Des scientifiques israéliens, dirigés par Doron Zaada et le professeur Papathanos à l’Université hébraïque de Jérusalem, ont développé une méthode de génie génétique visant à contrôler les populations de moustiques vecteurs de maladies, telles que la dengue, le chikungunya, le paludisme, la fièvre jaune et le virus du Nil occidental.
Leur approche repose sur la modification du sexe des moustiques à un stade précoce de développement. Grâce à l’édition génétique, ils créent des mâles et des femelles visuellement distincts : les mâles conservent une pigmentation normale et un comportement reproductif intact, tandis que les femelles apparaissent pâles et albinos. Cette différence visible permet de séparer rapidement et efficacement les sexes, étape cruciale pour les programmes de contrôle.
Le but est de relâcher uniquement des mâles génétiquement modifiés dans l’environnement. Ces mâles s’accouplent avec des femelles sauvages, mais les œufs qui en résultent sont incapables de survivre dans des conditions naturelles, ce qui réduit considérablement la reproduction des moustiques.
Le système intègre également un mécanisme de sécurité : les œufs de femelles sont très sensibles à la dessiccation et meurent rapidement si exposés à des conditions sèches, empêchant toute propagation incontrôlée.
Cette technique, appelée « genetic sexing strain », constitue une avancée majeure par rapport aux méthodes traditionnelles de séparation des sexes, qui sont laborieuses, coûteuses et difficiles à mettre à l’échelle.
Elle offre un outil sûr, efficace et adaptable pour lutter contre les maladies transmises par les moustiques, avec la possibilité d’ajuster la sensibilité des femelles à l’avenir, voire de combiner cette approche avec d’autres stratégies de contrôle biologique.
Selon les chercheurs, ce système pourrait transformer la lutte mondiale contre les moustiques et protéger des centaines de millions de personnes des infections vectorielles.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire