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mardi 23 décembre 2025

Israël, Chypre et Grèce contre le Sultan Ottoman JBCH N° 2512 - 746

On assiste  à une certaine vomlonté de construction des Empires ... La Russie veut que l'Europe lui soit soumise, La Chine que Hong Kong, Taiwan, Singapour rejoignent le giron communiste, Les USA veulent planter leur drapeau sur le Groenland et Panama, et la Turquie, reconstruire l'Empire Ottoman ... de belles années de guerre en perspective ... et nous sommes loin d'être prêts ! 


L’article du Jerusalem Post du 23 décembre 2025, intitulé “From Antiochus to Mitsotakis: Israel’s Mediterranean ties defy historical precedent”, capture un moment symbolique et stratégique lors de la visite du Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis en Israël, aux côtés du président chypriote Nikos Christodoulides, pour un sommet trilatéral avec Benjamin Netanyahu. 





Coïncidant avec la fin de Hanouka – fête commémorant la victoire des Maccabées sur le roi séleucide Antiochus IV Épiphane –, cette rencontre illustre un revirement historique ironique : d’anciens adversaires helléniques deviennent des alliés solides face aux défis régionaux.



Au cœur de cette actualité brûlante : le renforcement des liens entre Israël, la Grèce et Chypre, motivé par la dégradation des relations avec la Turquie sous Erdogan. 


Depuis les années 2000, Israël a pivoté vers ces deux États membres de l’UE, partageant des craintes communes vis-à-vis des ambitions turques en Méditerranée orientale. L’article souligne l’évolution d’une coopération initialement centrée sur l’énergie découvertes de gaz offshore, projets de pipelines comme EastMed (bien que freinés par des coûts élevés et des changements de marché), vers un partenariat plus large en sécurité et technologie. Netanyahu évoque l’avancement du “Corridor Inde-Moyen-Orient-UE”, combinant routes maritimes, pipelines énergétiques et câbles de connectivité, reliant l’Asie à l’Europe via ces trois pays. Cela représente une opportunité géopolitique majeure, transformant la Méditerranée en hub stratégique.




Sur le plan sécuritaire, les exercices militaires conjoints (aériens, navals, terrestres), le partage d’intelligence et les accords de défense se sont institutionnalisés. La Grèce, confrontée à des tensions en mer Égée, et Chypre, divisée par l’occupation turque, trouvent en Israël un partenaire fiable pour contrer l’instabilité. 


Netanyahu n’hésite pas à lancer un avertissement voilé à la Turquie : “À ceux qui fantasment de rétablir leurs empires… oubliez ça.” Mitsotakis, quant à lui, voit une “fenêtre d’opportunité” pour une architecture de sécurité régionale promouvant paix et prospérité, surtout après deux ans de conflits qui ont révélé les vrais alliés d’Israël – la Grèce ayant même organisé une cérémonie de solidarité au kibboutz Beeri.




Ce sommet n’est pas anodin dans un contexte de “nouvelle phase géopolitique” marquée par l’agression, le terrorisme et l’instabilité au Moyen-Orient. Il défie non seulement le legs d’Antiochus, mais aussi les critiques européennes passées envers Israël. Pour Jérusalem, ces liens offrent un accès accru à l’Europe et une diversification diplomatique cruciale. 


Cependant, des défis persistent : les projets énergétiques peinent à se concrétiser, et les tensions avec la Turquie pourraient escalader. 


Au final, cette alliance trilatérale symbolise une Méditerranée redéfinie, où l’histoire cède la place à la realpolitik, potentiellement stabilisante mais fragile face aux empires “fantasmés”. 




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