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lundi 26 octobre 2026

L'Algérie devient un pays colonisateur JBCH N° 2610 - 284



JBCH Réflexions N° 284


Sahel · Algérie

Le Niger sera la première colonie de l'Algérie…

drôle ironie du sort

L'intervention militaire algérienne au Niger, autorisée par le Parlement le 25 octobre 2026, marque une rupture historique avec la doctrine de non-intervention, mais elle s'inscrit dans une logique de protection d'intérêts économiques et de sécurité frontalière pour l'Algérie.

Ce que le Parlement a réellement voté

Les deux chambres ont approuvé à une large majorité (Sénat : unanimité ; Assemblée : majorité absolue) l'envoi d'unités de l'Armée nationale populaire au Niger, en vertu de l'article 91 de la Constitution de 2020. L'objectif officiel est double : protéger les intérêts énergétiques algériens (les installations de Sonatrach, notamment le bloc de Kafra dans le nord du Niger) et mettre en œuvre un accord bilatéral de coopération militaire signé avec le ministre nigérien de la Défense. Le nombre de soldats et la durée du déploiement n'ont pas été communiqués.

Les mines d'uranium nigériennes sont à portée de main, et l'Algérie, qui garde au Sahara la mémoire des sites nucléaires français de Reggane, n'a jamais caché son intérêt pour l'atome !





L'échec russe de l'Africa Corps

L'Africa Corps russe au Niger, qui comptait quelques milliers d'hommes, principalement cantonnés à la protection de la junte et de la base aérienne 101, n'a jamais pu mener d'opérations réelles et sérieuses contre les djihadistes, essuyant même des défaites sanglantes.

Lors de la mutinerie d'août 2026 à Niamey, ce sont les Russes qui ont aidé à reprendre la base, mais cela a surtout exposé leur rôle de protecteurs du régime, non de combattants antiterroristes.





L'Algérie est donc intervenue dans ce vide. Dès août 2026, Alger avait envoyé quatre hélicoptères, puis quatre chasseurs Su-30 et un ravitailleur après la mutinerie, qualifiée par Alger de « tentative de déstabilisation ». Le vote d'octobre ne fait que formaliser et légaliser une présence coloniale déjà établie.




Les vraies motivations d'Alger : le gazoduc, la frontière et les gisements d'uranium

Deux intérêts stratégiques expliquent cet engagement colonial.

4 100 kmgazoduc transsaharien Nigeria – Algérie – Europe




              


1 600 kmde tracé à travers le Niger
951 kmde frontière algéro-nigérienne

Le gazoduc transsaharien (TSGP) : ce projet de plus de 4 100 km doit acheminer le gaz nigérian vers l'Algérie puis l'Europe. Environ 1 600 km traversent le Niger, et la sécurité de ce tronçon est vitale pour Alger, qui veut devenir un hub gazier incontournable. 

La présence militaire algérienne protégera directement ce corridor.

La frontière de 951 km : Alger considère que l'instabilité au Niger (djihadistes du GSIM et de l'EIGS) menace directement sa sécurité nationale.

L'arroseur arrosé

L'Algérie a pendant 60 ans condamné la France pour les méfaits commis du temps de la colonisation, ce qui est inexact…

La voilà aujourd'hui colonisatrice du Niger, avec une main sur le Mali et le Burkina Faso… la tentation est trop grande !


© JBCH Octobre 2026

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