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jeudi 4 décembre 2025

Les USA font appel au géni israélien pour concevoir ou améliorer leurs avions. JBCH. N°. 2512 - 701

Lockheed Martin mise sur l’expertise israélienne pour booster ses F-35 et F-16





Dans un monde où la supériorité aérienne dicte les équilibres géopolitiques, Israël confirme son statut de power house technologique. Lockheed Martin, géant américain de la défense, a annoncé mercredi l’extension de son partenariat industriel avec l’État hébreu jusqu’en 2029, un accord qui non seulement renforce les liens commerciaux mais souligne l’avance israélienne en ingénierie aéronautique. 





Au cœur de cette collaboration : l’expertise des ingénieurs d’Israel Aerospace Industries (IAI), sollicités pour améliorer les emblématiques F-35 et F-16, fleurons de l’aviation de combat fournis à Tsahal. Ce prolongement de l’Umbrella Industrial Cooperation Agreement (UICA), signé initialement en 2005, représente un investissement cumulé de plus de 4 milliards de dollars en Israël, avec 470 millions injectés depuis 2020 seulement. 





La cérémonie, présidée par le ministre de l’Économie et de l’Industrie Nir Barkat et le directeur de l’Industrial Cooperation Authority (ICA) Yazeed Sheick-Yousif, a réuni des pontes de Lockheed Martin comme le COO Frank St. John et le PDG Israël Tal Galor. Pour Barkat, cet accord est un « vote de confiance clair » dans l’innovation israélienne, qui « renforce la sécurité d’Israël, crée de nouveaux moteurs de croissance économique et ouvre des opportunités pour les industries locales d’expansion et d’exportation ». 



St. John a quant à lui insisté sur la résilience accrue via une empreinte industrielle élargie, une collaboration approfondie avec les entreprises israéliennes leaders et des initiatives STEM pour former les talents futurs en défense alliée.

Cette extension n’est pas anodine : elle s’inscrit dans un contexte de guerre multidimensionnelle pour Israël, qui a enregistré en 2024 un record d’exportations d’armes à plus de 14 milliards de dollars, malgré les embargos imposés par des pays comme le Canada et l’Espagne en raison du conflit à Gaza. 






Lockheed Martin, principal fournisseur des F-16 et F-35 – qui assurent à Israël une supériorité aérienne incontestée au Moyen-Orient –, bénéficie directement de l’expertise locale. IAI, pilier de l’industrie israélienne, produit déjà des composants clés : des structures aérodynamiques pour les F-16, y compris des réservoirs conformes, et des peaux d’ailes invisibles au radar pour les F-35.     Cette production, lancée en 2018 pour les ailes des F-35 et relancée récemment pour les F-16, illustre comment les ingénieurs israéliens contribuent à optimiser ces appareils : améliorations avioniques, systèmes de communication, affichages cockpit et intégration d’armes modernes. 






Au-delà des jets, la coopération s’étend à d’autres domaines. Lockheed Martin s’associe à Rafael pour développer une version américaine du système laser Iron Beam, démontrant comment l’innovation israélienne – forgée dans les feux des conflits – rejaillit sur les marchés globaux. Israël, seul pays autorisé à modifier le logiciel sous-jacent des F-35, intègre ses propres systèmes comme des pods de guerre électronique ou des missiles air-air avancés, rendant ses Adir (nom hébreu des F-35) uniques au monde.  


Cette flexibilité, accordée par Lockheed Martin, témoigne de la confiance en l’ingénierie locale : les upgrades israéliens sur les F-16C/D, par exemple, incluent des kits pour prolonger la durée de vie et booster les capacités en combat asymétrique. 


Mais cette alliance va plus loin que l’armement. Lockheed Martin investit dans l’éducation : en 2022, l’entreprise a financé des jardins d’enfants high-tech dans le nord d’Israël pour initier les tout-petits aux STEM, une initiative saluée par l’ex-ministre de l’Éducation Yifat-Sasha Biton comme un moyen d’exposer les enfants à la science dès le berceau. 


Ces programmes, intégrés à l’environnement éducatif naturel, visent à cultiver la prochaine génération d’ingénieurs – un atout pour Israël, où l’industrie de défense emploie 150 000 personnes et représente 5 % du PIB.


Je ne vous parlerai pas du casque très spécial développé par Israël (article du 18 Juillet 2025)



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