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samedi 31 janvier 2026

Le prochain conflit viendra de Turquie via la corne de l'Afrique. JBCH N° 2601 - 841

J'écris cet article parceque je vois poindre le prochain adversaire du peuple juif c'est la Turquie dont les ancêtres, les Ottomans  avaient accueilli avec générosité les juifs expulsés d'Espagne.


L’axe de rivalité Turquie-Israël se situera dans un premier temps dans la Corne de l’Afrique, en lien avec la Somalie et le Somaliland, puis au proche Orient  : Le prophète Ezekhiel il y a 3000 ans, dans Gog de Magog,  pointait du doigt cet ennemi venu du Nord.



Turquie–Israël : la Corne de l’Afrique, nouveau terrain de confrontation stratégique





Le déploiement de chasseurs F-16 turcs en Somalie ne peut être lu uniquement à l’aune de la lutte contre le terrorisme jihadiste. Il s’inscrit dans une recomposition géopolitique plus vaste où la rivalité croissante entre la Turquie et Israël trouve désormais un prolongement direct dans la Corne de l’Afrique, région clé reliant la mer Rouge, le golfe d’Aden et l’océan Indien.




Depuis plus d’une décennie, Ankara s’est imposée comme un acteur central en Somalie. Présente à travers la gestion du port et de l’aéroport de Mogadiscio, la Turquie y a bâti sa plus grande base militaire à l’étranger, Camp TURKSOM, et s’est érigée en principal partenaire sécuritaire du gouvernement fédéral somalien. Cette implantation s’accompagne désormais d’une montée en gamme militaire : la présence de F-16 marque une volonté claire de verrouiller l’espace aérien et stratégique somalien, dans un environnement régional de plus en plus disputé.





Car la Somalie ne se résume plus à un État fragile confronté à Al-Shabaab. Elle est devenue un pivot géostratégique, au cœur des tensions autour des routes maritimes vitales de la mer Rouge, aujourd’hui fragilisées par la guerre à Gaza, les attaques houthies et la militarisation croissante des détroits. Dans ce contexte, la Corne de l’Afrique attire les ambitions croisées des États-Unis, de la Chine, des monarchies du Golfe… et désormais plus frontalement d’Israël.





C’est ici qu’intervient le facteur Somaliland. Cette région sécessionniste du nord de la Somalie, non reconnue internationalement mais stable et stratégiquement située face au Yémen, fait l’objet d’un intérêt accru de la part d’Israël. Des contacts politiques et sécuritaires se sont intensifiés ces derniers mois, laissant entrevoir une alliance émergente, fondée sur des convergences sécuritaires : surveillance maritime, lutte contre les menaces iraniennes et houthies, sécurisation des voies commerciales menant à Eilat et au canal de Suez.


Israël et le Somaliland



Pour Israël, le Somaliland représente un point d’appui discret mais précieux dans un arc maritime sous tension, alors que ses relations avec la Turquie se sont fortement dégradées depuis la guerre à Gaza. 



Pour Ankara, en revanche, cette dynamique constitue une ligne rouge stratégique. La Turquie soutient fermement l’intégrité territoriale somalienne et voit dans toute reconnaissance ou consolidation du Somaliland une remise en cause directe de son influence à Mogadiscio.





Le déploiement de F-16 apparaît dès lors comme un signal politique autant que militaire. Il vise à rappeler que la Turquie demeure la puissance tutélaire du gouvernement somalien et qu’elle entend empêcher toute recomposition régionale défavorable à ses intérêts. En creux, le message s’adresse autant aux Émirats arabes unis – historiquement actifs au Somaliland – qu’à Israël, dont la présence dans la zone, même indirecte, est perçue comme un défi stratégique.





Cette rivalité s’inscrit dans une opposition plus large entre deux visions du Moyen-Orient élargi. D’un côté, une Turquie qui se présente comme protectrice des causes musulmanes sunnites et multiplie les bases militaires de la Méditerranée orientale à l’Afrique de l’Est. De l’autre, un Israël qui cherche à sécuriser ses lignes maritimes et à contourner ses adversaires régionaux par une diplomatie de points d’appui périphériques.





À ce stade, aucun affrontement direct n’est envisageable. Mais la militarisation progressive de la Corne de l’Afrique, combinée à l’enchevêtrement des alliances et des conflits du Moyen-Orient, transforme la région en espace de confrontation indirecte. 


Les F-16 turcs dans le ciel somalien, tout comme les manœuvres diplomatiques israéliennes au Somaliland, témoignent d’une même réalité : la Corne de l’Afrique n’est plus une périphérie oubliée, mais un nouvel échiquier stratégique, où Ankara et Jérusalem avancent désormais à visage découvert.



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