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jeudi 11 décembre 2025

Simon HaCohen et Alexandre le Grand JBCH N° 2512 - 709

Samaritains d’hier, populations arabes de Judée-Samarie aujourd’hui : le parallèle historique est éclairant !


L’histoire juive regorge d’épisodes où des groupes installés sur la terre d’Israël ont cherché à s’ériger en rivaux politiques, religieux ou territoriaux. L’un des plus marquants est relaté dans le traité talmudique Yoma : la tentative des Samaritains d’obtenir d’Alexandre le Grand la destruction du Temple de Jérusalem. 


Face au danger, Rabbi Shimon Hatsadik, dans sa tenue de Grand-Prêtre, parvint à inverser le cours des événements. Cet épisode, au-delà de son caractère miraculeux, dit quelque chose de profond : la lutte pour la souveraineté spirituelle et politique du cœur d’Israël n’est pas nouvelle.


Une rivalité ancienne : la contestation de Jérusalem : Les Samaritains, population installée par les Assyriens après la disparition des Dix Tribus, développaient une religion dérivée du judaïsme mais centrée sur un autre lieu saint : le mont Guerizim. Leur rivalité avec Jérusalem était totale. 



À leurs yeux, l’existence même du Temple juif s’opposait à leurs propres prétentions religieuses. C’est cet antagonisme qui les mena, selon le récit talmudique, à solliciter d’Alexandre l’autorisation de détruire le sanctuaire.





Leur stratégie reposait déjà sur un mécanisme que l’on connaît bien aujourd’hui : influencer le pouvoir extérieur pour peser sur un conflit local. Ils cherchaient, comme d’autres après eux, à utiliser la force d’un empire pour remodeler la réalité territoriale d’Israël.


Arabes de Judée-Samarie, avec d’autres motivations, plus de deux millénaires plus tard, d’autres populations installées en Judée-Samarie contestent à nouveau la légitimité nationale juive. Leur présence s’est consolidée au fil des siècles, notamment avec les migrations régionales du XIXᵉ et du XXᵉ siècle. Leur revendication n’est pas cultuelle comme l’était celle des Samaritains ; elle est essentiellement territoriale, idéologique et politique.



Depuis plusieurs décennies, ces groupes cherchent à obtenir l’appui d’instances internationales, de grandes puissances, d’ONG et de forums diplomatiques pour renforcer leurs positions face à Israël. Leur stratégie rappelle, sous une forme contemporaine, les tactiques anciennes : s’appuyer sur l’extérieur pour modifier les rapports de force locaux.


Similitudes et différences : ce que l’histoire nous apprend : Comparer les Samaritains d’hier et les Arabes de Judée-Samarie aujourd’hui ne signifie pas les assimiler, mais éclairer des tendances structurelles. Plusieurs parallèles sautent néanmoins aux yeux :




Contestation de Jérusalem : Les Samaritains rejetaient la centralité du Temple ; certains acteurs actuels de Judée-Samarie contestent l’histoire juive de la région et le lien millénaire avec la capitale. Avec la recherche d’un soutien extérieur, les Samaritains tentèrent d’utiliser Alexandre le Grand; aujourd’hui, on sollicite les Nations unies, l’Union européenne, des puissances régionales ou des campagnes internationales.


Usage politique de la pression internationale : Déjà à l’époque, la calomnie était un outil. Aujourd’hui, les campagnes médiatiques, juridiques ou diplomatiques jouent un rôle similaire : influencer l’opinion mondiale pour isoler Israël, avec une une rivalité identitaire durable, s'il y a une contestation : elle touche au récit, à la mémoire, à la légitimité, et bien heureusement, il y a des témoignages , des artefacts, des preuves physiques qui ont résisté au temps


Mais il existe également des différences majeures : Les Samaritains représentaient un groupe isolé ; les populations contemporaines de Judée-Samarie sont aujourd'hui nombreuses, politisées et financièrement soutenues par des acteurs internationaux puissants.


Devant tant de respect et d'intelligence, Alexandre épargne Jérusalem, ne brûle pas son temple, alors que les macédoniens avaien brûlé toutes les villes sur leur passage, et demande à Shimon Hatzadik de visiter le Temple, ... Il confie alors qu'à la veille de chaque victoire, il avait rêvé de Shimon Hatzadik et de la cohorte de Lévites qui l'accompagnait. Depuis, les sages acceptent le prénom "Alexandre" à la naissance des garçons.

Un enseignement contemporain : le poids de la narration Ce que montre le récit de Rabbi Shimone Hatsadik, c’est l’importance du symbole. Ce n’est pas seulement une procession religieuse qui impressionna Alexandre, mais l’incarnation d’une légitimité ancrée dans l’histoire et la fidélité à Jérusalem.


Aujourd’hui encore, la lutte se joue autant sur le terrain que dans les récits : sur les réseaux sociaux, dans les institutions internationales, dans les médias mondialisés, dans les discours politiques.


Face aux pressions extérieures, aux campagnes d’influence et aux tentatives fausser, de remodeler l’histoire, Israël doit affirmer sa voix avec la même clarté et la même confiance que Rabbi Shimon Hatsadik au petit matin, lorsque la vérité triompha enfin de la manipulation, et de la haine.



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