobre 2023 : le Hamas annonce une frappe israélienne, 471 morts. Le Monde reprend l'info dans l'urgence. 


Quelques jours plus tard, renseignements américain, français (DRM) et canadien concluent à une roquette palestinienne mal tirée, non à une frappe israélienne.  Un cas  d'emballement volontaire, par haine d’Israël,  révélateur du réflexe à charge contre Israël dans l'urgence médiatique.

Conformément à l'éthique de l'Association des Journalistes, il faut exiger la transparence  ce qui n'est pas exiger la censure. 

C'est demander aux deux titres qui se réclament du journalisme d'investigation de s'appliquer à eux-mêmes l'exigence qu'ils réclament, à juste titre, de tous les autres pouvoirs.

C'est enfin de trouver qui les financent  et d'où vient cette haine ? ...  

Le Qatar, probablement !  et d'où vient cette haine ? 


JBCH Août 2026