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samedi 27 décembre 2025

La Corruption en Russie JBCH N° 2512 - 759

En Europe on a arrêté des députés qui touchaient de l argent de Téhéran ou de Moscou, en France, on sait que Sarkozy de Villepin et bien d'autres recoivent des valises de billets en général du Qatar, mais en Russie, on bat le record du Monde : 

En Russie, l’impératrice s’appelle Corruption

En Russie, la corruption n’est pas un dysfonctionnement du système : elle en est le cœur battant. Une constante historique, politique et militaire, au point que certains experts parlent sans détour d’une « maladie russe ». Oleksiy Zagorodnyuk, ancien ministre ukrainien de la Défense, résume crûment la situation : la corruption endémique explique une large part des échecs russes sur le terrain, notamment l’effondrement de la prétendue « guerre éclair » contre l’Ukraine.


Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En 2023, la Russie se classe 141ᵉ sur 180 dans l’indice de perception de la corruption établi par Transparency International. Un rang qui la place au niveau d’États faillis ou autoritaires, loin derrière toute prétention de puissance moderne et rationnelle. Mais au-delà des classements, c’est la culture du pouvoir qui est en cause.




Pour l’élite russe, les conflits armés ne sont pas seulement des instruments géopolitiques : ce sont des opportunités d’enrichissement personnel. Marchés publics truqués, détournements de fonds, sur-facturations massives, équipements militaires fictifs ou défectueux, soldes siphonnées, logistique fantôme : la guerre devient une rente. Cette logique prédatrice gangrène toute la chaîne de commandement, de l’état-major aux unités déployées sur le front.




Le résultat est mécanique : une armée théoriquement immense, mais structurellement inefficace. Des chars sans entretien, des missiles mal stockés, des soldats mal formés et mal équipés, une logistique chaotique, des renseignements biaisés par la peur de déplaire au sommet. L’excès de confiance, nourri par des rapports falsifiés pour satisfaire le pouvoir, a conduit Moscou à croire à une victoire rapide en Ukraine. La réalité du champ de bataille a brutalement démenti cette illusion.




La structure même de l’armée russe favorise cette dérive. Ultra-centralisée, dépendante quasi exclusivement du chef de l’État, sans véritable contrôle parlementaire, judiciaire ou médiatique, elle fonctionne dans l’opacité la plus totale. Dans un tel système, la loyauté personnelle prime sur la compétence, et le silence vaut plus que la vérité. La corruption devient alors un langage commun, un mode de survie, presque une vertu.


Oleksiy Zagorodnyuk souligne que cette corruption systémique a été un facteur déterminant des pertes humaines et matérielles russes. Elle mine la discipline, détruit la confiance interne, et transforme une armée en façade en une machine rouillée. À long terme, elle affaiblit non seulement l’outil militaire, mais l’État lui-même.






Ainsi, derrière les discours de puissance et les parades martiales, la Russie révèle une fragilité profonde. Une puissance qui se voulait impériale se heurte à son propre poison. En Russie, la corruption n’est pas seulement un fléau : elle règne en souveraine. Une impératrice invisible, mais omniprésente, qui gouverne par le mensonge, l’avidité et l’échec.




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