La campagne électorale en Israël a commencé ... Loin de nous en gola de nous immiscer dans les affaires internes de la politique israélienne. Tous les moyens sont bons sur place pour avoir un maximum de députés à la Knesset, et dans ce pays c'est la proportionnelle totale, ce qui empêche toute majorité, si ce n'est que des alliances souvent contradictoires.
De loin , le journal Haaretz critique et condamne sans arrêt tout ce que font les dirigeants et la Chaine 12 attaque Nathanyaou à chaque éditorial jusqu'à se faire l'avocat du diable, en trahissant les secrets diffusé par des agents anti israéliens à Washington...
La récente opération israélienne ayant conduit à l’élimination du commandant militaire de Hamas, Raad Saad, a déclenché une vague de frustration au sein de l’administration américaine de l’époque Trump. Selon des responsables cités par Axios, relayés par la Chaîne 12, cette opération serait perçue par certains membres de l’équipe présidentielle comme une violation du cessez-le-feu en vigueur à Gaza, ce qui aurait mis en péril la réputation des États-Unis en tant que médiateur.
La réaction de hauts fonctionnaires tels que Jared Kushner, conseiller spécial sur le Moyen-Orient, et Steve Witkoff, envoyé senior, traduit un sentiment de déception face à ce qu’ils considèrent comme une inflexibilité israélienne sur des dossiers sensibles.
Le cœur du mécontentement américain repose sur le respect des accords négociés par l’administration Trump, notamment le cessez-le-feu instauré à Gaza. La frappe israélienne a été interprétée comme une atteinte à cet accord, car elle a visé un leader militaire clé du Hamas après la signature du cessez-le-feu. Pour les envoyés américains, chaque action unilatérale par Israël risque de compromettre la crédibilité des États-Unis en tant que garants de la paix et de la sécurité dans la région.
Steve Witkoff et Jared Kushner, directement impliqués dans la médiation entre Israël et les groupes armés à Gaza, perçoivent l’opération comme un affront au travail diplomatique accompli, susceptible de provoquer des tensions avec les pays arabes partenaires ou complices des négociations. Leur colère traduit une inquiétude sur le fait que l’opération israélienne puisse être interprétée comme une violation du cessez-le-feu, même si Tel-Aviv estime que l’action était défensive et légitime.
L’un des aspects centraux de la déception américaine est la dimension politique et symbolique de l’opération. Le message rapporté à Netanyahu par les responsables américains indiquait clairement : « Si vous voulez ruiner votre réputation, faites-le, mais ne touchez pas à celle du président Trump ». Cette déclaration souligne l’inquiétude de Washington face à la perception internationale de la médiation américaine. Dans ce contexte, chaque action militaire israélienne, même justifiée, devient un facteur de risque pour l’image diplomatique de Trump, qui pourrait être accusé de négligence ou d’échec dans la mise en œuvre d’accords de paix.
De plus, certains pays arabes partenaires des États-Unis ont déjà exprimé leur mécontentement. L’inquiétude de l’administration américaine découle donc non seulement de l’opération israélienne elle-même, mais aussi des répercussions diplomatiques et régionales, qui pourraient compliquer la relation des États-Unis avec d’autres acteurs du Moyen-Orient.
Israël, de son côté, se défend en insistant sur le caractère défensif de l’opération. Les autorités militaires israéliennes expliquent que la frappe était motivée par la nécessité de protéger les soldats après une embuscade et de prévenir des tentatives de contrebande d’armes par le Hamas. Dans ce cadre, Tel-Aviv considère que son action est légitime, indépendamment des sensibilités diplomatiques américaines. Cette rigidité, bien que stratégique pour Israël, est interprétée par les envoyés de Trump comme une manière de ne pas tenir compte des compromis diplomatiques.
Le risque que Trump intervienne directement pour sanctionner Israël semble limité, mais pas impossible. À la différence de sanctions formelles, l’administration pourrait utiliser des moyens diplomatiques et politiques pour exprimer son mécontentement : ralentir l’approbation de nouvelles aides militaires ou financements, exercer des pressions sur la politique de Jérusalem et de Gaza, encourager d’autres partenaires régionaux à adopter des positions critiques.
Toutefois, la relation stratégique entre Israël et les États-Unis est historiquement solide, et Trump a montré dans le passé une forte proximité avec le leadership israélien. Il est donc plus probable que l’administration exprimera son mécontentement par la diplomatie et des avertissements, plutôt que par des sanctions directes.
La déception des envoyés de Trump s’explique par la perception d’une violation du cessez-le-feu, la crainte pour la réputation diplomatique des États-Unis, et la divergence sur l’approche de la sécurité et de la politique régionale.
Israël, fidèle à sa logique de défense et de consolidation stratégique, maintient ses actions, ce qui crée une tension temporaire avec Washington.
Si le risque de sanction directe reste faible, la situation illustre les défis constants d’une relation bilatérale où la coordination militaire et diplomatique doit être minutieusement calibrée, surtout dans des zones de conflit aussi sensibles que Gaza.
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