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mercredi 3 décembre 2025

Les Haredi devraient rentrer dans le rang JBCH N° 2512 - 689

Le premier ministre Benjamin Netanyahou a annulé le 2 décembre 2025 une déclaration prévue sur le projet de loi controversé sur la conscription des haredim (ultra-orthodoxes), face à une vive opposition au sein de la coalition et de l’opposition, risquant ainsi de perdre sa majorité parlementaire fragile. 


Ce texte, examiné par la commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset, est critiqué pour sa mollesse : définition élargie des haredim, sanctions allégées pour les évadés avant 23 ans, fin des peines à 26 ans, et comptabilisation du service civil sécuritaire à hauteur de 10% des quotas. ce qui est inadmissible.



Critiques du projet :Yair Lapid (Yesh Atid), chef de l’opposition, l’a qualifié de « loi d’évasion à la conscription », prédisant un recrutement inférieur à 5% des haredim et accusant Netanyahou de privilégier le financement des yeshivot au détriment des soldats. Des membres de la coalition, comme Yuli Edelstein, Sharren Haskel et Dan Illouz (Likoud), le jugent inefficace et politiquement motivé, menaçant la main-d’œuvre de l’armée de Défense d’Israël (Tsahal) et risquant une crise comme celle du 7 octobre. 



Des élus du Parti sioniste religieux, dont Ofir Sofer, s’y opposent aussi, compromettant son adoption malgré leur soutien crucial.








Risques pour la coalition: Les partis haredim Shas et Torah Unie du judaïsme ont quitté le gouvernement en juillet 2025 sur ce dossier, réduisant la coalition de Netanyahou à 61 sièges sur 120, à peine majoritaire. 


Neuf élus coalisés s’opposent publiquement au texte, perçu comme une tactique dilatoire pour les ramener, tandis que Lapid contacte d’autres défections potentielles. La Cour suprême a récemment interdit le financement des yeshivot sans plan d’exécution réel, exigeant une mesure dans 45 jours.


Contexte et backlash public : Les manifestations haredim, comme la « marche du million d’hommes » en octobre et les heurts avec la police en novembre 2025, scandent « à la prison, pas à l’armée ». 


Ce débat cristallise l’inégalité perçue : droits égaux impliquent devoirs égaux pour tous, alors que les exemptions haredim persistent face aux pénuries de Tsahal, amplifiées par la guerre. Netanyahou invoque des « contraintes d’agenda », mais les critiques y voient une fuite face aux maigres chances d’adoption.




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