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vendredi 12 décembre 2025

Drôle de coalition musulmane ! JBCH N° 2512 - 713

La récente réunion à Istanbul des ministres des affaires étrangères de huit États arabes et musulmans :  Qatar, Pakistan, Arabie saoudite, Turquie, Jordanie, Indonésie, Émirats arabes unis et un représentant de l’Égypte marque la formation d’une coalition régionale coordonnée sur la question des Arabes de Gaza et de la Judée-Samarie. 


Cette initiative, née dans le contexte post-guerre Israël-Terroristes et des accords de cessez-le-feu préliminaires, vise principalement à promouvoir l’aide humanitaire à Gaza, sécuriser la libération des otages et favoriser un chemin vers la paix.



Cette coalition reflète un consensus fragile mais stratégique. Les membres ont des intérêts nationaux divergents et des visions politiques très différentes, mais se sont temporairement unis autour de la question des Arabes de ces territoires. 


L’initiative démontre aussi la volonté de certains États, notamment le Qatar et l’Arabie saoudite, de renforcer leur influence diplomatique auprès de Washington et de l’Union européenne, en se positionnant comme médiateurs incontournables dans la région.





Pour Israël, cette coalition représente un défi stratégique. Elle pourrait exercer une pression collective pour influencer les politiques israéliennes à Gaza et en Judée-Samarie, en imposant des attentes communes difficiles à contourner. Les États membres, certains ayant déjà des relations diplomatiques avec Israël, pourraient néanmoins utiliser cette coalition pour obtenir des concessions politiques ou humanitaires.


Cependant, cette configuration comporte également des opportunités. La coalition reste faiblement cohésive : ses membres sont unis essentiellement sur la question des Arabes de ces territoires et non par une stratégie régionale commune. Israël peut chercher à renforcer ses relations bilatérales avec certains États clés, comme l’Égypte, la Turquie ou les Émirats, afin de modérer la pression collective et de créer des accords bilatéraux avantageux, notamment dans le commerce, le gaz ou la coopération sécuritaire.




La formation de cette coalition arabo-musulmane n’est ni entièrement une menace ni une aubaine pour Israël. Elle impose un nouveau paramètre diplomatique, nécessitant prudence et diplomatie active. Israël doit exploiter les divisions internes de la coalition tout en consolidant ses alliances bilatérales, afin de transformer un défi régional en opportunité de stabilité et de coopération sur ses frontières méridionales et orientales.




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